topblog Ivoire blogs

16 juillet 2017

MAEP : Consultations citoyennes en Côte d’Ivoire

MAEP 1.jpgLa Commission nationale du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (CN MAEP) et les Organisations de la Société Civile (OSC) ont organisé le lancement des consultations citoyennes les 11 et 12 juillet 2017 à la Maison de l’Entreprise (CGECI) à Abidjan Plateau.

Les consultations citoyennes constituent un maillon très important dans la chaîne de mise en œuvre du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) en Côte d’Ivoire.

Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de l’auto-évaluation de la gouvernance. L’objet est de permettre aux populations à la base de participer en profondeur à l’évaluation de la gouvernance en Côte d’Ivoire.

Le MAEP a un caractère participatif, évolutif et inclusif. C’est l’occasion de faire des propositions concrètes afin d’améliorer la gouvernance. Celles-ci donnent un rôle  central aux OSCs . C’est ce qui explique l’implication de la Société civile ivoirienne organisée en groupes majeurs dont le réseau couvre toute l’étendue du territoire national.

Plus de 200 personnes des zones pré définies ont participé au lancement de ces consultations citoyennes à Abidjan. Notamment des femmes, des jeunes, des syndicats, des religieux, des personnes en situation de handicap, des organisations paysannes, des organisations professionnelles des médias, et une trentaine de participants de l’administration.

Ces consultations se dérouleront sur 3 semaines, à partir du 07 juillet 2017, sous forme d’un atelier éclaté dans les 6 zones géographiques de la Côte d’Ivoire.

Après les consultations d’Abidjan, ce seront celles des 5 zones de l’intérieur du pays. Une consultation sera menée par les groupes majeurs dans chacune des zones selon le découpage ci :

Zone 1 : Abidjan (District d’Abidjan, Lagunes et Sud Comoé)

Zone 2 : Bouaké (Vallée du Bandama, Lacs)

Zone 3 : Gagnoa (Sassandra, Marahoué, Gôh, Djiboua, Bas-Sassandra)

Zone 4 : Korhogo (Denguélé, Savanes)

Zone 5 : Man (Montagne, Woroba)

Zone 6 : Abengourou (Zanzan, Indénié- Djuablin).

Le MAEP privilégie le dialogue et les échanges. Cela implique les citoyens, favorise leur participation aux outils de la base ; permet de connaître les attentes et les contraintes des différents groupes présents sur le territoire national. Les peuples sont donc consultés pour entendre leurs avis. «Le MAEP est la voix des sans voix» a argué le Président de la CN MAEP, Bernard Konan.

Pendant les consultations, les participants seront repartis en 4 sous-groupes de travail correspondant au 4 thématiques du MAEP.

Thématique 1 : La démocratie et la bonne gouvernance politique ;

Thématique 2 : La gestion et gouvernance économique ;

Thématique 3 : La gouvernance des entreprises ;

Thématique 4 : Le développement socio-économique.

La phase de lancement des consultations citoyennes a permis de sortir un Rapport consignant les observations d’Abidjan. Cela sera réédité dans les grandes villes pré définies de la Côte d’Ivoire selon le découpage prévu.

A propos de Rapport, le Président du panel des éminentes personnalités,  le Professeur Kayal   du MAEP continental recommande à tous un Document final reflétant l’expression du peuple de Côte d’Ivoire : un Document factuel et réaliste. «Ayez à cœur la qualité de ce Document» a-t-il conclu.

Le MAEP est un moteur d’accélération de la gouvernance. Les consultations citoyennes constituent la clé de voûte  du processus du MAEP.

Le processus a bénéficié de l’appui stratégique et financier de la Communauté Economique pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

 Patrice Kouakou

22:56 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

09 juillet 2017

[Reportage] La Côte d'Ivoire trace sa route de l'esclave

CI Route de l'esclavage.jpgEn partenariat avec l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et la science, la Côte d’Ivoire commémore et identifie ses lieux de mémoire liés à la traite négrière. Les recherches historiques sont en cours, mais pour l'heure six localités ont déjà été identifiées. La première se situe à Kanga Nianzé. Reportage.

C'est au bord de la rivière de Kanga Nianzé que les captifs prenaient leur dernier bain avant l'embarcation. Le cours d'eau était et est toujours sacré, explique Pierre, un fils du village. « C'est une rivière de guérison. Avant, il y avait une route ici et lorsque les esclaves arrivaient là fatigués et malades, ils prenaient un bain et retrouvaient la santé et continuaient. »

Hier, pendant la traite négrière, des milliers d'Ivoiriens ont emprunté cette route vers l'Amérique. Aujourd'hui, les habitants entament une danse traditionnelle, appelée «l'Américain».

« C'est une danse qui a été inventée en souvenir de ceux qui sont partis. On retrouve ces pas dans la samba brésilienne. Les femmes vont danser et chanter une chanson qui parle de l'Américain », poursuit Pierre.

Les pays de départ doivent identifier les lieux de la traite négrière, estime Lilian Thuram, ex-footballeur et engagé dans la lutte antiraciste. « Comme il existe historiquement une hiérarchie des hommes sur les femmes, l'histoire de l'esclavage a fait qu'il y a une hiérarchie entre les personnes de couleur blanche et les personnes de couleur noire. Donc il est très important de comprendre cette histoire pour pouvoir la dépasser. »

Environ 50 000 esclaves sont partis de Cap-Lahou, premier port négrier en Côte d'Ivoire.

Mémoire de l'esclavage au Bénin

D'autres pays comme le Bénin ont déjà fait ce travail de mémoire à Ouidah, indique l'ancien président béninois Nicéphore Soglo. « L'important c'est d'avoir un lieu de mémoire où l'on peut se recueillir. Parce que l'Afrique a perdu en quatre siècles 100 millions d'hommes, de femmes et d'enfants. C'est beaucoup. Le seul élément qui est notre ciment, c'est cette souffrance. Et c'est vraiment important que le peuple africain se rappelle qu'il revient de loin. »

► A (re) lire : Patrimoine de l’humanité: l’Unesco examine trente-quatre nouveaux sites

 

Source: www.rfi.fr 

18:02 Publié dans Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

29 juin 2017

La Côte d’Ivoire instaure une taxe d’importation au profit de l’Union africaine

 
Cérémonie
 
Abidjan – La Côte d’Ivoire instaure une taxe d'importation au profit de l’organisation de l’Union africaine dite taxe à l’importation de UA qui prend effet, à compter du 1 er juillet, a annoncé, mercredi, le porte parole du gouvernement ivoirien, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Koné Bruno, au palais de la république au Plateau.

Cette décision prise par ordonnance veut se conformer à une résolution adoptée, lors de la 27 éme session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union qui s'est tenue, le 17 juillet dernier à Kigali, au Rwanda.

Les 54 chefs d'état africains avaient donné leur accord pour l'instauration d'une taxe pour financer les activités de l'Union africaine. Le budget de cette institution africaine étant fort dépendant, des aides extérieures, rappelle-t-on.

Cette mesure exceptionnelle a pour objectif de fournir à l’UA des moyens plus stables et suffisants, dans la mise en œuvre de ces programmes d’intégration et de développement et pour le financement de ces opérations de maintien de la paix et la sécurité, a indiqué le ministre Koné Bruno.

"La transmission dans l’ordre juridique de cette taxe traduit en acte concret l’engagement de notre pays de promouvoir tous les mécanismes et instruments en faveur de l’intégration africaine", a-t-il déclaré.

Le taux de cette nouvelle taxe est fixé à 0,2 % de la valeur CAF (Cout assurance et fret) des marchandises importées par des états non membres de l’Union africains et destinées à la consommation.

Le budget de l'Union africaine à savoir 707 millions d'euros pour l'exercice 2016-2017, soit 459,5 milliards de FCFA, repose à 73% sur l'apport des donateurs à savoir l'Union européenne, les Etats-Unis , la Chine et la Banque mondiale, rappelle-t-on. Cette mesure devrait en principe rapporter 750 milliards de francs CFA par an, avait déclaré le ministre de l'Economie et des Finances du Rwanda, Claver Gatete.

nmfa/fmo

02:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Mali: Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, créé cardinal

Le card. Zerbo, Consistoire 28/06/2017, capture CTV

Le Card. Zerbo, Consistoire 28/06/2017, Capture CTV

Mgr Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako, au Mali, a été créé cardinalpar le pape François ce 28 juin 2017 : son nom avait été annoncé avec quatre autres par le pape le 21 mai lors de la prière du Regina Coeli, place Saint-Pierre.

Mgr Zerbo « fut agréablement surpris par la nouvelle. Il ne s’attendait pas à la nomination au cardinalat » a déclaré le père Edmond Dembele, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, à news.va.

« La nouvelle a été très bien reçue dans le pays, a-t-il poursuivi. Le président Ibrahim Boubacar Keïta a adressé un message pour féliciter l’archevêque, exprimant sa gratitude au pape François. Les autres évêques maliens sont aussi heureux, ainsi que les fidèles catholiques. La communauté de Bamako a exprimé sa joie avec des chants et des applaudissements. Mais les catholiques ne sont pas les seuls à être heureux de cette nomination: partout au Mali, la nouvelle a été bien reçue. »

Le peuple malien, a affirmé  le secrétaire général, a vu dans la nomination de Mgr Zerbo « le message du pape qui s’adresse principalement à l’Eglise locale afin qu’elle continue la mission qui a commencé depuis longtemps et afin qu’elle persiste dans les efforts de réconcilier le pays. Mais c’est aussi un appel lancé au Mali pour sortir de la crise qui a débuté en 2012 et pour marcher sur la voie de la réconciliation et de la paix ».

D’après la biographie publiée par le Saint-Siège, Mgr Jean Zerbo est né à Ségou le 27 décembre 1943. Il a été ordonné prêtre le 10 juillet 1971. Une partie de sa formation supérieure a eu lieu à Lyon (France). Il a aussi une maîtrise en Écriture Sainte de l’Institut biblique de Rome (1977-1981).

À partir de 1982, il a été curé de paroisse à Markala, puis professeur au Grand séminaire de Bamako. Il a été nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Bamako le 21 juin 1988. Le 19 décembre 1994, il a été transféré comme évêque du diocèse de Mopti.

Le 27 juin 1998, il a été nommé par Jean-Paul II archevêque de Bamako. Il a joué un rôle actif dans les négociations de paix au Mali, s’est beaucoup impliqué dans la lutte contre l’exclusion, mais a surtout été un promoteur de la réconciliation et de la solidarité entre les Maliens.

Avec une traduction d’Océane Le Gall, ZENIT

02:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 juin 2017

Foire du Nigéria en Côte d’Ivoire: faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO

CEDEAO2.jpgSylvester Djakamenon, Commissaire général de la foire du Nigéria a animé récemment d’une conférence de presse dans les locaux de ladite Ambassade de la République Fédérale, à Abidjan-Plateau pour annoncer la 2ème édition de la foire.

Sylvester Djakamenon, le Commissaire général a dit que la foire a pour but principal d’être un moyen d’intégration économique régionale en favorisant la promotion des produits fabriqués au Nigeria et la création d’une voie d’accès au marché nigérian, aux entreprises de la Côte d’Ivoire et celles de la sous-région.

Cette deuxième édition est placée sous le thème ‘’Les potentialités du tourisme et du commerce au sein de la CEDEAO ‘’et se tiendra au Palais de la Culture du 22 au 29 septembre 2017.

Et de préciser que la foire du Nigeria est une plateforme d’échanges et de mise en relation entre les opérateurs économiques du Nigeria et de la Côte d’Ivoire d’une part, et ceux des pays de la zone CEDEAO, d’autre part.

Aussi, sera-t-elle axée sur les produits locaux nigérians et l’accessibilité du marché nigérian aux investisseurs. « Les entrepreneurs locaux nigérians et leurs homologues ivoiriens auront le privilège de partager leurs expériences dans différents domaines », a confié le Commissaire général de la foire.

Dans l’optique d’inciter les chefs d’entreprises présents à s’inscrire massivement. Le Commissaire Sylvester a insisté sur le bilan de la première édition qui a eu lieu à la CAISTAB au Plateau en 2016. A l’en croire, cette première édition a été fructueuse en ce sens qu’elle a vu la participation de nombreuses entreprises installées en Côte d’Ivoire et venues du Nigéria.

En sus, il a ajouté que cette rencontre d'affaires est non seulement, un appel à la mobilisation des entrepreneurs des deux pays en vue de relever les différents défis de développement de la région mais a pour objectif essentiel de faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO.

Les secteurs concernés par cette foire sont l’agriculture, la construction, l’artisanat, le tourisme, les infrastructures, les mines, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’environnement et l’assainissement.

Les exposition-ventes des produits et services, les conférences sur les opportunités d’investissement au Nigéria et dans l’espace CEDEAO ainsi que les journées industrielles sont quelques axes majeurs qui émailleront cette deuxième édition à laquelle plus de deux cents entreprises sont attendues.

Cette foire est organisée par Social Cultural Integration of African Youths Organisation (SCIAYO) en collaboration avec l’Ambassade de la République Fédérale du Nigéria.

M.O, L’intelligent d’Abidjan

 

06:32 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Nouvelle aide budgétaire de l’Union Européenne en faveur du Togo

 
L’Union Européenne (UE) a décaissé jeudi 22 juin, une aide budgétaire de 10 millions d’euros, soit plus de 6,5 milliards de F CFA en faveur du Togo, « à la suite d’analyse des progrès dans la gestion des finances publiques ». C’est la deuxième aide du genre de l’institution au bénéfice de Lomé, depuis décembre 2016.
 
« Ce nouveau décaissement d’appui budgétaire s’insère dans la continuité de notre partenariat pour la bonne gouvernance, le redressement économique et le progrès social inclusif au Togo », a indiqué Nicolas Berlanga Martinez, le chef de délégation de l’Union européenne au Togo, au cours d’une séance de signature qui s‘est déroulé ce mardi à Lomé, avec les autorités togolaises.
 
Le nouvel  appui vise à soutenir l’exécutif dans sa politique de réduction de la pauvreté et de la promotion d’une croissance économique inclusive et stable,  ainsi que sa volonté de consolidation de la gouvernance économique et démocratique. Il devra contribuer à « faciliter la continuation de la mise en œuvre des réformes macroéconomiques et structurelles poursuites par le Gouvernement et notamment l’amélioration du solde budgétaire et  de la gestion de la dette publique », a-t-il ajouté.
 

Gestion efficace et efficiente des finances publiques 

Séance de signature mardi 27 juin à Lomé
 
Pour le ministre de l’économie et des finances du Togo, Sani Yaya, ce décaissement traduit principalement les progrès réalisés par le pays dans la mise en œuvre des réformes en vue de la « gestion efficace et efficiente des finances publiques ». Il est « consécutif à l’analyse satisfaisante des conditions générales définies dans la convention de financement », précise le ministre qui n’a pas tari d’éloges sur la coopération avec Bruxelles.
 
Tout comme un premier décaissement d’aide budgétaire de 15,5 millions d’euros, soit plus de 10 milliards de francs CFA notifié fin 2016 au Togo, celui-ci est la conséquence de l’engagement du Fonds monétaire international (FMI), dans un programme triennal d’environ 240 millions de dollars conclu au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC).
 
Par ailleurs, Lomé informe avoir également capitalisé  sur les conclusions de la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE) qui devra bientôt laisser sa place au Plan National de Développement (PND), du nouveau plan d’actions de la réforme de la gestion des finances publiques, basé sur les conclusions des études PEFA et PEMFAR et l’amélioration de l’accès à l’information budgétaire.

 NEPHTHALI MESSANH LEDY, FINANCIAL AFRIK

04:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |