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21 juin 2016

Le Prix Nobel de la Paix israélien Shimon Peres reçu par le pape François

   
   
Le président Shimon Peres reçu par le pape François, 20 juin 2016

« Ensemble, nous serons une voix pour la paix »: le pape François a reçu l’ancien président d’Israël Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix 1994, ce lundi 20 juin, au Vatican.

L’audience étant « privée » elle ne fait pas l’objet d’un communiqué du Vatican, mais Shimon Peres a évoqué la rencontre.

A l’ordre du jour des discussions, la question du terrorisme international, menace pour la paix et pour la stabilité politique dans le monde: un thème cher au Prix Nobel dont le Centre pour la paix porte le nom.

Ensemble, une voix pour la paix

Selon un communiqué de ce Centre Peres, le pape François a serré le président israélien dans ses bras, lui disant sa reconnaissance pour sa venue au Vatican: le président a 93 ans et il a dû être hospitalisé en février dernier.

Le pape a ajouté, dans la ligne de la rencontre de 2014: « Ensemble, nous serons une voix pour la paix et pour l’arrêt de l’effusion du sang, et contre la haine et la terreur au nom de la religion », car « personne n’a le droit d’ôter la vie au nom de Dieu et de la religion ».

Le pape a dit son souci des jeunes, toujours selon la même source: « Il est de notre devoir de véhiculer la paix et les valeurs morales… pour la jeune génération. »

Pour sa part, M. Peres a également évoqué les jeunes: « Nous avons une obligation morale envers nos enfants d’arrêter la haine et le sang. »

Il a déploré que « beaucoup de sang ait coulé » au Moyen-Orient et dans le monde, depuis leur dernière rencontre en 2014: « Nous assistons à une augmentation des attaques terroristes perpétrées contre des innocents au nom de Dieu. »

Toujours selon le Centre Peres, il a ajouté, à propos des réfugiés et en fustigeant – comme le pape François – l’indifférence: « Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux dizaines de milliers de réfugiés, de victimes et d’enfants blessés qui ont perdu leur famille et leur maison. »

Le président Peres a dit son espérance dans la force de la parole du pape, en saisissant sa main: « Le monde est heureux que votre voix soit entendue, les gens vous écoutent, vous leur donnez l’espérance. »

A propos du processus de paix israélo-palestinien, le président Peres a regretté l’absence de négociations directes: « Malheureusement, nous n’avons pas encore amorcé des négociations directes avec les Palestiniens et chaque côté s’accuse mutuellement ». Mais il les estime incontournables: « Nous ne pouvons pas échapper aux négociations, nous ne devons pas retarder le processus de paix. »

Il a réaffirmé ce qu’il appelle la « solution la plus évidente »: « progresser vers une solution à deux Etats », toujours selon le Centre Peres pour la paix.

Les rencontres de 2014

La dernière rencontre entre le pape et président Peres au Vatican remontait au 4 septembre 2014: le Prix Nobel avait proposé la création d’une ONU des religions.

Le pape avait aussi redit que « la prière pour la paix n’a pas failli, mais a ouvert une porte » permettant « d’encourager les initiatives et les valeurs » défendant la paix, disait alors son porte-parole, le P. Federico Lombardi SJ.

C’était en effet trois mois après la rencontre pour la paix, organisée le 8 juin 2014 dans les Jardins du Vatican, avec Shimon Peres, le président palestinien Mahmoud Abbas et le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier.

Dans l’avion qui le ramenait de Séoul à Rome, le 18 août 2014, le pape avait précisé que cette initiative ne venait pas de lui : « Cette initiative de prier ensemble vient des deux présidents, du président de l’État d’Israël et du président de l’État de Palestine ».

Lors de la rencontre du 8 juin au Vatican, le pape François disait notamment: « Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande force d’âme. »

Le président Peres lui a rendu hommage de façon appuyée dans son discours: « Au cours de votre visite historique en Terre Sainte, vous nous avez touchés par la chaleur de votre cœur, la sincérité de vos intentions, votre modestie et votre délicatesse. Vous avez touché le cœur des personnes, quelle que soit leur foi ou leur nationalité. Vous êtes apparu comme un constructeur de pont de la fraternité et de la paix. Nous avons tous besoin de cette inspiration qui accompagne votre personnalité et votre chemin. »

Il avait dit son espérance: « Deux peuples, Israéliens et Palestiniens, aspirent douloureusement à la paix. Les larmes des mères pour leurs enfants sont encore gravées dans nos cœurs. Nous devons mettre fin aux pleurs, à la violence et au conflit. Nous avons tous besoin de la paix. La paix entre parties égales (…). En cette émouvante occasion, remplis d’espérance et pleins de foi, avec vous, Sainteté, élevons tous un appel pour la paix entre les religions, entre les nations, entre les communautés et entre les hommes et les femmes. Que la véritable paix devienne bientôt et rapidement notre héritage. »

Il avait notamment ajouté: « La paix ne vient pas facilement. Nous devons nous employer à l’atteindre de toutes nos forces. L’atteindre rapidement. Même si cela exige des sacrifices ou des compromis. »

Avec Océane Le Gall

04:59 Publié dans Education, Politique | Tags : terrorisme, menace, paix, stabilité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

18 octobre 2015

Elections: Exercice citoyen et Libre désignation par le vote des électeurs

Les élections, une véritable problématique qui polarise les consciences partout. Les élections constituent un élément crucial dans les processus de gouvernance de toute démocratie. Les élections consacrent de la manière la plus parlante les choix des citoyens quant à la gestion de leur destin commun.

La démocratie n'étant jamais un acquis mais toujours une quête, les élections sont presque pour chaque pays un rendez-vous fiévreusement attendu.

Le constat est clair, çà et là, ce sont des calculs électoralistes. Des projections semblent souvent hors sujet. Et alors qu'en est-il de l'intérêt de l'interaction entre l'élection et la démocratie? Le respect des règles du jeu par des scrutins libres et pacifiques, et l'acceptation des résultats par tous demeurent un problème majeur. Ces conséquences affectent inexorablement le tissu social et la vie économique dans son ensemble.

Demeurons unis et solidaires, chers frères et sœurs, pour promouvoir une gouvernance démocratique et inclusive, des institutions transparentes et responsables, et une citoyenneté active à travers le monde, en Afrique notamment en Afrique de l'Ouest. Après la Libye, l’Algérie, la Guinée Bissau, l’Afrique du Sud, le Malawi, l’Égypte, la Mauritanie et le Sénégal en 2014, une quinzaine de pays africains passent par la case élection en 2015.

Tout en respectant le jeu électoral, que chacun soit là où il se trouve, un instrument de paix.

Là où il peut y avoir l'offense, qu'il mette le pardon.

Là où il peut y avoir la discorde, qu'il mette l'amour.

Là où il peut y avoir l'erreur, qu'il mette la vérité.

Vive les élections, Vive la paix sociale en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Burundi, au Nigéria, au Congo et dans le monde.

Patrice Kouakou

 

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03 juin 2015

Côte d'Ivoire / Réduction des violences électorales à travers des systèmes nationaux d’alerte précoce

election presidentielle, paix, violences électorales, cote d'ivoireAbidjan – Aujourd’hui, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a lancé, en partenariat avec le Réseau ouest-africain d’Édification de la Paix (WANEP) un projet de cinq ans : Réduction des violences électorales à travers des systèmes nationaux d’alerte précoce (NEWS).  Dans le cadre des efforts que fait le gouvernement américain pour soutenir la Côte d’Ivoire dans l’organisation des élections de 2015, le NEWS collectera et analysera des informations sur les éventuels facteurs déclencheurs de violences électorales, et élaborera des recommandations sur des activités de renforcement de la paix afin d’aider à prévenir ou à contenir l’éclatement de violences électorales.    

« Quand bien même l’instabilité politique et l’éclatement d’un conflit national procèdent d’une multitude de facteurs, des recherches ont montré que les élections s’accompagnent fréquemment d’une violence à grande échelle et d’instabilité » a affirmé le Chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Andrew B. Haviland. « Nous sommes convaincus que renforcer le système d’alerte et de réponse précoce autour de cette élection crucial en Côte d’Ivoire, et dans d’autres régions où se tiendront des élections clé, contribuera à accroitre la stabilité au niveau régional et à réduire le potentiel d’éclatement d’un conflit futur. »

L’USAID soutient une plus grande participation au processus démocratique en offrant une somme de U.S $2,5 millions sur une période de cinq ans pour permettre au large réseau d’organisations communautaires du WANEP d’identifier les facteurs potentiels de déclenchement de violences lors des prochaines élections en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, au Niger et en Sierra Leone.

Le WANEP assistera les organisations en élaborant et en suivant un ensemble d’indicateurs personnalisés et en analysant les données qui en seront issues. Les recommandations qui seront faites sur des activités de prévention de conflits seront partagées avec une grande diversité d’acteurs nationaux et régionaux pour une prise de mesures avant toute escalation  de violence. 

Le Directeur exécutif du WANEP, M. Chukwuemeka Eze, s’est félicité du soutien du gouvernement américain en ces termes, « il permettra au WANEP d’œuvrer vers la tenue d’élections sans heurts, crédibles et transparentes en Côte d’Ivoire ». Il a ajouté que « les récentes élections au Nigéria, au Sénégal et au Ghana ont posé les bases permettant de croire que l’Afrique et ses citoyens sont capables d’organiser correctement des élections, grâce à un bon partenariat et soutien ».   

 

12:12 Publié dans Education, Politique | Tags : election presidentielle, paix, violences électorales, cote d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

10 mai 2015

COTE D’IVOIRE/LITTERATURE: LES CLEFS D’UN ESPOIR JAMAIS PERDU.

RCI 1.jpgLa Côte d’Ivoire, jadis modèle de stabilité, de prospérité et d’intégration sous-régionale, est aujourd’hui en proie à de sérieux doutes. Depuis près de 15 ans, les agitations tragiques qui marquent les successions au pouvoir d’Etat, ont fini par convaincre du malaise profond qui mine le tissu social. Tel un être humain jouissant d’une solide santé quarantenaire, ressent brusquement les symptômes d’une pathologie de nature obscure, une pathologie qu’il développe sans en avoir pourtant contracté le germe, une pathologie qu’on peut aisément contenir ou étouffer, du moins, apparemment, mais qui décime allègrement son sujet, une pathologie à lui adaptée ou communiquée de la part d’auteurs obscurantistes et ancrée de fatalité. C’est le diagnostic, fût-il décontenancé. Ce diagnostic, la science ne saurait l’accepter longtemps, saisie qu’elle est par la dynamique du déterminisme, au nom de la logique du phénomène, fait observable et, donc, scientifiquement déterminé, opposé au Noumène désignant les réalités supra-sensibles, comme l’établit Emmanuel KANT. Ainsi, le phénomène, réalité sensible et observable, est matière d’application de la raison, faculté humaine naturellement encadrée par les normes Espace-Temps. C’est que, pendant près de quatre décennies, la Côte d’Ivoire fut une lumière de convergence, un îlot de paix et de quiétude sociale, relativement s’entend.Toutefois, cette idylle ouest-africaine semblait ne tenir qu’à un fil, reposant sur un seul pilier : Félix HOUPHOUET BOIGNY, virtuose et charismatique, du reste, beau relais de transmission entre l’ex-puissance coloniale, les communautés ethniques de Côte d’Ivoire et leurs voisins d’Afrique occidentale. Le décès du chef en 1993 a dévoilé les contradictions latentes, les contradictions que son ombrage couvrait. Depuis 2002, notamment, les déchirements entre communautés ethniques, ressortissants de la CEDEAO et la France, étaient évidents ; l’éclatement de la rébellion politico-armée n’a qu’exposé  les difficultés de coexistence et les divergences d’intérêts à l’intérieur de la Côte d’Ivoire et entre la Côte d’Ivoire et ses légendaires partenaires diplomatiques. Le spectacle des deux présidents sortis du scrutin du 28 Novembre 2010 en dit long sur la question. Seule une guerre fratricide put les départager. L’îlot de paix a préféré se dévêtir de son accoutrement devenu ancien et gênant, peut-être, pour revêtir les parures de l’instabilité, lui paraissant mieux adaptées au contexte. La conséquence, c’est que la Côte d’Ivoire est visiblement la risée de ses ex-admirateurs quand elle ne sert de meuble aux chroniqueurs politiques en mal de contenance. Cependant, aussi appréciable que cela puisse paraître, la Côte d’Ivoire n’a jamais perdu la foi en elle de ses propres fils et même du monde entier ; ses atouts étant légion. La Côte d’Ivoire, c’est d’abord un peuplement aux origines microcosmiques de la sous- région ouest-africaine. Quatre grands groupes ethniques la composent : Les Mandés constitués des groupes ethniques « Malinké », « Gouro », « Dan » dans le Nord, le  Nord-Ouest et l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Les Akans constitués des groupes ethniques « Baoulé », « Agni », « Abron » dans le centre et l’Est du pays. Les Krous regroupant les ethnies « Guéré », « Bété », « Dida » dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Les Voltaïques que constituent les « Senoufo », « Lobi » et « Koulango » dans le Nord et le Nord-Est du pays. Historiquement, tous ces groupes ethniques ont pour zones d’émigration les pays frontaliers Mali, Burkina, Ghana, Libéria. Ce microcosme culturel s’inscrit, à n’en point douter, comme la conscience communautaire de toute l’Afrique de l’Ouest, tenue de préserver et de pérenniser ce qu’elle peut convenir d’appeler sa seconde patrie. Ensuite, la Côte d’Ivoire, c’est la faveur de conditions naturelles énormes ; on y dénote de réelles étendues d’eau et forestière et une pluviométrie abondante, ferment d’une pratique agricole à succès. A toutes fins utiles, il faut souligner que l’agriculture, avec son corollaire d’acquisition de devises et d’autosuffisance alimentaire, est l’art économique prisé de ces peuples de la sous-région ouest-africaine.Cette interconnexion entre conditions naturelles propices et réalisations agricoles en Côte d’Ivoire, le président Léopold Sédar Senghor, à l’issue de sa visite en Décembre 1971, l’a mentionnée dans l’une de ses correspondances, notamment, à son ami Siradou Diallo : « J’ai vu les (…) immenses plantations. C’est bien. Les ivoiriens ont travaillé. Mais vous savez, Diallo, il y a une grande différence, ici, avec le Sénégal, et une seule, il pleut. Avec de l’eau, j’aurais fait des miracles. Alors, Houphouët a cette chance. » (Jeune Afrique du 16 au 20 Octobre 1996). L’Afrique de l’Ouest, donc, selon toute vraisemblance et pour sa survie, a intérêt à mettre tout en œuvre pour la stabilité de ce grenier d’espérance. C’est le bon sens. En outre, la Côte d’Ivoire, ce sont des infrastructures économiques. C’est, en particulier, un port autonome qui défie toute concurrence, le deuxième d’Afrique après celui de Durban en Afrique du Sud. En effet, le port d’Abidjan dispose d’équipements et d’infrastructures très modernes, inégalées dans la sous-région. On ne saurait passer sous silence le fait que ce trésor infrastructurel profite de la position médiane du pays sur les côtes de l’Atlantique. C’est naturellement, peut-être, que ce pays glane au moins 40% des flux de capitaux au sein de l’UEMOA et que plus de 26% de sa population est étrangère.Enfin, la Côte d’Ivoire, c’est  le creuset de ressources humaines de qualité, consubstantielle à une forte scolarisation de ses fils, compétitifs en Afrique et dans le monde. Tout ce tableau dressé au sujet de la Côte d’Ivoire le présente comme une oasis au milieu d’un désert exigeant et persécuteur. On peut comprendre que l’actualité politique en Côte d’Ivoire tente fortement l’immixtion de l’étranger, instinctive du reste, au point d’entamer désespérément la quiétude souveraine du pays. La très grande médiatisation des crises ivoiriennes depuis 1993 en est un indice probant. Par culte de réalisme, des mesures de responsabilité plurielle s’imposent : Il importe de désethniciser la politique. Une campagne de sensibilisation s’impose à ce sujet. En amont, on inculquera au citoyen ivoirien qu’il ne devra sa stabilité sociale qu’au travail consciencieux, acharné et persévérant, et non à un apparentement à quelque leader politique. De façon telle que la promotion du travail deviendrait un gage de réconciliation nationale ; la sublimation des compétences offrirait la faveur de briser la réclusion ethnique,  jadis génétique. La culture du mérite provoquant nécessairement une extraversion entre Ivoiriens qui se verraient unis autour de valeurs saines, constructives et élitistes. Est-il besoin de mentionner que la mentalité de l’excellence phagocyte logiquement la corruption à quelque niveau de gestion des affaires de l’Etat ? D’Houphouët à Bédié,les Baoulés ont totalisé près de 50 ans de pouvoir d’Etat, qui n’ont pourtant pas hissé ce groupe ethnique au firmament de la vie sociale. Enjambons la parenthèse des 10 mois de règne du Général Guéi. Pas de bilan, donc, pour le peuple du grand Ouest. De 2000 à 2010, sous Gbagbo, les Bétés ont totalisé 10 ans de pouvoir. Ils n’en sont pas sortis plus épanouis non plus. La conclusion de notre métaphysique est que le salut réside dans le travail et non dans l’ethnie. C’est d’ailleurs une meilleure sécurité pour les dirigeants politiques que de le comprendre. L’essor national en découlerait. Cette rigueur de vie sociale, expression d’une pauvreté de cœur, devrait déteindre sur l’élection d’une constitution prévoyant, de façon non négociable, la limitation du mandat présidentiel. Cette légifération réduirait fortement les tentations aux sempiternels coups d’Etat qui affichent l’inconvénient de freiner la marche vers le développement, du moins, de l’inscrire dans un cyclisme accablant. Ce faisant, il conviendrait de se régler tous les comptes dans un cadre politique. Et tout individu ou groupe d’individus qui tenterait de contourner l’état d’esprit édicté devrait faire l’objet d’hostilité ou de vives réprobations par tous les organes de l’Etat. D’autre part, la Côte d’Ivoire pourrait faire l’économie d’une persécution en ne couvant pas ses richesses comme la poule le fait de ses œufs. Ce ne serait pas de bonne disposition que ses voisins admireraient cet oasis dans le désert. Cette persécution me paraît naturelle, sanguine presque. Par souci d’appartenance commune, le pays pourrait aider à soulager le désastre de ses voisins en leur accordant quelques privilèges. Des réflexions d’experts pourraient être sollicitées à ce propos, pour examiner une bonne applicabilité de la suggestion émise, susceptible d’entretenir de bons rapports entre la Côte d’Ivoire et ses entourants.Par culte de réalisme. L’exemple nous en est donné par l’Union Européenne qui réussit ce travail permanent de rehaussement de l’économie de ses membres en crise. Les cas de la Grèce et de l’Espagne intervenus dernièrement l’ont bien montré. Cela ne relève pas nécessairement d’une magnanimité mais, plutôt, d’un acte de sécurisation de son environnement. Tant il est vrai que le voisin dans la misère est une menace perpétuelle. Pour leur part, les ressortissants des pays voisins de la Côte d’Ivoire doivent avoir, entre autres, la préoccupation de développer leur pays d’accueil en s’érigeant en artisans de paix, respectueux des lois, et en investisseurs locaux. Par culte de réalisme. La stabilité de la Côte d’Ivoire ouvrant la vanne à leur épanouissement personnel et à la bonne marche relative de leur pays d’origine. C’est la loi du Boomerang. La métropole, quant à elle, du fait de sa politique expansionniste qui ne s’est pas limitée à la colonisation, devrait, objectivité oblige, aider à asseoir en Côte d’Ivoire des institutions fortes pour la bonne santé de la section ouest-africaine de la communauté française du 4 Décembre 1958. Bien entendu, un partenariat économique, qui ne piétine pas, avec désinvolture, les intérêts de l’une des parties, serait fortement recommandé. La Côte d’Ivoire a grandement besoin de la France. Et la France n’a certainement pas envie de perdre la sympathie de la Côte d’Ivoire ; les liens historiques scellant le sort conjoint des deux Etats. A l’aune de ce millénaire mondialisant, secoué par les avatars technologiques, où les cultures s’imbriquent, où les démographies flambent et que le citoyen n’acquerra sa dignité qu’en sortant de son autarcie, les peuples ont de plus en plus de besoins.Pourquoi ne pas aborder, avec franchise, cette question pour éviter définitivement, sinon, durablement, le folklore des crises à répétition qui dégage le relent d’exposer les deux entités nationales sur la place publique ? Toutefois, ce n’est ni par une politique d’armement, ni par nos mobilisations frénétiques et nos zèles forcenés aux meetings que nous parviendrons à contraindre l’Occident à accéder à quelques unes de nos requêtes, mais, plutôt, par le moyen de notre unité. S’il doit y avoir une mobilisation, c’est bien celle pour l’unité. Sans se berner, qu’il ne soit pas fait allusion à cette unité à l’enseigne monopartisanne. Il s’agit, surtout, d’une unité autour de l’essentiel, c’est-à-dire, le respect mutuel entre compatriotes et une entente "culturelle" au sujet de ce qui peut être perçu comme l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Ce ne sont pas ces idées qui manquent à nos dirigeants politiques d’Afrique et d’Occident. Encore faut-il un peu de volonté pour que les actes posés soient en adéquation avec les discours transcendants, médiatiquement relayés. Cela requiert, peut-être, le sacrifice d’intérêts égocentriques à profit éphémère pour se hisser à un idéalisme. Par culte de réalisme.

         Dr TOH BI Tié Emmanuel

                 Ecrivain-poète

           Maître Assistant-UFR
CMS-Université de Bouaké-Côte d’Ivoire.

 

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09 mai 2015

Côte d'Ivoire /Principe des alliances: Une garantie pour la paix

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La Cote d’Ivoire a toujours besoin de vecteurs de consolidation de sa patrie fragilisée par plusieurs années de dérives de tous genres. Les alliances entre les différentes populations, les tribus ou les ethnies rétablissent la concorde des communautés. L’observation de ces valeurs culturelles évite les conflits fratricides. Car la dignité de la personne humaine, le respect des valeurs morales, le respect des assemblées gérontocratiques, le respect des autorités constituées et la discipline continuent d’influencer positivement les sociétés où la culture africaine est toujours vécue. Ces alliances sont comme des bornes pour garantir la paix sociale entre les populations. Leurs fondements touchent quelquefois à l’histoire même des peuples. En Cote d’Ivoire, il ya des alliances parmi les grands groupes comme les Akan, les Gour, les Krou etc. Ces alliances reposent sur l’histoire commune des peuples, sur des faits historiques rapportés toujours à l’avantage du peuple auquel appartient le conteur. Les  peuples de Cote d’Ivoire s’entremelent à travers les alliances. Par exemple, dans le cas des alliances , combattre son allié c’est se combattre soi meme. Les alliances sont de type patronymique et interethnique. En Cote d’Ivoire, il ya 60 ethnies pour 05 groupes ethniques(Dan, Krou, Mandé, Akan et Gour).Les alliances se vivent tant au niveau local et/ou national qu’au niveau interafricain. Les alliances en Afrique en général et en Cote d’Ivoire en particulier ont une valeur culturelle prépondérante.Les Dan et leurs subdivisions ethniques (Gouro, Wan, Gagou…) sont en alliance avec les Gour et leurs subdivisions ethniques ( Sénoufo, Djimini, Tagounan…) ;les We sont en alliance avec les Dan et leurs subdivisions ethniques ; et les Mandé sont en alliance avec les Dan. Vu la pléthore de richesses que constituent les alliances, l’on est exhorté au respect de la dignité de la personne humaine, à l’égalité entre les groupes sociaux et les groupes ethniques. Le principe des alliances préconise l’obligation de fraternisation et d’assistance mutuelle, l’obligation du respect mutuel. Cette valeur culturelle exige de tous, l’observation de la paix sociale entre les différents peuples, et l’observation de dédramatiser toute crise (conflit armé, guerre…) en cours entre les peuples. Le principe des alliances est un gage de développement et de confiance, et un véritable vecteur de sociabilité qui accompagne la paix perpétuelle.

Patrice Kouakou Wanset

 

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08 septembre 2010

20 ans de la Basilique en Côte d'Ivoire

A l'occasion des vingt ans de la Basilique  ( Septembre 1990- Septembre 2010), j'exhorte chacun de nous à méditer cette pensée forte du Pape Jean Paul II.

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Il ya vingt ans, le Pape Jean Paul II avait confié la Côte d'Ivoire à Nôtre Dame de la Paix lors de la consécration de cet édifice religieux à Yamoussoukro:

 

<<Permets aux fidèles de Côte d'Ivoire d'être inlassablement des artisans de paix, en union avec leurs frères et soeurs de cette terre et tout le continent.

 Accorde ton soutien maternel à ce peuple tout entier et à ses responsables pour qu'ils connaissent la concorde et la prospérité, la justice et la paix.

  Assiste-les dans leurs efforts pour bâtir un avenir favorable. Garde à jamais la famille humaine dans la paix, O Notre Dame de la Paix.>>  

 
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Que la commémoration des vingt ans de cet édifice en Côte d'Ivoire ( les 10, 11 et 12 Septembre 2010) soit pour chacun de nous des moments de recueillement et de prières pour le retour définitif de la paix en Côte d'Ivoire.  
Rendez vous, à Yamoussoukro pour les vingt ans de la Basilique en Côte d'Ivoire.basilique.jpgbasilique 3.jpgbasilique 2.jpg

 

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