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11 juillet 2018

Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement ivoirien aux couleurs du RHDP

nouveau gouvernement, cote d'ivoire, rhdpLe nouveau gouvernement ivoirien a été formé mardi. À noter : l’entrée de 10 nouvelles personnalités et la répartition de certains portefeuilles pour contenter les nouveaux alliés du RHDP.

Le suspens n’aura duré que six jours en Côte d’Ivoire, après la dissolution du gouvernement, le 4 juillet dernier, suite aux fortes divergences entre le chef de l’État, Alassane Ouattara, et son allié Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), sur la question fondamentale du timing du parti unifié, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le président Alassane Ouattara l’avait prévenu : le gouvernement ne serait constitué que des membres du RHDP et de la société civile, et il a tenu parole.

La liste du gouvernement de Amadou Gon Coulibaly II a donc été rendue public, mardi 10 juillet, par Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence. Sans surprise, tous les ministres de l’ancienne équipe ont été reconduits, dans un exercice de jeu de chaises musicales et de redistribution des postes en vue de la préparation de la présidentielle de 2020. Hamed Bakoyoko ou Kandia Camara n’ont ainsi pas bougé. « Ce gouvernement n’est pas définitif. Un réajustement sera fait après les élections locales prévues avant la fin de l’année », confie à Jeune Afrique un proche du chef de l’État, qui a requis l’anonymat.

Albert Toikeusse Mabri de retour

Le gouvernement de 40 membres est composé de 35 ministres et de 5 secrétaires d’État. Abdallah Albert Toikeusse Mabri, le leader de l’Union pour la démocratie et la paix (UDPCI), qui avait été limogé fin 2016 pour son refus de se présenter aux législatives sous les couleurs du RHDP, fait son retour au gouvernement en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il remplace ainsi Ramata Ly-Bakayoko (qui récupère le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant), fortement contestée par les étudiants de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).

Laurent Tchagba, le numéro deux de l’UDPCI, prend les fonctions de ministre de l’Hydraulique, ministère nouvellement créée. Sidiki Konaté, un ancien ministre proche de Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale, revient et s’installe à l’Artisanat, un poste qu’il avait occupé dans le gouvernement de Laurent Gbagbo. Quelques frictions sont néanmoins intervenues entre Sidiki Konaté et Guillaume Soro au cours de ces dernières semaines, suite à la volonté du premier de revenir au gouvernement tout en se rapprochant de Hamed Bakayoko, le ministre d’État de la Défense.

Souleymane Diarrassouba, ex-ministre du Commerce, de l’Artisanat, de la promotion des PME, et ministre par interim des Mines et de l’Industrie, conserve le Commerce et l’Industrie. Jean-Claude Kouassi reprend quant à lui le ministère des Mines et de la Géologie. Raymonde Goudou Coffie, la ministre de la Santé sortante, laisse son poste au profit du docteur Eugène Aka Aouélé, baron du PDCI dans le sud-est et proche du vice-président Daniel Kablan Duncan. Raymonde Goudou Coffie devient elle ministre de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public.

Sidi Tiémoko Touré devient porte-parole du gouvernement

Bruno Koné, gendre du chef de l’État, ex-ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Poste, prend désormais en charge la Construction et l’Urbanisme. Et laisse sa place à Isaac Dé, ancien titulaire de ce dernier portefeuille. Sidi Tiémoko Touré, ex-ministre de la Jeunesse, s’installe à la Communication et devient le porte-parole du gouvernement. Paulin Claude Danho, le maire de la commune d’Attécoubé, devient ministre des Sports. L’ancien titulaire du poste, François Amichia, prend un nouveau ministère, celui de la Ville.

TOUS LES MINISTRES INITIATEURS DU MOUVEMENT « SUR LES TRACES D’HOUPHOUËT BOIGNY » ONT ÉTÉ RECONDUITS

On peut noter donc que tous les ministres initiateurs du mouvement « Sur les traces d’Houphouët Boigny », destiné à défier Henri Konan Bédié dans sa fin de non recevoir à la fondation d’un parti unique RHDP, ont été reconduits, mais aussi que certains initiateurs de ce courant interne au PDCI (Paulin Danho, Aka Aoulé) sont même entrés au gouvernement.

Enfin, Mamadou Touré, ancien secrétaire d’Etat chargé de la formation professionnelle, devient ministre de plein exercice à la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes (et porte-parole adjoint du gouvernement), tandis que Joseph Séka Séka, président du Parti des travailleurs (PIT), pro-RHDP est nommé ministre de l’Environnement et du développement durable. Au titre des secrétariats d’Etat, on compte quatre nouvelles entrées, en plus de Moussa Sanogo, qui est en charge du Budget et du portefeuille de l’Etat depuis juillet 2017. Felix Anoblé, député de San Pedro qui avait défié Henri Konan Bédié et qui est sous le coup d’une suspension au PDCI est nommé secrétaire d’Etat en charge de la promotion des PME. Nomel Essis, le directeur général du Centre de Promotion des investissements devient secrétaire d’Etat chargé de la promotion de l’investissement privé. Siaka Ouattara, membre de la dissidence du micro-parti Mouvement des Forces de l’Avenir (MFA), favorable au RHDP, a quant à lui été nommé secrétaire d’Etat chargé du service civique, tandis que la haute magistrate Aimée Zebeyoux devient secrétaire d’Etat chargée des droits de l’homme.


La composition du gouvernement Amadou Gon Coulibaly II :

1- M. Amadou Gon COULIBALY, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat
2- Ministre d’Etat, Ministre de la Défense : M. Hamed BAKAYOKO
3- Ministre des Affaires Etrangères : M. Marcel AMON-TANOH
4- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : M. Abdallah Albert Toikeusse MABRI
5- Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA
6- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : M. Sansan KAMBILE
7- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Sidiki DIAKITE
8- Ministre des Eaux et Forêts : M. Alain Richard DONWAHI
9- Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY
10- Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY
11- Ministre des Ressources Animales et Halieutiques : M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI
12- Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA
13- Ministre des Transports : M. Amadou KONE
14- Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : M. Pascal Abinan KOUAKOU
15- Ministre de l’Economie et des Finances : M. Adama KONE
16- Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme : M. Bruno Nabagné KONE
17- Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : M. Aouélé Eugène AKA
18- Ministre de la Ville M. François Albert AMICHIA
19- Ministre des Mines et de la Géologie : M. Jean Claude KOUASSI
20- Ministre de l’Assainissement et de la Salubrité : Mme Anne Désirée OULOTO
21- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : Mme Raymonde GOUDOU – COFFIE
22- Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN
23- Ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier : M. Amedé Koffi KOUAKOU
24- Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables : M. Thierry TANOH
25- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : M. Joseph SEKA SEKA
26- Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant : Mme Ramata LY-BAKAYOKO
27- Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté : Mme Mariatou KONE
28- Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME : M. Souleymane DIARRASSOUBA
29- Ministre de l’Artisanat : M. Sidiki KONATE
30- Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste : M. Claude Isaac DE
31- Ministre de la Fonction Publique : M. Issa COULIBALY
32- Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement : M. Sidi Tiémoko TOURE
33- Ministre du Tourisme et des Loisirs : M. Siandou FOFANA
34- Ministre des Sports : M. Paulin DANHO
35- Ministre de l’Hydraulique : M. Laurent TCHAGBA
36- Ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Porte-parole adjoint du Gouvernement : M. Mamadou TOURE

Secrétariats d’Etat
1- Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : M. Moussa SANOGO
2- Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé de la Promotion de l’Investissement Privé : M. Emmanuel Esmel ESSIS
3- Secrétaire d’Etat chargé du Service Civique : M. Siaka OUATTARA
4- Secrétaire d’Etat auprès du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargée des Droits de l’Homme : Mme Aimée ZEBEYOUX
5- Secrétaire d’Etat auprès Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, chargé de la Promotion des PME : M. Félix ANOBLE

 

18 décembre 2017

Développement durable: Le Vice-Président de la République de Cote d'Ivoire a visité le Centre d’Excellence contre la faim au Brésil

sécurité alimentaire,faim,alimentation, brésil, cote d'ivoireEn mission d’imprégnation à Brasilia, capitale de la République fédérative du Brésil, le vice-Président de la République, SEM Daniel Kablan DUNCAN, a visité, mercredi après-midi, le Centre d’Excellence contre la faim dans ce pays.

Ce centre, symbole et référence mondiale en matière d’alimentation scolaire et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, intéresse la Côte d’Ivoire qui ambitionne d’abriter un centre d’excellence identique.

Facilitateur national pour la campagne dénommée ‘’faim zéro’’, le vice vice-Président de la République multiplie au Brésil les contacts pour une bonne connaissance de l’expérience du Brésil en la matière. Le centre indique en effet des voies pour atteindre un monde ‘’faim zéro’’ dans le cadre du développement durable.

Ainsi donc, en présence du directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le sénégalais Abdou DIENG, de l’ambassadeur représentant la Côte d’Ivoire auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), du Fonds international de Développement agricole (Fida) et du Pam, SEM Seydou CISSE, le vice-Président de la République s’est fait longuement présenter les objectifs et le fonctionnement du centre d’excellence brésilien contre la faim, par le directeur, M. Daniel BALABAN, et le chef du projet, Mme Christiane VOUANE.

Auparavant dans la matinée, le vice-Président de la République avait pris part à une importante session sur la même thématique de l’élimination de la faim. C’était dans les locaux du prestigieux palais d’Itamaraty qui abrite le ministère brésilien des Relations extérieures

L’autre temps fort aura été la rencontre que le vice-Président de la République et sa suite ont eue avec le ministre brésilien du Développement social M. Osmar TERRA. L’essentiel de cette séance de travail a porté sur les voies et moyens de donner un coup de fouet à la coopération ivoiro-brésilienne.

Le ministre brésilien a exprimé sa ferme volonté de développer la coopération avec la Côte d’Ivoire. « Nous sommes disposé à développer des échanges pour qu’on travaille ensemble. Nous sommes heureux de pouvoir disposer de cette possibilité de coopération », a souline le ministre brésilien.

Le vice-Président de la République, qui a rappelé la volonté du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA d’œuvrer à une croissance ivoirienne de plus en plus inclusive, s’est réjoui de cette coopération dans le domaine du développement social.
Le dossier nutrition et d’autres points s’inscrivent absolument dans cette quête d’un développement inclusif que veulent les autorités ivoiriennes.

Pour amplifier et entrer dans les détails de cette coopération ivoiro-brésilienne dans le domaine du développement social, le ministre de l’emploi et de la protection sociale, M. Jean Claude KOUASSI qui accompagne le vice-Président de la République dans cette tournée d’induction, a eu une autre rencontre avec les services du ministère brésilien du Développement social. Le ministre Jean Claude KOUASSI avait à ses côtés ses conseillers et collaborateurs.

Dans la soirée, l’ambassadeur Sylvestre AKA a convie le vice-Président de la République et toute sa délégation a une réception dans les locaux de l’ambassade ivoirienne sis dans le prestigieux quartier d’Asa Norte en présence du corps diplomatique et de nombreux Ivoiriens établis au pays du roi Pelé, des amis de la Côte d’Ivoire.

Dans l’échange de toasts, l’ambassadeur du Cameroun, SEM Martin MBEGUE, doyen du corps diplomatique africain en exercice, et le vice-Président de la République ont, tour à tour, loué la qualité des relations avec le Brésil depuis déjà de nombreuses décennies et ont plaidé en faveur d’un Développement basé sur la paix et la coopération.

Pour sa part, l’ambassadeur Sylvestre AKA a loué les grandes qualités du vice-Président de la République et son engament résolu et déterminé aux côtés du Président Alassane OUATTARA pour le développement et, surtout, pour l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020.


Le Service Communication du vice-Président de la République

Cédéao: l’Ivoirien Jean-Claude Brou nommé à la présidence de la commission

cedeao, cote d'ivoire, cap vertL'Ivoirien Jean-Claude Brou succédera au Béninois Marcel De Souza à la présidence de la commission de la Cédéao. C'est l'une des décisions du sommet qui s'est tenu samedi à Abuja au Nigeria. Il prendra ses fonctions le 1er mars prochain pour 4 ans. Mais sa nomination fait grincer des dents au Cap-Vert.

Ministre de l’Industrie de Côte d'Ivoire depuis 2012 et des Mines depuis 2013, Jean-Claude Brou est un ancien haut-fonctionnaire international. Titulaire d'un doctorat de l'université de Cincinnati aux Etats-Unis, cet économiste de formation de 64 ans est notamment passé par le FMI, la Banque mondiale et la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d'Ivoire, il a notamment été directeur de cabinet du Premier ministre Daniel Kablan Duncan entre 1996 et 1999. Un CV calibré pour la fonction, proposé par Alassane Ouattara.

Problème : la présidence de la commission de la Cédéao aurait dû échoir cette année à un candidat capverdien, en vertu d'un usage qui veut que les pays se succèdent par ordre alphabétique à la tête de la commission.

« Le CV a été beaucoup moins déterminant que les considérations politiques, commente un responsable ouest-africain. Le Cap-Vert n'est pas à jour de ses cotisations et Alassane Ouattara a su habilement exploiter cette situation pour pousser son candidat » ajoute-t-il.

Dans une interview à la télévision nationale, le président capverdien Jorge Carlos Fonseca n'a pas caché sa colère dénonçant des « arrangements politiques ». Le Cap-Vert qui fait valoir qu'il a payé ses cotisations 2017 devrait toujours 25 millions de dollars à l'organisation. Lors du huis clos des chefs d'Etat, le président Fonseca aurait dénoncé la manière dont la question de la présidence de la commission a été traitée. Il aurait demandé à ce que sa position figure dans la déclaration finale. Ce qu'il n'a pas obtenu.

RFI