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03 juin 2018

Production agricole: Solutions pour la transformation structurelle en Afrique

production,agriculture,afrique,transformationL’agriculture est le secteur aujourd’hui qui a plus de chance de tirer la croissance de l’Afrique. C’est ce qui justifie tant d’attraits pour sa transformation structurelle. Selon le Directeur Général Afrique de l’Ouest de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), Fadel NDiame : <<Il faut des politiques agricoles cohérentes et attractives qui permettent aux investisseurs de s’intégrer dans l’agriculture en vue de la transformer>>.

A en croire le Vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, la problématique de la transformation de l’agriculture est porteuse d’espérance pour les pays africains en général, et en particulier pour la Côte d’Ivoire qui ambitionne, suivant la vision du Président la République, SEM Alassane OUATTARA, de devenir « un pays émergent à l’horizon 2020 ».

Cette vision se traduit à travers les PNIA (Programme national d’investissement agricole) dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, de réduire l'insécurité alimentaire et d’assurer une meilleure nutrition aux populations.

production,agriculture,afrique,transformationA cet effet, il s’agit d’assurer la relance de la production et de la croissance agricole dans un environnement moderne et bien maitrisé, avec une nouvelle agriculture plus moderne. A cet égard, notre agriculture doit s’appuyer sur la mécanisation, les techniques modernes d’irrigation, l’utilisation des engrais naturels ou synthétiques, l’exploitation des résultats de la recherche et les avancées de l’innovation technologique, notamment des TICs.

Les autorités et entreprises agricoles d’Afrique se doivent de répondre  aux engagements pris à Malabo pour faire de l’agriculture le moteur de la croissance du développement dans les pays africains.

production,agriculture,afrique,transformation« Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit vite moderniser son agriculture et libérer son plein potentiel. L’avenir de la jeunesse africaine ne se trouve pas dans l’émigration vers l’Europe, mais dans une Afrique prospère », pour reprendre les mots d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD) á l’occasion de la Journée internationale des migrants.

L’élément catalyseur pour la durabilité de l’agriculture est sa transformation structurelle. Il faut créer des conditions pour améliorer la production, la productivité et la transformation. Il faut également impulser l’agriculture et l’agribusiness comme vecteurs de création d’emplois jeunes, d’autonomisation des femmes, de transformation de l’économie et de réduction des importations.

C’est dans cette perspective que le Secrétaire Général des Nations Unies de l’époque, Koffi Annan a créé une organisation internationale, il ya 10 ans pour accélérer la transformation de l’agriculture en Afrique sous le vocable de révolution verte : l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA).

production,agriculture,afrique,transformation«Une transformation agricole inclusive permettra de résoudre nombre de problèmes majeurs du continent. Par exemple, l’agriculture peut combler la lacune créée au niveau de la croissance économique par la chute des prix des  produits de base ; créer des emplois hautement productifs qui pourraient servir de solution de rechange à la migration vers l’Europe ; améliorer les moyens d’existence des agriculteurs afin qu’ils passent de l’agriculture de subsistance à une agriculture rentable ; et mettre en place un secteur agricole et agroindustriel compétitif à l’échelle mondiale afin de produire des aliments transformés et à haute valeur nutritive de plus en plus consommés par les classes moyennes en croissance en Afrique » a souligné la Présidente de l’AGRA, Dr Agnès Kalibata, à la clôture de la 7ème édition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique (AGRF 2017), du 4 au 8 septembre 2017.    

Ainsi sont interpellés tous les acteurs des domaines de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie, de l’écotourisme et de l’environnement. L’agriculture et l’agro-industrie sont en pole position pour booster la transformation économique en Afrique.

« Pour ce faire, nous avons besoin de recourir à des innovations agricoles et de transformer l’agriculture en un secteur qui crée de la richesse, l’agriculture doit devenir une option vraiment attractive pour nos jeunes » a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

 

Patrice Kouakou

      

 

 

27 juillet 2016

Économie / Transformation des produits tropicaux : Le ministre Moutayé félicite le groupe Oban

Promotion

Vous n’êtes pas seul. Votre gouvernement se tient à vos côtés ». C’est en ces termes que le ministre Azoumana Moutayé, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’artisanat et de la promotion des Pme, a traduit ses félicitations et ses encouragements à Désiré Banny, directeur général du groupe Oban. C’était le jeudi 21 juillet dernier lors de la visite qu’il effectuait dans cette unité de transformation de matières premières à Anan, dans la sous-préfecture de Bingerville.
Pour le ministre, cette initiative du promoteur cadre parfaitement avec la politique et la vision du chef de l’Etat qui souhaite que d’ici à 2020, au moins les 50% des matières premières soient transformés sur place afin d’être plus compétitives sur le marché international. Challenge qu’entend relever Désiré Banny. Aussi, a-t-il saisi l’occasion pour solliciter le soutien de la tutelle pour l’acquisition d’une unité de production complète avec semouleur, d’un séchoir d’une capacité d’environ 3t/jour, de deux essoreuses, d’un broyeur et d’une ensacheuse automatique. Pour finir, le Dg de cette unité de production (Attiéké, Dèguê, bouillie de maïs et mil, Gari, Kabatoh et Placali) a traduit toute sa reconnaissance à la chefferie d’Anan conduite par Aké Tétchi Mathurin et Aboussou Djama Pascal pour le site mis à sa disposition.
 
J.P. Publié le mercredi 27 juillet 2016  |  Le Nouveau Réveil

29 juillet 2015

Agro-industrie:Transformation des produits agricoles

transformation, cacao,anacarde, agro-industrieIl ya de nouvelles ambitions pour le cacao et l’anacarde. Premier pays producteur mondial de cacao avec environ 1,7 million de tonnes en 2014 (contre 1,48 million de tonnes en 2012-2013), soit 40% de l’offre mondiale, la Côte d’Ivoire s’est contentée depuis des décennies d’exporter pratiquement tout son produit à l’état brut. La Côte d’Ivoire ne transforme pas plus de 30% de sa production de cacao destinée à l’export, selon les récentes statistiques. En ce moment, les autorités gouvernementales priorisent un changement par la transformation des produits agricoles. Le gouvernement ivoirien vise une production de 650.000 tonnes en 2016, et au moins 800.000 tonnes de noix de cajou, transformées localement à 100% à l’horizon 2020. Comme le cacao, l’anacarde occupe une place de choix dans cette dynamique de transformation. C’est ce qui justifie la mise en œuvre d’une réforme dans cette filière. L’objectif est donc d’améliorer le taux de transformation de la noix de cajou, de 5% aujourd’hui à 35% d’ici 2016. La Côte d’Ivoire est le premier producteur africain et le deuxième au plan mondial d’anacarde, après l’Inde, avec 560.000 tonnes en 2014 représentant 48% de l’offre continentale et 26% de l’offre globale.

P.K