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11 janvier 2017

Samir Amin : «L'Afrique doit refuser l'impérialisme de l'Europe»

Prof Samir Amin.jpgPour l’économiste, l'Afrique ne peut se développer que si elle se décide à refuser la nouvelle forme d’impérialisme à laquelle s’adonnent les européens. Ce que prône le Professeur Samir Amin. Ce dernier affirme que les Africains doivent imposer à l’Europe d’ouvrir des négociations, en commençant par dénoncer les Accords de partenariat économique (Ape), qui permettent en réalité, à l’Europe, de mettre la main sur les ressources africaines, sans contrepartie profitable à l’Afrique.

«L’Afrique, effectivement, dispose de quelques grands atouts, entre autres ses ressources naturelles, minières, en terres arables. Mais ces ressources naturelles, justement parce qu’elles sont importantes, font l’objet des convoitises de l’impérialisme », a déclaré Pr Samir Amin qui était l’invité de l’émission «Objection » de la Sud Fm.

Amadou Gueye, http://senego.com/samir-amin-lafrique-doit-refuser-limperialisme-de-leurope_417870.html

 

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Économie : que peut l’Afrique face à Trump en 2017 ?

Trump et Obama.jpgL’équipe constituée par le futur locataire de la Maison Blanche se caractérise par une politique économique axée sur l’essor du business.

Si l’Afrique peut profiter de la dimension pragmatique de cette équipe en sortant des idéologies des institutions financières internationales pour implémenter uniquement ce qui marche sur le terrain, ce gouvernement d’hommes d’affaires peut aussi être un problème pour elle au cas où il n’aurait aucune considération des précautions éthiques et sociales qui devraient préserver les populations africaines vulnérables vis-à-vis des intérêts purement financiers du grand capital américain.

Trump compte rendre les États-Unis encore plus attractifs fiscalement de façon à ce que les entreprises américaines investissent prioritairement sur le plan national. Il propose dès lors de baisser l’impôt sur les sociétés de 35 à 15% et d’appliquer une taxe de 10% seulement au profit des entreprises américaines rapatriés aux États-Unis. Politique fiscale susceptible de faire baisser le nombre d’entreprises américaines investissant en Afrique.

L’avantage des matières premières

Il peut en résulter une perte d’emplois et de retours fiscaux pour l’Afrique si des entreprises américaines tirent plus d’avantages à s’installer aux États-Unis qu’en Afrique. Dans ce champ, celle-ci a un avantage comparatif naturel au sens où elle possède des matières premières qui n’existent pas sur place aux USA, et dont l’absence aux USA ou leur coût d’importation d’Afrique ne peut être compensé par le différentiel fiscal favorable du territoire américain.

 

Sous Trump, les banques américaines vont aussi bénéficier d’une nouvelle politique de dérégulation détricotant notamment la loi Dodd-Frank mise en place par l’administration Obama afin de réguler, dès 2010, les banques et d’éviter les pratiques ayant entraîné la crise des crédits hypothécaires de 2007. Dans la même veine, la loi Volker qui encadrait jusque là la capacité des banques américaines à spéculer pour elles-mêmes sera aussi annulée.

L’Afrique, face à cela, doit veiller à ce que son système bancaire, très souvent constitué de filiales de banques internationales, ne se cantonne plus à faire des placements rémunérateurs à travers le monde et à servir de plaque tournante aux capitaux flottants sans soutenir l’activité économique africaine via le canal du crédit. L’Afrique souffre déjà beaucoup de l’anomalie économique chronique d’avoir des banques commerciales surliquides qui n’accordent aucun crédit aux investisseurs africains mais font toutes  des placements spéculatifs hors d’Afrique qui, ainsi, ne sert que de zone de transit des capitaux flottants.

Les banques doivent soutenir l’économie réelle

Exiger des banques internationales qui veulent développer leurs activités en Afrique qu’elles accordent un certain pourcentage de crédit aux investisseurs africains crédibles serait une mesure capable de soutenir l’économie réelle africaine face à cette situation.

 À lire aussi :

 Trump veut aussi renégocier pied à pied les accords de libre-échange et les accords sur le climat. L’Afrique, qui a bénéficié d’une hausse de l’aide américaine au développement sous Obama, verra certainement celle-ci diminuer drastiquement ou disparaître sous Trump, axé plus sur les affaires que sur l’aide. Cela peut être un mal pour un bien si l’Afrique utilise la présence de la Chine, autre État pro-business dans son approche de l’aide, pour construire une coopération économique où seul le mieux disant sur le plan économique, social et environnemental aura ses faveurs.

À l’Afrique d’utiliser ses atouts pour exiger en retour des contreparties capables d’assurer son développement écologique, économique et social. La Chine exige des Occidentaux de lui laisser leur technologie en guise de prix à payer pour intégrer son vaste marché. Rien n’empêche à l’Afrique d’exiger le même type de contreparties des Chinois et des Occidentaux qui veulent ses matières premières.

Renégocier les Accords de partenariat économique

Par ailleurs, face à un Trump climato-sceptique, la défense des aspects favorables de la COP21 est très importante car l’Afrique ne doit pas accepter de se livrer au monde des affaires sans protéger son capital naturel sur lequel repose à la fois ses économies et une durabilité à construire comme avantage comparatif en qualité de vie par rapport à un Occident désormais dans sa phase de rendements décroissants sur le plan environnemental.

Étant donné que Trump veut aller en guerre contre la Chine, c’est à l’Afrique d’exploiter cette rivalité pour mieux se vendre et tirer profit de ses atouts convoités par ces deux pays continents. Le fait que Donald Trump veuille renégocier les accords de libre-échange est une occasion en or à saisir habilement par l’Afrique pour renégocier à son tour les Accords de partenariat économique (APE) dont plusieurs points sont peu satisfaisants par rapport à son développement.

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Par Thierry Amougou

Macroéconomiste hétérodoxe du développement. Thierry Amougou est professeur-chercheur à l'université catholique de Louvain en Belgique.

11:41 Publié dans Economie, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sénégal:La jeunesse invitée à explorer l’auto-entrepreneuriat

Sénégal Entrepreneuriat Jeunes.jpgDakar, 10 jan (APS) – Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a invité, mardi à Dakar, les jeunes à explorer l’auto emploi.

"Nous devons arriver à inverser cette lourde tendance qui fait ’fonctionnariser’ davantage l’emploi et convaincre les jeunes que la meilleure garantie de l’emploi est d’être son propre employeur" a dit le ministre qui ouvrait l’atelier training du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) organisé en prélude du Forum du premier emploi.

Mame Mbaye Niang a appelé les institutions de promotion de l’auto emploi à joindre leurs efforts à ceux du MEDS pour aider les jeunes à mettre en place leurs propres projets.

"Il faudrait, pour ce faire, que le système éducatif et l’enseignement supérieur en particulier offrent un cadre approprié à l’expression et au développement de la culture entrepreneuriale" a souligné le ministre qui a salué l’initiative du Forum du MDES.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Malick Sow a rappelé que le Plan de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche (PDESR 2013-2014), élaboré en collaboration avec le secteur privé, a permis "de mieux cerner les besoins de l’entreprise et d’adapter les programmes dispensés dans nos établissements scolaires"

BF/PON, APS

11:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

12ème Conclave Inde-Afrique : un coup de pouce au développement du secteur privé?

Togo secteur-privé.jpgLe Togo aura son mot à dire au cours du XIIème Conclave Inde-Afrique organisé par l’Exim Bank of India. Les 9 et 10 mars prochains, les représentants du secteur privé togolais sont attendus à New Dehli.  Le directeur de la Coopération bilatérale, Amévi Akpoto Komlangan, trouve que ce rendez-vous commercial d’affaires est une opportunité pour identifier des partenaires et bénéficier des aides financières de l’Exim Bank of India.

L’Exim Bank of India, qui a financé le développement du secteur privé au Togo à près de 100 millions de dollars, est le bras armé de l’expansion en Afrique. A peu près une vingtaine de chefs d’entreprises devraient s’envoler vers New Delhi pour participer à cette rencontre de deux jours d’échanges avec les entreprises indiennes.

La ministre du Commerce, Mme Bernadette Legzim-Balouki et Johnson-Kueku-Banka, directeur général du Centre des expositions de Lomé (Cetef) et coordinateur de ce déplacement conduiront la délégation togolaise. A destination, sept projets concernant l’hydraulique villageoise, la transformation des produits agricoles, l’énergie, l’électrification rurale, l’équipement des structures sanitaires seront présentés à cette conférence dans l’espoir de trouver des financements.

Le directeur général du Centre des expositions de Lomé précise que le Togo espère profiter de la ligne de crédit de 10 millions de dollars que les indiens ont mis à disposition pour financer les grands projets d’investissements tant dans le secteur public que privé. D’ailleurs, l’Exim Bank of India a déjà accordé près de 100 millions de dollars de financement au Togo.

Bien que Delhi ne se soit pas encore positionné comme un poids lourd sur l’échiquier du développement en Afrique, ses échanges avec le continent se développent cependant de façon quasi exponentielle, passant de 3 milliards de dollars en 2000 à presque 70 milliards en 2014.

Dehli serait-il donc en passe d’emboiter le pas à la Chine dont le commerce avec l’Afrique frôle les 200 milliards de dollars, soit plus que le PIB des 30 plus petites économies africaines ?

Sur ce plan, l’Inde constitue, pour les dirigeants africains, une alternative à ne pas négliger. Celui-ci vise 100 milliards d’investissements sur le continent d’ici la fin de 2017. Aujourd’hui, ses 8 % de croissance annuelle alimentent une très forte demande de matières premières.

Source: togotopinfos.com

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L'Afrique, terre de développement pour les entreprises marocaines

Maroc entreprises.jpgLe Maroc s’est doté d’une stratégie ambitieuse pour stimuler sa croissance économique et s’implanter davantage sur les marchés régionaux. Le succès des entreprises marocaines dans l‘énergie et la santé a fait du Royaume, l’un des investisseurs les plus importants en Afrique. Pourquoi le Maroc investit-il dans les secteurs cruciaux ? Et dans quelle mesure les sociétés marocaines impliquées soutiennent-elles les plans de développement du continent ? C’est ce que nous découvrons dans cette édition de Target.

Le Maroc applique avec succès sa stratégie qui vise à stimuler sa croissance économique et à s’implanter davantage en Afrique. Il est devenu un modèle sur le marché africain émergent grâce aux projets portés par des entreprises marocaines dans l‘énergie et la santé. Quelles sont-elles ? C’est ce que nous allons voir à Casablanca, capitale économique du Royaume.

 

Pour accompagner le secteur privé marocain dans le développement de ses activités en Afrique, Maroc Export (le Centre de promotion des investissements marocains) collabore avec la Banque africaine de développement. Entre 2008 et 2015, les entreprises marocaines ont investi 2,2 milliards de dollars en Afrique, en particulier subsaharienne.

Des cultures proches

Récemment, Maroc Export a remis le prix Great Africa à trois entreprises pour leurs réalisations sur le continent. Parmi les lauréates, Fabrilec qui a construit au Burkina Faso, 800 kilomètres de lignes moyenne tension alimentant 87 villages.

“Le business en Afrique, c’est une aventure, reconnaît Moustapha Mouchrek, son PDG. Je crois que par notre culture qui est très proche, nous avons plus de chance, donc nous savons nous adapter un peu plus que d’autres, ajoute-t-il. Nos projets de construction consistent à faire les études et la fourniture, nous faisons assez souvent appel aux produits marocains : les câbles, les supports, les transformateurs parce que tout simplement, les produits marocains sont bons et compétitifs,” assure-t-il.

Et ces produits, Fabrilec les trouve notamment chez Energy Transfo qui a également remporté le prix Great Africa. Cette entreprise conçoit et fabrique du matériel électrique depuis plus d’un demi-siècle déjà. Elle est agréée auprès de tous les distributeurs d‘énergie du pays et s’est lancée dans les exportations vers l’Afrique en 2010.

Des cultures proches

Récemment, Maroc Export a remis le prix Great Africa à trois entreprises pour leurs réalisations sur le continent. Parmi les lauréates, Fabrilec qui a construit au Burkina Faso, 800 kilomètres de lignes moyenne tension alimentant 87 villages.

“Le business en Afrique, c’est une aventure, reconnaît Moustapha Mouchrek, son PDG. Je crois que par notre culture qui est très proche, nous avons plus de chance, donc nous savons nous adapter un peu plus que d’autres, ajoute-t-il. Nos projets de construction consistent à faire les études et la fourniture, nous faisons assez souvent appel aux produits marocains : les câbles, les supports, les transformateurs parce que tout simplement, les produits marocains sont bons et compétitifs,” assure-t-il.

Et ces produits, Fabrilec les trouve notamment chez Energy Transfo qui a également remporté le prix Great Africa. Cette entreprise conçoit et fabrique du matériel électrique depuis plus d’un demi-siècle déjà. Elle est agréée auprès de tous les distributeurs d‘énergie du pays et s’est lancée dans les exportations vers l’Afrique en 2010.

“Le secteur électrique a connu une forte croissance au Maroc, c’est ce qui a permis à son industrie de se développer, raconte Nouzha Taarji, sa dirigeante. Aujourd’hui, nous avons un large éventail d’industries marocaines qui fabriquent une multitude de matériel électrique : c’est ce qui aujourd’hui, permet aux clients africains de venir s’approvisionner sur un marché global : celui du Maroc, estime-t-elle. Nos clients, quand ils viennent nous rendre visite, se projettent vers l’avenir et se disent que si le Maroc a réussi à développer son industrie, pourquoi eux dans leurs pays ne pourraient pas la développer,” conclut-el

Développement économique et social

Le Maroc parie aussi sur la santé et l’industrie pharmaceutique : le pays soutient les exportations de ses produits nationaux, en particulier vers l’Afrique. Distinguée elle aussi par le prix Great Africa, Cooper Pharma est l’une des plus anciennes sociétés pharmaceutiques marocaines. Elle compte déjà des clients africains, mais elle va plus loin : elle prévoit de monter une usine au Rwanda.

Pour son PDG Aymen Cheikh Lahlou, investir en Afrique a aussi une dimension sociale. “Il ne peut pas y avoir de développement économique et social sans investissement dans la santé, insiste-t-il. En tant qu’entreprises pharmaceutiques, on participe à la réalisation de cet objectif : cela passe par la création d’emplois, des investissements directs étrangers, un travail sur la mise à disposition des médicaments sur le marché local, des prix faibles, un meilleur accès aux traitements, mais cela passe aussi par la formation de personnels qualifiés parce que notre industrie doit répondre à des normes internationales élevées en termes de qualité,” fait-il remarquer.

Source:http://fr.euronews.com

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Guinée: le développement du tourisme d'affaires

Vue de Conakry, en Guinée. Le pays cherche à développer son secteur du tourisme d'affaires. Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg
 

En Guinée, les grands hôtels de luxe fleurissent dans la capitale Conakry. Le Noom, nouvelle chaîne d’établissements haut de gamme à destination de l’Afrique a ouvert depuis presque deux mois. Le Sheraton devrait ouvrir prochainement. Alors que le tourisme est un secteur très peu développé en Guinée, le tourisme d'affaires semble être en plein essor.

Dans le hall, les clients sont exclusivement des hommes d’affaires. L’hôtel fait partie du nouveau groupe Mangalis qui développe l’activité à travers l’Afrique. Le Noom de Conakry est le premier hôtel de la chaîne à ouvrir.

« Après plusieurs années ou plusieurs décennies de stagnation, la Guinée est un pays qui se met debout qui se met en marche. Et c’est cette raison qui fait que les investisseurs sont de retour en Guinée. Il y a forcément un besoin d’hôtel, dit Jean-François Rémy, directeur général du Noom de Conakry. Le parc hôtelier aujourd’hui est très vieillissant, très archaïque, pas du tout aux standards de la décennie que nous vivons à savoir l’heure Internet, le confort, tout ce qu’attend aujourd’hui un visiteur d’affaire qui en général a l’habitude de tourner dans les hôtels de grande chaîne. Le parc hôtelier aujourd’hui de Conakry n’offrait pas cette qualité », déplore-t-il.

Une offre hôtelière équivalente à celle de Dakar pour 2018

Le Noom a été inauguré en présence du chef de l’État Alpha Condé. Car, selon le ministre du Tourisme Thierno Ousmane Diallo, l’ouverture de ces établissements de luxe est une stratégie des autorités pour développer le secteur et l’économie guinéenne.

« Pour intéresser les opérateurs économiques et les investisseurs, il faut d’abord créer le contact, qu’ils viennent à Conakry, explique-t-il. Quand ils viennent chez nous, ils ne vont quand même pas dormir chez le ministre du Tourisme ou sous le manguier. Il faut bien faire des hôtels. On a développé une offre. À l’orée 2018, Conakry aura le même nombre de chambres que Dakar, 2 500 lits », annonce Thierno Ousmane Diallo.

Le tourisme de découverte à ne pas négliger

Une stratégie jugée efficace par les professionnels. Hadja Aissatou Bella Diallo est la créatrice d’une des plus grosses agences de voyages du pays. Mais il ne faut pas pour autant oublier le tourisme de découverte.

« L’impact est énorme. Quand on n’a pas ces grands hôtels, on ne peut pas organiser de grands évènements, comme ceux qu’on organise dans les autres pays. Tous les secteurs du tourisme jouent un rôle indispensable pour le développement d’un pays, analyse-t-elle. Mais nous voulons développer le « vrai » tourisme, parce quand on voit les pays limitrophes, la Guinée a le potentiel du tourisme. »

Pour l’an prochain, le budget du ministère du Tourisme s’élève à 21 milliards de francs guinéens soit 2 millions d’euros. C’est l’un des ministères les moins bien dotés, selon la loi de finances 2017.

 Par Coralie Pierret

09:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |