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15 octobre 2017

Filière Coton Anacarde : Mécanismes d’application de la fiscalité agricole

Un atelier de formation a réuni producteurs, experts, cadres de la Direction Générale des Impôts et tous les acteurs de la filière coton anacarde début Octobre 2017 à Bouaké, Chef-lieu de la région de Gbêkè. Au cœur de cette formation, il y avait la fiscalité agricole et ses mécanismes d’application selon les exigences de la fiscalité des sociétés coopératives agricoles dans la mise en œuvre du 9ème acte uniforme OHADA.coton, anacarde, mecanisme, fiscalite agricole, côte d'ivoire

 L’objet était de permettre aux producteurs, élus, techniciens et l’ensemble des acteurs de la filière coton anacarde de comprendre et maitriser les mécanismes d’application de la fiscalité agricole.

Lesquels mécanismes vont, à coup sûr, permettre de mieux assister les élus et les producteurs dans le montage de leurs dossiers pour la mise aux normes des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) et les bases d’application des taux d’imposition.

Plusieurs communications ont meublé cet atelier. Il s’agit notamment d’un partage d’expérience du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural(MINADER) dans l’application des dispositions légales, des Effets de la fiscalité et ses mécanismes d’application sur la cohésion sociale et le fonctionnement des Organisations Professionnelles Agricoles(OPA) de coton.

Des réflexions ont été également menées par les producteurs, les experts, les cadres de la Direction Générale des Impôts et tous les acteurs de la filière coton anacarde, d’une part sur l’élaboration d’une matrice de détermination des activités liées aux attributions des OPA et leurs coûts de prestation. Et d’autre part sur le dispositif fiscal applicable aux sociétés coopératives agricoles suivi de la synthèse et orientations pour la note d’information à l’endroit des coopératives. 

Au cours des échanges, les participants ont révélé et dénoncé l’attitude malsaine de certains agents des impôts sur le terrain.  Ils en ont exprimé leur colère à l’endroit de ces agents véreux.

 « Je n’ai jamais pensé que les impôts et nous allions nous asseoir aujourd’hui à la même table pour échanger sur des questions qui nous concernent. Les agents des impôts qui sont sensés nous guider sont ceux-là même qui nous rackettent. Ils font beaucoup de choses sur le terrain qui sont des choses qu’ils ne devraient pas faire. Ils ne nous facilitent pas du tout la tâche. Monsieur le sous-directeur, nous comptons sur vous pour faire un compte rendu fidèle au premier responsable des impôts » a indiqué Yéo Lagarton, président de la confédération des associations de producteurs de Côte d’Ivoire.

A en croire les orateurs de cet atelier sur la fiscalité agricole, les producteurs de coton et d’anacarde rencontrent d’énormes difficultés dans l’établissement des dossiers relatifs aux coopératives agricoles. Pour eux, le gouvernement ivoirien doit prendre les mesures pour encourager la création des coopératives agricoles. Ce qui permettra d’éviter l’anarchie dans la filière Coton Anacarde.


 Face aux attitudes non commodes de certains agents des impôts dénoncées par des responsables de coopératives, le Sous-Directeur des grandes filières à la Direction Générale des Impôts(DGI), Anatole Kouadio, rassure et appelle les coopératives à être dans les normes pour éviter d’éventuelles situations. 

« Ce sont des cas pratiques que les différents participants ont évoqués, qui se sont déroulés dans certaines régions. Je ne saurai justifier de ce que ces cas sont avérés ou non. Mais ce que je veux dire c’est qu’au niveau de la D.G.I, toutes nos activités sont encadrées dans un processus officiel et légal (…). Les coopérateurs eux-mêmes ne connaissent pas leurs obligations. Il est question donc que les coopératives se fassent déclarer conformément aux dispositions de l’OHADA et selon que leur forme juridique est civile, on leur dira les obligations et les exemptions qu’on leur accorde. Quand c’est fait, ainsi on pourra éviter ces genres de situations » a-t-il déclaré

L’expert de la DGI, Anatole Kouadio, a instruit les producteurs sur l’harmonisation des sociétés coopératives conformément à l’acte uniforme de l’OHADA, les formalités administratives de cessation d’activité d’une coopérative, la gestion des sociétés coopératives puis les attestations administratives et facturations.

Le directeur du Conseil Coton Anacarde, Dr Coulibaly Adama se réjouissant de la dynamique qui a prévalu au cours de cet atelier appelle les producteurs à faire la restitution de cette formation dans leurs différentes coopératives et organiser les mêmes formations dans les chefs-lieux de départements.

« Le succès de notre pays est basé sur l’agriculture. Il est donc temps de prendre à bras le corps toutes les questions relatives à ce secteur » a-t-il conclu.

                                

  François M’BRA II, Correspondant régional

 

 

 

 

 

  

 

 

11:37 Publié dans Economie, Société | Tags : coton, anacarde, mecanisme, fiscalite agricole, côte d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Cote d’Ivoire / Producteurs et Acheteurs de Coton & d'Anacarde saluent les réformes

La Direction générale du Conseil Coton Anacarde (CCA) a organisé du 02 au 04 Octobre 2017, à Bouaké au centre de la Côte d’Ivoire, un atelier bilan avec les producteurs, les acheteurs et tous les acteurs de la filière.

 L’objectif de cette rencontre est de faire le point des campagnes 2017 du cajou et du coton pour la période 2016-2017 et passer en revue les activités réalisées par les directions au cours du premier semestre de l’exercice 2017.reformes, coton, anacarde, côte d'ivoire, 2016, 2017

Au cours de cet atelier bilan, les délégués régionaux des zones de production de coton et de cajou, après les différentes présentations ont exprimé leur satisfaction et salué les réformes mises en place par le gouvernement ivoirien en 2013.

 « Quand quelque chose est bien faite, il faut encourager les acteurs. Nous disons merci au gouvernement pour les réformes qui, aujourd‘hui nous permettent de bénéficier des fruits de notre travail. Beaucoup reste à faire mais nous disons que nous sommes satisfaits » a indiqué Camara Amara, producteur d’anacarde à Odienné.

Selon Doumbia Mamadou, Chargé des opérations du CCA, ces réformes ont permis l’amélioration de la productivité et la qualité de la noix de cajou, l’amélioration des conditions de la commercialisation intérieure et extérieure et l’accroissement de la transformation locale à moyen terme.

On note un accroissement significatif en termes de quantité commercialisée.

De 164.780 Tonnes en 2014, l’on enregistre 673.236 Tonnes en 2017 avec une variation 2016-2017 de 3,72 %.  Le prix minimum bord champ, lui est passé de 225 fcfa/Kg en 2014 à 440fcfa en 2017 soit une augmentation de 25,71%.

De 169 milliards de Francs CFA en 2014, le revenu des producteurs est estimé à 481 milliards de Francs CFA en 2017.

En dépit des exploits réalisés par le CCA depuis la mise en œuvre des réformes, les producteurs et les acheteurs expriment des inquiétudes liées à la fuite des produits vers les pays limitrophes. Les acteurs, à l’unanimité, ont décidé de tout mettre en œuvre pour optimiser les résultats du CCA lors des campagnes prochaines.

Le Directeur général du CCA, Dr Coulibaly Adama appelle l’ensemble des acteurs à s’unir pour lutter efficacement contre la vente frauduleuse des produits.

« Cette lutte est l’affaire de tous. Il faut unir nos forces pour atteindre notre objectif. Chacun des acteurs doit s’y mettre pour bouter hors de nos frontières toutes les activités frauduleuses qui mettent à mal notre filière. Après la phase de sensibilisation qui est toujours en cours, nous allons passer à la phase répressive. J’ai foi en cette lutte » a rassuré le Directeur général du CCA, Dr Coulibaly Adama.

François M’BRA II, Correspondant régional

 

11:12 Publié dans Economie, Société | Tags : reformes, coton, anacarde, côte d'ivoire, 2016, 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

29 juillet 2015

Agro-industrie:Transformation des produits agricoles

transformation, cacao,anacarde, agro-industrieIl ya de nouvelles ambitions pour le cacao et l’anacarde. Premier pays producteur mondial de cacao avec environ 1,7 million de tonnes en 2014 (contre 1,48 million de tonnes en 2012-2013), soit 40% de l’offre mondiale, la Côte d’Ivoire s’est contentée depuis des décennies d’exporter pratiquement tout son produit à l’état brut. La Côte d’Ivoire ne transforme pas plus de 30% de sa production de cacao destinée à l’export, selon les récentes statistiques. En ce moment, les autorités gouvernementales priorisent un changement par la transformation des produits agricoles. Le gouvernement ivoirien vise une production de 650.000 tonnes en 2016, et au moins 800.000 tonnes de noix de cajou, transformées localement à 100% à l’horizon 2020. Comme le cacao, l’anacarde occupe une place de choix dans cette dynamique de transformation. C’est ce qui justifie la mise en œuvre d’une réforme dans cette filière. L’objectif est donc d’améliorer le taux de transformation de la noix de cajou, de 5% aujourd’hui à 35% d’ici 2016. La Côte d’Ivoire est le premier producteur africain et le deuxième au plan mondial d’anacarde, après l’Inde, avec 560.000 tonnes en 2014 représentant 48% de l’offre continentale et 26% de l’offre globale.

P.K

19:35 Publié dans Economie | Tags : transformation, cacao, anacarde, agro-industrie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

08 juin 2015

Anacarde: Renforcer les capacités des acteurs et améliorer le matériel végétal

N'kalo ANACARDE EN PRODUCTION.jpgD’ici 2020, la noix de cajou pourra être transformée en Côte d’Ivoire et/ou dans la sous région. Cette initiative envisage booster le développement de la filière anacarde. Le projet initié par les acteurs, potentiels entrepreneurs de la filière vise une meilleure restructuration.  Sur financement du Conseil Ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf/Wecard), le projet de `` Renforcement des capacités des acteurs de la chaîne des valeurs de la filière anacarde en Afrique de l’Ouest`` entend mieux organiser les acteurs de la filière, améliorer le matériel végétal pour avoir des noix de cajou de qualité et appuyant les femmes. Cela va permettre surtout les échanges d’expériences entre acteurs, les synergies d’actions et la promotion des produits. Dans le cadre de ce projet finançant la recherche agricole de plusieurs pays de la sous région, la Côte d’Ivoire bénéficiera, à coup sûr, de moyens financiers pour la mise au point d’une variété d’anacarde à haut rendement, résistant aux maladies. Ainsi des équipements adaptés à l’environnement ivoirien seront fabriqués pour la transformation de la noix de cajou. C’est un point d’honneur fait à coopération sud-sud, tout  en rendant la filière anacarde plus compétitive. Le Coraf/Wecard est l’une des quatre organisations sous régionales du Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara).

Patrice Kouakou Wanset

18:01 Publié dans Economie | Tags : anacarde, materiel vegetal, renforcement des capacités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |