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04 avril 2019

Afrique : Célébration des héros africains par la communauté des étudiants de Ohio University des États-Unis

 
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Un rendez-vous est pris par Ohio University African Students’ le 05 avril 2019 pour magnifier  les héros africains. C’est un zoom révélateur d’un retour aux sources. Il ya au menu plusieurs activités culturelles et récréatives. Pour ces étudiants, c’est une belle occasion d’apprendre beaucoup de notre si beau continent. 

Un rendez-vous, tout à fait pareil à une remontée historique, invitant à revisiter et à découvrir l’héritage et le patrimoine de l’Afrique au travers de figures emblématiques. Le continent africain a connu plusieurs périodes dans l’histoire.

De la période précoloniale à la période de l’indépendance jusqu’à l’ère démocratique des années 1990, ils ont été plusieurs personnalités à marquer l’histoire de l’Afrique de par leurs actions, détermination et engagement en faveur de leur pays et du panafricanisme.

Rappelons aux africains et au monde que leurs actions ont impacté dans l’histoire contemporaine de l’Afrique.Citons certains d’entre eux.

L’ancien Premier Ministre congolais, Patrice Lumumba. Il a marqué l’histoire de l’Afrique de par son engagement en faveur du peuple congolais. Nelson Mandela est une icône mondiale de la réconciliation. L’anthropologue et homme politique sénégalais, Cheikh Anta Diop. Il a mis l’accent sur l’apport de l’Afrique et en particulier de l’Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiales. L’indépendantiste et panafricaniste ghanéen, Kwame N’krumah est le promoteur des Etats-Unis d’Afrique. Le Président Robert Mugabe est un héros de l’indépendance de son pays le Zimbabwe. Avant lui, le Zimbabwé (à l’époque la Rhodésie) vivait sous l’apartheid de Ian Smith. Grand poète, écrivain, homme politique sénégalais et premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire et créa le Mouvement de la Négritude…

Cet événement est une fierté pour le continent, l’Afrique ; pour son peuple, cette communauté estudiantine africaine à Ohio University aux États-Unis, pour les nations d’Afrique et la coopération internationale. ‘’L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera, au nord et au sud du Sahara, une histoire de gloire et de dignité.’’ dixit Patrice Lumumba.

L’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20 % de la surface des terres émergées. Sa superficie est de 30 415 873 km2 avec les îles, ce qui en fait la troisième mondiale si l'on compte l'Amérique comme un seul continent. Avec plus de 1,2 milliard d'habitants.

Patrice Kouakou

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01 avril 2019

Côte d’Ivoire : « Picasso s’est inspiré de nous ! »

Des habitants de Fakaha, un village célèbre pour ses peintures sur coton, affirment que l’artiste espagnol leur a rendu visite en 1968.

Un artiste ivoirien montre une peinture sur coton qu’il attribue à Pablo Picasso, le 24 janvier 2019, à Fakaha.
Un artiste ivoirien montre une peinture sur coton qu’il attribue à Pablo Picasso, le 24 janvier 2019, à Fakaha. SIA KAMBOU / AFP

« Je suis sûr ! Je vous dis qu’il est venu, je l’ai vu ! », s’énerve Soro Navaghi, la soixantaine, quand on doute du passage de Pablo Picasso dans son petit village de Fakaha, célèbre pour ses peintures sur coton, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Sur Internet ou sur des dépliants touristiques, il n’est pas rare de lire que Picasso s’est rendu à Fakaha. Le guide Le Petit Futé évoque ainsi les « toiles mondialement réputées » de ce village, des tentures sénoufo « qui auraient charmé un certain Picasso, alors en visite discrète dans la région au début du siècle ».

L’Afrique et Picasso, c’est tout un fantasme. Car si le peintre a une fois déclaré par boutade : « L’art nègre, connais pas ! », il en était un fervent admirateur et disposait d’une impressionnante collection d’art africain. Soulignant les similitudes entre des sculptures africaines et les œuvres de l’Espagnol, de nombreux critiques voient dans l’art africain une de ses sources d’inspiration. On cite souvent la ressemblance entre un masque grebo et un des visages des célèbres Demoiselles d’Avignon, mais il existe d’autres exemples.

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« Quand on insistait sur l’influence de l’art africain sur le développement de son œuvre, il haussait les épaules, agacé de se voir ainsi réduit : certes, il s’en est nourri dès 1906, date à laquelle il vit les premières sculptures » africaines, souligne un de ses biographes, Gilles Plazy (Picasso, éd. Folio) : « Picasso se nourrissait de tout ce qui passait à sa portée et l’intégrait dans le renouvellement constant de sa démarche d’artiste. Il ouvrit des voies nouvelles. »

Quant au « voyage à Fakaha, qu’il aurait visité en mage insufflant à l’art traditionnel local un souffle régénérateur, c’est là un conte magnifique qui lui aurait certainement plu, estime M. Plazy. Pablo Picasso est un personnage de légendes. Il court sur lui bien des histoires auxquelles il s’est souvent prêté lui-même avec humour ».

Panne de voiture

On rejoint le village de Fakaha en suivant une piste sur une quinzaine de kilomètres depuis l’axe goudronné menant à Korhogo. Quelques centaines d’habitants y vivent dans des maisons modestes autour d’une piste sablonneuse chauffée par un soleil brûlant.

Les artistes peignent à même le sol sur les toiles, dans des cases ouvertes. Leur dextérité fascine. Leurs gestes sont précis. Avec des couteaux en fer ou des baguettes de bois qu’ils trempent dans des bols de liquide, le coton blanc devient rapidement une œuvre d’art, figurant des animaux ou des personnages portant des masques. Il y a du Picasso là-dedans ! Hasard de la création ? Ressemblance fortuite ? Sans doute. Ou bien Picasso a-t-il vu des toiles de Fakaha ? « Je vous dis qu’il est venu. Il s’est inspiré de nous », répète Soro Navaghi.

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L’histoire vaut le détour. Picasso serait tombé en panne de voiture en allant à Korhogo. Il aurait alors parcouru la quinzaine de kilomètres à pied et serait arrivé « torse nu et sans chaussures », selon Soro Navaghi, qui assure l’avoir connu. Picasso serait resté quelques jours au village. Puisant dans l’imaginaire des villageois, il leur aurait aussi donné quelques conseils : « C’est lui qui nous a appris à nous servir des éponges et de la brosse à dents pour aller plus vite et être plus précis. Avant lui, on ne faisait pas de cadre, lui nous a conseillé de dessiner des cadres », explique Silue Naganki, un artisan qui dit tenir ses informations des anciens.

Soro Navaghi cherche dans sa maison la « preuve ultime » : une toile de Picasso ! On y voit, répété à plusieurs reprises sur le coton, un homme blanc et chauve, tantôt en short tantôt en tenue de raphia, tendant un crayon ou un pinceau, puis une sorte de branchage. Ce serait un autoportrait du maître ! Mais pas de doute, même pour le néophyte : ce n’est pas du Picasso…

Attachée à cette toile, une déclaration censée valider le passage historique : « Je soussigné Ashanty Kouadio Souleymane, agent de tourisme de la société des palaces de Cocody […], mandaté par l’agence Lagoona Tours, reconnais avoir reproduit la lettre témoin du passage de Pablo Picasso. Pour une meilleure conservation de la note dans les archives de Fakaha. […] Picasso est venu en 1968 à Fakaha en pieds nus. Il travaillait sans chemise sans vêtement. »

Un imposteur ?

1968 ? Picasso est décédé en 1973 à l’âge de 91 ans. Difficile d’imaginer la star mondiale de la peinture, alors âgée de 85 ou 86 ans, accomplir une balade de 15 km à pied, au hasard dans la brousse, et rester ensuite quelques jours dans un village africain sans eau ni électricité… Et que cela soit passé inaperçu. Et si Picasso a continué à produire jusqu’à sa mort, ce n’est certainement pas à partir de 1968 qu’on trouve des « inspirations » africaines dans son art.

Alors, comme le dit Le Petit Futé, est-il venu à Fakaha au début du siècle ? Si l’on ne trouve pas trace du voyage de Picasso, assure un jeune, c’est parce que celui-ci aurait tenu ce voyage secret pour ne pas dévoiler qu’il s’était inspiré de Fakaha. On est proche des accusations de plagiat… Il aurait alors fallu à Picasso se rendre en bateau à Abidjan, dans l’Afrique coloniale française, puis parcourir près de 1 000 km de piste pour rallier le nord de la Côte d’Ivoire. Une odyssée de plusieurs mois, presque digne d’un explorateur et qui, là aussi, serait probablement relatée dans une de ses biographies.

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Pourtant, l’affaire est plus complexe. L’AFP a contacté le musée Picasso, à Paris : impossible d’obtenir un commentaire. Elle a contacté des éditeurs. Et surprise : les biographes refusent d’être catégoriques, laissant la porte ouverte au voyage mystère souvent célébré par les autorités ivoiriennes lors de manifestations publiques.

Une autre théorie est avancée par des habitants de Korhogo : un faux Picasso – un homme cultivant sa ressemblance physique avec le maître – aurait berné les villageois et se serait fait passer pour lui. Mais dans ce cas, dans quel but ?

Le Monde avec AFP. Publié le lundi 1er avril 2019 à 10h56

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26 septembre 2018

Côte d'Ivoire: Tiken Jah Fakoly prépare son prochain album à Abidjan

media

Tiken Jah Fakoly prépare son nouvel album en Côte d'ivoire. (photo d'illustration)

Tiken Jah Fakoly prépare son grand retour. Le chanteur de reggae est sur le point d'entrer en studio pour réaliser son onzième album. Mais cette fois, l'artiste a décidé d'enregistrer en Côte d'Ivoire, son pays natal. L'artiste va organiser un casting de musiciens ivoiriens. Le grand gagnant aura l'honneur de participer à la conception de l'opus final.

Il faut bien chercher dans le quartier Maroc de Yopougon, mais une fois trouvée la bonne ruelle, impossible de rater les murs aux couleurs de la Jamaïque de la résidence de Tiken Jah Fakoly.

C'est ici que l'artiste ivoirien a annoncé sa prochaine rentrée en studio, trois ans après son dernier opus de reprises Racines. Pour la réalisation, cette fois, il va procéder différemment : « Ce que j’ai décidé, c’est d’enregistrer cet album ici à Abidjan, donc en Afrique. Avec les autres albums, à part Mangercratie et Cours d’Histoire, nous sommes allés soit en Jamaïque, soit à Paris. Je pense qu’il est temps de faire des choses à la maison. Notre reggae est connu mondialement aujourd’hui. On dit que c’est la troisième capitale du reggae. Moi, je pense que c’est la deuxième ».

Cinq groupes de reggae ivoiriens défileront devant l'auteur de Mangercratie dès ce lundi. Celui qui sera retenu collaborera au nouvel album de Tiken Jah Fakoly. Une manière pour le chanteur de donner une couleur totalement africaine à son prochain projet et mettre en avant le talent des jeunes pousses. « Le but, c’est vraiment retrouver le sang du reggae africain. Ces jeunes-là, ils ont un sens spécial qu’on ne retrouve pas dans le reggae jamaïcain, qu’on ne retrouve nulle part. On a un son aujourd’hui en Côte d’Ivoire qui mérite d’être écouté un peu partout dans le monde ».

Pour l'instant, le titre et les artistes invités sur l'album sont tenus secrets. Sa sortie est prévue pour le premier trimestre 2019.

 
 RFI

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