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01 janvier 2018

Nouvel an 2018: La paix est le fruit de l’engagement de chacun

1er jour de l'an, paix, vierge marie, jésus christ, 2018La nouvelle année 2018 débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance : jour de vœux, de réjouissances et de retrouvailles. Marie demeurait toujours intimement unie à son Fils et coopérait à l’œuvre du Sauveur à un titre absolument unique. Marie est celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, notre Seigneur.

En ce jour premier jour de l’an, l’Église nous invite à célébrer Marie, Mère de Dieu. La Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Apôtres, est l’exemple parfait de la vie spirituelle et apostolique.

« Méditer et réfléchir théologiquement et spirituellement le rôle de Marie dans l’histoire du salut, reste donc une nécessité vitale pour les chrétiens qui désirent accueillir intégralement le Christ dans le mystère de son Église. » dixit le Jésuite, René De Haes dans Marie et le pèlerinage de la foi.

Jésus enseignait: « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu» (Mathieu 5, 9). Dans la Bible paix se dit shalom, en hébreu, et désigne l’état de l’homme qui possède le bien-être de l’existence quotidienne et vit en harmonie avec la nature, avec lui-même et avec Dieu.

Dans son Magnificat, Marie proclame : « Toutes les générations me diront bienheureuse » Cf. Évangile de Saint Luc 1, 48. Pour Saint Bernard, si Marie nous tient, nous ne tombons pas ; si elle nous protège, nous ne craignons rien.

Le terrorisme est le premier problème de sécurité des Etats au 21e siècle, autant en Occident que dans le reste du monde. Face aux menaces terroristes qui pèsent sur tous, les États restent en alerte.

Selon la Radio Télévision Suisse (RTS), l’Afrique constitue une cible de choix des terroristes, principalement islamistes. Depuis le début de l’année 2017, 343 attentats y ont fait au moins 2600 victimes, soit 22 fois plus qu’en Europe.

La comparaison avec un décompte similaire en Europe montre l’étendue du terrorisme en Afrique. La violence terroriste sévit quasi quotidiennement en Afrique. Les États africains font ainsi face aux questions de paix, de sécurité et d’intégration.

Nous invitons tous en ce 1er jour de l’an 2018, à accepter la culture de la vérité pour mettre fin aux menaces terroristes et aux vicissitudes qui pèsent sur tous.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » exhorte Martin Luther King.

Ainsi tous les hommes sont condamnés à vivre ensemble. David Hertz renchérit cette invitation en ces termes : « La paix ne consiste pas à gommer les différences, mais à les faire cohabiter dans l’harmonie. » 

Ainsi les populations des cinq continents, notamment les africains doivent, d’abord se réconcilier entre eux, ensuite reconstruire les États ayant à l’esprit la bonne gouvernance, et enfin s’investir pour la paix et la stabilité.

L’on doit apprendre à vivre, en marchant à la lumière de l’Évangile, la Bonne Nouvelle, seul guide sûr dans un monde qui a perdu la vision de la lumière du ciel et qui regarde seulement vers les lumières de la terre.

Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies de 1997 à 2006, disait: «Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible.» Tout le monde la considère importante.

Ils sont nombreux les hommes et les femmes de paix qui, chrétiens ou pas, ont consacré leur vie à la défense des plus pauvres, des exclus. Dom Helder Camara au Brésil, sœur Emmanuelle au Caire, Pietro Bartolo à Lampedusa, Marguerite Barankitseau Burundi, chacun à son époque et dans les circonstances de sa vie a su mener ce combat pour la paix et la justice.

Au sujet des migrants, le Saint Père, le Pape François révèle ceci : « Ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix, sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie, sources de grande préoccupation pour tous ceux qui ont à cœur la protection de chaque être humain. »

Avec Dom Helder Camara, adressons nous à Marie : Prête nous ta voix, chante avec nous ! demande à ton Fils qu’en  nous tous se réalisent pleinement les desseins du Père.

Que le Saint-Esprit nous fasse goûter le bonheur de la repentance, du pardon, de la réconciliation et de la paix.

Patrice Kouakou

21 juin 2016

Le Prix Nobel de la Paix israélien Shimon Peres reçu par le pape François

   
   
Le président Shimon Peres reçu par le pape François, 20 juin 2016

« Ensemble, nous serons une voix pour la paix »: le pape François a reçu l’ancien président d’Israël Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix 1994, ce lundi 20 juin, au Vatican.

L’audience étant « privée » elle ne fait pas l’objet d’un communiqué du Vatican, mais Shimon Peres a évoqué la rencontre.

A l’ordre du jour des discussions, la question du terrorisme international, menace pour la paix et pour la stabilité politique dans le monde: un thème cher au Prix Nobel dont le Centre pour la paix porte le nom.

Ensemble, une voix pour la paix

Selon un communiqué de ce Centre Peres, le pape François a serré le président israélien dans ses bras, lui disant sa reconnaissance pour sa venue au Vatican: le président a 93 ans et il a dû être hospitalisé en février dernier.

Le pape a ajouté, dans la ligne de la rencontre de 2014: « Ensemble, nous serons une voix pour la paix et pour l’arrêt de l’effusion du sang, et contre la haine et la terreur au nom de la religion », car « personne n’a le droit d’ôter la vie au nom de Dieu et de la religion ».

Le pape a dit son souci des jeunes, toujours selon la même source: « Il est de notre devoir de véhiculer la paix et les valeurs morales… pour la jeune génération. »

Pour sa part, M. Peres a également évoqué les jeunes: « Nous avons une obligation morale envers nos enfants d’arrêter la haine et le sang. »

Il a déploré que « beaucoup de sang ait coulé » au Moyen-Orient et dans le monde, depuis leur dernière rencontre en 2014: « Nous assistons à une augmentation des attaques terroristes perpétrées contre des innocents au nom de Dieu. »

Toujours selon le Centre Peres, il a ajouté, à propos des réfugiés et en fustigeant – comme le pape François – l’indifférence: « Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux dizaines de milliers de réfugiés, de victimes et d’enfants blessés qui ont perdu leur famille et leur maison. »

Le président Peres a dit son espérance dans la force de la parole du pape, en saisissant sa main: « Le monde est heureux que votre voix soit entendue, les gens vous écoutent, vous leur donnez l’espérance. »

A propos du processus de paix israélo-palestinien, le président Peres a regretté l’absence de négociations directes: « Malheureusement, nous n’avons pas encore amorcé des négociations directes avec les Palestiniens et chaque côté s’accuse mutuellement ». Mais il les estime incontournables: « Nous ne pouvons pas échapper aux négociations, nous ne devons pas retarder le processus de paix. »

Il a réaffirmé ce qu’il appelle la « solution la plus évidente »: « progresser vers une solution à deux Etats », toujours selon le Centre Peres pour la paix.

Les rencontres de 2014

La dernière rencontre entre le pape et président Peres au Vatican remontait au 4 septembre 2014: le Prix Nobel avait proposé la création d’une ONU des religions.

Le pape avait aussi redit que « la prière pour la paix n’a pas failli, mais a ouvert une porte » permettant « d’encourager les initiatives et les valeurs » défendant la paix, disait alors son porte-parole, le P. Federico Lombardi SJ.

C’était en effet trois mois après la rencontre pour la paix, organisée le 8 juin 2014 dans les Jardins du Vatican, avec Shimon Peres, le président palestinien Mahmoud Abbas et le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier.

Dans l’avion qui le ramenait de Séoul à Rome, le 18 août 2014, le pape avait précisé que cette initiative ne venait pas de lui : « Cette initiative de prier ensemble vient des deux présidents, du président de l’État d’Israël et du président de l’État de Palestine ».

Lors de la rencontre du 8 juin au Vatican, le pape François disait notamment: « Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande force d’âme. »

Le président Peres lui a rendu hommage de façon appuyée dans son discours: « Au cours de votre visite historique en Terre Sainte, vous nous avez touchés par la chaleur de votre cœur, la sincérité de vos intentions, votre modestie et votre délicatesse. Vous avez touché le cœur des personnes, quelle que soit leur foi ou leur nationalité. Vous êtes apparu comme un constructeur de pont de la fraternité et de la paix. Nous avons tous besoin de cette inspiration qui accompagne votre personnalité et votre chemin. »

Il avait dit son espérance: « Deux peuples, Israéliens et Palestiniens, aspirent douloureusement à la paix. Les larmes des mères pour leurs enfants sont encore gravées dans nos cœurs. Nous devons mettre fin aux pleurs, à la violence et au conflit. Nous avons tous besoin de la paix. La paix entre parties égales (…). En cette émouvante occasion, remplis d’espérance et pleins de foi, avec vous, Sainteté, élevons tous un appel pour la paix entre les religions, entre les nations, entre les communautés et entre les hommes et les femmes. Que la véritable paix devienne bientôt et rapidement notre héritage. »

Il avait notamment ajouté: « La paix ne vient pas facilement. Nous devons nous employer à l’atteindre de toutes nos forces. L’atteindre rapidement. Même si cela exige des sacrifices ou des compromis. »

Avec Océane Le Gall

18 octobre 2015

Elections: Exercice citoyen et Libre désignation par le vote des électeurs

Les élections, une véritable problématique qui polarise les consciences partout. Les élections constituent un élément crucial dans les processus de gouvernance de toute démocratie. Les élections consacrent de la manière la plus parlante les choix des citoyens quant à la gestion de leur destin commun.

La démocratie n'étant jamais un acquis mais toujours une quête, les élections sont presque pour chaque pays un rendez-vous fiévreusement attendu.

Le constat est clair, çà et là, ce sont des calculs électoralistes. Des projections semblent souvent hors sujet. Et alors qu'en est-il de l'intérêt de l'interaction entre l'élection et la démocratie? Le respect des règles du jeu par des scrutins libres et pacifiques, et l'acceptation des résultats par tous demeurent un problème majeur. Ces conséquences affectent inexorablement le tissu social et la vie économique dans son ensemble.

Demeurons unis et solidaires, chers frères et sœurs, pour promouvoir une gouvernance démocratique et inclusive, des institutions transparentes et responsables, et une citoyenneté active à travers le monde, en Afrique notamment en Afrique de l'Ouest. Après la Libye, l’Algérie, la Guinée Bissau, l’Afrique du Sud, le Malawi, l’Égypte, la Mauritanie et le Sénégal en 2014, une quinzaine de pays africains passent par la case élection en 2015.

Tout en respectant le jeu électoral, que chacun soit là où il se trouve, un instrument de paix.

Là où il peut y avoir l'offense, qu'il mette le pardon.

Là où il peut y avoir la discorde, qu'il mette l'amour.

Là où il peut y avoir l'erreur, qu'il mette la vérité.

Vive les élections, Vive la paix sociale en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Burundi, au Nigéria, au Congo et dans le monde.

Patrice Kouakou

 

14:29 Publié dans Politique | Tags : elections, afrique, paix, democratie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |