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07 août 2010

Abidjan la nuit:Cinquante ans après,les filles dansent nues

 


Actualité

Abidjan la nuit: elles dansent nues

 

Appelé pompeusement " Soirée Galienté", le phénomène de nudisme pratiqué dans les bars climatisés par certaines jeunes filles gagne de plus en plus du terrain. Une pratique qui met à mal les moeurs en Côte d'Ivoire.


Pratiqué autrefois dans des clubs privés, le nudisme s'est aujourd'hui vulgarisé. A Abidjan, et singulièrement dans les quartiers de chaudes ambiances nocturnes tels que Yopougon, Marcory, Angré, et Treichville, le phénomène est répandu. Au point qu'il n'existe à l'heure actuelle aucun bar climatisé digne de ce nom qui n'offre ce spectacle des plus indignes et dépravants. A Yopougon où ce mal est en vogue, nombreux sont les noceurs qui paient cher la possibilité d'assister à un spectacle de "Galienté". Où aux environs de minuit le spectacle commence.

Un spectacle qui laisse à désirer

Nous sommes au "Shooters bar", à Angré. Dans la pénombre d'une anti-chambre conçue spécialement pour la "Galienté" des noceurs se disputent les places assises déjà insuffisantes. Le disque-jockey annonce qu'une charmante demoiselle va donner un spectacle des plus époustouflants. Les yeux rivés vers les loges, l'on aperçoit alors une silhouette féminine presque nue. Un soutien gorge et un string constitue l'essentiel de son apparat.

Au son d'une musique langoureuse, érotique à souhait, notre danseuse esquisse des pas. Les ovations et les billets de banque fusent de partout quand notre "nudiste" ôte son soutien-gorge et son dessous. Le spectacle est à son comble. La barre de fer qui se dresse magistralement au milieu de la piste de danse subit la furia de notre voluptueuse et sensuelle danseuse. Elle y monte, s'y entrelace. Offrant ainsi à la vue des spectateurs hébétés toute sa thébaïde ouverte.

Il est un peu plus de 00h 30, la seconde danseuse s'apprête à rejoindre la piste de danse, quand nous quittions les lieux. Ici, aucune possibilité de faire des photos. Le phénomène est à la mode. Il symbolise la volonté d'exister de cette jeunesse qui n'a plus de modèle. La Galienté, c'est tout une philosophie. Il faut choquer pour se faire remarquer, pour exister. Par un détour, nous joignons un autre bar, cette fois à Yopougon, où nous a-t-on dit, se tient le même genre de spectacle.

Contrairement aux autres bars visités, celui-ci n'a pas d'anti-chambre destinée aux "nudistes". Dès l'entrée, une vaste salle vous accueille avec une piste de danse plus éclairée. Au dire de nos informateurs, ce superbe bar climatisé appartiendrait à une haute personnalité de ce pays. N'empêche, l'ambiance ici est davantage électrique. Ici, plus de place assise. Les minutes s'égrènent et le spectacle attendu tarde à avoir lieu. Alors s'élève une clameur qui pousse le DJ à interpeller ses danseuses. Tout à coup, les danseuses en tenue d'Eve arrivent sur la piste de danse. Soutenues par des applaudissements du public. Même jeux de scène que dans le précédent bar. Même spectacle dépravant de filles au corps tatoué et à l'allure candide se trémoussant sur une
barre de fer. Les nuits chaudes dans ces espaces de joie riment presque toujours avec nudité et dépravation. Sous les yeux des autorités étatiques qui y participent insidieusement.

Le silence complice des autorités

Le spectacle amoral et immoral qu'offrent à la fois les bars climatisés d'Abidjan ne laisse personne indifférent. La société ivoirienne révèle ainsi l'état de déliquescence morale dans laquelle l'ont plongé ces moeurs empruntées à l'Occident. Mais, si ces moeurs occidentales galvaudées ont gagné du terrain, c'est bien avec l'aide d'une certaine presse de la place. Cette presse, complaisante avec ces pratiques dépravantes s'est constituée en véritable relais. Au point qu'aujourd'hui, des images aussi basses qu'immorales remplissent les colonnes desdits journaux.

La floraison des spectacles de jeunes filles nues à Abidjan est un signal fort de la perte de nos valeurs morales. Tout ceci se déroule au vu et au su de la brigade mondaine... si brigade il y a. C'est le lieu d'attirer l'attention des autorités compétentes, qui se sont terrer dans un mutisme complice, sur ce phénomène qui prend de l'ampleur.




19:18 Publié dans Culture | Tags : nuit à abidjan, filles nues, prostitution, sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

06 août 2010

Les pantalons taille basse soulèvent la polémique en Côte d'Ivoire







TEASER tailles-basses .jpg


Des Ivoiriennes portant un pantalon taille basse. Photo postée sur ce blog.



Le pantalon taille basse a fait une entrée remarquée dans la garde-robe
des Ivoiriennes. En jean ou en toile, il moule les fesses de celles qui
le portent jusqu’à dévoiler leurs plus intimes attributs. Au grand dam
des défenseurs d’une mode "respectueuse des femmes".



Depuis plusieurs mois, les critiques se multiplient sur les choix
vestimentaires des Ivoiriennes qui se sont laissées séduire par les
pantalons taille basse. Des remarques balayées d’un revers de la main
par les accros aux pantalons à la coupe osée. Elles peuvent se mesurer
lors de soirées où des "miss taille basse" sont récompensées par des
cadeaux. Les plus malchanceuses peuvent encore se déhancher sur les
tubes à la gloire du pantalon controversé.



 




Contributeurs






"Pour certains parents, porter un taille basse est considéré comme une incitation directe à la prostitution"



Suy Kahofi est un blogueur. Il regrette que les pantalons taille basse soient devenus un phénomène de mode en Côte d'Ivoire. 


 


Les tailles basses choquent de plus en plus, les mères sont de plus en
plus indignées car les jeunes filles qui les portent sont pratiquement
nues.
Ces jeunes filles n’hésitent pas à se présenter dans les églises avec
des tailles basses. Les évangélistes se plaignent que lors des prières
faites à genoux, les fidèles découvrent les dessous de la jeune fille
située devant eux.



Pour certains parents, porter un taille basse est considéré comme une
incitation directe à la prostitution. Certaines jeunes filles sortent de
chez elles dans des vêtements décents, puis elles enfilent leur taille
basse lors d’une pause à l’école. Beaucoup d’éducateurs, d’enseignants
se plaignent de ce laisser-aller. Dans le centre du pays, certaines
élèves venues à l’école en taille basse ont été renvoyées chez elles.
Mais à Abidjan, rares sont les établissements qui osent faire des
remarques.



D’ailleurs les jeunes filles réagissent mal aux remarques, surtout
lorsqu’elles sont en groupe. Certaines disent que c’est à la mode.
D’autres s’énervent automatiquement en disant : "C’est mon corps, je
suis libre de faire ce que je veux".



Mais aujourd’hui, nous voulons une mode respectueuse du corps de la
femme. On interpelle les parents quand il s’agit de mineurs, on
interpelle également la télévision où l’on peut voir des stars de cinéma
pratiquement nues. On interpelle également les magazines de mode, les
animateurs de télé ou de radios.



Les femmes doivent respecter leurs corps.
Le continent africain n’est pas obligé de se mettre à la mode occidentale, surtout si cette mode choque les gens.




Portrait de Suy Kahofi

Suy Kahofi

  • Cote d'Ivoire









Une vidéo disponible sur Youtube à la gloire du pantalon taille basse.



 








12:08 Publié dans Culture | Tags : habillement indécent, prostitution | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |