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15 août 2016

Brexit : la Grande-Bretagne va-t-elle quitter l’Europe que fin 2019 ?

 Brexit : la Grande-Bretagne va-t-elle quitter l’Europe que fin 2019 ?
 
des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l'article 50 pourrait n'avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019 (Crédits : © Francois Lenoir )

Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait
être reporté à fin 2019, selon le “Sunday Times”

Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l’administration britannique et des élections en France et en Allemagne, selon le “Sunday Times”. Le gouvernement de la Première ministre Theresa May a indiqué qu’il comptait invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne au début de 2017. Le recours à cet article ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l’Union. Ce qui pour un déclenchement début 2017 signifierait un départ effectif début 2019.

Mais selon le “Sunday Times”, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l’article 50 pourrait n’avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019. “Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l’automne 2017″, a déclaré au journal une source de la City disant avoir parlé de la question avec deux ministres.

“Ils n’ont pas l’infrastructure pour les gens qu’ils doivent engager” en vue des négociations, selon cette source. “Ils disent qu’ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu’ils commenceront finalement à négocier avec l’Europe”.

Les élections en France et en Allemagne posent des difficultés

Par ailleurs, un membre non identifié du cabinet britannique a déclaré au Sunday Times que les calendriers électoraux de la France et de l’Allemagne posaient “certaines difficultés”. Les deux tours de l’élection présidentielle française se tiennent le 23 avril et le 7 mai 2017, et des élections fédérales auront lieu en Allemagne à l’automne 2017.

A la suite du référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques se sont prononcés majoritairement pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, Theresa May, qui a succédé à David Cameron, a créé un ministère chargé de superviser les discussions sur le Brexit. Mais le ministre, David Davis, n’aurait engagé jusqu’à présent que la moitié environ du personnel dont il va avoir besoin. Un autre ministère, celui du Commerce international, dirigé par Liam Fox, est lui aussi confronté à la nécessité de recruter rapidement de nombreux experts, car il ne dispose actuellement que d’une poignée de négociateurs expérimentés.

latribune.fr

28 juin 2016

Brexit: la livre à son niveau le plus bas en 2 ans

Le Parisien: Lundi 27 juin, dans la salle des échanges de ETX Capital. L'économie britannique encaisse les incertitudes sur les modalités et le calendrier du Brexit.
© (AFP/Daniel Leal-Olivas.) Lundi 27 juin, dans la salle des échanges de ETX Capital. L'économie britannique encaisse les incertitudes sur les modalités et le calendrier du Brexit.

Quatre jours après le résultat du référendum sur le Brexit, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a prévenu lundi que le Royaume-Uni n'activera l'article 50 pour quitter l'UE qu'au moment opportun, contrairement aux demandes qui lui sont faites en Europe, assurant que l'économie britannique était prête à affronter les turbulences à venir.

Après six ans de politique conservatrice au côté de David Cameron, Osborne a jugé que l'économie était en bien meilleure situation, avec une croissance robuste, des banques bien capitalisées et un déficit budgétaire réduit. « Résultat, notre économie est plus robuste pour affronter les défis auxquels notre pays fait face », a-t-il souligné.

EXCLUSIF. L'appel commun des maires de Londres et Paris

Les chambres de commerce du pays ont lancé un appel à la clarification de la suite des événements. La livre et les marchés boursiers ont continué de baisser ce lundi après avoir lourdement chuté vendredi, réagissant au choc du résultat de la victoire des partisans du « leave  E.U.» au référendum. La

compagnie aérienne britannique EasyJet a estimé lundi que la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne devrait affecter son chiffre d'affaires à hauteur d'au moins 5% sur le second semestre. Du coup, l'action a perdu 10,7% après une demi-heure d'échanges à la Bourse de Londres, après avoir périclité plus de 21% ces deux derniers jours.

La maison-mère de British Airways, International Airlines Group (IAG), a perdu ce lundi matin 9,36%. Parmi les banques, la Royal Bank of Scotland (RBS) perdait 15,25%, le Lloyds Banking Group 8,89% et Barclays 10,23%.

La livre au plus bas niveau face à l'euro

Quant à la livre sterling, elle est tombée à son plus bas niveau, depuis plus de deux ans, face à l'euro (83,26 pence).

L'institut des directeurs (IoD), fédération britannique de chefs d'entreprises, a publié ce lundi les résultats d'un sondage effectué entre vendredi et dimanche auprès de plus d'un millier de ses membres. Il en ressort qu'un quart (24%) des patrons prévoit de geler les embauches et plus d'un sur cinq (22%) envisage de délocaliser certaines opérations.

« Une majorité d'entreprises pensent que le Brexit sera mauvais pour elles (64%), et du coup les projets d'investissement et d'embauches sont gelés ou leur échelle est réduite », a commenté Simon Walker, directeur général de l'IoD.

Dans la foulée, le très médiatique patron du groupe Virgin, Richard Branson, a appelé le parlement britannique à « prendre au sérieux » demandant un deuxième référendum. « La décision sur l'avenir du Royaume-Uni s'est fondée sur de fausses promesses qui ont poussé une minorité de l'ensemble des électeurs à voter » pour une sortie du pays de l'UE, «Please, sign this petition », conclut-il avec un lien vers le site dédié. Ce lundi, à 11 heures, plus de 3,6 millions de personnes avaient signé ce document. 

  Le Parisien

27 juin 2016

Brexit : quelles conséquences pour l’Afrique ?

Les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). "The Africa Report" fait le point sur les conséquences possibles en Afrique : volatilité des marchés, pression sur les conditions de financement, renégociation d'accords commerciaux...

Alors que vendredi, à l’aune des résultats du référundum britannique, plusieurs indicateurs boursiers européens chutaient lourdement (-8% pour le CAC 40 à Paris, -10% pour le DAX en Allemagne), « l’impact immédiat d’un vote en faveur du « Brexit » concernera la volatilité des marchés financiers qui affectera négativement les places africaines aussi », a estimé Razia Khan, interrogée par The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique).

Des financements internationaux contraints et impacts sur la croissance

Selon l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered, les conditions de financement sur les marchés internationaux, « déjà difficiles, le deviendraient encore davantage », indiquait-elle jeudi. « Les accords commerciaux de plus long terme devront être revus dans un cadre d’incertitude macro-économique qui pèsera sur la croissance. »

Au Kenya, par exemple, le gouverneur de la Banque centrale, Patrick Njoroge, a estimé que le pays pâtirait de la récession globale enclenchée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE). En Afrique du Sud, le « Brexit » pourrait faire perdre 0,1% de croissance à l’économie, déjà proche de la récession.

Exportations britanniques en Afrique

Nombre d’accords commerciaux entre le Royaume-Uni et des pays africains devront probablement être renégociés puisqu’ils ont été conclus via l’UE. Les principaux pays affectés seront l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, l’Angola, le Kenya, le Ghana et le Sénégal, avec lesquels, selon Barclays, 80% des exportations britanniques en Afrique subsaharienne se font.

Le ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge a mené campagne pour la sortie du Royaume-Uni. À ses yeux, l’UE est « une manière tout à fait inappropriée de définir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique », promettant des engagements nouveaux avec le continent après la sortie de l’UE.

« Un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader »

« Le résultat du référendum aura un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader dans les efforts globaux pour atteindre les objectifs de développement. Dans ce domaine, si les Britanniques veulent s’appuyer sur le levier européen, encore faut-il faire partie du club européen », a pour sa part estimé Kevin Watkins, directeur exécutif du Overseas Development Institute.

Source: Jeune Afrique, Par et