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09 juin 2015

Standard Bank va créer une filiale en Côte d'Ivoire

Standard_Bank_cReuters.jpgStandard Bank a décidé de créer une filiale en Côte d'Ivoire, où le groupe sud-africain ne dispose pour l'instant que d'un bureau de représentation. Son ouverture est prévue pour le premier trimestre 2016.

Le conseil d’administration de Standard Bank a approuvé la création d’une filiale en Côte d’Ivoire, a indiqué Hervé Boyer, responsable du bureau de représentation du groupe sud-africain ouvert à Abidjan, la capitale économique du pays, début 2014. Selon l’agence Reuters, qui a rapporté cette information le 04 juin, la décision a été prise la semaine dernière.

 « Nous avons recentré la banque sur l’Afrique et clairement une partie du puzzle manquait : l’Afrique francophone ! Nous pensons que c’est maintenant le bon moment pour transformer le bureau de représentation en Côte d’Ivoire en une filiale à part entière du groupe », a expliqué Hervé Boyer. Premier groupe bancaire en Afrique, avec un total de bilan de 161,3 milliards de dollars et un produit net bancaire de 6,98 milliards de dollars, Standard Bank Group dispose d’une filiale dans 17 pays africains (hors Afrique du Sud) principalement en Afrique australe et orientale. En Afrique de l’Ouest, le groupe bancaire est implanté au Ghana et au Nigeria.

Dynamisme

Premier pays producteur de cacao au monde, la Côte d’Ivoire est l’une des économies les plus dynamiques de l’Afrique depuis la fin, en 2011, de plus d’une décennie de troubles politiques. Après trois années d’investissements à grande échelle dans les infrastructures, le pays devrait connaître une croissance à deux chiffres cette année et jusqu’en 2020, a indiqué en mars dernier le Premier ministre Daniel Kablan Duncan.

Hervé Boyer a indiqué que Standard Bank prévoit de demander une licence bancaire qui lui permettrait d’opérer dans toute la zone UEMOA, un bloc de huit pays ouest-africains qui ont en commun le Franc CFA, arrimé à l’euro. Hub économique et de transport régional, la Côte d’Ivoire représente environ 40 % du PIB de la zone UEMOA, qui compte également le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Niger et la Guinée Bissau.

Standard Bank doit maintenant obtenir l’approbation de la South African Reserve Bank, la Banque centrale sud-africaine, afin d’ouvrir la branche et obtenir une licence auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Selon Hervé Boyer, la filiale ivoirienne de Standard Bank devrait ouvrir ses portes au premier trimestre de 2016.

>>>> Dossier Finance : Les groupes sud-africains à l’assaut du continent

(Avec Reuters)

20:26 Publié dans Economie, Politique | Tags : standard bank, afrique du sud, filiale, côte d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 août 2010

Le cardinal Napier défend la liberté de la presse

ROME, Vendredi 27 août (ZENIT.org) - « Il est difficile d'imaginer comment une personne, un groupe ou une organisation qui, il y a quelques années, protestaient avec ferveur pour faire la lumière sur toute forme d'injustice, de corruption, de favoritisme et de népotisme, puisse en si peu de temps demander une loi destinée à interdire de publier des nouvelles sur ces mêmes abus ».


C'est ce qu'a affirmé le cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, suite à la nouvelle législation qui limite la liberté de la presse en Afrique du Sud. Ses propos ont été relayés par L'Osservatore Romano, dans son édition du 27 août.

 

Comme d'autres lecteurs du quotidien « The Mercury », le cardinal a envoyé une lettre de soutien à la campagne lancée par le journal pour refuser cette nouvelle loi qui réduit la liberté de la presse.

 

« Il faut avoir la mémoire très courte ou quelque chose sur la conscience pour conduire une personne qui a souffert sous l'ancien régime à changer aussi rapidement d'avis », souligne le cardinal Napier.

 

L'archevêque de Durban a lancé un appel au président sud-africain Jacob Zuma : « S'il vous plaît, ne permettez pas que notre pays soit traîné dans une polémique politique juste après la magnifique image d'unité et de solidarité que l'Afrique du Sud a donnée au monde entier durant la coupe du monde de football ».






13:58 Publié dans Education | Tags : afrique du sud, liberté de la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

23 août 2010

Afrique du Sud : écrivains et journalistes se mobilisent contre un projet de loi menaçant la liberté de la p resse


André Brink.

André Brink.
Seamus Kearney/Creative Commons Attribution ShareAlike 3.0


Par RFI

Lundi dernier 19 août 2010, les journalistes sud-africains ont commencé à dénoncer une volonté d'entraver la liberté de la presse de la part des autorités. Le gouvernement songe à l'adoption d'une loi sur la protection de l'information et sur la création d'un tribunal d'appel des médias. Les membres de cet organisme de supervision des médias seraient nommés par le gouvernement. Accusé de nombreuses affaires de corruption avant son élection en avril 2009, le président Jacob Zuma n'avait guère apprécié les révélations de certains journaux nationaux. Et plusieurs titres et organisations le soupçonnent désormais de vouloir bâillonner les médias indépendants. Ce samedi 21 août 2010, les écrivains sud-africains ont rejoint le mouvement de protestation.

 



Ce samedi, c'est au tour des grands noms de la littérature sud-africaine de rejoindre le concert des protestations. Nadine Gordimer, André Brink ou encore Breyten Breytenbach dénoncent le projet de loi. Pour eux, la liberté d'expression est en danger. La plupart de ces écrivains étaient interdits de publication sous le régime d'apartheid. Maintenant, ils disent se sentir à nouveau menacés.

Un médiateur volontaire est chargé de régler les litiges

Cette semaine, l'association sud-africaine des chefs d'entreprise s'est aussi opposée à la création d'un tribunal d'appel de la presse. Selon les grands patrons, un contrôle trop étroit des médias n'amène rien de bon pour une jeune démocratie et pour la première économie du continent. Ils souhaitent simplement que le système d'autorégulation des médias fonctionne bien. Actuellement, c'est un médiateur volontaire qui est chargé de régler les litiges.

Sur la scène internationale, on s'inquiète aussi d'une possible dérive du pouvoir qui voudrait museler les journalistes. Les Etats-Unis ont critiqué l'ANC. Mercredi, l'ambassadeur américain à Pretoria a demandé au parti de respecter ses engagements pris en 1994 et de garder son esprit d'ouverture.






11:42 Publié dans Culture | Tags : afrique du sud, protection des journalistes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |