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15 août 2016

Youssef Omaïs : le leader de l’agroalimentaire au Sénégal

 Youssef Omaïs : le leader de l’agroalimentaire au Sénégal

PDG du Groupe Patisen, Youssef Omaïs est un homme d’affaire très connu au Sénégal et dans la sous-région Afrique de l’’Ouest. Sénégalais d’origine libanaise, cet adepte de l’agroalimentaire a construit son empire avec passion, amour et détermination. Son secret : une parfaite maîtrise du terrain et des Consommateurs.

Qui est l’homme ?

C’est un homme discret qui n’aime pas parler de lui. Sénégalais d’origine libanaise, Youssef Omaïs est pourtant à la tête de ce qui est en train de devenir l’une des plus belles réussites du secteur agroalimentaire Ouest-­africain. À 60 ans, il fêtera bientôt les 35ans de Patisen, qui devrait dégager cette année un chiffre d’affaires de plus 200 millions d’euros. Ses quotidiens sont des plus éprouvants. En effet, dans ses locaux, tôt le matin jusqu’à tard le soir, Youssef Omaïs aime être entouré. De l’homme d’affaires de passage aux habitués de la famille élargie, en passant par les techniciens venus régler ses nouvelles machines, il ne se passe pas un déjeuner chez lui sans que des convives ne soient invités à la table. Autodidacte, il s’est consacré au projet Patisen, qui connaîtra dans son histoire quelques remous. Il se confie « J’ai le niveau bac, car j’ai vite rejoint les affaires familiales, précise-t-il. Mais j’avais envie d’être autonome, j’ai donc monté mon entreprise. »
Patisen : Un groupe aux ambitions sous régionales
Depuis 1981, date de la création de l’entreprise, PATISEN a connu une croissance importante. Son chiffre d’affaire s’accroit d’année en année. L’entreprise développe cinq sites de production pour la fabrication des produits suivants : des gammes culinaires, des pâtes à tartiner, des boissons chocolatées et fruitées, du café, de la margarine, des condiments culinaires. Toute cette gamme de produits est réalisée avec des exigences de qualité et de contrôles stricts à toutes les étapes de la fabrication. Les produits ainsi fabriqués se déclinent sous différentes marques que sont : ADJA, DOLI, MAMI, DAKAROISE, RITA, VITAL, CHOCOPAIN, CHOCOLION et KANGOO. Ces produits remportent un vif succès auprès des consommateurs.
PATISEN c’est aussi un Food Service qui se concentre sur le négoce de produits destinés aux cafés, hôtels, restaurants, boulangeries-pâtisseries, libre-service et grossistes. D’aucuns ont évoqué la troublante ressemblance entre les produits Patisen et ceux de Nestlé. Youssef Omaïs, lui, estime que sa valeur ajoutée est ailleurs « Nous savons nous adresser aux consommateurs, alors que la plupart des industriels étrangers sont déconnectés du terrain. » justifie-t-il. Par ailleurs, il revendique un personnel 100 % sénégalais, des charges moindres qu’en Europe et une production qui ne s’arrête pas le week-end. Les géants mondiaux de l’agroalimentaire n’ont qu’à bien se tenir. Selon le PDG, le chiffre d’affaire de son Groupe est ascendant, résultat du travail abattu pars ses collaborateurs. Aujourd’hui les produits Patisen inondent les marchés de la plus part des pays africains surtout ceux de l’Afrique de l’Ouest. En attendant, le groupe entend poursuivre sa diversification pour le bonheur des consommateurs.
Si le portrait de cet homme d’affaire sénégalais est « digeste » ses affaires n’ont toujours pas été le cas. En témoigne la revente en 1999 de sa production au géant du chocolat Barry Callebaut, alors en pleine offensive sur le continent. Aujourd’hui c’est un businessman comblé et déterminé qui continue son ascendance. Il est tout simplement une fierté pour l’Afrique.

Balguissa Sawadogo
Les Echos du Faso

01 août 2016

Sénégal - Non aux APE

CC - Ziguinchor - Sénégal

Avec l’APE, le gouvernement ment au peuple 3191,6 milliards de fois Macky Sall doit annoncer le retrait du Sénégal de l’APE néo colonial Organisons un contre-conseil des ministres décentralisé pour sortir de l’APE !

L’Accord de partenariat économique (APE) va faire perdre au Sénégal 240 milliards de Francs CFA de recettes budgétaires tous les ans.

A ceux qui trouvaient dérisoires les 50 milliards que l’Etat a annoncé avoir recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis, l’ancien premier ministre, Aminata Touré a déclaré que c’est « l’équivalent de 10 hôpitaux qu’on peut construire ». Le président de la république n’aurait pas du signer cet APE qui va faire perdre au Sénégal au moins l’équivalent de près de 50 hôpitaux ? Macky Sall et son gouvernement ont déjà promis 3191,6 milliards de francs Cfa aux populations lors des 13 précédents conseils des ministres décentralisés en attendant celui qui se tient à Dakar cette semaine. Les 97% de l’or, les 90% du pétrole du Sénégal sont mis à la disposition des compagnies étrangères. Nos entreprises nationales sont entre les mains de l’étranger et bradées comme en atteste le dernier exemple de la Sonatel. En signant l’APE, le gouvernement augmente la rareté des ressources au détriment du peuple sénégalais et ment par conséquent au peuple car il n’aura pas les milliards qu’il promet.

La Confédération nationale des employeurs du Sénégal a déclaré que « les réformes doivent promouvoir le secteur privé national et les Pme » et non « à dérouler un tapis rouge aux investisseurs étrangers ». Le Fongip aurait mobilisé 17,016 milliards de francs Cfa, avec un fonds propre de 6 milliards de francs Cfa au service des Petites et moyennes entreprises (Pme) et petites en moyennes industrie (Pmi). Mais le gap de financement des Pme est estimé à 500 milliards de francs Cfa. Les 240 milliards d’amnistie douanières accordés aux entreprises de l’Union européenne (UE) ne devraient-ils pas être donnés à nos Pme et Pmi ? Tout récemment, Macky Sall a lancé au MEDEF français : « il faut être agressif, l’amitié ne suffit plus ». L’APE est une agression de l’UE contre les peuples de l’Afrique de l’Ouest, les Pme/Pmi, les paysans… Des jeunes des départements de Guèdiawaye et Pikine ont organisé le 17 juillet dernier un « Forum sur l’emploi des jeunes de la Banlieue ». La Coalition Nationale NON AUX APE dénonce cette agression contre les 300.000 jeunes qui entrent sur le marché du travail chaque année au Sénégal et dont une partie est condamnée avec l’APE à être des exclus de la société ou à mourir entre l’océan atlantique, le désert du Sahara ou la mer méditerranée. C’est comme cela que l’UE compte par exemple résorber les 600 suicides annuels d’agriculteurs français en les remplaçant par des jeunes noyés ouest-africains.

C’est pourquoi, la Coalition Nationale NON AUX APE va organiser cette semaine un contre-conseil des ministres décentralisé pour exiger le retrait du Sénégal de l’APE. Et si Macky Sall ne sait pas comment s’y prendre, la Coalition lui suggère de dire à l’UE d’ouvrir de nouvelles négociations car les précédentes ont réuni les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et l’UE des 28 pays. Avec le Brexit l’UE compte maintenant 27 pays. Or la Grande-Bretagne c’est au moins 14% du leurre que constitue le Programme des APE pour le Développement (PAPED) estimé à 6,5 millions d’euros. Le premier ministre, Mahammad Dionne avait demandé « des explications supplémentaires » concernant le chimérique volet développement des APE. La Coalition NON AUX APE invite le Premier ministre à exiger la suspension de l’APE.

Dakar, le 18 juillet 2016

25 juin 2016

Sénégal: la libération de Karim Wade, le coup de poker de Macky Sall

(Photo d'archive) Le président Macky Sall, le 16 février 2016.
© HO / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / AFP

Karim Wade est à nouveau libre. Malgré sa condamnation, malgré la prison, malgré son départ du Sénégal dès sa libération, le fils de l'ex-président Aboudalaye Wade reste le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) pour l'élection présidentielle de 2019. Si certains, notamment au sein de la majorité saluent cette libération, d'autres la critiquent fortement. Et tout le monde s'interroge sur l'objectif du président Macky Sall.

Cette grâce accordée à Karim Wade dans la nuit de jeudi à vendredi signe avant tout la fin des fortes tensions entre le président Macky Sall et les cadres du Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Des tensions permanentes depuis l'élection présidentielle de 2012.

Si certains évoquent désormais un possible rapprochement politique, voire une entrée au gouvernement, le chef de l'Etat a néanmoins compris qu'il devait isoler Karim Wade, prétendant sérieux s'il se présente à la présidentielle 2019. En contrepartie de sa libération, le fils de l'ex-président Abdoulaye Wade a en effet accepté, visiblement contre son gré, de quitter immédiatement le Sénégal.

Une grâce critiquée

Cette libération provoque aussi de vives critiques de la population et de la société civile, notamment au sein du mouvement Y’en a marre, qui estime qu'une justice à deux vitesses est en place et que seuls les puissants peuvent échapper à la prison.

Idrissa Seck, le leader du parti Rewmi, dénonce un deal orchestré du Qatar, où Karim Wade s'est envolé quelques heures après sa libération. « Je trouve sa libération scandaleuse, parce que résultat d’un deal. Le Qatar est intervenu (…). Ce deal enlève au président de la République toute légitimité pour poursuivre qui que ce soit. Le président Macky Sall a perdu toute légitimité pour parler de traque de biens mal acquis parce que cette traque autour de Karim Wade a tenu en haleine le peuple sénégalais pendant quatre ans et accouche d’une souris, souligne-t-il. Ce que je trouve ignoble, c’est que le président Macky Sall ait voulu couvrir ce deal en l’anoblissant au moyen d’un prétendu dialogue national qui comme vous avez pu le constater n’a porté sur aucun des intérêts vitaux du Sénégal. »

Le PDS a en effet contre toute attente accepté de participer au dialogue national qui a lieu en ce moment. Alors cette libération est-elle le fruit d'un deal avec l'ancien président Abdoulaye Wade ? « Le président n’a pas besoin d’un prétexte pour libérer Karim Wade. S’il y avait eu un deal, cela aurait pu intervenir depuis deux ans ou trois ans. Je ne vois pas quel serait le deal en la matière », répond Abdou Latif Coulibaly, le secrétaire général du gouvernement sénégalais. La réconciliation de la famille PDS peut-être ? « Je ne le crois pas », réagit Abdou Latif Coulibaly.

Par RFI Publié le 25-06-2016

 

C'est une grande surprise pour moi. Avant de le libérer, il fallait consulter les populations parce qu'on l'a condamné à cause de l'argent du contribuable qu'il a pris.
Ecoutez les réactions à Dakar à cette libération
25-06-2016 - Par Lou Garçon
 

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