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04 septembre 2010

Nairobi embarrassé après la visite du président soudanais Omar el-Béchir

 


Les autorités kenyanes sont critiquées par la communauté internationale pour ne pas avoir procédé à l’arrestation du président soudanais Omar el-Béchir, qui assistait vendredi à Nairobi aux cérémonies de promulgation de la nouvelle Constitution.
Par FRANCE 24 (texte)

 



Les festivités en l’honneur de la ratification de la nouvelle Constitution du Kenya, qui se tenaient vendredi à Nairobi, ont été éclipsées par la présence d’un invité très remarqué. Sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le président soudanais Omar el-Béchir a néanmoins décidé d’assister à la cérémonie. Vivement critiqué pour ne pas avoir procédé à son arrestation, le Kenya tente tant bien que mal de défendre sa décision.

Le ministère des Affaires étrangères a tenté de justifier la présence "en tant que voisin" du président el-Béchir, soulignant qu’une arrestation aurait surtout mis à mal la paix au Soudan et dans la région. "En dépit des obligations du Kenya à l'égard de la CPI, notre pays a un intérêt légitime et stratégique à assurer la paix et la stabilité de la sous-région et à encourager la paix la justice et la réconciliation au Soudan", a ainsi lancé le vice-ministre des Affaires étrangères, Richard Onyonka.

"Une erreur"

Des explications rapidement contredites par le Premier ministre kényan, Raila Odinga, qui a lui reconnu que cette invitation constituait une "erreur".

"Cela a été une erreur d'inviter le président Béchir parce qu'il est inculpé de crimes contre l'humanité, même si nous voulons renforcer nos relations de bon voisinage avec les pays de la région", a-t-il déclaré dimanche.

Les regrets exprimés par le Premier ministre kényan interviennent après une série de critiques internationales. De nombreux chef d’État ont fait part de leur indignation, dont le président américain Barack Obama qui s’est dit "déçu" que le Kenya ait reçu le président soudanais Omar El-Béchir "au mépris des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale".

L'ancien secrétaire général de l'ONU et ancien médiateur de la crise kenyane, Kofi Annan, a lui invité Nairobi à clarifier sa position à l'égard de la CPI.

Critiques internationales














Les défis de la CPI








"Le président Béchir combat pour sa liberté en usant de différentes tactiques [...] y compris en abusant de l'hospitalité africaine", a déploré Luis Moreno-Ocampo, procureur en chef de la CPI, dans une interview accordée samedi à l'agence Reuters. Une réaction qui sonne comme un avertissement à destination de Nairobi, Luis Moreno-Ocampo menant parallèlement une enquête sur les violences postélectorales survenues au Kenya entre fin 2007 et début 2008. Il a promis d’émettre des mandats d’arrêt contre plusieurs responsables des deux principaux partis aux élections d’ici fin 2010.

Signataire du traité de Rome fondateur de l’instance judiciaire internationale en 2002, le Kenya était en principe dans l’obligation d’interpeller le président soudanais. Accusé de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, Omar el-Béchir est le premier chef d’État en exercice poursuivi par le CPI.







13:21 Publié dans Politique | Tags : kenya, nairobi, visite de el béchir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 août 2010

Le président Béchir de retour au Soudan après une visite au Kenya

Critiqué sur la scène internationale, le Kenya a justifié l'invitation faite au président soudanais Omar el-Béchir "en tant que voisin" bien qu'il soit poursuivi par la CPI pour génocide au Darfour.


Par Dépêche (texte) 

 



AFP - Le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour par la Cour pénale internationale (CPI), est revenu vendredi en fin d'après-midi au Soudan après une visite au Kenya, a indiqué son attaché de presse.

 

"Le président Béchir est revenu de son voyage au Kenya, il est arrivé à l'aéroport de Khartoum à 17H30", (15H30 GMT), a déclaré Hamad Saïed Ahmad à l'AFP.

 

Le président Béchir avait été invité par le Kenya à la cérémonie de promulgation de la nouvelle Constitution du pays, adoptée par référendum le 4 août dernier.

Ayant ratifié le statut de Rome, traité fondateur de la CPI, le Kenya était normalement dans l'obligation d'appréhender le président soudanais, qui fait l'objet de deux mandats d'arrêt pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton avait notamment demandé vendredi au Kenya de "respecter ses obligations" et de l'arrêter.

Le Kenya a justifié l'invitation du président Béchir, affirmant qu'il avait été convié "en tant que voisin" à la cérémonie.



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14:09 Publié dans Politique | Tags : droits humains, cour penale internationale, soudan, kenya, omar el-béchir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 juillet 2010

KENYA:Même souche du VIH chez les homosexuels et les hétérosexuels. Isaiah Esipisu



NAIROBI, 27 juil (IPS) - A cause de la pression sociale et de la criminalité associées aux hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes (HRSH) au Kenya, Omondi Maina* a épousé une femme. Ceci bien qu’il se soit engagé dans des relations homosexuelles au cours des 10 dernières années.

Et Maina n'est pas le seul homme homosexuel au Kenya à avoir des relations sexuelles à la fois avec des hommes homosexuels et des femmes hétérosexuelles.

De nouvelles recherches ont révélé que la souche du VIH chez les homosexuels au Kenya est à 100 pour cent similaire à celle découverte chez les hétérosexuels dans le pays. Elle est différente des souches du VIH clairement définies trouvées chez les homosexuels et les hétérosexuels dans la plupart des pays.

L'étude publiée par l'Institut de recherche médicale du Kenya (KEMRI) a révélé que les HRSH à Kilifi, une région située le long des
côtes du Kenya, présentent une souche du VIH similaire à celle découverte chez les travailleuses du sexe, ainsi qu’au sein du grand public.

"Les résultats constituent une indication claire que les rapports sexuels chez les homosexuels au Kenya ont de lien avec les travailleuses du sexe et le grand public", a déclaré Dr Mary Mwangome, la chercheuse principale de l'étude: 'Evaluation des souches du VIH de type 1 chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et des travailleuses du sexe à Mombasa, au Kenya'.

David Kuria, le président de la Coalition des homosexuels et des lesbiennes au Kenya (GALCK) dit que des centaines de membres de la coalition sont des hommes et femmes mariés, mais d’un côté, ils se livrent soit à l'homosexualité ou au lesbianisme.

"Tous les homosexuels au Kenya sont stigmatisés. Et pour éviter cela, la plupart d'entre eux finissent par épouser des femmes pour se faire
passer pour des 'hétérosexuels'. Ou pire encore, parce qu'ils ne veulent pas des relations hétérosexuelles permanentes, ils finissent par solliciter les travailleuses du sexe pour que leurs amis pensent qu'ils sont hétérosexuels", a expliqué Kuria, l'un des militants les plus ardents des droits des homosexuels au Kenya.

Et de récentes études ont montré qu'à cause du lien sexuel entre les hommes homosexuels et les femmes hétérosexuelles, les dangers liés à l'homosexualité sont directement transmis au grand public.

"Le rapport sexuel anal est dix fois plus risqué que le rapport sexuel vaginal en termes de transmission du VIH. Cela met les HRSH au risque le plus élevé de transmission, qui est automatiquement passé au grand public si tant est qu'ils se livrent à des relations hétérosexuelles non protégées", a déclaré Dr Preston Izulla, un scientifique, chercheur en médecine à l'Université de Nairobi.


Cela signifie aussi que l'homosexualité n'est pas négociée par les étrangers seuls. Elle est présente chez des Kenyans autochtones. "Nous comptions trouver chez les homosexuels et travailleuses du sexe les souches du VIH couramment rencontrées dans le monde occidental en raison des activités touristiques. Mais nous avons découvert par contre que la souche trouvée chez la plupart des sujets était locale, ce qui signifie qu'elle n'a pas été contractée chez les étrangers", a affirmé Mwangome.

L'étude portait sur 211 HRSH, dont 96 pour cent sont des citoyens kényans et 148 travailleuses du sexe, dont 98 pour cent sont des Kényanes. Parmi ces sujets, 23 ont été déclarés séropositifs. A la fin du dépistage, il a été constaté que 17 d'entre eux avaient une souche pure du VIH qui est fréquente au sein du grand public, tandis que le reste avait une combinaison de souches qui sont bien locales.

L'étude confirme
les conclusions dans la dernière Enquête sur les indicateurs du SIDA au Kenya (KAIS) publiée en 2007. Selon l’enquête, 65 pour cent des hommes homosexuels qui ont été interrogés ont avoué s’être engagés dans une autre relation avec une femme quelque part. Par conséquent, 15 pour cent des nouvelles infections à VIH au Kenya ont été notées chez les homosexuels.

Une travailleuse du sexe à Nairobi a déclaré à IPS qu'elle avait un mari, toutefois elle s’est engagée dans le commerce du sexe.

"Je suis mariée depuis les six derniers mois. Mais mon mari 'sait' que je travaille dans un casino. Il m'a épousée quand j'étais une travailleuse du sexe, et je n’envisage pas d'arrêter tant que nous ne sommes pas financièrement stables", a dit cette femme de 23 ans qui voulait seulement se faire appeler Anita*. Elle travaille dans une boîte de nuit appelée 'Modern Green' à Nairobi.

Mais, Mwangome affirme que
les conclusions ont révélé des "tendances inquiétantes" qui ne peuvent pas être ignorées. "Le fait qu'il existe une relation entre les travailleuses du sexe, les homosexuels et le grand public signifie qu’une population plus grande du pays risque de contracter le VIH. C'est parce que ces groupes minoritaires qui opèrent malheureusement dans le plus grand secret ont peu d’accès à une intervention, pourtant les risques d'infection sont plus élevés", a déclaré Mwangome.

"L'intervention dans ces groupes devrait être considérée comme une question de politique afin d'attirer plus d'attention", a-t-elle ajouté.

Selon Izulla, seulement un homosexuel sur 20 vivant avec le VIH a accès aux services de prévention, de soins et de traitement.

*Les noms ont été modifiés. (FIN/2010)

 

IPS AFRIQUE


 


 




14:10 Publié dans Société | Tags : homosexuel, hétérosexuel, lesbiennes, kenya | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |