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20 juin 2016

Niger/ Attaques de camps de déplacés par Boko Haram: grande inquiétude des humanitaires

Photo prise le 25 mai 2015 à Bosso (sud-est du Niger). Quelque 50 000 personnes ont fui la ville lors de l'attaque menée vendredi 3 juin par Boko Haram, a estimé le HCR, le 7 juin 2016.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Pas de répit pour les déplacés de Bosso. L'attaque du camp de déplacés de Nguagam est intervenue après le passage dans ce camp, situé entre Bosso et Diffa, d’une délégation ministérielle emmenée par Mohamed Bazoum, ministre nigérien de l'Intérieur.

« Ce que l’on peut dire certainement, c’est que la situation est imprévisible. Il y avait une délégation dans ce site et quelques heures après, la délégation de haut niveau a quitté le site et le poste de gendarmerie, qui se trouvait à côté, a été attaqué », a déclaré, à RFI, Karl Steinacker, représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Niger

L'attaque a fait au moins sept morts, sept gendarmes qui ont été inhumés vendredi. La ville de Bosso avait déjà été la cible d’une attaque sanglante de Boko Haram, il y a deux semaines, qui avait fait 24 morts dans les rangs des soldats nigériens.

Cette attaque avait également poussé 50 000 habitants à fuir le secteur pour gagner des camps de réfugiés mais ces camps sont également ciblés dans une région où une personne sur trois est déplacée.

« Tout le monde sait que dans le bassin du lac Tchad, il y a de graves problèmes de sécurité. On sait que Boko Haram est de l’autre côté de la frontière, côté Nigeria, parce que l’armée nigériane n’est pas encore arrivée au bord du fleuve Komadougou pour reprendre les positions qu’ils ont quittées, il y a presque deux ans. Aujourd’hui, on peut dire qu’une personne sur trois, dans la région de Diffa, est déplacée. C’est un drame ! C’est un drame qui se passe là-bas. Il manque de tout : abris, accès à la santé, tout ! », souligne Karl Steinacker.

Depuis l'attaque du début du mois, à Bosso, la situation est dramatique dans la région. Quelque 50 000 civils ont fui les violences et se retrouvent sur les routes ou dans des camps de fortune.

Joint par RFI, Elmou Nzer Ag Jiddou, chef de mission au Niger pour Médecins sans frontières (MSF), confirme que Boko Haram attaque également les camps de déplacés, notamment pour prendre des vivres et s’approvisionner. Ils attaquent avec des machettes et pillent certaines familles.

Elmou Nzer Ag Jiddou souligne également les difficultés, pour l’organisation, de travailler dans ces conditions, ainsi que l’insécurité permanente dans laquelle vivent les populations, obligées à tout moment de fuir les lieux.

 

Il est clair que, dans cette situation, tout le monde court un risque énorme, que ce soit nous ou que ce soit les populations, et que cela handicape beaucoup nos opérations.
Elmou Nzer Ag Jiddou
18-06-2016 - Par Nicolas Champeaux
 
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18:11 Publié dans Monde | Tags : boko haram, attaques, niger | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

30 juillet 2010

Niger/Fonds de l'énergie: Quatre personnalités interpellées

 


Seyni Omarou, ancien Premier ministre, fait parti des 4 personnalités qui aurait détourné plusieurs centaines de millions de francs CFA, destinés au Fonds de l'énergie.

Seyni Omarou, ancien Premier ministre, fait parti des 4 personnalités qui aurait détourné plusieurs centaines de millions de francs CFA, destinés au Fonds de l'énergie.
AFP


Par RFI

Sur une plainte de la Commission nationale de lutte contre la délinquance économique du Niger, la brigade de la gendarmerie a interpellé le 29 juillet 2010 quatre personnalités dont deux anciens ministres du Commerce de Mamadou Tandja. Il leur est reproché d'avoir détourné plusieurs centaines de millions de francs CFA, destinés au Fonds de l'énergie.Parmi ces personnalités figure Seyni Omarou, ancien Premier ministre et président du parti de Mamadou Tandja le MNSD, et Sallah Habi, ancien ministre du Commerce et vice- président du parti Loumana. Les deux autres sont des cadres de l'Etat.

 



C’est la Commission nationale de lutte contre la délinquance économique qui a transmis leurs dossiers à la gendarmerie. Quelques heures après, tous les quatre ont été interpellés par la brigade des recherches. Selon des sources proches du dossier, les deux anciens ministres doivent rembourser plus de 800 millions de francs CFA du Fonds de l’énergie. Une taxe de péréquation de deux francs CFA sera prélevée sur chaque litre d’essence vendu, destiné à lutter contre la désertification, et permettre à la population nigérienne d’avoir accès au gaz butane.

Malgré le délai de quinze jours donné par la Commission aux anciens ministres pour rembourser ou justifier les fonds, les choses n’ont pas évolué. Il y a quelques jours, le président du parti MNSD Nassara, l’ancien ministre Seyni Omarou a rejeté en bloc ces accusations. Aujourd’hui, lui et ses trois camarades sont entre les mains de la justice.

Lors d’une récente visite à la Commission, le chef de l’Etat, le général Djibo Salou a déclaré : « Ceux qui ont de grosses sommes à payer à l’Etat et qui n’arrivent pas à le faire, saisissez leurs biens, et vendez-les, et mettez l’Etat dans ses droits ».

Depuis quelques temps, la Commission de lutte contre la délinquance économique est très active. En quelques semaines de travaux, elle a pu récupérer prés d’un million de francs CFA.

 

tags: Mamadou Tandja - Niger






13:17 Publié dans Economie | Tags : niger, fonds de l'energie, interpellation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

27 juillet 2010

Niger: l'ancien président Mamadou Tandja demande la clémence de la junte

 


Le président nigérien Mamadou Tandja reste retenu à la Villa verte, à Niamey.

Le président nigérien Mamadou Tandja reste retenu à la Villa verte, à Niamey.
AFP


Par RFI

C'est une information exclusive RFI : l'ancien président nigérien Mamadou Tandja, en résidence surveillée depuis le coup d'Etat du 18 février dernier, demande la clémence du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Dans un courrier dactylographié daté du 22 juillet et que RFI a pu se procurer, Mamadou Tandja se désolidarise par ailleurs de la plainte pour détention arbitraire, déposée par sa famille devant la Cour de justice de la CEDEAO.

















Lettre de Mamadou Tandja au président de la Cour de justice de la Cedeao


application/pdf icon
tandja_cedeao.pdf
La première missive est adressée au président de la Cour de justice de la CEDEAO. Elle est brève, et sans ambiguïté. L'ancien chef de l'Etat nigérien explique qu'il a appris avec surprise la saisine des instances de la CEDEAO alors qu'il n'a mandaté personne. « Je prie votre juridiction de ne tenir compte d'aucune plainte », écrit Mamadou Tandja, et « Je n'autorise aucune personne ou structure à agir en mon nom », a-t-il ajouté. Le résident de la Villa verte à Niamey conclut : « Je vous adresse cette correspondance en âme et
conscience et libre de toute contrainte
 ».














Lettre de Mamadou Tandja au président du CSRD


application/pdf icon
DOC250710.pdf
Sans contrainte, la question mérite d'être posée quand on sait que l'ancien chef de l'Etat est au secret depuis le 18 février dernier dans l'enceinte de la présidence. D'autant que dans le second courrier dont RFI a pris connaissance, une lettre adressée cette fois au président du Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie, Mamadou Tandja demande la clémence de Salou Djibo. « Compte tenu de mon état de santé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice », écrit-il, avant de demander son
maintien dans son actuel lieu de détention, un lieu de détention où Mamadou Tandja, s'estime « bien traité ».

L'ancien chef de l'Etat craint-il la rigueur de la prison de haute sécurité de Koutoukalé ? Craint-il un procès et des investigations sur sa gestion alors que son fils Hadiatoulaye y est incarcéré ? A-t-il écrit de son plein gré ou sous la pression ? En tout cas, par ces missives, Mamadou Tandja va à contre-courant de son parti, le MNSD (Mouvement national pour la société de développement), et de ceux qui se mobilisent pour sa libération.


tags: Mamadou Tandja - Niger







23:07 Publié dans Politique | Tags : niger, tandja | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |