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18 décembre 2017

Les petits paysans victimes du réchauffement et de la faim

petits-paysans-africains.jpgLes petits paysans exposés au réchauffement climatique et à l’insécurité alimentaire, particulièrement en Afrique, doivent être urgemment aidés, sous peine de faire grossir le flux des migrants et réfugiés, avertissent organisations internationales et ONG.

« Je ne veux pas être alarmiste, mais lorsqu’on regarde l’augmentation de la population prévue, si l’investissement à long terme en milieu rural n’est pas soutenu, le problème des migrations que nous voyons aujourd’hui pourrait s’amplifier » a prévenu début décembre à Paris, le Togolais Gilbert Houngbo, président du Fonds international de développement agricole (Fida), agence onusienne basée à Rome.

La population d’Afrique subsaharienne -645 millions de personnes en 2015- « est appelée à augmenter de 1,4 milliard d’ici 2055 », ce qui constitue « une caractéristique démographique unique dans l’histoire mondiale », confirme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son premier « Atlas sur les migrations rurales en Afrique subsaharienne » publié en novembre.

D’ici la moitié du siècle, la population rurale subsaharienne devrait augmenter de 63%, selon l’ouvrage.

L’Afrique subsaharienne est d’ailleurs « la seule région au monde où la population rurale continuera de croitre après 2050 » ajoute la FAO.

Cocktail explosif, alors que la sous-alimentation a augmenté en Afrique l’an passé, touchant 22,7% de la population contre 20,8% en 2015, soit 224 millions de personnes, un quart de la population mondiale touchée par la faim.

Cette brusque remontée des chiffres de la faim en 2016, après dix ans d’amélioration quasi-constante s’explique par les conflits (Soudan du sud notamment) et les sécheresses qui perdurent (Ethiopie, Somalie) liées au réchauffement climatique, selon la FAO.

80% des pauvres vivent en zone rurale 

Pour éviter un embrasement, les organisations internationales comme le Fida plaident pour une augmentation des aides au secteur agricole producteur d’alimentation, afin de lutter à la fois contre la faim et le réchauffement.

80% des quelque 800 millions de personnes très pauvres dans le monde -vivant avec moins de 1,90 dollar par jour- habitent dans des zones rurales, et 65% d’entre elles travaillent dans l’agriculture, plaide le Fida.

« Ces petits exploitants n’ont qu’une responsabilité minime dans les émissions de gaz à effet de serre, et pourtant ils subissent certains des effets les plus dévastateurs du changement climatique » ajoute la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a annoncé mardi à Paris un investissement de 300 millions de dollars pour aider les agriculteurs d’Afrique et d’Asie à faire face au changement climatique.

Au fur et à mesure de l’intensification du réchauffement, « des moyens de subsistance disparaîtront, et les pressions d’origine climatique pourraient contraindre des populations à abandonner leurs habitations et leurs communautés, à la recherche de meilleures conditions de vie » avertit aussi la Fondation.

L’Union Européenne va également investir dans l’agriculture durable, afin de trouver des solutions pour augmenter les rendements des récoltes en zones sèches, et protéger les cultures contre sécheresse, inondations, parasites ou maladies végétales.

Les spécialistes comptent travailler sur des maladies « qui menacent de détruire les récoltes de manioc, patate douce ou igname, constituant la base de l’alimentation en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest », souligne la fondation américaine.

Alors que des ONG comme Oxfam ou CCFD Terre Solidaire militent depuis longtemps pour le soutien aux populations rurales, de grands groupes privés commencent à comprendre l’intérêt de participer à l’effort collectif en faveur de la ruralité dans des pays en voie de développement.

Le fonds d’investissement Livelihoods, qui regroupe de grands noms de l’industrie européenne (Michelin, Danone, Hermès, Credit Agricole, SAP, Schneider Electric..) vient d’investir dans un deuxième fonds carbone de 50 millions d’euros, après avoir replanté 130 millions d’arbres en Afrique, Inde et Indonésie.

Certes, ce faisant, les entreprises allègent leur bilan carbone, mais elles choisissent aussi de soutenir des communautés paysannes fragiles, via des ONG locales, du pied du mont Kenya au delta du Gange, en passant par le Burkina Faso ou la Casamance (Sénégal).

« C’est bien un des paradoxes révoltants de notre époque, ceux qui sont censés produire pour nourrir le monde n’ont pas eux-même de quoi nourrir leur famille », souligne Livelihoods. Trois quart des personnes souffrant de malnutrition dans le monde sont des petits fermiers, des pêcheurs, et des éleveurs pauvres.

Source : tv5monde.com

19:38 Publié dans Economie, Politique, Société | Tags : petits agriculteurs, faim, rechauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Ce qu’il faut retenir du 52e sommet de la Cedeao

52ème sommet, cedeao, jean claude bNomination de l'Ivoirien Jean-Claude Brou à la présidence de commission de la Cedeao, situations du Togo, de la Guinée-Bissau et de la Gambie, intégration économique insuffisante... Jeune Afrique décrypte le communiqué final de la 52e Conférence de la Cedeao, qui s'est tenue le 16 décembre à Abuja.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont tenu samedi 16 décembre leur 52e Conférence à Abuja, au Nigeria. Une occasion de faire un point sur tous les dossiers en cours dans la région.

  • Une intégration économique encore faible

Selon le communiqué final diffusé par l’institution, les participants ont déploré le faible niveau du taux d’intégration économique après plus de quarante ans d’existence de la Cedeao, et ont appelé à l’accélération des projets et programmes intégrateurs, « aussi bien dans le domaine des infrastructures que dans le domaine plus global de l’amélioration de l’environnement des affaires et de la compétitivité des entreprises ».

Le projet de création d’une union monétaire n’est par exemple qu’un lointain objectif, pour lequel la conférence a exhorté les États « à prendre les mesures nécessaires pour le respect des principaux critères de convergence nécessaire à la mise en place d’une union monétaire viable et crédible ».

Pour la libre circulation des personnes et des biens, la Conférence a pris note de « la persistance de barrières tarifaires et non-tarifaires ainsi que des pratiques anormales sur les corridors et les frontières des États membres ». Elle a de ce fait accédé à la requête du président de la Task Force de renforcer ses prérogatives lui permettant d’effectuer des contrôles inopinés pour débusquer des agents indélicats et d’en faire rapport aux autorités politiques des États membres visités.

  • Le code des douanes adopté

La Conférence de la Cedeao a en revanche pu adopter le code des douanes de la Cedeao, « qui établira un cadre juridique commun pour les procédures douanières dans tous les États membres et contribuera ainsi à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la facilitation des échanges dans l’espace Cedeao.

  • Des perspectives économiques encourageantes

La Conférence s’est félicitée des bonnes perspectives en matière de croissance économique de la région dont le taux de progression du PIB réel est projeté à 2,1 % en 2017 et 3, 1 % en 2018, contre 0,2 % en 2016, principalement en raison de la reprise prévue des prix des principaux produits exportés par les États membres de la Cedeao, ainsi que de l’amélioration de la sécurité dans les zones de production pétrolière. Afin de conforter ces résultats, la Conférence a exhorté les États membres à poursuivre les réformes structurelles engagées pour s’affranchir des fluctuations des cours des matières premières et permettre à leurs économies d’être plus résilientes face aux chocs exogènes.

En revanche, la Conférence a exprimé sa préoccupation « au regard de la campagne agropastorale qui a été mitigée et de la situation alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes dans l’espace Cedeao qui sont en besoin d’assistance » et s’est engagée « à mobiliser tous les efforts nécessaires dans les pays et à l’échelle régionale pour venir en aide aux personnes vulnérables ».

  • Terrorisme : la Cedeao demande des soutiens financiers pour le G5 Sahel 

Si la Conférence s’est félicitée « des résultats positifs enregistrés par la Force multinationale mixte du Bassin du Lac Tchad dans la lutte contre Boko Haram et des avancées considérables réalisées dans l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel », elle « reste préoccupée face à l’expansion des attaques terroristes dans la région ». Elle a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte son soutien financier au G5 Sahel.

La Conférence a encouragé les États membres de la Cedeao « à mieux partager les renseignements et informations entre eux afin de lutter contre le terrorisme dans la région » et a annoncé son soutien au Système d’information policière de l’Afrique de l’Ouest (Sipao), destiné à accroître la capacité des services de sécurité à combattre la criminalité transnationale et le terrorisme.

  • Migrants en Libye : « l’esclavage moderne » fermement condamné

Exprimant sa « profonde indignation face aux traitements inhumains infligés aux migrants et réfugiés africains en Libye » la Conférence « s’engage à travailler avec les organisations internationales partenaires pour mettre rapidement fin à ces pratiques barbares ». Elle soutient la demande de l’Union Africaine pour qu’une enquête internationale soit diligentée et que les auteurs de ces actes criminels soient identifiés et punis.

  • Guinée-Bissau : un mois pour faire respecter l’Accord de Conakry

La Conférence, qui « regrette profondément le manque d’avancées dans le processus de paix en Guinée-Bissau », a demandé aux présidents guinéen Alpha Condé et togolais Faure Gnassingbé « de mener les consultations avec toutes les parties prenantes à l’Accord de Conakry dans un délai de un mois, faute de quoi des sanctions collectives et individuelles seront appliquées à toutes les personnes qui entravent la mise en œuvre de ces accords ».

  • Togo : Faure Gnassingbé à la tribune, de nombreux manifestants dans la rue

Alors que Faure Gnassingbé, chef de l’État togolais, assurait la présidence de la conférence, des milliers de personnes étaient à nouveau descendues dans les rues de Lomé, comme depuis plusieurs semaines, pour réclamer des réformes constitutionnelles et institutionnelles, rapporte l’AFP. La situation politique togolaise a été jugée « préoccupante » par la Conférence qui a « condamné fermement toutes les formes de violences et de débordements » et « s’est félicite des mesures d’apaisement et de décrispation adoptées par le gouvernement togolais afin de créer un environnement propice à l’ouverture du dialogue national ». Les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ont appelé les acteurs politiques togolais « à s’engager pleinement et dans les plus brefs délais, dans un dialogue inclusif pour parvenir à la mise en œuvre des réformes politiques ».

  • Au Mali, une situation « toujours préoccupante »

Si la Conférence s’est réjouie de la signature d’une trêve entre les belligérants, le 23 août 2017, les chefs d’État et de gouvernement « demeurent préoccupés par la multiplication des attaques terroristes au nord et au centre du pays ».

  • Gestion de l’après-Jammeh en Gambie

La Conférence a salué la mise en place de la Commission Vérité, réconciliation et réparations (CVRR) en Gambie et a exhorté Banjul « à veiller à ce que la volonté de rendre justice aux victimes du régime de l’ancien président Yahya Jammeh le soit dans le strict respect des lois gambiennes et des normes et principes internationaux ». Elle a en outre appelé la communauté internationale à « soutenir, de manière coordonnée, les efforts entrepris par le Gouvernement gambien afin d’assurer la relance économique et la stabilité du pays ».

  • Élections au Liberia

La Conférence a « pris note de la convocation du corps électoral pour le second tour de l’élection présidentielle le 26 décembre 2017 », et a exhorté les deux candidats, George Weah et Joseph Boakai, « à mener une campagne pacifique et à ne recourir qu’aux moyens légaux pour régler tout éventuel différend électoral ». Le communiqué final diffusé par la Cedeao ne mentionne pas la demande de report de l’élection déposé le 14 décembre par le parti de l’Unité, la formation de Joseph Boakai.

  • Un comité pour étudier la candidature de nouveaux membres

Le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie ayant déposé des demandes d’adhésion à la Cedeao – le premier en qualité de membre, le deuxième en qualité de membre observateur et le dernier en qualité de membre associé – la Conférence a estimé que ces différents dossiers « devraient être précédés par la mise en place de cadre institutionnel approprié qui devrait constituer la base juridique de telle décision ». Elle a décidé de mettre en place un comité de chefs d’État et de gouvernement pour superviser l’étude approfondie des implications de ces adhésions, composé de représentants du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et du Nigeria.

  • Jean-Claude Brou devient président de la Commission

Lors du 48e sommet de la Cedeao, qui s’était tenu les 16 et 17 décembre 2015 à Abuja, les chefs d’État et de gouvernement avaient décidé de la fin des mandats en cours des fonctionnaires statutaires pour le 28 février 2018. En application de cette décision, Jean Claude Brou, actuellement ministre de l’Industrie et des Mines de Côte d’Ivoire a été nommé président de la commission de la Cedeao, pour un mandat de quatre ans à compter du 1er mars 2018. Il remplace à ce poste le Béninois Marcel de Souza.

  • Prochain sommet

La prochaine session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement aura lieu à Lomé, au Togo, en juin 2018.

 

Jeune Afrique

08:42 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Politique | Tags : 52ème sommet, cedeao, jean claude brou | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Développement durable: Le Vice-Président de la République de Cote d'Ivoire a visité le Centre d’Excellence contre la faim au Brésil

sécurité alimentaire,faim,alimentation, brésil, cote d'ivoireEn mission d’imprégnation à Brasilia, capitale de la République fédérative du Brésil, le vice-Président de la République, SEM Daniel Kablan DUNCAN, a visité, mercredi après-midi, le Centre d’Excellence contre la faim dans ce pays.

Ce centre, symbole et référence mondiale en matière d’alimentation scolaire et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, intéresse la Côte d’Ivoire qui ambitionne d’abriter un centre d’excellence identique.

Facilitateur national pour la campagne dénommée ‘’faim zéro’’, le vice vice-Président de la République multiplie au Brésil les contacts pour une bonne connaissance de l’expérience du Brésil en la matière. Le centre indique en effet des voies pour atteindre un monde ‘’faim zéro’’ dans le cadre du développement durable.

Ainsi donc, en présence du directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le sénégalais Abdou DIENG, de l’ambassadeur représentant la Côte d’Ivoire auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), du Fonds international de Développement agricole (Fida) et du Pam, SEM Seydou CISSE, le vice-Président de la République s’est fait longuement présenter les objectifs et le fonctionnement du centre d’excellence brésilien contre la faim, par le directeur, M. Daniel BALABAN, et le chef du projet, Mme Christiane VOUANE.

Auparavant dans la matinée, le vice-Président de la République avait pris part à une importante session sur la même thématique de l’élimination de la faim. C’était dans les locaux du prestigieux palais d’Itamaraty qui abrite le ministère brésilien des Relations extérieures

L’autre temps fort aura été la rencontre que le vice-Président de la République et sa suite ont eue avec le ministre brésilien du Développement social M. Osmar TERRA. L’essentiel de cette séance de travail a porté sur les voies et moyens de donner un coup de fouet à la coopération ivoiro-brésilienne.

Le ministre brésilien a exprimé sa ferme volonté de développer la coopération avec la Côte d’Ivoire. « Nous sommes disposé à développer des échanges pour qu’on travaille ensemble. Nous sommes heureux de pouvoir disposer de cette possibilité de coopération », a souline le ministre brésilien.

Le vice-Président de la République, qui a rappelé la volonté du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA d’œuvrer à une croissance ivoirienne de plus en plus inclusive, s’est réjoui de cette coopération dans le domaine du développement social.
Le dossier nutrition et d’autres points s’inscrivent absolument dans cette quête d’un développement inclusif que veulent les autorités ivoiriennes.

Pour amplifier et entrer dans les détails de cette coopération ivoiro-brésilienne dans le domaine du développement social, le ministre de l’emploi et de la protection sociale, M. Jean Claude KOUASSI qui accompagne le vice-Président de la République dans cette tournée d’induction, a eu une autre rencontre avec les services du ministère brésilien du Développement social. Le ministre Jean Claude KOUASSI avait à ses côtés ses conseillers et collaborateurs.

Dans la soirée, l’ambassadeur Sylvestre AKA a convie le vice-Président de la République et toute sa délégation a une réception dans les locaux de l’ambassade ivoirienne sis dans le prestigieux quartier d’Asa Norte en présence du corps diplomatique et de nombreux Ivoiriens établis au pays du roi Pelé, des amis de la Côte d’Ivoire.

Dans l’échange de toasts, l’ambassadeur du Cameroun, SEM Martin MBEGUE, doyen du corps diplomatique africain en exercice, et le vice-Président de la République ont, tour à tour, loué la qualité des relations avec le Brésil depuis déjà de nombreuses décennies et ont plaidé en faveur d’un Développement basé sur la paix et la coopération.

Pour sa part, l’ambassadeur Sylvestre AKA a loué les grandes qualités du vice-Président de la République et son engament résolu et déterminé aux côtés du Président Alassane OUATTARA pour le développement et, surtout, pour l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020.


Le Service Communication du vice-Président de la République

07:50 Publié dans Economie, Politique | Tags : sécurité alimentaire, faim, alimentation, brésil, cote d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Cédéao: l’Ivoirien Jean-Claude Brou nommé à la présidence de la commission

cedeao, cote d'ivoire, cap vertL'Ivoirien Jean-Claude Brou succédera au Béninois Marcel De Souza à la présidence de la commission de la Cédéao. C'est l'une des décisions du sommet qui s'est tenu samedi à Abuja au Nigeria. Il prendra ses fonctions le 1er mars prochain pour 4 ans. Mais sa nomination fait grincer des dents au Cap-Vert.

Ministre de l’Industrie de Côte d'Ivoire depuis 2012 et des Mines depuis 2013, Jean-Claude Brou est un ancien haut-fonctionnaire international. Titulaire d'un doctorat de l'université de Cincinnati aux Etats-Unis, cet économiste de formation de 64 ans est notamment passé par le FMI, la Banque mondiale et la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d'Ivoire, il a notamment été directeur de cabinet du Premier ministre Daniel Kablan Duncan entre 1996 et 1999. Un CV calibré pour la fonction, proposé par Alassane Ouattara.

Problème : la présidence de la commission de la Cédéao aurait dû échoir cette année à un candidat capverdien, en vertu d'un usage qui veut que les pays se succèdent par ordre alphabétique à la tête de la commission.

« Le CV a été beaucoup moins déterminant que les considérations politiques, commente un responsable ouest-africain. Le Cap-Vert n'est pas à jour de ses cotisations et Alassane Ouattara a su habilement exploiter cette situation pour pousser son candidat » ajoute-t-il.

Dans une interview à la télévision nationale, le président capverdien Jorge Carlos Fonseca n'a pas caché sa colère dénonçant des « arrangements politiques ». Le Cap-Vert qui fait valoir qu'il a payé ses cotisations 2017 devrait toujours 25 millions de dollars à l'organisation. Lors du huis clos des chefs d'Etat, le président Fonseca aurait dénoncé la manière dont la question de la présidence de la commission a été traitée. Il aurait demandé à ce que sa position figure dans la déclaration finale. Ce qu'il n'a pas obtenu.

RFI

07:23 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Politique | Tags : cedeao, cote d'ivoire, cap vert | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

11 décembre 2017

Culture: Cérémonie d’ouverture du nihidayikpi à Man: discours de monsieur le président du conseil régional du Tonkpi

Mabri Festival Man.jpg- Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, 
- Monsieur le Ministre de la Culture et de la Francophonie,
- Madame le Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable ;
- Madame le Ministre de la Famille, de la protection de l’enfant et de la Solidarité ;
- Monsieur le Gouverneur du District Autonome d’Abidjan,
- Mesdames et Messieurs les Ministres,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République,
- Madame la 1ère Conseillère de l’Ambassade de Chine à Abidjan ;
- Monsieur le Représentant de la FAO pour la Cote d’Ivoire ;
- Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales et Consulaires,
- Honorables Députés,
- Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents de Régions et Conseillers Régionaux, 

- Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers Municipaux ;
- Distingués chefs traditionnels ;
- Peuple alliés venus de toute la Cote d’Ivoire (Peulh, Sénoufo,).
Votre présence sonne comme un engagement au rassemblement et à la cohésion.
- Eminents Dignitaires Religieux ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et de la Société Civile, 
- Mesdames et Messieurs les Journalistes et hommes de communication,
- Mesdames et Messieurs les hommes des arts, de la culture et des sports,
- Distingués invités en vos rangs, grades et qualités ;

Mesdames et Messieurs ;
Qu’il me soit permis de dire dans les langues de chez nous :
Kassènè, KassêTaba, KanousseûyikanIlhê, Kwa yaleko
Fotamana Monsieur Amadou Gon Coulibaly.
Autrement dit, bienvenue à la cérémonie d’ouverture du Tonkpi Nihidaley, Festival des arts et de la culture Dan.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais avec joie et enthousiasme saluer Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, Monsieur Gon Coulibaly, mon frère, notre allié qui n’a pas hésité un seul instant à répondre à notre appel. Il nous honore ainsi de son parrainage et de sa présence effective.

Dieu seul voit les difficultés qu’il a bravé pour être à Man ce matin. Des dossiers qu’il a laissés et les diligences mise en attente.

En le faisant, Monsieur le Premier Ministre, vous êtes confirmé à votre décision d’aller aux contacts des populations pour toucher du doigt, leur réalité et faire. C’est pourquoi mes parents ici réunis : les Dan et leurs frères Wè, Mahou et Mandé ici réunis vous disent merci d’être venu à eux les bras certainement chargés pour soulager leurs nombreuses attentes. En ce qui me concerne, c’est la confirmation d’une amitié, d’une fraternité qui a traversé certes des moments ou la joie et la peine ont cohabité mais qui n’a jamais connu de doute tant ce qui la sous-tend est bâti sur le socle des biens ancestraux qui unissent les peuples Sénoufo et Mandé du Sud.

C’est pourquoi, soutenu par mon épouse, mes frères et sœurs surtout par mes ainés dont certains ont une histoire administrative ou politique avec vous et sous les bénédictions de GLOUDEH DAN 1er Président de la Chambre Régionale de la Chefferie traditionnelle du TONKPI, je voudrais vous dire merci pour ce déplacement dans la ville des 18 Montagnes même si je sais que c’est à la recherche du bonheur, de la sagesse ; c’est pour avoir les bénédictions de vos grands parents sous la grande montagne au moment où vous avez besoin de porter la charge que vous imposent vos responsabilités actuelles au côtés du Chef de l’Etat.

Monsieur le Premier Ministre,
C’est avec une grande déférence que je voudrais vous charger de transmettre nos remerciements Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, pour son implication personnelle dans la tenue de ce Festival des Arts et de la Culture DAN en acceptant qu’il soit placé sous son Haut patronage en nous apportant un appui et en apportant un appui considérable pour sa réussite. Tout le Peuple Dan lui exprime sa profonde gratitude et prie afin que Dieu le fortifie et l’inspire à la tête de l’Etat. !
Je suis heureux d’exprimer ma gratitude aux éminentes personnalités qui ont effectué le déplacement, ici dans la cité de Man, capitale de la grande Région du Tonkpi :
Il s’agit du Premier Ministre Ahoussou Kouadio Jeannot, un frère qui engagé dans la droite ligne de ces missions républicaines, le processus de rapprochement entre le peuple Baoulé et leurs frères du Grand Ouest, en particulier à l’occasion du Paquinou Régional du Bélier. I est là ce matin avec une forte délégation de Chefs et cadres dont le Représentant de sa Majesté.

Il s’agit de Monsieur Bandama Maurice, Ministre de la Culture et de la Francophonie, grâce à qui, le TONKPI Nihidaley est né grand et ambitieux et qui comme d’habitude a tenu à respecter sa parole, la promesse d’être avec nous ce matin. Merci pour le Partenariat entre votre Département et le Tonkpi Nihidaley Festival qui vous promet de travailler pour être l’une de vos fiertés. 

Merci Monsieur le Ministre pour les actions visant à protéger la Foret de GBEPLEU qui des éléments de notre stratégie culturelle et touristique. 
Il s’agit également du Gouverneur Beugré Mambé, Gouverneur du District Autonome d’Abidjan qui nous fait l’honneur avec ses parents ATCHAN, et la forte délégation des Chef Ebriés qui accompagne le Vice-Gouverneur de se faire accompagner par une forte délégation des chefs Atchan, Monsieur Séa Jean Honoré et du Député d’Attiécoubé, Président du Groupe Parlementaire UDPCI à l’Assemblée Nationale, Monsieur Tchagba B. Laurent, d’être les Invités spéciaux de cette 1ère Edition du TONKPI Nihidaley. 
Il s’agit des Ministres Anne Ouloto et Koné Mariatou, filles de la région qui sont l’une marraine du concours culinaire et de la soirée de Gala et l’autre, marraine du concours de la marche de Paix, de la matinée des Enfants, de la célébration des Femmes du concours SUNGA et de la rencontre des Alliés.

Je salue également les entreprises internationales et nationales ainsi que les Institutions de promotion tel que le CEPICI et la CCI qui sont à nos côtés pour le Forum Investir dans le TONKPI et l’Exposition du Nihidaley.
Il s’agit également de ceux qui se sont fait représentés : les Ministres Adama Koné, Parrain du Forum Economique et Jean Claude Brou qui en présidait les travaux. Du Ministre Adjoumani Kobenan, parrain du village gastronomique, du Ministre du commerce, Président de la Foire Artisanale et agricole, du Ministre Ly Ramata Bakayoko, marraine du colloque ainsi que tous ceux qui ont voulu honorer notre invitation tel que le Ministre Koné Amadou…………………………………

Je voudrais également saluer la présence de mon frère Adama Bictogo qui aussitôt rentrer de voyage à affecter un hélicoptère pour être avec nous ce matin.

Il s’agit outre tous nos parents qui sont arrivés du Koulanlé et du Toura en passant par Danané, Sipilou, ainsi que du Bafing, de nos frères N’guin établis dans le Iffou, des autres Mandé du Sud, Gouro,Séan, Mouna, Gagon, Wan, de nos parents Mandé du Nord, les Mahou et les Malinkés du Denguelé et du Worodougou ainsi que la forte délégation de nos parents Wè du Guemeon et du CAVALLY. Ils sont tous là et très heureux d’accueillir leurs alliés Sénoufo et Pheul, ces petits enfants qui sont de retour aux sources. Gloudèh Gué Pascal vous dit un grand merci. Kasètaba, KUA Yalê E Kôhô.

Merci aux Fondations et ONG qui nous font l’honneur d’être avec nous tout au long du Festival Tonkpi Nihidaley. Nous aurons le grand plaisir et le temps, je l’espère, de travailler à l’établissement de partenariats féconds pour les prochaines éditions.

Merci à tous les hommes de culture, de la presse et des médias, aux universitaires, au monde des sports, aux humanitaires, au monde des transports, pour votre accompagnement.
Merci à tous les services de l’administration, le Préfet de Région en tête pour son implication.
A vous mes frères et sœurs de la diaspora, à vous tous venus de très loin, mais très proche de nous par la culture et la parenté, recevez ma profonde gratitude. C’est le cas de nos frères et sœurs arrivés tout droit de la Martinique pour ce Festival. 

Mesdames et Messieurs, 
Conformément aux missions et compétences que la loi confère aux collectivités territoriales, et dans le cadre de son programme triennal de développement 2016-2018, le Conseil Régional du Tonkpi a décidé d’instituer un Festival des Arts et de la Culture Dan. 

Le Tonkpi Nihidaley Festival n’est certes pas le premier festival de notre région. Aujourd’hui encore, il existe de nombreuses initiatives artistiques, culturelles et sportives dans le Tonkpi.
La particularité du Nihidaley, promu par le Conseil Régional du Tonkpi (gouvernement local), c’est d’être la synthèse et la finalité de toutes les autres initiatives, que nous soutenons par ailleurs, mais Nihidaley est aussi et surtout une plate-forme de rencontres d’intellectuels, une plate-forme économique et une rencontre de divertissement et d’évasions. 

En effet, l’ambition du Conseil Régional du Tonkpi est de faire du Tonkpi Nihidaley un projet culturel fédérateur qui rassemble le Peuple DAN, ses alliés et ses amis en vue de valoriser notre culture et s’appuyer sur la puissance mobilisatrice des arts de la scène pour mettre en mouvement tout notre peuple pour le développement et la cohésion.

C’est pourquoi, pendant Tonkpi Nihidaley Festival, nous avons eu, un colloque international, une Foire commerciale, un Forum économique, un village gastronomique, de compétitions de sports patrimoniaux et notre cuisine…etc.
Aujourd’hui, c’est le grand jour, l’apothéose, le nihidayikpi, c’est-à-dire, jour de grande joie ! Oui, nous sommes un peuple de paix, or paix et joie vont ensemble ! Nous aspirons à la joie, nous invitons à la joie !
Monsieur le Premier Ministre, nos attentes……..

Mesdames et Messieurs, 
L’émergence de nombreux états aujourd’hui est partie de leur essor culturel. Nous nous engageons sur cette voie. J’attache donc du prix au succès et à la pérennisation du Tonpki Nihidaley. C’est enfin l’occasion pour moi de remercier le comité d’organisation qui est à pied d’œuvre depuis plusieurs mois pour le succès de la présente édition. 
Mes dames et messieurs, vous êtes ici à Man, chez vous, depuis deux jours pour certains et aujourd’hui pour d’autres. 
Je voudrais vous souhaiter un bon séjour, à Man, la ville située aux pieds des montagnes !
Que Dieu soit notre guide

Merci de votre grande attention et bon festival à tous !
 
Publié le dimanche 10 decembre 2017  |  Partis Politiques

 

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Santé / ICASA: renforcer les capacités des jeunes filles pour vaincre le sida (experts)

ICASA.jpgLa 19me conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), a appelé samedi à Abidjan, à renforcer les capacités des jeunes filles pour venir à bout de la pandémie.
"Les populations clé doivent être aujourd’hui considérées comme la clé vers la fin de la pandémie. Il faut plus de capacité pour les jeunes filles et adolescentes dans un processus de changement social pour influencer les comportements des hommes de demain", a lancé le médecin-colonel Alain Azondekon, rapporteur général de la conférence.
"Pour atteindre la fin de l’épidémie en 2030, il faudra un engagement soutenu des leaders, des gouvernements de l’Union africaine et des partenaires, une prise de conscience et un engagement soutenu des communautés, particulièrement les jeunes et les populations vulnérables", a-t-il assuré.
Lundi, la cérémonie d’ouverture de la conférence, avait été marquée par l’appel d’Asseta Ouedraogo, une jeune femme de 20 ans, contaminée à sa naissance par sa mère décédée en 2003.

"Battez-vous pour vivre", avait lancé la jeune femme porteuse du virus du sida depuis sa naissance dans un émouvant discours.
"Notre génération doit s’engager à être la dernière touchée par le VIH", avait-t-elle ajouté en soulignant l’importance de la prévention.
Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida avait souligné la vulnérabilité des "filles et jeunes femmes en Afrique Subsaharienne". "Les efforts de prévention doivent être intensifiés. Les études montrent que dans certaines parties d’Afrique de l’Est, les filles âgées de 15 à 19 ans représentent 74% des nouvelles infections chez les adolescents et plus de 90%
en Afrique australe".
Si le nombre de personnes traitées est passé de 100.000 à 14 millions entre 2000 et 2016 en Afrique, et que la mortalité y a baissé de 50%, "ce n’est pas le moment de baisser la garde", a rappelé Michel Sidibé.
La 19ème Icasa s’est achevé samedi à Abidjan et a enregistré la participations de quelques 10.000 délégués. La 20me édition doit se tenir en 2019 au Rwanda.

Source: AFP

03:25 Publié dans Intégration Africaine, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |