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08 janvier 2018

En RDC, le gouvernement durcit le ton face à l’Église

Cardinal Monsengwo Archeveque de Kinshasa.jpgLe gouvernement a condamné avec virulence le cardinal Monsengwo, archevêque de Kinshasa, après qu’il a dénoncé la répression brutale de la marche pacifique organisée le 31 décembre par une association de laïcs.

Samedi, le Vatican a déploré « la réaction disproportionnée des forces de sécurité congolaises » et estimé « probable » la tenue de nouvelles manifestations.

En République démocratique du Congo (RDC), le ton continue de monter entre le pouvoir et l’Église catholique.

Le gouvernement a jugé « injurieux », vendredi 5 janvier, les propos tenus par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, 78 ans, « à l’endroit des dirigeants du pays ainsi que des forces de l’ordre ». L’archevêque de Kinshasa avait qualifié de « barbarie » l’intervention des forces de sécurité, le 31 décembre dernier, qui avaient violemment réprimé des manifestations dans les églises du pays, faisant plusieurs morts. « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD-Congo », avait déclaré le cardinal Monsengwo.

A lire : En RD-Congo, une association de laïcs appelle les chrétiens à se mobiliser contre les abus du pouvoir

Le gouvernement «ne peut accepter que de tels propos viennent d’un ministre de Dieu», a répliqué le conseil des ministres, dans son compte rendu vendredi, insistant sur «la laïcité de l’État Congolais». Dans ce même communiqué, l’exécutif « condamne fermement les événements survenus le 31 décembre 2017 ». Il demande « à la justice de se saisir du dossier et d’établir des responsabilités (…) pour arrêter le cycle de violence en perspective pour cette année 2018 ». Enfin, il invite les catholiques à ne pas «récidiver». En effet, pendant le conseil des ministres, le ministre de l’intérieur a « fait part des autres manifestations programmées par le même comité laïc de Coordination de l’Église catholique et son incitateur ».

De fait, le 1er janvier, le père Vincent Tshomba, responsable du collège des doyens de Kinshasa, et Thierry Nlandu, membre du CLC, ont appelé les chrétiens à « maintenir la pression ». Jeudi dernier, comme tous les jeudis depuis le 14 décembre, les cloches des paroisses ont sonné pour réclamer l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre. « La mobilisation continue et nous allons maintenir la pression », assurait à La Croix le père Tshomba.

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Le Vatican a lui aussi estimé « probable » la tenue de nouvelles manifestations malgré les mises en garde du gouvernement. «Tenant compte de la popularité de la marche du 31 décembre 2017, il est fort probable que d’autres initiatives seront organisées dans les prochains mois», a écrit le nonce dans une lettre au clergé congolais datée du 5 janvier. Le représentant du Saint-Siège à Kinshasa, Mgr Luis Mariano Montemayor, a déploré lui aussi «la réaction disproportionnée des forces de sécurité congolaises», qui « n’a pas respecté le caractère pacifique de cette manifestation».

Ce sont les marches organisées, le 31 décembre, à Kinshasa, la capitale, à l’appel d’une association de laïcs proche de l’Église, qui ont mis le feu aux poudres. En effet, lors de ces marches pacifiques, les organisateurs et les manifestants ont demandé au président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il avait bien l’intention de quitter le pouvoir. Cette invite à s’engager à partir a manifestement fortement déplu et les manifestants ont été violemment dispersés.

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Depuis, le gouvernement a affirmé, à plusieurs reprises, qu’il n’y a pas eu de morts «en lien avec les manifestations du 31 décembre». Ce n’est évidemment pas ce qu’a constaté l’Église catholique. D’ailleurs, jeudi 4 janvier, la nonciature apostolique (ambassade du Vatican) avait confirmé dans une note un bilan d’au moins cinq morts dont «un fidèle catholique», ainsi que l’arrestation de six prêtres, le 31 décembre.

P.B. , La Croix Africa (avec AFP)

30 juillet 2010

Même si elle souffre, l'Eglise est joyeuse et jeune, a affirmé Benoît XVI

Projection d'un film sur son pontificat par la radio bavaroise


ROME, Vendredi 30 juillet 2010 (ZENIT.org) - Même si elle souffre, l'Eglise est une Eglise joyeuse et jeune, car la foi procure la joie.

C'est ce qu'a affirmé Benoît XVI après la projection, hier, à Castel Gandolfo, d'un film sur les 5 ans de son pontificat.

« Je ne peux que remercier la radio bavaroise pour ce voyage spirituel extraordinaire qu'elle nous a permis de revivre », a dit le pape

Benoît XVI a affirmé que revoir certains moments de son pontificat a été pour lui « personnellement très émouvant ». Il a notamment cité le moment où « le Seigneur place le service pétrinien sur (ses) épaules », « un poids que personne ne pourrait porter seul, avec ses propres forces » mais qu'il peut porter « uniquement parce que le Seigneur nous porte et (le) porte ».

Le pape a expliqué qu'il a vu dans ce film « la richesse de la vie de l'Eglise, la multiplicité des cultures, des charismes, des dons divers qui vivent dans l'Eglise et comment, dans cette multiplicité et grande diversité vit toujours la même et unique Eglise ».

Il a ajouté que « le primat pétrinien a le mandat de rendre visible et concrète l'unité, dans la multiplicité historique, concrète, dans l'unité du présent, du passé, du futur et de l'éternel ».

« Nous avons vu que l'Eglise est aussi aujourd'hui, malgré tout, même si elle souffre, comme nous le savons, une Eglise joyeuse. Ce n'est pas une Eglise vieillie. Nous avons vu que l'Eglise est jeune et que la foi procure la joie », a ajouté le pape.

« C'est pour cette raison que j'ai trouvé très intéressante et belle l'idée de tout insérer dans le cadre de la neuvième symphonie de Beethoven, de 'l'hymne à la joie' qui montre que derrière toute l'histoire il y a la joie de notre rédemption », a précisé Benoît XVI.

Le pape a dit avoir également apprécié « le fait que le film finisse par la visite à la Mère de Dieu qui nous enseigne l'humilité, l'obéissance et la joie que Dieu est avec nous ».

Benoît XVI a chaleureusement remercié les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce film, et en particulier le professeur Gerhard Fuchs, qui en est le producteur et Michael Mandlik, qui en est l'auteur et le réalisateur. « Que Dieu vous le rende ! » s'est-il exclamé, en allemand.








30 janvier 2010

L'eglise catholique au secours des Haitiens

Le gouvernement britannique reconnaît le rôle de l’Eglise contre la pauvreté



Déclarations du Ministre pour le développement international




ROME, Jeudi 28 janvier 2010 (ZENIT.org) - Le ministre pour le développement international du gouvernement britannique, Douglas Alexander, fait l'éloge des efforts déployés par l'Eglise catholique pour répondre à la crise causée par le tremblement de terre à Haïti et à la pauvreté mondiale.

Sur son site, le haut représentant de l'exécutif de Gordon Brown annonce à ce propos une visite au Vatican, commencée mardi, durant laquelle - rapporte un communiqué de presse - est prévue aussi une rencontre avec Benoît XVI.

Douglas Alexander se dit « honoré de cette invitation » et précise qu'il parlera, durant sa visite, du rôle unique que l'Eglise catholique romaine exerce sur la scène mondiale, en particulier au niveau local dans le domaine de la santé et de l'éducation.

« Je suis vraiment très honoré d'avoir été invité à une rencontre avec sa sainteté le pape Benoît XVI et je compte le remercier personnellement pour son appel urgent sur Haïti », explique-t-il.

Le représentant britannique souhaite pouvoir « discuter avec lui de l'importance que revêt la lutte mondiale contre la pauvreté et du rôle que les groupes religieux exercent dans le domaine de la santé et de l'éducation mais aussi de leur capacité à créer un climat d'entente, à mobiliser l'opinion publique, à l'intérieur du monde développé ».

« Mon intention est aussi de remercier le Saint-Père pour ses interventions répétées concernant le devoir moral des pays à tenir leurs promesses d'aide pour le développement extérieur », ajoute-t-il.

Le quotidien du Saint-Siège, « L'Osservatore Romano » publie dans son édition italienne du 27 janvier, un article signé par Douglas Alexander, où le ministre britannique affirme que « l'Eglise catholique couvre un quart de toute l'assistance sanitaire en Afrique sub-saharienne et que les écoles catholiques, en offrant des emplois à près de douze millions de personnes, sont de grandes opportunités pour beaucoup sur le continent ».

Dans la lutte contre la pauvreté, écrit-il encore, « le Saint-Siège se trouve dans une position unique ».