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13 janvier 2017

Croix Rouge: Abidjan abrite en avril la conférence panafricaine sur l’investissement en Afrique

croix-rouge.jpegAbidjan (Côte d’Ivoire) - La 9 ème conférence panafricaine des sociétés de la Croix –rouge et du Croissant –Rouge se tiendra, du 9 au 12 avril prochain avec environ 600 participants à Abidjan, a appris jeudi, APA dans la capitale économique ivoirienne.

« La conférence d’Abidjan réunira 600 participants et sera une vitrine privilégiée pour la Croix Rouge de Côte d’Ivoire afin de mieux faire connaître l’ensemble de ses activités et de renforcer les relations de coopération et de partenariat avec les sociétés nationales sœurs », a expliqué Karidiata Souaré, la Présidente de la Société nationale de la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire (SN CRCI).

Selon la Présidente Souaré, « à cette occasion, 54 sociétés nationales africaines se réunissent pour réfléchir ensemble sur les priorités humanitaires actuelles du continent, afin de déterminer l’orientation des efforts que le Mouvement doit fournir pour y apporter des réponses dans les 4 années à venir ».

La Côte d’Ivoire, a-t-elle ajouté, sera la ''plateforme humanitaire avec la présence des 190 pays où la Croix rouge est représentée''.

Emmanuel Kouadio, le Secrétaire général de la SN CRCI a pour sa part précisé que « la présente rencontre place l’investissement en Afrique au cœur des débats notamment la réduction de la vulnérabilité et les souffrances des populations sur le continent africain ».

Ainsi, la réponse aux catastrophes naturelles, l’insécurité alimentaire, l’immigration, les problèmes de santé sont, entre autres, les sujets qui seront évoqués au cours de cette rencontre internationale à en croire M.Kouadio.

Le gouvernement ivoirien a donné son accord pour cette conférence internationale qui sera marquée par des panels, des conférences, des expositions et un dîner gala, au cours d’un Conseil des ministres qui s’est tenu le 6 juin dernier. La précédente réunion s'est tenue à Addis-Abeba en Ethiopie.

Créée le 13 octobre 1960, la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire (CRCI) a été reconnue le 18 avril 1963, association d’utilité publique.La CRCI devient membre de la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge le 28 août 1963.

Elle a pour missions de prévenir et alléger en tout temps et en tout lieu les souffrances humaines, protéger la vie et la santé, faire respecter la dignité de la personne humaine.

SY/hs/ls/APA

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Promotion de la littérature : Un concours pour les jeunes africains

Carte Afrique.jpgL’objectif de ce concours est de valoriser la littérature africaine, l’identité culturelle des peuples africains, des nations et leur civilisation. C’est une ‘’compétition intellectuelle’’ qui vise à détecter de jeunes talents qui verront leur rêve d’être édité gratuitement.

Le promoteur de ce concours, Ali Diaby soutient que l’objectif est à la fois personnel et collectif dans la mesure où le concours vient apporter une innovation en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, il indique que ‘’Afrique Concours Talent’’, structure en charge du concours a pour objectif de promouvoir le livre et la lecture. Car à l’en croire, la littérature n’a pas de barrière, c’est un facteur de rapprochement entre les peuples.

La thématique retenue pour cette première édition est : ‘’La préservation de l’environnement’’. Le concours entend informer, former sur l’environnement socioculturel ivoirien et africain sur des thèmes d’actualités. Les candidats, quel que soit leur lieu de résidence peuvent apporter des solutions à travers leur manuscrit. Il faut le dire, ce cadre de compétition est une interface qui va permettre de donner le goût de l’écriture aux jeunes africains qui veulent s’y essayer.

Le manuscrit du candidat doit être uniquement envoyé en ligne sur la plateforme d’inscription www.afriqueconcourstalent.ci en 2 ou 3 pages maximum en format Word ou Pdf, Taille 12, interligne 1,5, et style de police Times New Roman.

Pour participer, il faut être africain d’origine, avoir entre 18 ans et 35 ans au maximum, et la date de clôture de ce concours est fixée au 30 Avril 2017 à minuit, délai de rigueur. Tous les candidats africains d’origine remplissant les conditions peuvent postuler même, s’ils ne résident pas en Côte d’Ivoire ou en Afrique.

Les critères de sélection et de notation du concours sont clairs du fait que les thèmes sont proposés par les partenaires. Au total, ces jeunes talents bénéficieront des lots de la part des partenaires pour faire carrière dans le milieu littérature. Pour l’initiateur Ali Diaby,  ce  concours d’écriture est à la fois panafricain et innovant. Ainsi chaque candidat enverra seulement son manuscrit en ligne. En somme, un jury se chargera de l’étudier lors de sa phase de correction.

L’initiateur de ce concours, Ali Diaby encourage les candidats à y participer pour la promotion de l’écriture africaine.

Patrice Kouakou Wanset

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12 janvier 2017

François Hollande au Mali : un bilan africain teinté de realpolitik

Alors que doit s’ouvrir à Bamako le 27e sommet Afrique-France, le quinquennat Hollande a été marqué par des interventions militaires sur le continent.

Un soldat de l’opération « Barkhane » sur la base de Gao, dans l’est du Mali, le 2 janvier 2015.

Bamako, clap de fin. La dernière grande séquence africaine de François Hollande – le sommet Afrique-France, qui doit se tenir les vendredi 13 et samedi 14 janvier – s’écrit là même où s’est révélé l’essentiel de sa politique à l’égard du continent. C’est au Mali que ce président, tant décrié sur la scène nationale pour son incapacité à trancher les conflits, a endossé une inattendue tunique de chef de guerre, n’hésitant pas à lancer, en janvier 2013, l’armée française dans une intervention contre des groupes djihadistes qui menaçaient de prendre le contrôle de tout le pays.

Lire aussi :   Fin de « Sangaris », violences persistantes en Centrafrique

C’est là qu’il a certainement prononcé son discours de politique étrangère le plus ému et le plus émouvant. « Je n’oublie pas que lorsque la France a été elle-même attaquée (…), qui est alors venu ? C’est l’Afrique. C’est le Mali. (…) Nous payons aujourd’hui notre dette à votre égard », lançait-il, trois semaines après le début de l’opération « Serval », devant une foule en liesse et tout un continent qui attendait ces mots depuis longtemps. « C’est sans doute la journée la plus importante de ma vie politique », glissait-il à cet instant.

« Frapper et transférer »

Ces propos annonçaient une singularité de ce président qui, avant son entrée en fonction, ne connaissait pas l’Afrique. Jacques Chirac s’était engagé sur cette voie, mais François Hollande, dès que l’occasion s’est présentée, a su admettre publiquement une partie des errements de Paris dans ses anciennes colonies. Sans aller jusqu’à prononcer des excuses officielles et faire acte de repentance, il a reconnu la participation de l’Etat français à des répressions meurtrières en Algérie, au Sénégal, au Cameroun ou à Madagascar.

Ces tabous brisés seront sûrement une trace que laissera M. Hollande dans l’histoire franco-africaine, mais son empreinte restera avant tout sécuritaire. Incarnée par son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui n’a pas tardé à devenir « le ministre de l’Afrique » de la présidence Hollande, cette tendance a placé l’armée au cœur de la politique africaine de la France. L’opération « Serval », devenue « Barkhane », pour mener la guerre aux djihadistes dans le nord du Mali puis dispersés sur l’ensemble du Sahara et du Sahel. « Sangaris », en Centrafrique, pour éteindre le feu d’une guerre civile qui a pris le masque d’un conflit interconfessionnel entre chrétiens et musulmans.

Lire aussi :   Avec « Barkhane » à la frontière Mali-Niger, pour « taper dans la fourmilière »

Ces actions militaires, déclenchées dans l’urgence, se sont fondées sur un concept simple : « frapper et transférer » au plus vite le dossier à des organisations internationales, Union africaine ou Nations unies. Reste que quatre ans après le déclenchement de l’intervention au Mali et trois ans après celle en Centrafrique, les problèmes politiques qui ont mené ces deux pays au bord de l’abîme sont encore loin d’être réglés, malgré la communication officielle française qui ne voudrait retenir que les succès de ces opérations.

Pressions minimales

Ce prisme sécuritaire sur les questions africaines a fait le bonheur de certains dirigeants peu connus pour leurs vertus démocratiques. L’exemple le plus évident est celui d’Idriss Déby Itno. Alors qu’aux premiers mois de la présidence Hollande, chacun spéculait sur le moment où le président français tenterait de lui faire payer la disparition en 2008 de son camarade socialiste, l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, le chef de l’Etat tchadien a su réaliser un coup de maître en se plaçant comme le meilleur allié de Paris dans « la guerre contre le terrorisme islamiste ». Comment en effet critiquer ouvertement un régime qui envoie ses soldats mourir aux côtés des vôtres dans les confins désertiques du Mali ?

De manière plus générale, les autocrates du continent, qui ont toujours eu un penchant pour la droite française, n’ont pas eu à se plaindre de ces cinq années de pouvoir de gauche. Les principaux relais de François Hollande en Afrique sont à chercher parmi ses pairs rencontrés au sein de l’Internationale socialiste : le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta ou le Nigérien Mahamadou Issoufou. Mais le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Gabonais Ali Bongo ou le Djiboutien Ismaël Omar Guelleh n’ont finalement été soumis qu’à des pressions minimales de Paris après leur réélection contestée en 2016.

Lire aussi :   Fin de « Sangaris », violences persistantes en Centrafrique

Les vieux réseaux de la Françafrique, qui perduraient sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ont disparu. Pas la realpolitik. Le Quai d’Orsay a bien tenté d’établir une plus grande distance avec les pays du « pré carré » – la zone d’influence traditionnelle des pays francophones – pour se réorienter vers une Afrique orientale jugée plus dynamique économiquement mais « cette politique, note Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, n’a pas eu les résultats escomptés dans la mesure où le secteur privé, en dehors des grands groupes déjà fortement implantés, n’a pas pris le relais. »

Viatiques du développement

Conscient que la France n’a plus les moyens de mener en cavalier seul sa politique africaine, François Hollande s’est évertué à impliquer ses partenaires européens dans la résolution des crises continentales. Avec un succès très mitigé. Aucun acteur majeur de la diplomatie européenne n’est venu prêter main-forte à Paris en Centrafrique et, si l’Allemagne a commencé à déployer des hommes au Sahel, c’est avant tout la question migratoire qui la préoccupe.

Pour ce dernier tour de piste africaine, François Hollande devrait, selon toute vraisemblance, rappeler quels sont, selon lui, les viatiques du développement : la bonne gouvernance, des alternances apaisées, des Constitutions respectées, des emplois pour les millions de jeunes qui n’en ont pas… Seulement, que pèse auprès de ses interlocuteurs la parole d’un chef d’Etat dont l’autorité ne passera pas le printemps ?

 

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11 janvier 2017

Économie : que peut l’Afrique face à Trump en 2017 ?

Trump et Obama.jpgL’équipe constituée par le futur locataire de la Maison Blanche se caractérise par une politique économique axée sur l’essor du business.

Si l’Afrique peut profiter de la dimension pragmatique de cette équipe en sortant des idéologies des institutions financières internationales pour implémenter uniquement ce qui marche sur le terrain, ce gouvernement d’hommes d’affaires peut aussi être un problème pour elle au cas où il n’aurait aucune considération des précautions éthiques et sociales qui devraient préserver les populations africaines vulnérables vis-à-vis des intérêts purement financiers du grand capital américain.

Trump compte rendre les États-Unis encore plus attractifs fiscalement de façon à ce que les entreprises américaines investissent prioritairement sur le plan national. Il propose dès lors de baisser l’impôt sur les sociétés de 35 à 15% et d’appliquer une taxe de 10% seulement au profit des entreprises américaines rapatriés aux États-Unis. Politique fiscale susceptible de faire baisser le nombre d’entreprises américaines investissant en Afrique.

L’avantage des matières premières

Il peut en résulter une perte d’emplois et de retours fiscaux pour l’Afrique si des entreprises américaines tirent plus d’avantages à s’installer aux États-Unis qu’en Afrique. Dans ce champ, celle-ci a un avantage comparatif naturel au sens où elle possède des matières premières qui n’existent pas sur place aux USA, et dont l’absence aux USA ou leur coût d’importation d’Afrique ne peut être compensé par le différentiel fiscal favorable du territoire américain.

 

Sous Trump, les banques américaines vont aussi bénéficier d’une nouvelle politique de dérégulation détricotant notamment la loi Dodd-Frank mise en place par l’administration Obama afin de réguler, dès 2010, les banques et d’éviter les pratiques ayant entraîné la crise des crédits hypothécaires de 2007. Dans la même veine, la loi Volker qui encadrait jusque là la capacité des banques américaines à spéculer pour elles-mêmes sera aussi annulée.

L’Afrique, face à cela, doit veiller à ce que son système bancaire, très souvent constitué de filiales de banques internationales, ne se cantonne plus à faire des placements rémunérateurs à travers le monde et à servir de plaque tournante aux capitaux flottants sans soutenir l’activité économique africaine via le canal du crédit. L’Afrique souffre déjà beaucoup de l’anomalie économique chronique d’avoir des banques commerciales surliquides qui n’accordent aucun crédit aux investisseurs africains mais font toutes  des placements spéculatifs hors d’Afrique qui, ainsi, ne sert que de zone de transit des capitaux flottants.

Les banques doivent soutenir l’économie réelle

Exiger des banques internationales qui veulent développer leurs activités en Afrique qu’elles accordent un certain pourcentage de crédit aux investisseurs africains crédibles serait une mesure capable de soutenir l’économie réelle africaine face à cette situation.

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 Trump veut aussi renégocier pied à pied les accords de libre-échange et les accords sur le climat. L’Afrique, qui a bénéficié d’une hausse de l’aide américaine au développement sous Obama, verra certainement celle-ci diminuer drastiquement ou disparaître sous Trump, axé plus sur les affaires que sur l’aide. Cela peut être un mal pour un bien si l’Afrique utilise la présence de la Chine, autre État pro-business dans son approche de l’aide, pour construire une coopération économique où seul le mieux disant sur le plan économique, social et environnemental aura ses faveurs.

À l’Afrique d’utiliser ses atouts pour exiger en retour des contreparties capables d’assurer son développement écologique, économique et social. La Chine exige des Occidentaux de lui laisser leur technologie en guise de prix à payer pour intégrer son vaste marché. Rien n’empêche à l’Afrique d’exiger le même type de contreparties des Chinois et des Occidentaux qui veulent ses matières premières.

Renégocier les Accords de partenariat économique

Par ailleurs, face à un Trump climato-sceptique, la défense des aspects favorables de la COP21 est très importante car l’Afrique ne doit pas accepter de se livrer au monde des affaires sans protéger son capital naturel sur lequel repose à la fois ses économies et une durabilité à construire comme avantage comparatif en qualité de vie par rapport à un Occident désormais dans sa phase de rendements décroissants sur le plan environnemental.

Étant donné que Trump veut aller en guerre contre la Chine, c’est à l’Afrique d’exploiter cette rivalité pour mieux se vendre et tirer profit de ses atouts convoités par ces deux pays continents. Le fait que Donald Trump veuille renégocier les accords de libre-échange est une occasion en or à saisir habilement par l’Afrique pour renégocier à son tour les Accords de partenariat économique (APE) dont plusieurs points sont peu satisfaisants par rapport à son développement.

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Par Thierry Amougou

Macroéconomiste hétérodoxe du développement. Thierry Amougou est professeur-chercheur à l'université catholique de Louvain en Belgique.

11:41 Publié dans Economie, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sénégal:La jeunesse invitée à explorer l’auto-entrepreneuriat

Sénégal Entrepreneuriat Jeunes.jpgDakar, 10 jan (APS) – Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a invité, mardi à Dakar, les jeunes à explorer l’auto emploi.

"Nous devons arriver à inverser cette lourde tendance qui fait ’fonctionnariser’ davantage l’emploi et convaincre les jeunes que la meilleure garantie de l’emploi est d’être son propre employeur" a dit le ministre qui ouvrait l’atelier training du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) organisé en prélude du Forum du premier emploi.

Mame Mbaye Niang a appelé les institutions de promotion de l’auto emploi à joindre leurs efforts à ceux du MEDS pour aider les jeunes à mettre en place leurs propres projets.

"Il faudrait, pour ce faire, que le système éducatif et l’enseignement supérieur en particulier offrent un cadre approprié à l’expression et au développement de la culture entrepreneuriale" a souligné le ministre qui a salué l’initiative du Forum du MDES.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Malick Sow a rappelé que le Plan de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche (PDESR 2013-2014), élaboré en collaboration avec le secteur privé, a permis "de mieux cerner les besoins de l’entreprise et d’adapter les programmes dispensés dans nos établissements scolaires"

BF/PON, APS

11:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

12ème Conclave Inde-Afrique : un coup de pouce au développement du secteur privé?

Togo secteur-privé.jpgLe Togo aura son mot à dire au cours du XIIème Conclave Inde-Afrique organisé par l’Exim Bank of India. Les 9 et 10 mars prochains, les représentants du secteur privé togolais sont attendus à New Dehli.  Le directeur de la Coopération bilatérale, Amévi Akpoto Komlangan, trouve que ce rendez-vous commercial d’affaires est une opportunité pour identifier des partenaires et bénéficier des aides financières de l’Exim Bank of India.

L’Exim Bank of India, qui a financé le développement du secteur privé au Togo à près de 100 millions de dollars, est le bras armé de l’expansion en Afrique. A peu près une vingtaine de chefs d’entreprises devraient s’envoler vers New Delhi pour participer à cette rencontre de deux jours d’échanges avec les entreprises indiennes.

La ministre du Commerce, Mme Bernadette Legzim-Balouki et Johnson-Kueku-Banka, directeur général du Centre des expositions de Lomé (Cetef) et coordinateur de ce déplacement conduiront la délégation togolaise. A destination, sept projets concernant l’hydraulique villageoise, la transformation des produits agricoles, l’énergie, l’électrification rurale, l’équipement des structures sanitaires seront présentés à cette conférence dans l’espoir de trouver des financements.

Le directeur général du Centre des expositions de Lomé précise que le Togo espère profiter de la ligne de crédit de 10 millions de dollars que les indiens ont mis à disposition pour financer les grands projets d’investissements tant dans le secteur public que privé. D’ailleurs, l’Exim Bank of India a déjà accordé près de 100 millions de dollars de financement au Togo.

Bien que Delhi ne se soit pas encore positionné comme un poids lourd sur l’échiquier du développement en Afrique, ses échanges avec le continent se développent cependant de façon quasi exponentielle, passant de 3 milliards de dollars en 2000 à presque 70 milliards en 2014.

Dehli serait-il donc en passe d’emboiter le pas à la Chine dont le commerce avec l’Afrique frôle les 200 milliards de dollars, soit plus que le PIB des 30 plus petites économies africaines ?

Sur ce plan, l’Inde constitue, pour les dirigeants africains, une alternative à ne pas négliger. Celui-ci vise 100 milliards d’investissements sur le continent d’ici la fin de 2017. Aujourd’hui, ses 8 % de croissance annuelle alimentent une très forte demande de matières premières.

Source: togotopinfos.com

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