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05 octobre 2010

« La grossesse n’est pas une maladie », affirment les évêques américains

ROME, Mardi 5 octobre (ZENIT.org) - La Conférence épiscopale américaine s'est récemment élevée contre le Département de la Santé et des services humains des Etats-Unis qui a inclus la contraception et la stérilisation comme des mesures de prévention de maladies. « La grossesse n'est pas une maladie », ont affirmé les évêques.


Le département des services sanitaires américain est actuellement en train de discuter une liste définitive de services préventifs que des programmes de santé pour des personnes individuelles ou des groupes devront assurer, comme le stipule le Patient Protection and Affordable Care Act.

Dans une lettre datée du 17 septembre, les évêques ont exprimé leur « préoccupation particulière » concernant la proposition de présenter les moyens de contraception et la stérilisation comme des services préventifs.

« Eviter une grossesse n'est pas éviter une maladie », commence le texte. « La contraception et la stérilisation présentent elles-mêmes des risques propres et uniques pour la santé du patient ».

La lettre signale que ces « services » sont « moralement problématiques » pour de nombreux actionnaires, y compris pour des prestataires de services de santé et des assureurs, affiliés à une religion.

De notre avis, soulignent les évêques, « la contraception sur ordonnance, la stérilisation chimique et la chirurgie sont particulièrement inappropriés au concept de ‘services préventifs' ».

Dans ce texte, ils soutiennent que cette définition ne peut avoir la même signification que les ‘services préventifs' entendus comme des mesures prises pour prévenir la pression artérielle, le niveau de cholestérol, le diabète, l'hypersensibilité ou des maladies sexuellement transmissibles.

Ce sont des services auxquels il faut prêter attention, ont-ils souligné, « parce qu'ils peuvent prévenir des maladies sérieuses ». Mais cette même logique « ne peut s'appliquer à la contraception ou à la stérilisation ».

Aucune justification médicale

Dans leur lettre, les évêques reconnaissent que « la femme peut avoir, dans certaines situations, de sérieuses raisons personnelles de vouloir éviter ou repousser une grossesse ».

Mais, ajoutent-ils, « ces raisons personnelles ne doivent pas transformer une condition temporaire ou permanente d'infertilité en un pré-requis pour la santé ou transformer une grossesse saine en condition de maladie ».

Le texte rappelle aussi que la contraception « est presque toujours perçue comme un choix personnel ou un style de vie », qui « présente ses propres risques et des effets secondaires ».

On ne peut pas non plus définir la contraception comme un moyen de prévention pour éviter l'avortement, ajoutent les évêques, parce que « l'avortement n'est pas en soi une condition de la maladie, mais un processus à part qui se réalise uniquement d'un commun accord entre une femme et un professionnel de la santé ».

Pour les évêques américains, « des études ont démontré que le pourcentage de grossesses non désirées qui se terminent en avortement est plus élevé dans les cas où la grossesse s'est déclarée pendant l'utilisation de moyens contraceptifs ».

Les évêques craignent, enfin, que cette loi puisse constituer « une menace sans précédent » au « droit de conscience » des employés qui ont des objections morales ou religieuses à ces procédures.






23:36 Publié dans Société | Tags : grossesse, maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

24 décembre 2009

Réforme assurance-maladie d'Obama

Le Sénat approuve la réforme de l'assurance-maladie




Mesure phare du programme de Barack Obama, la réforme de la couverture maladie américaine vient d'être adoptée au Sénat par 60 voix contre 39. Le texte devra être ensuite fusionné avec celui voté par la Chambre des représentants.
Par Dépêche (texte)
Pauline GODART (vidéo)

 



AFP - Le Sénat américain a adopté jeudi matin à 07H00 (12H00 GMT) le projet de loi sur la couverture maladie, l'une des mesures clés du programme de réforme du président Barack Obama visant à rendre l'assurance santé plus accessible aux Américains.

Ce vote final met un terme à plusieurs mois de négociations entre la majorité démocrate du Congrès et la Maison Blanche, ainsi que de nombreuses discussions avec l'opposition républicaine.

Le texte, approuvé sans surprise, devra ensuite être fusionné avec celui déjà voté à la Chambre des représentants le 7 novembre. Une version définitive devra ensuite être envoyée au président Obama pour promulgation d'ici à la fin du mois de janvier.

 













 







Par Emmanuel SAINT-MARTIN - Nathan KING, correspondant FRANCE 24 à Washington

"Le camp démocracte est avant tout soulagé"

Les 60 sénateurs de la majorité se sont mis d'accord sur un texte de compromis en votant dès lundi sur la clôture des débats. Aucun des 40 républicains n'a voté avec la majorité.

Le chef de la majorité démocrate Harry Reid bénéficie donc des 60 voix sur 100 dont il a besoin pour s'affranchir de toute opposition de la part des républicains.

La réforme, sur laquelle plusieurs générations d'hommes politiques depuis le président Theodore Roosevelt (1901-1909) ont planché sans pouvoir la concrétiser, devrait marquer la présidence de Barack Obama.













 

Combien coûte la réforme ?






Dans un entretien accordé au Washington Post mardi, M. Obama a dit "ne pas soutenir le projet de loi (seulement) du bout des lèvres". Selon M. Obama, qui assure que l'essence de la réforme n'a pas été altérée, le Sénat a accompli "95%" de ce qu'il avait promis. Le président a ainsi écarté les critiques selon lesquelles le texte, trop édulcoré par les divers compromis, ne serait pas conforme à ses aspirations.

Le projet de loi du Sénat, contrairement à celui de la Chambre, ne prévoit pas la création d'une caisse d'assurance maladie gérée par l'Etat fédéral qui aurait été mise en concurrence avec les assureurs privés, une disposition surnommée "option publique".

L'aile droite du parti démocrate a longtemps bataillé et finalement obtenu satisfaction pour exclure l'option publique du projet de loi final..

Le projet de loi de la chambre haute vise à fournir une couverture à 31 des 36 millions d'Américains qui en sont dépourvus: 94% des moins de 65 ans seraient couverts.

 

 







18:57 Publié dans Société | Tags : assurance, maladie, obama | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |