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25 juillet 2016

Turquie: 42 journalistes arrêtés, nouvelles victimes des purges

Une quarantaine de journalistes ont été les nouvelles victimes lundi des purges tous azimuts lancées en Turquie par le président Erdogan, qui a eu un long entretien avec des chefs de l'opposition sur les conséquences du coup d'Etat manqué du 15 juillet.

La justice a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de 42 journalistes, dont la célèbre Nazli Ilicak, dernier épisode d'une chasse aux sorcières déclenchée contre les partisans de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis accusé par Ankara d'avoir ourdi le putsch.

Dans un rare geste d'unité, Recep Tayyip Erdogan a eu un entretien de près de trois heures lundi avec le dirigeant du parti CHP, Kemal Kiliçdaroglu. Ce dernier, qui avait juré qu'il ne mettrait jamais les pieds au palais présidentiel, en est ressorti en se déclarant satisfait de cet "entretien positif (pour la) normalisation", sur la télévision NTV.

Source: AFP

 

 

Devlet Bahceli, chef du Parti de l'action nationaliste (MHP), le 19 juillet 2016 à Ankara © ADEM ALTAN AFP/Archives

19:45 Publié dans Monde | Tags : turquie, médias, arrestation de 42 journalistes, putsch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 août 2010

Le dialogue a quelque chose de sacré, affirme le patriarche œcuménique

ROME, Jeudi 26 août (ZENIT.org) - Tout en rappelant sa « responsabilité » dans le dialogue œcuménique, le patriarche Bartholomée Ier a affirmé que le dialogue avait « quelque chose de sacré ».

Le 20 août dernier, le patriarche œcuménique de Constantinople a reçu le titre de docteur « honoris causa » à l'Université catholique « Jean-Paul II » de Lublin en Pologne. Durant la cérémonie, il a prononcé un discours sur le thème de « L'impératif du dialogue interreligieux dans le monde moderne » dont L'Osservatore Romano a publié de larges extraits.

 


Dans son discours, le patriarche orthodoxe a rappelé la responsabilité des représentants religieux : « Leur intégrité joue un rôle vital dans le processus de dialogue ».


 


« A la moitié du 14e siècle, saint Grégoire Palamas, archevêque de Tessalonique, s'engagea dans des débats théologiques avec d'importants représentants de l'islam », a-t-il raconté.


 « L'un d'entre eux souhaita l'avènement d'un temps où la compréhension réciproque aurait été le signe distinctif des disciples des deux religions. Saint Grégoire acquiesça, observant qu'un jour cette époque arriverait ».


 


« Aujourd'hui, nous désirons avec humilité que ce temps soit le nôtre », a-t-il ajouté. « Aujourd'hui plus que jamais, c'est le temps du dialogue ».


Néanmoins, le patriarche Bartholomée Ier a rappelé que le dialogue ne s'engageait pas sans risques.


« Il y a toujours un risque de s'approcher d'une autre personne, d'une autre culture et d'un autre credo. On ne sait jamais à quoi s'attendre : l'autre sera-t-il suspicieux ? Pensera-t-il que je veux lui imposer mon credo et mon style de vie ? (...) Quel est le terrain commun sur la base duquel nous pouvons dialoguer ? Et quels seront les résultats du dialogue ? Nous nous posons ces questions quand nous tentons le dialogue ».


 


« Souvenons-nous malgré tout que si l'esprit et le cœur s'ouvrent à la possibilité du dialogue, il se passe quelque chose de sacré », a-t-il insisté. « Nous reconnaissons donc que les bénéfices du dialogue dépassent les risques ». « Nous sommes convaincus que, malgré les différences culturelles, religieuses et raciales, nous sommes aujourd'hui plus proches que tout ce que nous aurions pu imaginer ».


 

La responsabilité du patriarche oecuménique

Bartholomée Ier a également évoqué son rôle et sa « responsabilité œcuménique » : le patriarche de Constantinople se trouvant « au carrefour de continents, civilisations et cultures, il a toujours été un pont entre chrétiens, musulmans et juifs ».


Il a également rappelé les « aspects les plus importants de ce dialogue », comme la rencontre en 1964 du patriarche œcuménique Athénagoras avec le pape Paul VI, « qui porta à la suppression réciproque des anathèmes lancés à partir de 1054 » et la rencontre entre Jean-Paul II et le patriarche Dimitrios Ier, en 1979, qui conduisit à l'annonce d'un dialogue théologique entre les deux Eglises.


Le patriarche a enfin évoqué la visite de Benoît XVI en Turquie en 2006, qui mena « à un renouvellement de l'engagement pour le dialogue ».


Toutefois, a-t-il précisé, « nous n'avons jamais limité ces engagements aux confessions chrétiennes ». Et de rappeler le dialogue entretenu depuis 1977 avec la communauté juive et depuis 1986 avec la communauté islamique.


 







14:00 Publié dans Société | Tags : turquie, le patriarche bartholomée 1er | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |