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22 septembre 2019

La paix, la condition pour le développement de l'Afrique

paix, condition, developpement, afriqueWashington (AFP) - "Je ne connais pas de pays qui ont pu ou qui pourront se développer économiquement s'il n'y a pas la paix", tonne Christine Lagarde. La persistance des conflits est le principal frein à la croissance en Afrique subsaharienne, souligne l'ancienne dirigeante du FMI.

"La paix, c'est la première condition", insiste-t-elle dans un entretien exclusif à l'AFP, déplorant que l'on parle "très peu" de la situation de conflit que vivent ces pays, des camps de réfugiés "très très importants" aux frontières.

"Tout est lié. Les réfugiés ne quittent pas leur pays de gaieté de coeur", dit-elle. "Bien souvent, ils quittent un pays parce qu'il y a des violences, parce qu'il y a un risque de conflit, parce que la guerre les chasse de leur pays".

Sur une note plus optimiste, elle souligne que l'Afrique a connu "des changements phénoménaux" et "une amélioration significative" ces dernières décennies.

Le Fonds monétaire international, qui a renforcé sa présence sur le continent africain pour apporter ses compétences techniques, a contribué "au changement des mentalités" en sensibilisant les pays à l'importance des politiques macro-économiques.

En outre, le rôle de la femme africaine dans l'économie --que Christine Lagarde a constamment mise en avant -- et l'impact de la technologie sur les jeunes sont autant d'éléments ayant contribué à la croissance.

Mme Lagarde, qui vient de quitter le poste de directrice générale du FMI qu'elle a occupé pendant huit ans, rappelle avoir elle-même été au chevet des pays. "J'ai visité tant de pays africains", se remémore-t-elle. A chaque déplacement --un à deux par an-- elle s'est rendue dans trois ou quatre pays différents pour prendre le pouls économique, encourager les décideurs à prendre les mesures nécessaires et à lutter contre la corruption.

- Pauvreté persistante -

Le développement économique en Afrique subsaharienne est aujourd'hui "supérieur à la croissance mondiale", constate-t-elle, soulignant qu'il y a des pays, à l'instar de la Côte d'Ivoire, du Rwanda ou du Sénégal où le développement est encore beaucoup plus rapide.

Le FMI y a joué un "rôle de portefeuille", déployant d'importants financements.

Pour autant, la pauvreté continue d'augmenter en Afrique sub-saharienne, qui comptait déjà il y a quatre ans plus de la moitié de la population mondiale extrêmement pauvre. Et cette région du monde est particulièrement fragilisée par les changements climatiques et la pression démographique.

Les projections montrent que d'ici 2030, près de 9 personnes sur 10 vivant dans l'extrême pauvreté seront originaires de cette région du monde, alors que la population du continent va s'accroître dans le même temps de 1,3 milliard, soit plus de la moitié de la croissance de la population mondiale.

Pour 2019, le FMI table sur une croissance de 3,4% du PIB pour cette partie du monde, contre 3% en 2018 et contre 3,2% pour l'économie mondiale.

Mais l'expansion enregistrée en moyenne ces dernières années reste insuffisante pour créer les 20 millions d'emplois qui seraient nécessaires chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Face à ces difficultés, le FMI, sous la houlette de Christine Lagarde, a encouragé sans relâche les pays africains à former une zone de libre-échange pour stimuler les échanges commerciaux.

Début juillet, les pays membres de l'Union africaine ont ainsi lancé symboliquement à Niamey la "phase opérationnelle" de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec). Pour ses promoteurs, celle-ci doit constituer un pas vers la paix et la prospérité en Afrique et devenir "le plus grand espace commercial au monde".

L'ambition est de rendre ce marché actif à partir du 1er juillet 2020 à condition que les 54 pays se mettent d'accord sur le calendrier et l'ampleur des réductions des droits de douane ainsi que sur la circulation de biens importés de l'étranger.

Au côté de cette zone de libre-échange, l'autre défi reste la mobilisation de fonds pour investir massivement dans les infrastructures, tout aussi cruciales pour le développement.

Delphine TOUITOU et Heather SCOTT, AFP
 

05:44 Publié dans Politique | Tags : paix, condition, developpement, afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |

04 juin 2019

Assemblée Générale 2019 : Le WANEP, une référence dans le contexte des OSC

côte d'ivoire, wanep, assemblée générale, 2019,paix, société civileTemps de diagnostic et de bilan. C’est une disposition prévue par les Statuts et Règlement intérieur de WANEP après une année d’exercice. Ainsi le WANEP Cote d’Ivoire (WANEP CI) a tenu son assemblée générale ordinaire le samedi 25 mai 2019 au Conseil national des droits de l’homme (CNDH) aux 2 Plateaux Cocody.

Ça été le lieu pour le WANEP CI de réaffirmer sa disponibilité à ses membres et de leur exprimer sa grande satisfaction pour la franche et sincère collaboration. Car comme tous le savent, la paix est un bien précieux et son maintien doit faire l’objet de notre quête quotidienne.

L’honneur est revenu à la Présidente du Conseil d’administration sortant, Madame Yoli-Bi Marguerite de dire son mot de bienvenue au nom de son Conseil. Elle a profité pour remettre des présents à des partenaires (personnes morales & personnes physiques) de WANEP CI.

A sa suite, la Coordonnatrice nationale de WANEP CI, Madame Mylène Soro a succinctement présenté les axes majeurs du Procès-Verbal de l’assemblée générale ordinaire 2018.

La présence effective des membres à l’assemblée générale 2019 est à la fois un témoignage de l’intérêt qu’ils portent à l’action qui les réunit ce jour du samedi 25 mai 2019, et de l’attention qu’ils accordent aux préoccupations du réseau WANEP en terre ivoirienne.

La Secrétaire générale du Conseil d’administration, Madame Traoré Suzanne Anita, la Coordonnatrice nationale de WANEP CI, Madame Mylène Soro, le Commissaire aux comptes, Monsieur N’dri Ferdinand et la Comptable, Madame Kouadio Carine ont respectivement présenté le Rapport moral du Conseil d’administration, le Rapport général du Secrétariat national, le Rapport du Commissariat aux comptes et le Rapport financier général.

La présentation de ces quatre (04) Rapports issus des activités de WANEP CI traduit  leur engagement commun à aller de l’avant dans le combat pour l’édification de la paix durable en Côte d’Ivoire.      

Cap a été mis sur la présentation du plan d’action 2019 et de l’amendement des textes : Statuts et Règlement intérieur ; un partage de leurs expériences aux fins du renforcement de l’action de WANEP en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

‘’Le WANEP est un label qui mérite d’être sauvegardé. C’est un acteur principal dans les efforts d’édification de la paix’’ a noté la SG du Conseil d’administration, Madame Traoré Suzanne Anita.

Patrice KOUAKOU

22:29 Publié dans Société | Tags : côte d'ivoire, wanep, assemblée générale, 2019, paix, société civile | Lien permanent | Commentaires (0) | |

02 juin 2019

OCI : les pays membres s’engagent à œuvrer davantage pour la paix et le développement

OCI
© Autre presse par DR 
La Mecque (Arabie Saoudite)- La 14ème Conférence au Sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a pris fin le samedi 1er juin à la Mecque, en Arabie Saoudite, avec l’engagement de l’institution à œuvrer davantage pour la paix et le développement.

Un engagement en ligne avec les vues de la Côte d’Ivoire qui y était représentée par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.

A Médine, Djeddah et à la Mecque, le Chef du gouvernement ivoirien a eu des rencontres avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Il a échangé avec le Général Abdelfatha Abdelrahman, Chef du Conseil de Transition Militaire du Soudan, le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta et le Président guinéen Alpha Condé. Les discussions ont porté sur les questions de développement et de sécurité en Afrique. 

Avec le président de la Banque Islamique de Développement (BID), Bandar Hajjar, la délégation ivoirienne a fait le point de la coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation et des infrastructures. A l’agenda a figuré la construction de la future Université d’Odienné, dont les travaux démarreront en 2020.

Amadou Gon Coulibaly représentait le Président de la République Alassane Ouattara. 

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, le Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, Ally Coulibaly et le Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre, Mocktar Touré étaient de la délégation.
 
Primature