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24 mai 2017

Diplomatie: La Chine s’engage à renforcer la coopération avec l’Afrique en ce qui concerne l’initiative "la Ceinture et la Route" (SYNTHESE)

 
La
© Ambassade par DR
La Chine s`engage à renforcer la coopération avec l`Afrique en ce qui concerne l`initiative "la Ceinture et la Route"
La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l`initiative "la Ceinture et la Route".
 

ABIDJAN - La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l’initiative "la Ceinture et la Route", a annoncé lundi à Abidjan le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite en Côte d’Ivoire.
Lors d’une conférence de presse, M. Wang a rappelé que sa tournée actuelle dans quatre pays africains intervient juste après l’organisation réussie du Forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale à Beijing. Les quatre pays, à savoir la Mauritanie, le Cap-Vert, le Mali et la Côte d’Ivoire, ont tous exprimé leur volonté de participer à l’initiative chinoise.
De nombreux pays africains se situent au niveau de l’extension historique et naturelle de la Route de la soie maritime, a expliqué M. Wang. S’ils adhèrent à l’esprit et au concept de l’initiative "la Ceinture et la Route", ils peuvent devenir des partenaires de coopération, a ajouté le ministre.
L’initiative, qui comprend la Ceinture économique de la Route de la Soie et la Route de la Soie maritime du XXIe siècle, a été proposée en 2013 dans le but de construire un réseau commercial et infrastructurel reliant l’Asie à l’Europe et l’Afrique le long des routes antiques de la Route de la Soie et au-delà.
L’initiative "la Ceinture et la Route" a pour but de renforcer les stratégies de développement de différents pays, d’obtenir des avantages complémentaires et d’atteindre le développement et la prospérité communs, a souligné M. Wang.
L’initiative est en fait une tentative de rééquilibrage du processus de mondialisation économique, avec pour objectif ultime de construire une communauté de destin pour l’humanité, a-t-il expliqué.
"Nous pouvons combiner les dix principaux plans de coopération sino-africains proposés par le président chinois Xi Jinping avec l’initiative ’la Ceinture et la Route’", et faire en sorte qu’ils se complètent, a proposé M. Wang.
Les pays africains ont hâte de se débarrasser du mode de croissance unique d’exportation de matières premières, pour obtenir leur indépendance économique en accélérant le processus d’industrialisation et en renforçant leur capacité de développement indépendant.
Les pays africains pensent que la Chine est leur partenaire de coopération le plus idéal et le plus fiable, et souhaitent bénéficier du développement rapide de l’économie chinoise, a souligné M. Wang.
De nombreux monuments ont été construits en Afrique avec l’aide directe ou indirecte de la Chine, et beaucoup de projets d’infrastructures en Afrique sont construits par des entreprises chinoises.
La Chine est prête à développer des plans de coopération avec chaque pays africain en respectant leurs demandes, afin de les aider à renforcer leur capacité de développement durable, a fait savoir le chef de la diplomatie chinoise.
M. Wang a souligné que le développement de l’Afrique permet de renforcer la croissance générale des pays en voie de développement, qui sert les intérêts communs de l’Afrique et de la Chine.
M. Wang est revenu sur la longue histoire de l’amitié sino-africaine, expliquant que cette amitié a porté ses fruits. En Mauritanie par exemple, le port que la Chine a aidé à construire dans les années 1980 continue de fonctionner activement aujourd’hui et de soutenir le développement économique du pays. Il a été baptisé "Port de l’amitié".
Autrefois tristement connu sous le nom de "Triangle de la pauvreté", le sud de la Mauritanie est devenu le "Triangle de l’espoir" grâce aux nouvelles routes et aux nouvelles infrastructures que la Chine a aidé à construire.
Ces réalisations, selon M. Wang, représentent non seulement l’amitié sino-mauritanienne, mais incarnent également l’amitié sino-africaine.
Pendant de nombreuses années, la Chine a non seulement offert son aide économique à l’Afrique, mais a également joué un rôle actif dans les domaines tels que la santé et la sécurité sur le continent africain, a noté le ministre chinois.
Pendant plus d’un demi-siècle, les équipes médicales chinoises déployées dans différents pays africains sont venues en aide à plus de 200 millions de patients.
Ces dernières années, la Chine a également augmenté les investissements liés à la paix et la sécurité en Afrique, selon M. Wang. Actuellement, il y a plus de 2.000 soldats chinois sur le continent africain effectuant des missions de maintien de la paix de l’ONU et contribuant grandement à la paix et la sécurité en Afrique.
La Chine se tiendra toujours aux côtés des Africains dans leur poursuite du développement et de la prospérité, a promis le ministre chinois.
M. Wang effectue une tournée en Mauritanie, au Cap-Vert, au Mali et en Côte d’Ivoire du 19 au 23 mai.

Fin
Publié le mardi 23 mai 2017  |  Ambassade

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NTIC: Depuis Beijing, Me Roger Ouegnin annonce la future télé de l’ASEC et la signature d’un partenariat entre le Club ivoirien et le Gouvernement Allemand

Cérémonie

© Abidjan.net par Serge T
Cérémonie de signature de convention entre le club ASEC MIMOSA et StarTimes
Vendredi 21 Avril 2017 Abidjan. Le président du conseil d`Administration de l`ASEC MIMOSA Roger Ouégnin et le directeur commercial de StarTimes Julien JIN ont signé un contrat de partenariat gagnant gagnant pour la bonne marche des deux structures. Photo: Roger Ouegnin PCA de l`Asec Mimosas
 

Aller à la numérisation de la Radio et de la Télévision présente d’importants avantages pour les Etats. C’est ce qui ressort de la conférence de presse du Président Directeur général du groupe StarTimes, Pang Xinxing, tenue dans le cadre de la 7ème édition du Séminaire sur le Développement de la Télévision numérique en Afrique, qui se tient à Beijing en Chine.

A en croire le président de StarTimes, il serait avantageux pour les Etats, qui ne l’ont pas encore fait, de migrer vers la télévision numérique eu égard aux ‘’nombreux avantages et la valeur ajoutée’’ qu’elle apporte à toute l’industrie de la communication. Pang Xinxing a expliqué que la télévision numérique consacre l’avènement de nouveaux métiers, augmentant ainsi le nombre d’emplois.

La télévision numérique contribue également à rendre florissant le secteur de la communication et des médias. Non sans manquer d’en rajouter aux recettes fiscales de l’Etat, a dit Pang Xinxing. Aller à la télévision numérique, c’est augmenter le signal ainsi que la qualité de transmission. Toute chose qui a pour avantage d’augmenter le nombre de téléspectateurs et par conséquent accroître les recettes liées aux activités publicitaires. Et donc va apporter des bénéfices aux stations de télévision locales. Mais Pour le PDG de StarTimes, le plus gros avantage de la télévision numérique reste les nombreuses opportunités qu’elle offre aux acteurs du secteur. Les populations constituent les premières bénéficiaires de la Télévision numérique, a expliqué Pang Xinxing.

Le PDG de StarTimes a saisi l’occasion de cette conférence de presse pour expliquer que l’objectif pour son entreprise en organisant ce Séminaire, c’est de ‘’faire avancer le développement de la télévision numérique en Afrique’’. Estimant avoir ‘’reçu beaucoup de soutiens et d’appuis de gouvernements africains’’, StarTimes de son côté a décidé de faire ‘’quelque chose de bien pour la société africaine’’, a dit Pang Xinxing.

Pour finir, le PDG de StarTmes s’est félicité de l’intérêt que ne cessent d’afficher le Gouvernement chinois et les Gouvernements africains au Séminaire international sur le Développement de la Télévision numérique en Afrique.

StarTimes est le premier opérateur de télévision numérique en Afrique, avec près de 10 millions d’abonnés. Son réseau de distribution massif est composé de 200 salles de marque, de 3000 magasins de proximité, et de 5000 distributeurs, répartis dans 30 pays africains. StarTimes possède sa propre plate-forme de contenus variés, avec ses 440 chaînes autorisées qui diffusent en 10 langues différentes, dont l’anglais, le français, le portugais, le chinois, ainsi que d’autres langues africaines locales.

Publié le mardi 23 mai 2017  |  Abidjan.net
 
Elisée B.

04:24 Publié dans Film, Science, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire en guerre contre la franc-maçonnerie


 

Les évêques de Côte d’Ivoire ont une position très ferme contre la franc-maçonnerie

L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire veut extirper de ses rangs, les francs-maçons. Voici la tirade des évêques, contre cette secte, de plus en plus prisée par les Africains.

De nos jours, la problématique des mouvements ésotériques est une question théologique et pastorale qui préoccupe au plus haut niveau l’Eglise en Côte d’Ivoire.

Le constat est que beaucoup de chrétiens, par ignorance, par curiosité ou par désir d’ascension sociale, se laissent séduire par les théories développées dans ces sociétés sécrètes, tandis que d’autres continuent de s’interroger sur leur compatibilité avec la foi catholique.
Parmi ces mouvements ésotériques, la Franc-maçonnerie mérite qu’on y apporte un éclairage en raison des amalgames qui sont véhiculés en ce qui concerne sa compatibilité avec la foi catholique.

Au mois de janvier 2018, à l’occasion de notre 108ème Assemblée Plénière, nous publierons une lettre pastorale sur le sujet.

But du message

Avant cette échéance, nous, vos Archevêques et Évêques de Côte d’Ivoire, fidèles à notre mission de promotion et de protection de la doctrine et des mœurs conformes à la foi, voudrions déjà, à travers ce message, informer et former l’ensemble des chrétiens. Ceci amènerait à lever toutes les équivoques et les ambiguïtés en ce qui concerne sa compatibilité avec la foi chrétienne. Il s’agit pour nous de donner de façon claire la position de l’Eglise sur cette société secrète afin d’éviter toute erreur susceptible d’égarer les chrétiens.

“Et ce « Grand Architecte de l’univers » est en fait un contenant vide, dans lequel chacun est libre d’introduire sa représentation de Dieu, le chrétien comme le musulman, le confucianiste comme l’adepte des religions traditionnelles. Or, c’est tout à l’opposé de la conception chrétienne de Dieu”

Pour mémoire, la position de l’Eglise face à la franc-maçonnerie a été constante et claire tout au long de l’histoire. Elle a condamné de manière presque immédiate toute forme de franc-maçonnerie . Et aujourd’hui encore, le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise.

Dès lors, l’inscription des fidèles catholiques à ces associations reste interdite par l’Eglise. En conséquence, comme le stipule la déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 26 novembre 1983 : « les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave; ils ne peuvent accéder à la Sainte Communion » ; ils ne peuvent, non plus, bénéficier des honneurs des funérailles chrétiennes.

Cette position constante de l’Eglise ainsi que les nombreuses condamnations magistérielles sans équivoque qui en découlent se fondent sur un certain nombre d’incompatibilités profondes entre la foi chrétienne et les principes de la franc-maçonnerie.

Incompatibilités de la franc-maçonnerie et de la foi catholique : du relativisme

D’une manière générale, le relativisme constitue l’épine dorsale des principes de la franc-maçonnerie. On comprend dès lors que cette tendance à vouloir tout relativiser constitue  le nœud même de l’incompatibilité, en raison des conséquences sur le contenu de la foi, l’agir moral et l’appartenance à l’Église. Dans cette dynamique, la Vérité est relativisée et l’idée même d’une Révélation est refusée.

L’une des conséquences directes de cette manière de tout relativiser, y compris la Vérité, est la conviction chez les francs-maçons  qu’aucune connaissance objective de Dieu, en tant qu’Être personnel n’est possible. Dans les rituels francs-maçons, le concept de « Grand Architecte de l’univers » occupe une place centrale.

Et ce « Grand Architecte de l’univers » est en fait un contenant vide, dans lequel chacun est libre d’introduire sa représentation de Dieu, le chrétien comme le musulman, le confucianiste comme l’adepte des religions traditionnelles. Or, c’est tout à l’opposé de la conception chrétienne de Dieu qui se révèle, entre en dialogue avec l’homme, et de la réponse de l’homme qui s’adresse à Lui en le nommant Père et Seigneur, comme l’affirme le Concile Vatican II .

De la divinité du Christ

De plus, le problème de la divinité du Christ constitue un autre point d’achoppement à l’intérieur de la question de la vision de Dieu et de la Révélation. La Foi Chrétienne affirme qu’en Jésus, Dieu s’est révélé pleinement et définitivement aux hommes. Cela apparaît clairement dans notre profession de foi, le Credo de Nicée-Constantinople où nous déclarons avec conviction que « Jésus-Christ est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ; engendré non pas créé, de même nature que le Père ».

Or, les francs-maçons attribuent à Jésus toutes sortes de qualificatifs positifs, mais ils passent à côté de l’essentiel, à savoir Jésus-Christ est fils de Dieu, il est Dieu fait homme. L’Eglise ne peut tolérer l’affirmation selon laquelle Jésus est seulement un homme sage, car il est plus que cela pour le chrétien : il est le Messie, le Fils du Dieu vivant comme le reconnaîtra saint Pierre (Cf. Mathieu 16, 13-19).

De la problématique du salut

Par ailleurs, il faut ajouter que la franc-maçonnerie exclut toute idée de salut. Pour les francs-maçons en effet, l’homme se construit par lui-même. Il n’a pas besoin de Dieu pour changer son cœur et trouver le bonheur. Il est clair que la perspective est complètement différente chez le chrétien. Car l’Évangile est l’heureuse annonce du Salut.

Le chrétien attend et reçoit le salut de la grâce miséricordieuse de Dieu, en la personne de Jésus qui est précisément le Sauveur (Jésus, c’est-à-dire « le Seigneur sauve ») : « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Ephésiens 2, 8). La Foi Chrétienne enseigne, en effet, qu’en Jésus-Christ, Dieu est venu parmi les hommes pour les sauver (Jean 3, 16).

En raison de ces profonds points de divergence entre la franc-maçonnerie et les fondements même de la Foi Chrétienne, on peut affirmer clairement que le fait d’y adhérer met en cause les fondements de l’existence chrétienne.

Appel

En conséquence, nous, vos Archevêques et Evêques, vos guides spirituels de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire, voudrions vous interpeller vivement face aux sollicitations incessantes de la franc-maçonnerie :

Aux fidèles laïcs

Certains parmi vous se sont déjà engagés dans la franc-maçonnerie. Quelles que soient les raisons qui vous ont amenés à faire un tel choix, quels que soient les pactes déjà scellés et les degrés de votre appartenance à telle ou telle obédience, nous vous exhortons ardemment à rebrousser chemin, à l’instar de l’enfant  prodigue (Luc 15, 11-32).

N’ayez pas peur de rompre tous les liens qui vous tiennent captifs. Car « si le Christ nous a libérés, c’est pour que nous soyons vraiment libres» (Cf. Galates 5, 1). Revenez donc au Christ, la seule et unique source de votre épanouissement, de votre équilibre, de votre liberté et de votre salut. Car il n’y aucun autre nom sous le ciel par lequel vous soyez sauvés, à part le nom de Jésus (Cf. Actes 4, 12).

Aux jeunes catholiques

Une analyse du mode opératoire de la franc-maçonnerie montre bien que vous constituez la cible privilégiée de cette société secrète. En effet, des membres de cette confrérie infiltrent insidieusement nos universités et grandes écoles, où se prépare l’élite de demain. En cédant aux offres alléchantes que l’on fait miroiter sous vos yeux, vous compromettez ainsi gravement votre relation au Seigneur.

Par ailleurs, nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez dans la prise en charge de vos études et dans la recherche d’un emploi après vos différentes formations. Cependant, nous croyons que tout espoir n’est pas perdu pour vous. Votre esprit d’imagination et votre créativité vous permettront, avec l’aide du Seigneur et le concours des hommes de bonne volonté, d’entreprendre quelques activités génératrices de revenus.

Aux cadres et hommes de culture

La recherche de connaissance, de succès et de pouvoir, le désir d’appartenir à une élite respectée sont des tentations assez répandues aujourd’hui dans notre monde. Elles poussent quelquefois beaucoup de nos concitoyens, notamment vous cadres et hommes de culture, à emprunter des voies sans issues. L’appartenance de certains d’entre vous à la franc-maçonnerie les conduit parfois à poser des actes ignobles.

N’oubliez jamais que tout succès ou tout pouvoir est avant tout un don de Dieu, et en dehors de Lui, toute forme d’ascension politique ou sociale, finit toujours par sombrer dans la déchéance et la désolation totale. Car, comme dit le Christ, « Que sert-il donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? » (Marc 8, 36).

Aux responsables des paroisses et des communautés nouvelles

Depuis les premiers siècles, l’Eglise vit du don de ses fidèles. Cette générosité mérite d’être encouragée en raison de l’urgence et de l’importance de l’annonce de l’Evangile à tous. Toutefois, nous en appelons à la vigilance et au discernement des curés de paroisses, des responsables d’institutions et des communautés nouvelles face à certaines offres pour la réalisation de vos différents projets.

En effet, des personnes mal intentionnées, tels des loups vêtus de peaux d’agneaux, fréquentent parfois vos assemblées. Leur intention cachée serait de déstabiliser l’Eglise catholique. La sagesse chrétienne et la prudence exigent un examen lucide de la provenance de ces dons aux montants extraordinairement généreux dont certaines de vos structures peuvent bénéficier. Aussi vous prions-nous de mettre tout en œuvre pour ne pas vous compromettre inconsciemment avec les sectes ésotériques et les associations du même genre.

Au clergé et aux consacrés

Nous apprenons, à tort ou à raison, que certains membres du clergé et des consacrés flirteraient avec la franc-maçonnerie ou en feraient l’apologie, pensant sans doute trouver la solution à leurs problèmes matériels et financiers, croyant peut-être trouver le moyen facile d’une quelconque promotion. Il serait bien dommage et triste que des hommes et des femmes d’Eglise, sensés vivre dans le détachement et le renoncement en arrivent là!

Nous déclarons que les propositions du gain facile ne peuvent en aucun cas vous édifier ni garantir votre dignité de chrétiens. C’est bien contre cela que l’Apôtre Paul s’insurge avec précision et netteté de termes contre les démons qui viendraient à conquérir l’esprit des responsables de l’Eglise (Cf. 2 Thessaloniciens 3, 7-10).

Aux candidats au sacerdoce

Vous, chers fils, vous constituez la semence du clergé de demain. Votre formation spirituelle, humaine, intellectuelle et doctrinale nous préoccupe et nous tenons à y apporter le plus grand soin pour le bénéfice du peuple de Dieu.

Nous vous exhortons à prendre davantage conscience de la noblesse de votre choix à travailler dans le champ du Seigneur. C’est pourquoi vous devez tout mettre en œuvre pour résister aux sollicitations des adeptes de mouvements ésotériques et autres sociétés secrètes qui s’attaquent à nos futurs prêtres, dans le but de les corrompre. Comme le dit si bien saint Paul : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines et ne s’attache pas aux saines paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la parole, il est enflé d’orgueil » (1 Timothée 6, 3-4).

A lire, ce qu’en pense un intellectuel chrétien ivoirien

Conclusion

Nous ne saurons terminer sans invoquer sur vous tous, l’Esprit de Notre Seigneur, qui rendra forts les fidèles du Christ : évêques, prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs, face à tous les groupes et associations ésotériques qui travaillent à l’impossible disparition de l’Eglise catholique. Le Christ Jésus, Maître et Fondateur de l’Eglise, confiant les clés du Royaume à Pierre, lui a déclaré en effet : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle » (Mathieu 16, 13-19).

Que Marie, l’humble servante du Seigneur nous présente à son Fils, aimant et adorable !
Dieu vous bénisse et vous garde, en son Esprit et en son Eglise.
Donné à Bonoua, dans le diocèse de Grand-Bassam, le 21 mai 2017.

Vos Pères les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire

Bonsoir Afrique

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23 mai 2017

Développement : 350 millions d’Africains font désormais partie de la classe moyenne

Concernant "la santé, l'éducation et le niveau de vie", un tiers des pays africains ont atteint des niveaux de développement "moyens ou élevés", selon un rapport publié lundi par la BAD, en partenariat avec l'OCDE et le Pnud.

Même si « les progrès sur le front du développement humain restent lents et inégaux », 18 pays africains sur les 54 que compte le continent atteignent désormais un « niveau de développement moyen ou élevé », selon les « Perspectives économiques en Afrique » publiées conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

L’Afrique du Nord « affiche les niveaux les plus élevés, approchant de la moyenne mondiale, mais toutes les sous-régions ont enregistré des améliorations régulières » depuis le début du XXIe siècle, selon le document.

Cependant, « malgré les avancées obtenues depuis dix ans », 544 millions d’Africains (sur une population totale d’1,2 milliard) vivent toujours dans la pauvreté.

Lutte contre la pauvreté et couverture santé

Le Rwanda, suivi par le Ghana et le Liberia ont enregistré le plus de progrès dans la lutte contre la pauvreté depuis 2005. Le Rwanda notamment a mis en place un programme d’assurance maladie communautaire qui permet de couvrir près de 9 habitants sur 10.

En Afrique du Nord, l’Égypte et la Tunisie sont dotés de systèmes d’assurance-maladie couvrant respectivement 78% et 100% de la population.

Les dépenses dans l’éducation, cruciales pour le développement, sont supérieures à 6% du produit intérieur brut (PIB) en Afrique du Sud, au Ghana, au Maroc, au Mozambique et en Tunisie notamment. Cependant le Nigeria y consacre moins de 1% de son PIB.

Accès à l’énergie et l’assainissement

En tête des problèmes qui contribuent le plus à la pauvreté en Afrique figurent « le manque d’accès au combustible pour la cuisine, à l’électricité et à l’assainissement ». Ainsi en Afrique subsaharienne, 645 millions de personnes sont privées d’accès à l’électricité.

L’alimentation constitue un défi majeur pour l’Afrique de l’Est, tandis que le manque de scolarisation est le plus gros problème de l’Afrique de l’Ouest.

Cinq pays se distinguent sur le plan du respect de la parité hommes-femmes : au Botswana, en Namibie, au Rwanda, au Lesotho et à Maurice, « les femmes atteignent des niveaux de développement humain presque équivalents à ceux des hommes ».

La gravité du chômage des jeunes

La BAD pointe par ailleurs la gravité du phénomène du chômage des jeunes sur le continent : la moitié d’entre eux sont sans emploi et un tiers occupent des « emplois vulnérables ».

« S’ils veulent actionner le levier de sources de croissance plus stables pour stimuler le développement humain, les pays devront consentir davantage d’investissements dans le capital humain, santé, éducation et compétences », déclare le président du Groupe Banque africaine de développement, Akinwumi Ayodeji Adesina, cité dans le rapport.

Moteurs de croissance

Sur le plan économique, la croissance moyenne du continent, après 2,2% en 2016, devrait rebondir à 3,4 % en 2017, puis s’accélérer à 4,3% en 2018, sous réserve « de la poursuite du redressement des cours des matières premières, du renforcement de l’économie mondiale et de la consolidation des réformes macroéconomiques intérieures ».

L’Afrique de l’Est reste la zone la plus dynamique, grâce notamment au géant éthiopien, devant l’Afrique du Nord. L’Afrique est toujours « la deuxième région la plus dynamique du monde, derrière les pays en développement d’Asie ».

La demande intérieure, soutenue par l’accroissement démographique et la montée en puissance des classes moyennes, s’établit comme moteur de la croissance alors que les cours des ressources naturelles sont soumis aux aléas des marchés mondiaux.

La classe moyenne, que le rapport évalue à 350 millions de personnes, et dont « le pouvoir d’achat s’améliore constamment, recèle un immense potentiel en termes de prospérité ».

Par Jeune Afrique avec AFP

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19 mai 2017

Qui arrive en tête du classement Jeune Afrique des 500 premières entreprises africaines ?

Jeune Afrique publie son hors-série annuel sur les grandes entreprises africaines. Et constate, pour la troisième année consécutive, que leurs revenus sont en baisse.

Sonatrach, le groupe pétrolier algérien garde la tête du classement des 500 premières entreprises que publie Jeune Afrique chaque année, malgré un recul très lourd de son chiffre d’affaires exprimé en dollars, à 33,2 milliards de dollars (contre 61,8 milliards de dollars dans l’édition 2016 de ce classement). L’angolais Sonangol lui emboîte le pas, puis suivent plusieurs groupes sud-africains (Bidvest, Sasol, Eskom…).

En Afrique du Nord, le Maroc ne cesse de renforcer ses positions d’année en année et les entreprises du royaume réalisent désormais 33,5 % des revenus des 150 premières entreprises d’Afrique du Nord. Toujours numéro un en Afrique de l’Ouest, l’opérateur télécoms MTN Nigeria a, pour la première fois, vu ses revenus en monnaie locale diminuer de 3,8 %. Derrière, le classement est profondément bouleversé. Dangote Group (et ses 26000 employés) fait son arrivée dans notre palmarès, directement au 2e rang régional.

Enfin, en zone Afrique australe et océan Indien, c’est une véritable hécatombe, sa locomotive sud-africaine étant à l’arrêt. Toutes les grandes entreprises sud-africaines sont dans une situation difficile et contrastent fortement avec les lions d’Afrique de l’Est qui continuent de rugir et d’afficher des taux de croissance records.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la 18e édition du classement des 500 premières entreprises africaines de Jeune Afrique 

Dans un contexte économique délicat, marqué par un net ralentissement de la croissance en 2015 et en 2016, les grandes entreprises du continent traversent une mauvaise passe. Dans son dernier hors-série en kiosque, Jeune Afrique confirme que cette spirale négative ne faiblit pas, bien au contraire : en 2015, année de référence de ce classement des 500 premières entreprises africaines, leurs revenus cumulés ont chuté de 18,8 % par rapport à l’année précédente.

200 milliards de dollars de chiffre d’affaires qui ont “disparu” en trois ans.

C’est la troisième année de baisse consécutive, et le phénomène s’accélère : lors de notre précédent palmarès, nous enregistrions un recul de 7,1 %, et il était de 1,8 % il y a deux ans. Sur trois exercices, c’est plus de 200 milliards de dollars (plus de 185 milliards d’euros) de chiffre d’affaires qui ont ainsi “disparu”, avec une baisse des revenus cumulés de 757 à 561 milliards de dollars.

Cette baisse globale a plusieurs causes, dont la principale est l’évolution défavorable des taux de change, la plupart des devises africaines ayant vu leur cours dévisser contre le dollar, monnaie de référence de notre palmarès annuel. Elle est aussi liée à l’effondrement des cours du pétrole en 2015 : le secteur de l’énergie (pétrole et gaz) a ainsi vu sa part dans les 500 diminuer très nettement, passant de 22,3 % à 17,7 %.

Afrique du Sud, Algérie et Angola concentrent l’essentiel de la baisse

Tout comme la baisse du PIB africain est diversement partagée entre pays, l’évolution défavorable de notre palmarès panafricain est plus ou moins marquée selon les zones géographiques. Trois États expliquent ainsi 90 % de la baisse des revenus des 500 en 2015 : l’Afrique du Sud (– 65,9 milliards de dollars), l’Algérie (– 34 milliards, l’essentiel provenant de la baisse des revenus de la Sonatrach) et l’Angola (– 17,4 milliards), ces deux derniers étant principalement impactés par l’évolution pétrolière.

Pour autant, le durcissement du contexte économique en Afrique, marqué par une fragilisation des finances publiques, une forte croissance de la concurrence et une conjoncture économique plus délicate qu’il y a quelques années, a des conséquences dans presque tous les pays et tous les secteurs. La rentabilité des 500, dont Jeune Afrique propose un palmarès unique en son genre, en témoigne : le taux de profit (résultat net après impôt/chiffre d’affaires) a ainsi nettement reculé, passant de 6,9 % à 5,3 %.

Malgré cela, comme le souligne un sondage publié dans le hors-série, les entrepreneurs africains semblent garder le moral, seuls 2 % des sondés n’étant pas du tout optimistes sur les perspectives à moyen terme des marchés sur lesquels ils opèrent. Et 51 % sont très confiants sur les perspectives de leur entreprise, le principal frein restant selon eux le climat des affaires.

Des entrepreneurs décidés

Le hors-série de Jeune Afrique est d’ailleurs jalonné d’entrepreneurs décidés et enthousiastes, de Seydou Nantoumé, fondateur de Toguna et roi malien des engrais, à Mohamed Bensalah, à la tête d’un groupe – Holmarcom – en plein déploiement africain, en passant par les dirigeants d’Orange en Côte d’Ivoire et ceux du groupe Mabrouk, dont les investissements en cours en Tunisie se chiffrent en centaines de millions d’euros.

S’il est difficile de relier ces opérateurs évoluant dans des pays et des secteurs différents, ils semblent toutefois avoir un point commun : ils sont partis à la conquête de nouveaux marchés et de nouveaux territoires. Les grandes entreprises africaines ont en effet largement entamé leur régionalisation, source de croissance pour leurs revenus. Malgré les difficultés économiques, la plupart continuent d’ailleurs à investir, allant souvent beaucoup plus vite que les réformes économiques.

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Festival de Cannes : 5 moments mémorables pour les femmes afrodescendantes

Peu représentées, les femmes noires ont pourtant à leur manière marqué le Festival de Cannes. La preuve avec ce top 5 à l’occasion de la 70e cérémonie inaugurée hier.

Le Festival de Cannes c’est la palme d’or, le tapis rouge et les nombreuses stars présentes sur la Croisette.. Mais c’est aussi des moments marquants qui font de cette cérémonie ce qu’elle est depuis 70 ans !

Quand Sarah Maldoror est devenue une figure de proue du cinéma africain

Sarah Maldoror (1938) se sent guadeloupéenne, angolaise et française. Formée au cinéma VGIK à Moscou, elle est passionnée de cultures noires et a participé à la création de la première troupe noire à Paris, « Les griots ». Son premier documentaire Monagambé (1969) sur les tortures en Algérie lui vaut une sélection à la Quinzaine des Réalisateurs en 1971.

Quand Safi Faye a ouvert la porte aux autres femmes avec ses films

Née en 1943 à Dakar, elle a étudié le cinéma à l’École Louis Lumière à Paris. En 1979, son film Fad’jal est nommé dans la catégorie « Un Certain Regard » lors de la 32ème édition du Festival de Cannes. Safi Faye devient alors la première  femme cinéaste à représenter le Sénégal dans cette catégorie. Quelques années plus tard son projet Mossane devient un film universel. Accueilli en sélection officielle à Cannes en 1996, il raconte l’émancipation et de courage d’une belle adolescente promise à un homme… qu’elle n’aime pas.

Quand Naomi Campbell a voulu organiser un défilé humanitaire

En 2011, l’ancien top model annonçait via son association Fashion For Relief un défilé de charité au profit du Japon suite au tremblement de terre. En partenariat avec Vogue Italie, la panthère noire se mobilisait pour les plus démunis comme elle l’avait fait pour Haïti à Londres. Regardez Naomi Campbell et Franca Sozzani (ancienne rédactrice en chef de Vogue Italie) sous les projecteurs pour la promotion du défilé.

Quand Bandes de filles de Céline Sciamma nous a fait rêver

Un film au casting 100% noir et féminin qui a fait l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs en 2014. L’histoire de l’adolescente Marième, emprisonnée dans ses codes culturels mais libérée par la rencontre de trois filles, a révélé Karidja Touré (qui prépare un nouveau film).

Quand Lupita Nyong’o a captivé tous les photographes lors de la Montée des marches

Vêtue d’une robe vert amande signée Gucci, l’étoile montante du cinéma, Lupita Nyong’o a séduit tout le monde. Sourire aux lèvres, cheveux ornés de bijoux élégants, l’actrice de 12 years a Slaves nous avait ébloui en 2015.

 

 

 

11:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |