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02 septembre 2010

Remerciements de Bernard dadié à tous

Monsieur le Président de la République, je vous salue très respectueusement. Vous venez d'accomplir un acte de très grande portée : Ouvrir les portes de la cité aux écrivains. Grand merci. Merci à vous tous. Merci à vous qui avez lu mes livres parfois pas très gais. Merci pour les témoignages émouvants, éclairants qui me découvrent à moi-même. Merci à tous ceux qui à des heures dures ont été à nos côtés, voir si j'étais en liberté. Merci aux amis et à la compagne de ma vie qui depuis 1947 supporte mes caprices. Caprices d'homme qui travaille à des heures capricieuses. Merci à mes amis ici présents. Merci au Pr Nicole Vincileoni, merci au Pr Balandier dont le vibrant témoignage me renvoie aux heures de début de carrière à Dakar. Merci à cette jeunesse qui a toujours été sur la braise. Elle nous montre qu'il ne faut pas
désespérer de l'avenir de la Côte d'Ivoire. Monsieur le Président de la République, permettez-moi de m'arrêter en vous remerciant de tout cœur. Je vous dis merci. Je vous dirai toujours merci de m'avoir ouvert si grandement les portes de la cité. Produit de Gabriel Dadié, des grandes heures de lutte, c'est à lui que tous ces témoignages sont adressés. Il vous remercie. Que Dieu fasse que les années qui arrivent soient pour nous, des années de lumière. Merci".

Recueillis par
Douh-L.Patrice






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27 août 2010

Bernard Dadié, célébré par ses pairs en Côte d'Ivoire

Bernard DADIé



Bernard DADIé 
Son parcours :

Bernard Dadié, écrivain Ivoirien né en 1916.

Bernard Dadié est reconnu pour ses écrits et ses efforts de défendre la culture africaine. Dadié a grandi sous l’influence française et les effets de la colonisation  qui sont un thème principal de ses écrits. Il écrit de l’importance de préserver la culture et l’identité africaines. Selon Dadié, il est important que les Africains se rappelent leur héritage. Dadié a publié des textes anticolonialistes et des contes qui montrent la beauté d’être
Africain. Il valorise son peuple avec ses mots. Aujourd’hui, Dadié est considéré comme  l'une des figures les plus importantes d’Afrique et l’écrivain ivoirien le plus connu.

Dadié est né à Assinie, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire en 1916. Son père, Gabriel Binlin Dadié, fondateur de l’association « Syndicat des Planteurs Africains » qui a joué un rôle dans le Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire, et son oncle Melantchi, fermier à Bingerville, l'ancienne capitale de la Côte d’Ivoire, ont élevé Dadié. À cette époque, bernard Dadié a developpé ses croyances philosophiques sous l'influence de la culture et de la société.et s'est rendu compte de l’importance de la famille et de la communauté.

Pendant la première partie de sa vie, Dadié a connu la colonisation. Il a étudié en Côte d’Ivoire à Grand Bassam et puis à Bingerville.
Après, il est devenu écrivain au Sénégal. Là-bas, il étudia  à l’Ecole William Ponty où il a écrit des scénarios. Assémien Déhylé (1936), le plus connu, est l’histoire d’un village avant la colonisation. Après avoir terminé ses études, Dadié a travaillé pour Le Réveil, un journal du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Il a été un membre actif de la RDA au Sénégal jusqu'en 1947. A ce moment, il devient activiste en Afrique et participe à la création du mouvement de la négritude. . Il travaille pour l’indépendance avec le Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire, et en 1950, est  emprisonné pour ses efforts. En prison, Dadié écrit son Carnet  où il s’adresse à la lutte africaine.

Son respect pour la culture africaine a inspiré Dadié à établir le Cercle Culturel et Folklorique de la Côte d’Ivoire en 1953. La même année, il  publie son premier
roman, Climbié, qui décrit la vie d’une société rurale de la Côte d’Ivoire. Il a servi comme ministre des Affaires Culturelles de 1977 jusqu'en 1986, et a fait des efforts pour promulguer les arts africains.

Avec les publications Un Négre à Paris (1959), Patron de New York (1964), et La Ville ou nul ne meurt (1968), Dadié a créé un nouveau genre de littérature africaine qui s’appelle les chroniques. Ses chroniques sont les études des autres cultures et ce sont des efforts de préserver ces cultures. Les poèmes Dans tes yeux et Je vous remercie, mon Dieu (tirés du recueil La Ronde des jours 1956) montrent les croyances de Dadié qui a beaucoup d’espoir pour l’avenir.

Les Œuvres de Bernad Dadié.



Climbié (1953) Paris:
Seghers.

Carnet de prison (1984); Abidjan: 1949-1950

Chroniques
Les Villes (1933)
Un Nègre à Paris (1959) Paris: Présence africaine.
Patron de New York (1956) Paris: Présence africaine.
La Ville où nul ne meurt (1968) Paris: Présence africaine.

Scénarios
Monsieur Thôgô-Gnini (1970) Paris: Présence africaine.
Mhoi cheul (1979) Paris: Présence africaine.
Béatrice du Congo (1995) pièce en 3 actes. Paris: Présence Africaine.

Poésie
Afrique debout (1950) Paris: Présence africaine.
La Ronde des jours (1956) Paris: Seghers.
Hommes de tous les continents (1967) Paris: Présence africaine.
Nouvelles
Légendes africaines (1954) Paris: Seghers.
Le Pagne noir (1955) Paris : Présence Africaine.
Commandant Taureault et ses nègres (1980)
Les Jambes du fils de Dieu (1980) Abidjan, Paris: Ceda / Hatier

Articles
Le Sens de la lutte (1949)

Les Belles histoires de
Kacou Ananze l’Araignée


Sur Dadié

Kotchy, Berthélémy. La Critique sociale dans l’ouvre théâtrale de Bernard Dadié. Paris : l’Harmattan, 1984.

Lomax, Alan and Raoul Abdul. 3000 Years of Black Poetry; an anthology. New York, NY: Dodd, Mead & Co., 1970.

Maunick, Edouard J. Poèmes et récits d’Afrique noire, du Maghreb, de l’océan Indien et des Antilles. France: Le Cherche-midi Editeur, 1997.

Vincileoni, Nicole. Comprendre l’ouvre de Bernard B. Dadié.Abidjan : Les classiques africains, 1979.


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Littérature:Côte-d'Ivoire

Bernard DADIE (né en 1916)
Climbié (1956)

Double à peine caché de l'auteur, Climbié vit auprès de son oncle, un planteur qu'il aide aux travaux des champs et qui l'initie aux richesses de la tradition orale. En retraçant l'itinéraire du jeune garçon durant sa scolarité, de l'école régionale à l'école Normale de William Ponty de Gorée au Sénégal, l'auteur dénonce les méthodes brutales, les interdictions de parler une autre langue que le français, et rend compte du poids des responsabilités qui pèsent sur les épaules des élèves, devenus, dans leur réussite ou leur échec, les représentants de leur village et de leur pays. Ensuite viendront les premiers pas dans la vie adulte, l'entrée dans la vie active et l'éveil à la politique. Ce roman autobiographique, daté de 1953, publié en 1956, restitue des événements qui se sont déroulés de 1928 à 1949 dans une période de bouleversements mondiaux et dans les premiers soubresauts qui ont précédé les
indépendances des pays africains. Pionnier du théâtre africain, Bernard Dadié est l'auteur d'une oeuvre abondante qui a su explorer plusieurs pistes littéraires, avec une réussite particulière pour les contes (Le Pagne noir) et les nouvelles (Les Jambes du fils de Dieu).

Climbié, Seghers, 1956 ; rééd. précédée de Afrique debout (poèmes et légendes africaines) et suivie de La Ronde des jours (poèmes), Seghers, 1973. Parmi d'autres titres: Le Pagne noir (contes), Présence africaine, 1955. Les Jambes du fils de Dieu (nouvelles), Ceda / Hatier, 1980.




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