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20 juillet 2017

ONU: les croyants doivent apporter « l’âme » du développement durable

Mgr Auza Bernardito.jpgIntervention de Mgr Auza

Monsieur le Secrétaire général Vendley, Excellences,
Distingués panélistes, Mesdames et Messieurs,

Je suis reconnaissant pour l’invitation de cet après-midi à participer à cette importante conversation sur la façon de mobiliser les communautés religieuses pour qu’elles agissent avec solidarité et responsabilité partagée afin d’aider ceux que nous servons et toute la communauté internationale à mieux comprendre les principes éthiques du développement durable et les inciter à collaborer avec plus d’énergie et d’efficacité pour sortir les gens de la pauvreté, favoriser la paix et mettre en œuvre les autres piliers de l’Agenda 2030.

Dans mes remarques, je voudrais partager certaines réflexions principalement sur le fondement éthique du développement, à savoir les principes sous-jacents pour lesquels les communautés religieuses doivent se mobiliser dans la solidarité pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir la paix.

Je crois que la plus grande contribution à long terme que les croyants religieux et les organisations religieuses offriront collectivement et généreusement à la mise en œuvre du Programme de développement durable ne sera pas la somme de l’énorme travail qu’ils accomplissent et continueront de faire sur le terrain, en allégeant la pauvreté, en nourrissant ceux qui ont faim, en fournissant des soins de santé, en éduquant les multitudes des écoles élémentaires jusqu’aux universités et au-delà, en promouvant la dignité des femmes et surtout leur service indispensable en tant que mères, en prenant soin de notre eau et de notre environnement, en s’engageant pour la paix et la consolidation de la paix et dans beaucoup d’autres activités nobles.

Ce sera plutôt leur service comme un levain pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), aujourd’hui jusqu’en 2030 et bien au-delà, dans la mesure où ils montrent les raisons anthropologiques et éthiques profondes pour lesquelles nos communautés religieuses se mobilisent dans la solidarité et la responsabilité de manière aussi concertée.

Les ODD ne sont pas des fins en soi, mais des moyens, des moyens pour apporter le bien réel des personnes et des peuples en prenant soin de notre maison commune et de tous nos colocataires dans cette maison commune. Nous vivons à un moment où beaucoup, surtout dans les pays développés et ici aux Nations Unies, souhaitent répondre aux questions les plus importantes, comme celles de qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons, comment nous devrions nous traiter mutuellement, et ce qui est bon, vrai et vraiment beau. Bien que différentes traditions religieuses puissent répondre à ces questions de manière légèrement différente, ces questions fondamentales – et nos réponses à celles-ci – aident le monde à ne pas les oublier ni combien elles sont importantes.

Dans le contexte spécifique du programme de développement durable, si nous perdons de vue ces coordonnées humaines fondamentales, il existe un risque sérieux que les ODD ne soient compris que de manière partielle, à travers des lentilles excessivement économiques, environnementales ou sociologiques, tout en manquant leur contexte et leurs objectifs éthiques et anthropologiques plus profonds.

De même que tout bien peut être mal utilisé, si nous excluons de nos conversations ces questions plus profondes sur le pourquoi derrière le développement durable, l’énorme infrastructure internationale pour la paix et le développement pourrait finir par être en fait utilisée dans certaines circonstances pour saper la paix elle-même et le développement qu’elle était conçue pour faire progresser. Cela pourrait se produire en particulier si les ODD se livrent, en pratique, à des philosophies matérialistes, individualistes ou hédonistes inadéquates qui non seulement laissent certains en arrière mais excluent intentionnellement certains de nos semblables, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables ou gênants, de nos soins et de nos préoccupations.

C’est pourquoi il est essentiel que les responsables religieux, les communautés et les croyants aident à fournir, avec courage et persévérance, ce que l’on pourrait appeler «l’âme» ou la «conscience» du programme de développement durable. A une époque de relativisme épistémologique et éthique, nous devons aider les gens à conserver une notion du vrai et du bien. De même, lorsque les dirigeants – que ce soit des politiciens ou ceux qui s’enveloppent dans un manteau religieux – essaient d’instrumentaliser la religion à des fins incompatibles avec le souci d’amour pour Dieu et le prochain, et contestent scandaleusement la nature essentielle de la religion et l’immense bien que les croyants et les organisations religieuses font pour les individus, les communautés et le monde, nous devons les corriger et faire une mise au point.

Ce principe est facile à voir lorsque des chefs religieux incitent leurs partisans à des crimes d’atrocités, comme beaucoup d’entre nous ont pu y réfléchir ensemble vendredi après-midi dans la Chambre d’ECOSOC lors du lancement du Plan d’action pour les leaders religieux et les acteurs afin de prévenir l’incitation à la violence qui pourrait conduire à un crime d’atrocité. Mais il est également présent lorsque les chefs religieux incitent à tort ceux qui les suivent à traiter ceux d’autres races comme indignes de leurs soins, ou de même à l’égard de ceux qui se déplacent d’autres pays, de ceux qui sont physiquement ou mentalement handicapés, de ceux dont la vie et les moyens de subsistance sont menacés par la pollution, par la montée des océans, ou par la désertification croissante, ou de ceux qui sont dans le ventre de leur mère ou à la fin de la vie, dont la dignité est traitée comme une qualité moindre et comme ne méritant pas le plus grand respect et la plus grande protection. Les croyants et les communautés religieuses doivent, je le répète, rester l’âme ou la conscience du programme de développement durable.

Les chefs religieux ne sont pas des chefs politiques ou des spécialistes des sciences sociales, et ils ne prétendent pas être qui et ce qu’ils ne sont pas. Ils ne sont pas d’abord là pour mesurer les objectifs et les cibles grâce à des indicateurs scientifiques. Ils sont principalement là pour appeler et inspirer les gens à l’action, et pour leur rappeler le sens profond et les raisons de leur action, en fournissant les « raisons de l’espérance qui est en eux », comme l’a décrit Saint Pierre dans sa première Lettre. À travers le prisme de leur mission essentiellement spirituelle et morale, les chefs religieux, les croyants, les religions et les organisations religieuses s’occupent de l’épanouissement de toute la personne humaine. S’efforçant d’atteindre un développement humain authentique, ils ne compartimentent pas le développement, mais travaillent pour le développement intégral de chaque personne humaine et de toute la personne humaine. Parce que le progrès humain fait partie intégrante de leur vision et de leur mission, outre les lieux de culte, ils construisent également des centres de construction communautaire, des hôpitaux, des écoles et des universités. En un mot, ce qu’ils font et continueront de faire pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable est l’expression extérieure de leurs croyances religieuses et de leurs principes moraux.

Les chefs religieux, les croyants et les communautés de croyants travaillent à protéger la vie et l’environnement, afin d’autonomiser les faibles et les opprimés. Ils aident les populations à développer leurs ressources naturelles de manière responsable et à les protéger contre l’exploitation de puissants intérêts économiques et politiques. Ils sont créatifs pour sortir les pauvres de la pauvreté sous toutes ses formes et rompre les murs de l’exclusion. Enracinés localement, ils ont une connaissance directe des nombreuses formes de pauvreté et d’inégalités ; ils ont une crédibilité au niveau de la base ; ils peuvent facilement trouver du personnel sur le terrain qui connait bien leurs programmes. Leur présence de base favorise le dialogue entre les groupes de base. Ayant un réseau universel, ils sont des défenseurs efficaces des causes internationales, comme l’éradication de l’extrême pauvreté et le soin de notre maison commune.

Les religions croient et proclament que la paix est essentielle au développement. Toutes les études indiquent que les pays et les régions en conflit ont régressé au lieu de progresser. Comme l’a affirmé le pape Paul VI en 1967, le développement est le nouveau nom de la paix. [1] Construire la paix requiert le développement. Sans prétentions de domination économique et politique, les religions et les organisations religieuses sont généralement considérées comme des courtiers impartiaux dans cette forme cruciale de consolidation de la paix.

Le pape François a cherché à contribuer à cela en proposant au monde une éthique basée sur ce qu’il appelle une « écologie intégrale », ce qu’il croit être le fondement nécessaire au développement intégral et durable (LS 18). Nous sommes confrontés, écrit-il dans Laudato Si, non pas à des crises indépendantes qui affectent l’environnement d’une part et les pauvres, les personnes vulnérables et marginalisés de l’autre, mais plutôt à « une crise complexe à la fois sociale et environnementale » qui exige « une approche intégrée de la lutte contre la pauvreté, du rétablissement de la dignité des exclus et de la protection de la nature » (LS 139).

Dans son discours de septembre 2015 à l’Assemblée générale des Nations Unies, le pape François a souligné que « la mauvaise utilisation et la destruction de l’environnement s’accompagnent également d’un processus implacable d’exclusion », et a déclaré que cela a ses racines dans « une soif égoïste et illimité du pouvoir et de la prospérité matérielle qui mène à la fois à l’utilisation abusive des ressources naturelles disponibles et à l’exclusion des faibles et des défavorisés ». Il a qualifié cette consommation égoïste de « culture du gaspillage » et a déclaré qu’elle découle d’une sorte d’amnésie spirituelle : nous avons oublié qu’il y a un Créateur et avons donc perdu un sentiment d’émerveillement et de révérence sur la façon dont nous-mêmes, les autres êtres humains, les autres espèces et notre maison commune sommes tous liés au Créateur. Lorsque nous ne voyons pas de manière claire et saine que nous sommes des créatures par rapport à un Créateur et les uns par rapport aux autres, dit-il, nous sommes exposés à la maladie de nous considérer comme des maîtres ayant le droit de piller la nature et de traiter les autres comme nous le jugeons bon (LS 2).

Comme il est important que les responsables religieux et les croyants aident à restituer au monde ce qui se cache derrière le sensible, à reconnaître qu’il existe un Créateur dont l’existence est également connue par la raison, et que ce fait devrait influencer la façon dont nous traitons chacune des créations du Créateur. C’est et cela doit être le travail commun des communautés religieuses à l’appui non seulement des fruits, mais aussi des racines du développement durable.

Les « indicateurs » les plus importants qui évaluent un développement véritablement durable ne seront pas réalisés dans le cadre des négociations de l’ONU ou par le travail acharné de la commission statistique de l’ONU. Ils n’incluront pas de données désagrégées sur le nombre de personnes qui ont été sorties de la pauvreté ou le nombre de toxines éliminées de notre air ou de notre eau. Les indicateurs les plus importants du progrès vers un développement véritablement durable seront qualitatifs et non quantitatifs. Plus précisément, ils seront éthiques, mettant en évidence la formation des personnes et des peuples, un à la fois, pour devenir de meilleurs hommes et femmes, garçons et filles, ceux qui se considèrent comme les gardiens de leurs frères et sœurs et répondent en conséquence, ceux qui comprennent qu’ils ne sont pas maîtres, mais les intendants chargés de protéger et de développer le don de la création pour le laisser meilleur qu’ils ne l’ont reçu pour les générations futures.

Plus les dirigeants religieux sont capables de s’associer entre eux, mieux ils serviront les peuples du monde et collaboreront efficacement avec la communauté internationale dans la mise en œuvre du Programme de développement durable. C’est parce que la contribution la plus importante des communautés religieuses aidera tout le monde à voir à la fois les causes des crises actuelles que nous travaillons ensemble à résoudre, car nous cherchons à éradiquer la culture des déchets au cœur du problème, et la solution : Une écologie intégrale qui mènera au développement intégral et durable et à la mobilisation dans la solidarité et la responsabilité, nécessaire pour faire de cette écologie intégrale une réalité.

Merci beaucoup pour votre aimable attention.

  1. Populorum Progressio n. 76.

Traduction de Zenit, Constance Roques

05:40 Publié dans Monde, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

UEMOA: La Côte d'Ivoire et le Bénin devraient débuter en septembre avec les émissions d'obligations synthétiques, et non plus le Sénégal

UEMOA Côte d'Ivoire Bénin.jpgLes émissions d’obligations synthétiques, annoncées en février 2017, avec comme émetteur initial le Sénégal, sont maintenues pour le troisième trimestre de 2017 (septembre), a-t-on appris de l'Agence UMOA-Titres, l'instance en charge d'accompagner les Etats membres de l'UEMOA dans les émissions et la gestion des titres publiques.

Au mois de mars 2017, des responsables de cette agence avaient confié à Ecofin que les préparatifs des opérations, liées à l'émission de ces titres par le Sénégal, n'avaient pas débouché sur un accord. En revanche, les choses ont bien avancé avec la Côte d'ivoire et le Benin, qui sont annoncés sur ce segment.

            Lire aussi: 14/03/2017 - L'Agence UMOA-Titres annonce l'émission d’une nouvelle forme d'obligations dites synthétiques, au cours du troisième trimestre 2017

« Les obligations synthétiques présentent un intérêt certain pour tous les types d’investisseurs qui peuvent souscrire aux titres proposés, par l’intermédiaire des SVT, l’émission se faisant par adjudication ciblée », explique Mac-Davies Anouma, le responsable chez UMOA-Titres de la communication et des relations avec les investisseurs.

Les volumes et la valeur de ces titres synthétiques qui seront proposés, n'ont pas encore été rendu publics. Mais au total, pour le troisième trimestre qui a déjà débuté, les pays membres de l'UMOA, devraient émettre pour 778 milliards de FCFA de titres publics, dont 134 milliards de FCFA en bons du trésor et 644 milliards de FCFA en obligations du trésor.

Une information importante : la Côte d'Ivoire et le Sénégal, les deux gros acteurs du marché obligataire de cette sous-région, devrait réduire leur niveau de sollicitation. « Le Sénégal et la Côte d'Ivoire vont effectivement beaucoup moins solliciter le marché sur la fin de l’exercice 2017, compte tenu du succès des Eurobonds réalisés par ces deux Etats sur les marchés internationaux. Dans un souci de maîtriser leur endettement et de garder une dette soutenable, ils ont décidé de réduire leurs interventions sur le marché régional des titres publics », précise Mr Anouma.

Idriss Linge

http://www.niameyetles2jours.com

04:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Hydrocarbures: Vers la construction d’un oléoduc qui reliera le Niger au port de Cotonou

Niger port Cotonou.jpgLe Niger envisage d’exporter son pétrole via un pipeline qui reliera ses bassins pétroliers et le port de Cotonou. C’est dans ce cadre qu’accompagné d’une délégation, M. Foumakoye Gado, le ministre nigérien en charge du pétrole, a effectué, du 13 au 16 juillet dernier, une visite de travail à Cotonou où il a rencontré plusieurs responsables béninois en charge du secteur.

L’objectif de cette visite est, selon la délégation nigérienne, de prendre connaissance des atouts infrastructurel, économique, sécuritaire, environnemental et commercial du Bénin. Une visite au terme de laquelle le responsable nigérien s’est dit satisfait, rapporte Afrique Actualité.

De son côté, Dona Jean-Claude Houssou, le ministre béninois de l’Energie a déclaré que le Bénin est le port naturel du Niger et que la tradition de coopération qui a toujours existé entre les deux pays devrait être préservée. Il a ensuite rassuré la partie nigérienne que son pays est disposé à offrir toutes les facilités pour que ce projet devienne une réalité.

Si le projet est mis en œuvre, il constituera une valeur ajoutée importante pour l’économie béninoise grâce aux frais de transit qu’elle en tirerait. Abdoulaye Tchané, le ministre béninois du plan et du développement, a déclaré que des études seront bientôt menées pour évaluer l’impact socio-environnemental du projet et que le gouvernement béninois prendra rapidement une décision, indique la même source.

Il faut noter que la délégation nigérienne s’est rendue au port autonome de Cotonou où elle a visité les installations de stockage de produits pétroliers de la société Octogone Trading, mais aussi les installations pétrolières de Sème où le Bénin produisait 8000 barils de pétrole par jour entre 1982 et 1985.

Le Niger produit 20 000 barils par jour et est le seul pays producteur africain qui arrive à satisfaire sa demande interne en produits raffinés grâce à sa raffinerie pétrolière. Sa production journalière augmentera dans les prochaines années car de nouvelles découvertes de gisements d’or noir ont été opérées en mai dernier dans le bassin d’Agadem.

Olivier de Souza

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04:30 Publié dans Economie, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

19 juillet 2017

Les Jeux de la Francophonie, une première pour la Côte d’Ivoire

JEUX-FRANCOPHONIE 4.jpgLa Côte d'Ivoire, marquée par une décennie de crise politico-militaire, accueille à partir de vendredi, pour la première fois depuis la normalisation, un grand événement international, avec les 8es Jeux de la Francophonie qui réunissent 4.000 athlètes et artistes de 53 pays.

Programmés du 21 au 30 juillet, les Jeux combinent compétitions sportives et concours culturels. "Nous attendons de ces Jeux un impact, politique, diplomatique et économique (...) c'est un clin d'oeil aux investisseurs", a confié à l'AFP Baba Coulibaly, directeur de la communication du ministre chargé des Jeux.

Ceux-ci visent, selon les organisateurs, à favoriser le développement économique et à "renforcer la cohésion nationale" de la Côte d'Ivoire où les tensions sont encore présentes. La principale puissance francophone d'Afrique de l'Ouest a retrouvé une forte croissance économique et une partie de son
rayonnement depuis le retour à la paix civile en 2011.

Au menu de ces Jeux, organisés tous les quatre ans: athlétisme, handi-athlétisme, basket-ball féminin, football masculin, judo, lutte libre, lutte africaine, tennis de table et cyclisme sur route en démonstration. Malgré le nombre important d'athlètes, les Jeux de la Francophonie peinent à se faire une place dans les calendriers internationaux de haut niveau, comme en témoigne l'athlétisme.

Si la sprinteuse ivoirienne Marie-Josée Ta-Lou (4e des 100 m et 200 m aux JO de Rio) est annoncée par la presse, les autres stars Murielle Ahouré (vice-championne du monde des 100 et 200 en 2013) ou Ben Youssef Meité, 6e du 100 m à Rio, devraient faire l'impasse pour mieux se concentrer sur les
Mondiaux de Londres.

Sept disciplines artistiques sont proposées: arts de la rue (hip-hop, marionnettes géantes, jonglerie), arts visuels (peinture, sculpture, installations), chanson, conte, danse de création, littérature et
photographie, mais aussi la "création numérique" et la "création écologique" pour le développement.

Ce grand rendez-vous international qui verra défiler de nombreuses personnalités politiques est l'occasion pour la capitale économique Abidjan de rénover ou construire d'importantes infrastructures. Dans les derniers jours avant la cérémonie d'ouverture, les ouvriers s'affairaient sur les différents sites des Jeux pour terminer à temps les chantiers.

- Maquis, plage et boîte de nuit au village -

"C'est la course mais tout sera prêt", promet Thomas Gil, du Comité international des Jeux, qui assure que ces travaux sont un "legs pour le développement". Le Palais des sports de Treichville, quartier populaire d'Abidjan, a été entièrement rénové et ripoliné de couleurs vives. Outre la grande salle polyvalente de 5.000 places, modernisée, une nouvelle salle de 2.500 places a été érigée.

Au Village des Jeux, des dizaines d'ouvriers s'activaient au milieu de tractopelles et de bétonnières sur les 17 hectares de l'Institut national de la Jeunesse et des Sports, dont les installations ont été agrandies et modernisées.

Trente-trois bâtiments de deux étages en préfabriqué ont été rapidement montés pour loger les 4.000 participants. Ceux-ci disposeront de terrains et de salles d'entraînement, d'une cantine de 1.800 places, d'un "maquis" (bar-restaurant populaire) pour donner une touche ivoirienne, d'une plage privée sur la lagune et même d'une boîte de nuit aménagée dans la villa du directeur de l'Institut, momentanément évacué.

Si le budget d'organisation du Comité se monte à 11,5 millions d'euros, le gouvernement n'a pas souhaité dévoiler le coût des travaux d'infrastructures, à sa charge, nettement plus important.

Beaucoup critiquent déjà les investissements, émettant des doutes sur leur réalité ou leur impact. "La Francophonie, c'est joli mais à Abidjan y a plus d'argent", chantonnait mardi un démarcheur de rue.

Près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour la sécurité des Jeux, selon Baba Coulibaly, alors que plusieurs mutineries ont éclaté dernièrement dans l'armée et qu'un attentat jihadiste avait frappé la
Côte d'Ivoire en 2016, faisant 19 morts.

AFP

17:50 Publié dans Culture, Economie, Jeux, Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

8 ème édition des Jeux de la Francophonie : Les médias invités pour une meilleure visibilité

JEUX-FRANCOPHONIE 2.jpgLe Gouverneur Beugré Mambé Robert, Ministre auprès du Président de la République chargé des Jeux de la francophonie s’est entretenu le vendredi 14 juillet 2017, dans le cadre de la réussite de ces jeux, avec les organisations professionnelles des médias de Côte d’Ivoire à la salle Félix Houphouet-Boigny du District d’Abidjan.

Le Ministre Beugré Mambé Robert mobilise les journalistes pour accompagner la 8ème  édition des Jeux de la Francophonie. Objectif, assurer une meilleure visibilité des jeux et de la Côte d’Ivoire pour des retombées au bénéfice de tous les secteurs activités et du développement du pays.

Au nom des organisations professionnelles des médias, le Président de Groupement des Éditeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), Patrice Yao a indiqué l’entière disponibilité des journalistes pour accompagner ces jeux.

Pour rappel, la 7ème édition des jeux de la francophonie se sont déroulés du 07 au 15 septembre 2013 dans la ville de Nice en France.

Afin d’encourager les journalistes pour titre de transport, le Ministre Beugré Mambé Robert a offert la somme de 02 millions de francs CFA à tous les participants à cette rencontre du vendredi 14 juillet 2017.

Et pour être plus clair sur la clé de répartition de ce don, le Ministre Beugré Mambé Robert a souligné devant tous que cette somme n’est pas destinée aux organisations professionnelles des médias. Mais destinée à chacun des participants présents dans la salle Félix Houphouet-Boigny du District d’Abidjan.

Entretemps des tee-shirts à l’effigie de la 8ème édition des jeux de la francophonie ont été offerts à chaque organisation professionnelle des médias et à tous les journalistes devant couvrir cette cérémonie.

«Toutes les dispositions seront prises pour que les journalistes aient accès aux différents sites des jeux de la francophonie» a précisé le Ministre Beugré Mambé Robert.

La 8ème édition des jeux de la francophonie se tiendra du 21 juillet au 30 juillet 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Patrice Kouakou

17:45 Publié dans Jeux, Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

18 juillet 2017

Cacao/Côte d’Ivoire : Des chocolatiers européens pour le développement de la filière

Cacao JJJJJJJ.jpgLa Maison Chocolat «Guerin-Boutron» s’engage à travailler les fèves ivoiriennes. Cette structure est de marque parisienne et de savoir-faire belge. C’est la 2ème vieille  maison de chocolat à Paris fondée en 1775.

Pour le Président Directeur Général de cette maison de chocolat, Johann Domas-Conzemius, les défis de la filière cacao sont grands. « C’est pourquoi, l’on s’emploie à travailler afin d’impacter positivement les producteurs, les consommateurs et l’ensemble des populations. L’un des défis est de faire le lobbying des affaires ivoiriennes en Europe»  a-t-il indiqué.

En somme, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» prévoit assurer la traçabilité du cacao du champ jusqu’au consommateur. Elle veut être au service d’un commerce équitable et solidaire permettant de soutenir les producteurs de cacao, et les plantations en veillant à développer un bien-être social, économique et environnemental de la communauté.

Fort de ce qui précède, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» envisage booster l’économie cacaoyère en redorant le blason des fèves ivoiriennes.

Cette initiative empreinte de développement humain de la filière cacao en Côte d’Ivoire passe nécessairement par l’amélioration des conditions de travail et de vie des planteurs et de leurs familles, l’augmentation des revenus, la formation professionnelle des jeunes, la transformation au pays pour une fabrication artisanale d’un chocolat 100% ivoirien. Des acquis de la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» en Côte d’Ivoire sont déjà effectués, entre autres dans la région du Sanwi à Aboisso.

A en croire, le Président Directeur Général, Johann Domas-Conzemius, sa structure de chocolat entend créer une communauté autour de sa marque bio dont les membres seront des ambassadeurs et ambassadrices.

 « A la mère de famille » est la 1ère plus ancienne maison de chocolat parisienne fondée en 1761.

La Maison Chocolat «Guerin-Boutron» a été fournisseur breveté de Leurs Altesses Royales le Dauphin de France et du Comte de Chambord.

Patrice Kouakou

09:08 Publié dans Economie, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |