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13 mai 2019

Changement climatique/Dialogue structuré d’Abidjan : Contributions déterminées au niveau national (CDNs)

dialogue structuré abidjan 2018,cdn2030,changement climatique,villes durablesLa Banque africaine de développement en partenariat avec Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ​accueille, du 15 au 16 mai 2019, le tout premier dialogue structuré entre les autorités nationales et locales en Afrique pour traiter des problèmes climatiques et soutenir la décentralisation des Contributions déterminées au niveau national(CDNs). Objectif : accélérer l’Afrique sur le chemin d’un développement durable, soucieux de l’environnement et résilient aux aléas climatiques.

Quatre ans après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et le lancement du Partenariat Global de Marrakech pour l’Action Climatique, le constat est sans appel : les CDNs sont encore loin d’être une réalité sur le continent. Au vu des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 60 %, émanant des zones urbaines, il est ainsi nécessaire d’impliquer les municipalités et collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique.

 Des chefs de municipalités et de collectivités territoriales exploreront des opportunités de collaboration, de coopération et d’entraide au cours de ce dialogue structuré sur l’atteinte commune et concertée des objectifs fixés dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national.

Même son de cloche pour les représentants des gouvernements nationaux et municipaux, ainsi que du secteur privé, des institutions financières, et des agences internationales afin d’identifier des synergies, de concrétiser diverses opportunités de collaboration et de mettre en place un cadre propice aux investissements en vue d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre des CDNs, d’ici 2030.

Le dialogue structuré est une Conférence pour l’échange et la coopération entre les autorités nationales et locales africaines sur l’atteinte des objectifs en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.

Patrice Kouakou

01 avril 2019

RDC: 20 millions de dollars pour des mini réseaux écologiques

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 28 mars 2019  La Banque africaine de développement a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions de dollars à la République démocratique du Congo (RDC), pour l’acquisition de mini-réseaux producteurs d’énergie renouvelable destinés aux villes d’Isiro, de Bumba et de Genema, qui ne sont pas connectées au réseau de distribution d’électricité du pays.

Ce programme de mini-réseaux écologiques de la RDC servira de projet pilote, dans une approche novatrice menée par le secteur privé et visant à installer des mini-réseaux capables de fournir de l’énergie renouvelable dans ce pays d’Afrique centrale. Le programme pourra fournir de l’énergie aux villes importantes, dont certaines peuplées de plusieurs centaines de milliers d’habitants et dépourvues d’accès à des formes modernes d’énergie.

Le réseau d’électricité couvre environ 10 % du territoire et beaucoup de Congolais se servent de kérosène et de diesel pour alimenter leurs lampes, leurs cuisinières et leurs générateurs électriques. Moins de 1 % des zones rurales et moins de 35 % des zones urbaines ont accès à l’électricité provenant du réseau national. En Afrique subsaharienne, la couverture électrique par un réseau central s’élève à 24,6 % en moyenne.

Le financement de la Banque vient compléter l’initiative Essor (Access to Electricity – A2E) du Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID), un programme d’assistance technique qui aide à l’acquisition par enchères de mini-réseaux et à la préparation de projets par le gouvernement. Le soutien du DFID promeut la multiplication de projets de mini-réseaux écologiques menés par le secteur privé en RDC.

La Banque fournira à la fois des ressources privées et concessionnelles – dont celles provenant du Fonds vert pour le climat et d’autres partenaires de développement – aux promoteurs et consortiums qui seront sélectionnés dans le cadre du processus d’enchères. Le Conseil du GCF a approuvé le décaissement de 21 millions de dollars pour le programme, lors de sa 21e réunion, en octobre 2018.

De son côté, la Banque mettra à disposition une subvention de 1 million de dollars provenant du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), destiné à fournir des services de conseil au gouvernement de la RDC pour l’acquisition de systèmes de mini- réseaux photovoltaïques solaires. Les services de conseil prévoient également l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les mini-réseaux, des études de faisabilité de projets et une contribution importante au niveau des politiques et de la réglementation.

Une fois le projet opérationnel, les mini-réseaux – d’une capacité oscillant entre 3 et 10 MW – permettront de connecter directement 21 200 ménages et 2 100 PME et bâtiments publics, ce qui bénéficiera à 150 000 personnes au moins.

Le vice-président de la Banque pour l’Énergie, le changement climatique et la croissance verte, Amadou Hott, a déclaré que le soutien financier de la Banque au programme d’électricité hors réseau de la RDC allait transformer le secteur de l’énergie du pays et aurait un impact important sur son développement. Il a fait remarquer que, contribuant à éliminer l’utilisation du diesel dans les communautés ciblées, le programme favoriserait également la transition du pays vers une croissance à faible émission de carbone.

« Le plan novateur, qui s’inscrit dans le cadre de ce programme, devrait également permettre de démontrer la viabilité du financement des mini-réseaux par le secteur privé, ce qui ouvrira un marché pour les investissements dans le domaine des mini-réseaux en Afrique subsaharienne. Nous espérons dupliquer ce modèle une fois que le projet pilote aura démontré sa réussite », a déclaré Amadou Hott.

Selon le directeur intérimaire de la Banque pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, Daniel Schroth, « le financement à long terme et à des conditions concessionnelles fourni par la Banque et le GCF, et éventuellement par d’autres donateurs, permettra d’améliorer la viabilité commerciale des projets de mini-réseaux tout en garantissant des tarifs abordables. L’engagement important de la Banque, conforme à sa mission consistant à déployer des financements novateurs et bien structurés pour alimenter le continent en électricité, rassurera davantage les investisseurs ».

Le programme des mini-réseaux écologiques de la RDC s’inscrit dans le droit fil du New Deal pour l’énergie en Afrique, du Plan d’action de lutte contre le changement climatique et de la stratégie d’investissement à long terme. Ces priorités visent à élargir l’accès à l’énergie, à stimuler l’utilisation productive de l’énergie tout en affranchissant les individus et les entités publiques et privées de la production d’énergie à forte teneur en carbone. Ce programme répond également à la stratégie pays 2013-2020 de la Banque africaine de développement pour la République démocratique du Congo.

 

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03:39 Publié dans Science | Tags : changement climatique, énergie durable, afrique subsaharienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |

22 mars 2019

Changement climatique/2ème édition des JFAC : Le REFACC veut impacter le climat en Afrique

JFAC 2019.jpgLa réduction du réchauffement du climat et la gestion de ses conséquences se posent avec acuité. Le changement climatique affecte les ressources naturelles et ses conséquences négatives ne feront que s’aggraver, si des mesures drastiques ne sont pas prises. C’est ce qui justifie l’organisation de ces Journées africaines pour les forêts, l’eau, l’énergie, l’agro-écologie et le changement climatique, en abrégé JFAC du 18 au 22 mars à Abidjan. Ainsi le Réseau des experts africains pour les Forêts, l'Agriculture et le Changement Climatique (REFACC), à travers cette 2ème édition des JFAC, entend éveiller les consciences vers des modes de consommation et de productions durables, vers des comportements éco responsables et établir des partenariats actifs.

Le thème retenu des JFAC 2019 : Comment maitriser et réussir les transitions énergétique et écologique dans les pays d'Afrique ? L’urgence des dégâts climatiques sur l’humanité exige l’implication de toutes les forces vives, des leaders d’opinion et des actions fortes. L’idée des JFAC est de vulgariser les bonnes pratiques auprès des décideurs, des populations, des collectivités et des communautés. Le REFACC encourage les Etats africains à franchir le cap des énergies fossiles pour se développer vers un environnement durable et respectueux. Association non lucrative et apolitique d'experts africains expérimentés, le REFACC se propose d’apporter sa modeste contribution à travers un cadre global d'échanges, une plate forme de démonstration et de partage de bonnes pratiques.

Patrice Kouakou              

17:41 Publié dans Science, Société | Tags : jfac 2019, changement climatique, afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |