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14 juin 2017

Tunisie : le FMI approuve le décaissement d’un nouveau crédit de 314,4 millions de dollars

Christine Lagarde, directrice du FMI, en janvier 2015. © Alex Brandon/AP/SIPA

Après avoir achevé un audit du programme économique tunisien, le conseil d'administration du FMI a autorisé le décaissement d'une nouvelle tranche d'aide de 314,4 millions de dollars pour le pays, dans le cadre de son programme de crédit sur 4 ans.

Le FMI a annoncé, dans un communiqué publié lundi 12 juin, avoir achevé son premier audit du programme économique tunisien, qui conditionnait le déblocage d’une nouvelle tranche de crédit de 314,4 millions de dollars (280,5 millions d’euros). Au total, la Tunisie aura emprunté 628,8 millions de dollars dans le cadre de ce programme de crédit d’un montant global de 2,83 milliards de dollars et d’une durée de 4 ans, approuvé par le FMI en mai 2016.

Ce programme est conditionné par des réformes que doit mener le gouvernement tunisien, pour réduire le déficit fiscal, stabiliser la dette publique sous la barre des 70% du PIB d’ici 2020, augmenter les investissements et les dépenses sociales et introduire davantage de flexibilité dans le système de change tout en contenant l’inflation en dessous de 4%.

Le FMI salue d’important progrès

« Les autorités ont fait d’importants progrès dans la restructuration des banques publiques. La prochaine étape prévoit un changement du cadre réglementaire et juridique, pour soutenir la réduction des prêts non rentables. Il sera également important de mettre en place d’autres mesures de surveillance bancaire », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

Le gouvernement doit également assurer la viabilité des pensions et mieux protéger les ménages vulnérables, tout en accélérant les réformes visant à améliorer la gouvernance et à favoriser la croissance de l’emploi et du secteur privé.

Amélioration de la gouvernance

« Les autorités sont engagées dans l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires. L’instauration de la haute autorité anti-corruption et de nouvelles institutions, comme le guichet unique pour les investisseurs, dont la création est prévue, ainsi que la participation de la Tunisie au programme du G20 Compact with Africa va dans le sens de ces objectifs », a ajouté Mitsuhiro Furusawa.

En terminant son audit, le conseil d’administration du FMI a accepté la demande des autorités de ne pas respecter les objectifs de performance sur les réserves de change, les actifs intérieurs net et le déficit budgétaire primaire.

En avril dernier, le FMI n’avait pas concédé la troisième tranche de 350 millions de dollars du programme de crédit, arguant que la « conjecture économique difficile » exigeait de la part des autorités tunisiennes une « riposte urgente et énergique » afin de « maintenir la stabilité macroéconomique » et de « doper la création d’emplois ».

Jeune Afrique

http://www.jeuneafrique.com

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01 juin 2017

L’Afrique appelée à consacrer davantage de ressources au développement agricole

Des experts réunis en Ouganda mercredi ont appelé les dirigeants africains à honorer leur promesse d'investir 10% de leur budget national dans l'agriculture, s'ils souhaitent sortir de la pauvreté des millions de leurs concitoyens.

Un nouveau rapport publié par l'organisation caritative Oxfam a montré que de nombreux pays avaient promis d'augmenter leur financement de ce secteur jusqu'à hauteur de 10% de leur budget national, mais beaucoup étaient revenus sur cette promesse.

Selon la commissaire de l'Union africaine (UA) à l'économie rurale et à l'agriculture, Josefa Scko, certains font valoir que ce pourcentage devrait être revu à la baisse car leur économie est peu importante.

Les dirigeants africains ont pris cet engagement financier lors d'un sommet de l'UA à Maputo en 2003, et ils ont créé à cette occasion le Programme complet de développement de l'agriculture en Afrique (CAADP), le grand plan du continent pour une révolution agricole.

Plus de 10 ans après la création du CAADP, la famine, la malnutrition et la pauvreté extrême persistent. Le rapport d'Oxfam intitulé "Broken Promise! Financing African Small Holder Agriculture" (promesse rompue, le financement de l'agriculture de petits exploitants en Afrique) dénonce le faible niveau d'investissements dans ce secteur.

Agnes Kalibata, présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Alliance for a Green Revolution in Africa - AGRA), a fait valoir que les chiffres démontraient que les pays qui ont adopté et mis en œuvre le CAADP ont enregistré une croissance supérieure à 6%, évoquant l'exemple de l'Éthiopie.

"Les premiers à l'avoir adopté comptent parmi les pays au développement le plus rapide de ce continent", a-t-elle dit aux journalistes. "Il ne s'agit pas que de ressources minérales mais d'investir dans l'agriculture".

Une fois atteint l'objectif de 10% des dépenses consacrées à l'agriculture, les bases permettant aux agriculteurs de se développer en révolutionnant l'agriculture seront posées, a-t-elle plaidé.

Mme Kalibata, qui est aussi ex-ministre rwandaise de l'Agriculture, un pays salué pour l'amélioration de sa performance agricole, a fait valoir qu'il y avait également un grand nombre d'autres questions à résoudre pour les pays.

Les dirigeants aux niveaux supérieur et inférieur doivent concevoir et mettre en œuvre des politiques appropriées pour renforcer le développement agricole, a-t-elle dit, évoquant les problèmes de politique fiscale appropriée, de financement du crédit, et de fonctionnement du marché, entre autres.

Une fois ces engagements traduits en actes, l'agriculture en Afrique ne sera plus la même, a-t-elle dit.

Les experts estiment qu'il est consternant de voir l'Afrique continuer de perdre des milliards de dollars en importation de nourriture alors que 40% de ce qui est produit sur le continent est gâché en raison d'une mauvaise gestion post-récolte.

Les chiffres de la Banque africaine de développement montrent que l'Afrique perd environ 35 milliards de dollars par an en importations de nourriture. Les experts mettent en garde que ce chiffre pourrait s'élever jusqu'à 110 milliards de dollars en 2025.

Mme Kalibata a fait valoir que l'argent consacré aux importations de nourriture devrait à la place être utilisé pour développer l'agriculture, ce qui assurerait un emploi à la population jeune du continent.

"Nous devons tirer avantage de la masse de la jeunesse", a dit Mme Kalibata. "Nous exportons nos emplois en important de la nourriture".

Selon les chiffres de la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de la population sans emploi d'Afrique.

Les jeunes doivent être encouragés à s'engager dans l'agriculture au lieu d'entreprendre des voyages dangereux au travers de la Méditerranée pour aller chercher des opportunités d'emploi en Europe, a-t-elle noté.

"Il est nécessaire de changer l'état d'esprit des jeunes à propos de l'agriculture. L'agriculture peut être menée comme une entreprise. Il vaut mieux se lancer dans l'agriculture que de traverser la Méditerranée", a dit Mme Sacko.

Estherine Fotabong, directrice de la coordination et de la mise en œuvre de programme au sein du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) a déclaré que les pays devraient tirer profit du fait que l'agriculture est au sommet du programme politique du continent, contrairement aux années précédentes.

Pour la première fois, l'Afrique a élaboré sa voie de développement dans le secteur de l'agriculture sans qu'elle soit dictée par les donateurs, a déclaré Mme Fotabong. Les donateurs ont aligné leur aide au développement sur le CAADP, a-t-elle dit.

Les pays africains n'ont plus d'autre choix que d'adopter et de mettre en œuvre le CAADP, a-t-elle ajouté.
 
Publié le jeudi 1 juin 2017  |  Xinhua

04:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

29 mai 2017

Food security: A major challenge for today and tomorrow

Sécurité alimentaire (2).JPGToday, nearly 33% of the population of sub-Saharan Africa, or about 200 million people, is undernourished, 60% of them live in countries in conflict. Food shortages are caused by conflicts, climate change, water scarcity, population growth and market volatility, among others. It is thus apodictic to act sustainably on the one hand to make food systems more efficient, inclusive and resilient, and on the other to put an end to hunger and all forms of malnutrition.

 

Increase productivity and improve food security

A response that involves increasing agricultural production, improving food quality and improving the competitiveness of the smallholder production. Agriculture is of vital importance to developing countries. The proper functioning of the agricultural sector is crucial for ensuring food security. Among other things, agricultural productivity needs to be improved in a sustainable manner in order to meet rising demand, and to build resilience to long-term crises, disasters and conflicts. It should be noted that agricultural products are a major source of national income. It is necessary to produce more with less, while preserving and improving the livelihoods of smallholder farmers and family farmers, and ensuring access to food for the most vulnerable. In order to sustainably increase the income-generating activities of the poor, investment in social protection, the fight against undernourishment, there is needed investment in productive activities for the poor – investment in agriculture and rural economies.

The objective is to promote investments to increase production, agricultural productivity, and improved access to markets.

The concept of "food security" was defined at the 1996 World Food Summit: "Food security is ensured when all people at all times have economic, social and physical access to adequate, safe and secure food. Nutritious food that meets their nutritional needs and food preferences to enable them to lead an active and healthy life. "

Food security as defined by the 1996 World Food Summit has four dimensions: (i) physical availability of food, (ii) economic and physical access to food, (iii) use of food, and (iv) stability of the other three dimensions over time.

 

Food Insecurity: A Driving Factor

There is a gap between the use of land and water resources in the agricultural sector, the increases in production required and the increase in food demand.

At least 40 percent of the world's land mass is threatened by desertification, and the UN says 40 percent of the world's conflicts are caused by struggles over natural resources.

According to UNHCR's Geneva-based UNHCR, this food situation is the result of a multitude of factors such as lack of funds and conflicts that cause massive displacements of populations. To counter this, several countries are responding concomitantly to situations of food shortage arising, inter alia, from conflicts in their territories. This is the case of food fairs as an urgent response to the displacement of the populations of eastern Congo.

In 2016, the European Union has allocated 165 million to help those affected by famine and drought in the Horn of Africa, but "food insecurity" is a factor that moves to move or migrate to other realities ", said FAO Deputy Director General Daniel Gustafson. Income-generating activities should be developed in rural areas and the causes of migration should be tackled.

There are major upheavals that are affecting more and more communities. Incorporating sustainable practices into agriculture seems inevitable to feed a growing population without destroying the planet. Sustainability is an unavoidable issue for tomorrow's agri-food industry.

 

 

About 20 million people could starve

"We must act quickly to save the lives of the famine-stricken people," said José Graziano da Silva, Director-General of FAO. They are particularly suffering "in northeastern Nigeria, Somalia, South Sudan and Yemen," he said. For the FAO’s Director-General, "If nothing is done quickly, about twenty million people could starve within six months.“

In such starvation situations, what counts first is the ability to provide immediate food assistance.

According to the latest report jointly produced by the World Food Program (WFP), FAO and the European Commission on Food Crises, in just twelve months’ time (2015-2016), people who suffer from hunger related to extreme weather events, living often in conflict zones, has increased from 80 to 108 million. This is mainly due to the drought in the Horn of Africa (Somalia, Djibouti, Ethiopia and Eritrea), particularly in Ethiopia. It mainly affects farmers with small-scale activities on land at risk of desertification.

Urgent action is needed

According to the FAO report, The Future of Food and Agriculture: Trends and Challenges, although major advances have been made in reducing hunger suffering around the world over the last 30 years, “increasing food production and economic growth have a major impact on the natural environment." The report reveals: "Almost half of the forests on this land have now disappeared. Groundwater sources are rapidly dwindling and biodiversity has been particularly affected." Simply increasing production will not be enough. FAO calls for "major transformations in agricultural systems, rural economies and management of natural resources". For we must respond to the many challenges facing us and fully exploit the potential of food and agriculture in order to ensure a bright future for everyone on this planet.

More agricultural investment, research and development in agriculture and food systems, but also "coherent and effective governance at the national and international levels" will be essential if the objective of eradicate hunger by 2030.

To preserve food security, each country should have the freedom to exercise its own food sovereignty, i.e. to define its agricultural policies and to ensure food self-sufficiency for the main agricultural commodities.

Food sovereignty is essentially political insofar as, according to its initiators, it is the right of a country / people to put in place the agricultural policies best suited to their populations. Food self-sufficiency is the ability to satisfy all the food needs of a population through domestic production alone.

 It is necessary to put in place actions that can contribute to creating sustainable food and agricultural production. There should be a shift towards more sustainable food systems that use land, water and other inputs more efficiently.

In addition to increasing production and enhancing resilience, agroindustry chains should be created that better connect farmers in low- and middle-income countries to urban markets and develop measures. Measures to ensure that consumers have access to safe and nutritious food.

All should work to eradicate extreme poverty and reduce inequality and address the need for coherent and effective governance at the national and international levels.

"What Africa is doing for agriculture is not only important for it but will shape the future of food in the world," said Akinwumi Adesina, a former Nigerian agriculture minister who became the Head of the African Development Bank (AfDB) in September 2015.

 

Prospects

If efforts are not made to invest in and reorganize food systems, far too many people will suffer from hunger by the year 2030, the deadline set by the new Sustainable Development Goals (SDGs) to eradicate food insecurity and chronic malnutrition.

David Nabarro, UN Secretary-General's Special Adviser on the Sustainable Development Program to 2030: "Eliminate hunger and malnutrition in all its forms, transform agricultural policies in order to empower smallholders and conserve the planet is one of the most challenging problems of the new program, which concerns all SDGs ".

Present at the 28th African Union (AU) summit in Addis Ababa, Akinwumi Adesina, President of the AfDB, believes that 65% ​​of Africans living in rural areas can get out of poverty if they invest in agriculture.

The 1948 UN Declaration on Human Rights recognizes the "right to food" in the Constitution of more than 40 countries, and according to the FAO, it may be a judicial right in some 54 countries. New cross-border threats to agriculture and food systems should be prevented.

 

Patrice Kouakou

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25 mai 2017

Pour la première fois, l’OMS va être dirigée par un Africain

INTERVIEW - L’Éthiopien Tedros Adhanom a été élu ce mardi pour diriger l’Organisation mondiale de la santé. Florian Kastler de l’Institut Droit et Santé décrypte les défis qui l’attendent.

Les 168 pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont élu hier soir le directeur général de l’agence onusienne au terme d’une campagne d’une vigueur inédite pour l’institution. Chercheur renommé sur le paludisme et ancien ministre de la Santé, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus succédera le 1er juillet à la Chinoise Margaret Chan. C’est la première fois qu’un Africain va diriger l’OMS. Florian Kastler, chercheur à l’Institut Droit et santé (Inserm/université Paris-Descartes) et enseignant à Sciences Po, décrypte les défis qui attendent le nouveau patron de l’agence.

LE FIGARO. - Comment se déroule cette élection?

Florian KASTLER. - Pour la première fois dans l’histoire de l’OMS, cette élection se tiendra à bulletins secrets, ce qui a contribué à une vraie compétition. Jusqu’au bout, l’incertitude a persisté. Jusqu’alors, tout se jouait en coulisses entre les États avant le jour J. La réélection de Margaret Chan en 2012 ne s’est accompagnée d’aucun suspense puisque, à l’issue de l’audition des candidats, un processus de présélection habituel à l’OMS, seule sa candidature avait été maintenue! La vitalité électorale que l’on a observée cette fois entre 6, puis 3 postulants, révèle la volonté de renforcer la légitimité du patron de l’OMS, en obligeant les candidats à présenter un programme structuré dont ils seront ensuite comptables.

Que savez-vous du nouveau directeur?

Tedros Adhanom a sans doute bénéficié de sa nationalité, l’Afrique n’ayant encore jamais donné de directeur à l’OMS. Mais c’est aussi un homme compétent et apprécié, et sa double expérience de ministre des Affaires étrangères et de la Santé en Éthiopie correspond bien aux compétences attendues du patron de l’OMS, à la fois diplomatiques et médicales. Sa candidature a été entachée d’accusations sérieuses - un professeur de droit américain affirme qu’il a dissimulé des épidémies de choléra pendant qu’il était ministre de la Santé -, mais cela n’a visiblement pas rebuté les pays votants.

De quelle latitude dispose le directeur général de l’OMS?

L’OMS est une organisation internationale: son budget et ses axes d’action sont déterminés par les pays réunis en assemblée. Le directeur n’agit que sur mandat des États membres. Il dispose toutefois de compétences propres, comme déclarer un état d’urgence sanitaire mondiale, dont il endosse alors la responsabilité. Il y a par ailleurs différentes façons d’incarner ce rôle. Gro Harlem Brundtland, directrice de 1998 à 2003, était ainsi parvenue à imposer la convention cadre pour la lutte contre le tabac, qui reste à ce jour la seule norme internationale contraignante sur le sujet. Margaret Chan était bien plus consensuelle.

Justement, que retient-on de ses 11 années à la tête de l’OMS?

Son bilan est assez mitigé. Elle a cherché à satisfaire les États membres mais aussi les contributeurs non étatiques privés, comme la Fondation Bill et Melinda Gates. Une logique critiquée par certains pays, bien qu’ils soient les principaux contributeurs au budget global de l’OMS. Elle a ensuite cherché à se rattraper en améliorant la transparence au sein de l’organisation. On lui a aussi reproché sa réaction tardive à la crise sanitaire d’Ebola en Afrique de l’Ouest. À l’inverse, certains lui ont presque reproché d’avoir surréagi devant le virus Zika. Sa principale réussite est sa prise de position en faveur de la couverture sanitaire universelle, principe selon lequel tout État doit permettre à ses citoyens d’être soignés où qu’ils vivent et quels que soient leurs revenus. Il ne s’agit pas que l’OMS gère des structures de terrain mais qu’elle mette son expertise et son soutien financier au service des États pour qu’ils progressent vers l’autonomie des systèmes de santé.

Quels défis attendent le nouveau DG?

Il va devoir restaurer la légitimité de l’OMS en améliorant l’efficacité des actions entreprises et en les faisant connaître. Pour cela, il faut trancher: l’OMS doit-elle rester une agence technique d’experts, productrice de connaissances scientifiques et normatives? Doit-elle devenir opérationnelle, en conduisant des interventions sur le terrain? Actuellement ce n’est pas le cas, même si Margaret Chan a annoncé l’an dernier la création d’une force d’intervention en cas d’urgence sanitaire, un peu comme des Casques blancs. Mais le projet repose sur le volontariat des pays et on est loin du compte. Je pense enfin que l’OMS devrait s’engager davantage sur deux problématiques majeures: les maladies non transmissibles (comme l’obésité, le tabagisme…) qui sont devenues la première cause de mortalité au monde devant les maladies infectieuses ou la malnutrition et l’impact du changement climatique sur la santé.

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54 ans après la création de l’OUA, où en est le panafricanisme?

Siège de l'Union africaine, à Addis Abeba (Ethiopie).
© REUTERS/Tiksa Negeri

Le continent africain célèbre ce 25 mai la Journée mondiale de l'Afrique, qui correspond à la création de l'OUA, l'Organisation de l'unité africaine le 25 mai 1963. Mais 54 ans plus tard, qu’en est-il du panafricanisme et de ses projets ? Ses partisans mettent en avant les différentes missions de maintien de la paix sur le continent, le passeport de l'UA lancé l'année dernière. En revanche ses détracteurs pointent du doigt ses institutions défaillantes. Qu’en est-il du Parlement panafricain, un des onze organes de l'Union africaine dont le siège est en Afrique du Sud ?

Treize ans d'existence et le Parlement panafricain n'a toujours pas de pouvoir législatif. A sa création, sous l'impulsion de l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, l'idée était innovante, voire révolutionnaire : un Parlement composé de députés provenant de tous les pays africains, y compris des députés de l'opposition.Dans un premier temps ce Parlement devait faire office d'organe consultatif, et peu à peu obtenir les pleins pouvoirs législatifs.

Mais la transition ne s'est jamais faite. Et pour cause, le Parlement panafricain est perçu par certains comme une menace à la souveraineté des Etats. Par exemple, un Parlement panafricain qui légifèrerait en faveur d'une limitation du nombre de mandats présidentiels.

Aujourd'hui donc le Parlement se limite à être consultatif malgré des propositions intéressantes. Et à Addis Abeba, des voix s'élèvent pour dire que cet organe coûte trop cher pour ce qu'il apporte. Les premiers étant les Sud-Africains qui assurent entièrement les frais de fonctionnement de l'institution.

Par RFI Publié le 25-05-2017

05:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

24 mai 2017

Renforcement de la coopération agricole : le ministre Sangafowa COULIBALY à la conquête de l’expérience sud africaine

Renforcement
 
 
 
Le Ministre Ivoirien de l’Agriculture et du développement rural a, en sa qualité de Président en exercice de la conférence des Ministres Région Afrique pour la FAO, séjourné en Afrique du Sud du 15 au 20/05/17.
Plusieurs temps forts ont marqué cette visite dans le pays de Nelson Mandela. Ainsi, le ministre Mamadou Sangafowa COULIBALY a, eu une séance de travail avec le Directeur Exécutif du NEPAD, SEM Ibrahim Assane MAYAKI. Les deux personnalités ont passé en revue les défis de l’Agriculture en Afrique et abordé quelques perspectives pour rehausser ce secteur moteur de l’économie de bien de pays africains. Il ressort de cet entretien, que le NEPAD mettra à disposition du Ministre Ivoirien de l’agriculture , un document de plaidoyer auprès des chefs d’Etat Africains pour des financements publics plus conséquents dans le secteur agricole.
Ensuite, il intégrera et apportera son appui technique et financier à l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA) aux changements climatiques.
Par ailleurs, M. Ibrahim Assane MAYAKI a engagé son institution à apporter à la Côte d’Ivoire, une assistance technique dans formulation et la mobilisation des ressources du PNIA deuxième génération dont la table
ronde est prévue en marge du SARA.
En plus, le NEPAD a accepté de faire partie du partenariat qui lie la Côte d’Ivoire au chocolatier Mars pour la conception et la création de l’académie mondiale du chocolat à Abidjan, projet cher au Ministre SANGAFOWA.
Outre les questions liées au suivi des décisions de la 29ème conférence de la FAO, le Ministre SANGAFOWA-COULIBALY a mis son séjour à profit pour définir avec son homologue Sud Africain, les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine agricole. En effet, les deux hommes se sont accordés sur le fait que l’Afrique du Sud, puissance agricole africaine et la Côte d’Ivoire, puissance agricole ouest-africaine, se donnent la main pour rehausser le potentiel du secteur agricole et, à terme de parvenir à l’autonomisation du continent et à une meilleure redistribution de la richesse à travers la chaîne de valeurs. Pour le matérialiser, un accord de coopération agricole renforcé sera signé entre les deux pays pendant le SARA dont l’Afrique du Sud est le pays à l’honneur.
Ainsi, aux termes de plusieurs audiences, séances de travail et conférences avec le Ministère Sud Africain de l’Agriculture, le NEPAD et le secteur Privé, quatre entreprises Sud Africaines œuvrant dans le domaine de l’agro-industrie bénéficieront de l’appui du Ministère Ivoirien de l’agriculture pour investir dans la production et la transformation du manioc, de la noix de cajou, des fruits et légumes, des maraîchers et de la mangue. Ce sont au total des milliers d’hectares et une dizaine d’unités de transformation primaire pour un investissement privé total de près 200 Milliards de FCFA qui permettront une production additionnelle de 1 000 000 de tonnes et la création de 10 000 emplois directs, dès cette année et jusqu’à fin 2019. En plus, une trentaine d’entreprises ont manifesté leur intérêt à participer au prochain SARA en vue de rechercher et nouer des partenariats avec leurs homologues Ivoiriens et ceux de la sous région.

Notons que l’une des principales régions agricoles de l’Afrique du Sud , la région du LIMPOPO, sera l’invitée spéciale du Ministre Sangafowa pour partager en marge du SARA , avec les Présidents des régions de Côte d’Ivoire , le modèle Sud Africain de contribution des régions au développement rural.
 
Publié le mardi 23 mai 2017  |  Ministères

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