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25 septembre 2010

Levée des restrictions de la loi sur l’avortement ?

La mortalité maternelle liée aux avortements en Côte d’Ivoire est d’une ampleur telle qu’il est temps d’agir. C’est la sonnette d’alarme tirée par Dr Kéi Florent, Directeur Exécutif de l’AIBEF (Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial).
 

A la faveur  d’un atelier  organisé récemment à Yamoussoukro, les participants (médecins, sages-femmes, infirmiers, assistants sociaux, enseignants, journalistes et autres membres de la société civile) ont largement été instruits  sur la situation qui paraît alarmante, au égard des statistiques de l’OMS et des études menées par l’Aibef.
En Côte d’Ivoire, bien que l’avortement soit interdit, il est clandestinement pratiqué au quotidien, dans, les hôpitaux, chez les tradipraticiens, dans les villages…
Selon une étude réalisée en 2007, sur 100 femmes, 44 grossesses non désirées ont été enregistrées et 42 femmes ont pratiqué au moins une fois l’avortement. Sur 3500 cas d’avortement, 25% sont pratiqués par les médecins, 7,2% par les infirmiers, sages-femmes et pharmaciens et 49,4% par les guérisseurs traditionnels.  Et ce n’est pas tout. Sur 100.000 nouvelles naissances vivantes,
l’on déplore 543 décès maternels, dont au moins 13% liés aux avortements clandestins, selon l’OMS.  Ce qui place la Côte d’Ivoire en tête en Afrique subsaharienne, en matière de mortalité maternelle.
Ce qui a fait dire à Dr Kéi Florent que l’avortement est devenu un véritable « problème de santé publique ». Raison pour laquelle, a-t-il indiqué, l’Aibef s’est engagée  dans une lutte qui doit aboutir à une réduction de la mortalité maternelle. Ce qui explique d’ailleurs les ateliers initiés à travers le pays, pour un plaidoyer qui doit être sanctionné par la  levée des restrictions de la loi sur l’avortement. Parce que, selon  des études, ce sont ces « restrictions »  qui favorisent la croissance de la  mortalité maternelle en Côte d’ivoire.
La preuve, c’est qu’en Europe, en Australie, en Afrique du Sud, en Tunisie et au Cap-Vert où il y a une
libéralisation sur l’avortement, sur 100.000 naissances vivantes, l’on compte moins de 75 décès.
C’est pourquoi, à travers ces ateliers, l’Aibef opte pour un « Service Complet d’Avortement ». Qui comprend « l’accueil », « l’acte d’avortement », « les soins » et le « suivi ».

KOFFI  KOUAME
Agence de Yamoussoukro






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24 septembre 2010

Les journalistes ivoiriens à l’école des élections

journalist.jpgDans le cadre des prochaines élections, la structure Sud Actions Média a organisé récemment un atelier d’imprégnation sur le journalisme à Abidjan Plateau. L’objectif de cette formation est d’accompagner les journalistes dans leur mission d’informer les citoyens tout au long  du processus électoral.


 


Conscient de la difficile mission des médias la Structure Sud Actions Médias a formé des journalistes issus des différents organes de presse de Côte d’Ivoire.

"Comment couvrir efficacement les élections ?" C’est le thème de cet atelier d’imprégnation sur le journalisme en période électorale. Cette formation vient à point nommé, car la presse a un rôle important à jouer dans le processus électoral. Pour le formateur Samba Koné, cet atelier entend amener les journalistes à faire en sorte d’avoir un comportement équilibré, nonobstant les lignes éditoriales. La période électorale est toujours une période d’extrême délicatesse. Période sensible où parfois, la passion éclipse la raison chez certains acteurs. Samba Koné indique que l’information se révèle être la principale denrée durant le processus électoral. Et le moyen le plus usité c’est la communication. Les journalistes sont l’interface entre les Institutions, les Ministères (Intérieur, Justice, Défense), les partis politiques et les citoyens. Ainsi les citoyens s’orientent vers les médias. Car ils ont un besoin et un souci de compréhension du processus électoral. Malgré les lignes éditoriales, le citoyen lambda attend des informations précises et complètes. La responsabilité des journalistes est grande et ne fait que croître. La presse est un élément indispensable de la démocratie, car elle constitue le lien principal, la voie de communication, entre les citoyens et leur gouvernement, entre l’Etat et l’homme et entre les citoyens eux-mêmes, renchérit Kristin Helmore.

Force est de constater que pendant la période électorale, la fièvre des élections s’empare des rédactions. Ainsi l’offre et la demande d’informations se trouvent à leur sommet. Les partis politiques et les candidats souhaitent communiquer davantage. Quant aux citoyens, ils ont besoin de comprendre au niveau des candidats, les enjeux des élections, les plans de campagnes et les programmes des candidats. Entre les deux, les journalistes se trouvent au devant de la scène. En dépit de toutes les pesanteurs (manipulation, surabondance …) qu’impose la période électorale, les journalistes doivent couvrir le processus électoral avec équité, intégrité et honnêteté par rapport aux idées, normes et valeurs éthiques ou déontologiques. En un mot, ils doivent exercer  avec rigueur et professionnalisme.Les journalistes sont ainsi amenés à informer sur les programmes et les projets de société des différents candidats. Cependant, ils doivent veiller à rendre compte scrupuleusement du déroulement du processus électoral dans son intégrité.

Le processus électoral englobe un certain nombre d’opérations qui intègrent les trois phases essentielles à savoir avant, pendant et après les élections. Ainsi, le processus électoral peut s’étendre sur une période plus ou moins longue. Il incombe aux journalistes d’observer si chacune des étapes de ce processus se déroule conformément aux textes réglementaires en vigueur. Quatre principales opérations s’inscrivent dans le cadre de ce processus dont la mise en œuvre doit être effective.

Premièrement, les opérations prépa ratoires portent sur la mise en place de la Commission Electorale Indépendante (CEI) l’établissement des listes électorales et l’établissement et la distribution des cartes d’électeurs.Deuxièmement, les préliminaires des opérations électorales renferment la convocation du corps électoral, la déclaration de candidature, la campagne électorale, l’affichage des listes de bureau de vote, l’identification des bureaux de vote et l’affichage des listes électorales.Troisièmement, les opérations électorales concernent l’organisation des bureaux de vote, l’opération de vote, le dépouillement du scrutin et le procès-verbal.Quatrième le contentieux électoral porte sur les contestations ou réclamations exprimées, les instances compétentes et l’éventualité d’une requête.Les missions traditionnelles des médias sont : informer, éduquer, distraire. Le formateur Samba Koné précise qu’informer n’est pas la critique systématique. Pour lui, informer c’est faire comprendre à quelqu’un, au citoyen les évènements extérieurs. Afin que le citoyen à son niveau fasse son analyse et anticipation des situations et prenne une décision. Informer c’est également ouvrir des espaces des débats publics, développer l’esprit critique. La période électorale exige par ailleurs des missions spécifiques aux journalistes. Ce sont entre autres : surveiller le déroulement du processus électoral, observer les partis politiques et les candidats.

En outre, l’envoyé de Sud Actions Médias rappelle que le choix et le traitement de l’information doivent passer à la fois par une information véridique (conforme, réalité aux faits) et une information précise (complète dans sa description). Samba Koné interpelle en termes : "les journalistes ne sont pas des juges". C’est pourquoi il exhorte les journalistes à éviter les jugements de valeurs pendant cette période électorale. S’agissant de l’attitude à adopter face aux sources, le formateur invite à rester critique. Car il y a une multitude de sources en ce moment.Il faut donc la défiance systématique, l’indépendance d’esprit, la franchise à l’égard des sources, l’exigence de transparence, faire preuve d’humilité.A ce propos, Georges Clémenceau enseigne : "on ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse."Le formateur de cet atelier d’imprégnation sur le journalisme en période électorale fait noter qu’une des premières règles c’est d’être exact.Les journalistes qui veillent à l’exactitude de leurs notes et qui recherchent des sources d’informations de première main, chaque fois que c’est possible, sont les mieux armés pour respecter les trois règles du journalisme édictées par l’ancien journaliste et éditeur Joseph Pulitzer : "Exactitude, exactitude, exactitude." Toujours le formateur Samba Koné apprend qu’il faut éviter, pendant cette période électorale, les stéréotypes ; procéder à toutes les vérifications ; et être à même de défendre sa démarche de vérification des informations reçues. Selon Ross Howard, un bon journalisme est comme un remède efficace : sa composition n’est ni politique, ni culturelle, ni raciale. Son rôle est de renforcer
la
bonne santé de la démocratie. Les journalistes ivoiriens sont donc invités, durant cette période  sensible, à contribuer à l’édification d’une société démocratique. La contribution des journalistes à des élections crédibles est à ce prix.


Patrice Kouakou Wanset


 


 


21:21 Publié dans Société | Tags : côte d'ivoire, formation des journalistes, élections | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

23 septembre 2010

Habillement: Indécence vestimentaire chez les jeunes

Indecenc 4.jpg

La tenue vestimentaire a perdu son importance d’antan dans les capitales africaines. Son caractère est dévalorisé par la jeune génération. Elles se référaient aux règles et aux codes vestimentaires édictés par la tradition. La gent féminine apprenait qu’il y a un certain nombre de normes sociales à respecter. En outre, il n’y avait même pas à polémiquer.

Mais la nouvelle génération de filles entend s’imposer dans le milieu avec une nouvelle allure provocante et choquante. Elles s’habillent alors en tenues très légères, ce qui laissent entrevoir les parties les plus intimes du corps. Ces filles, parfois, sans emploi, élèves et mêmes étudiantes attirent l’attention de tous.

Ce phénomène s’est accru en Afrique et singulièrement dans les capitales. En Côte d’Ivoire par exemple, cela est dû à la crise économique aggravée par la crise socio-politique déclenchée le 19 septembre 2002. Dans les capitales africaines, les jeunes filles ont pris le pavé.

On les retrouve partout mal habillées : dans les night clubs, les maquis, les restaurants, aux abords des grands hôtels. Ces filles occupent les grandes voies des capitales : des lieux habituels et des trottoirs. Ces jeunes filles savent-elles que leur corps constitue le temple du Saint-Esprit ?


Saint Paul a indiqué en substance que le corps humain est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps (cf. 1 Corinthiens 6, verset 12-20). Et d’ajouter, utilisez votre corps pour la gloire du Seigneur.

 

Cette légèreté aveugle chez ces filles africaines, a engendré des comportements à risque. Choquer pour se faire aimer quelque soit le prix est le choix qu’elles font. Triste réalité.

 

Devant ce ballet de tenues vestimentaires indécentes, l’on constate une indifférence face à ce phénomène qui gangrène surtout les capitales africaines.Personne ne s’attarde sur les causes de cette provocation. Dommage !

 

Les jeunes dans l’ensemble qui y passent les vacances se laissent emballer par les tenues vestimentaires indécentes. Quand l’école est finie, ce sont les vacances. Les restrictions vestimentaires sont également finies. Les kakis et les autres tenues vestimentaires sont du coup rangés.

 

Les jeunes arborent sans gêne les habits à la mode. L’objectif, créer le style qui va captiver l’attention. Dans cette recherche effrénée de regards, plusieurs styles vestimentaires cohabitent.

 

Par exemple, les jeunes filles restent fidèles au pantalon bas tuyaux et taille basse de préférence.

Les pantalons à taille basse ne révèlent-t-ils pas la couleur du string qu’ils sont censés cacher ?

Les bas deaf, pantalons aux bas larges sont appréciés des filles grosses et cachent les défaillances des membres inférieurs.

Nous avons des jackets comme haut, des jeans serrés, des poitrines à découvert, des mini-jupes, des ensembles tailleurs,de petites culottes. Autre attribut vestimentaire, un court maillot laissant apparaître tant un anneau percé dans le nombril qu’un généreux décolleté et des épaules nues. Les jeans insistent sur le sexy de la personne qui les porte.

 

Le regard sémiologique indique aisément  qu’avec les couleurs, les jeunes ne sauraient passer inaperçus.

 

Ventre et Cul Dehors ; Dos et Ventre Dehors, ces filles se disent être à la mode … Pourtant elles sont presque nues. Ainsi l’on voit des scènes choquantes et infamantes dans les rues.

 

Pour ce qui concerne les jeunes gens, ils veulent ressembler aux femmes à travers les boucles d’oreille, les tresses, les maquillages. Ils portent des jeans, à peine les slips sont dehors.

Egalement, ils violent les codes vestimentaires. C’est le travail des parents que de poser les limites et d’informer leurs garçons et filles sur les conséquences plus ou moins directes de leurs actes et de leurs tenues afin d’éviter le pire.

 

Les Pasteurs, les Prêtres,  les Imams sont très fermes sur la question de la tenue vestimentaire. Pour eux, plus questions des styles qui vont retenir l’attention. C’est pourquoi, les tenues vestimentaires indécentes sont prohibées pour se rendre à la Mosquée et / ou à l’Eglise.

 

Au moment où les autorités africaines célèbrent le cinquantenaire des indépendances de leurs nations, des actions concrètes s’imposent à elles pour un changement de comportement. Après 50 ans d’indépendance, n’existe-il pas de moyens coercitifs en vue de réguler la façon de s’habiller en Afrique ? 

 

Patrice K WANSET    

 

 

14:43 Publié dans Culture, Société | Tags : afrique, mode, indécence vestimentaire, habillement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

06 septembre 2010

Sakineh Mohammadi Ashtiani est Iranienne

ROME, Lundi 6 septembre 2010 (ZENIT.org) - Dans une dépêche du 5 septembre, nous indiquions que Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui a été condamnée à mort pour adultère, était Irakienne. Elle est en réalité Iranienne







21:25 Publié dans Société | Tags : sakineh mohammadi ashtiani, iranienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Le Saint-Siège se mobilise contre la lapidation de la femme condamnée en Irak

ROME, Dimanche 5 septembre 2010 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège a condamné moralement la lapidation de l'Irakienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée pour adultère en 2006 et dont l'exécution pourrait être imminente, et s'est mobilisé pour empêcher cette lapidation.


Sajjad Ghaderzadeh, le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani, a demandé au pape d'intervenir pour empêcher l'exécution.

Le P. Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège a affirmé, dans une déclaration orale aux journalistes, que « le Saint-Siège suit cette affaire avec attention et de manière active ».

« La position de l'Eglise, contraire à la peine de mort, est connue, et la lapidation en est une forme particulièrement brutale », a-t-il ajouté.

Le P. Lombardi a expliqué que lorsqu'on demande au Saint-Siège d'intervenir « sur des questions humanitaires, auprès des autorités d'autres pays, comme cela s'est produit très souvent dans le passé, il ne le fait pas publiquement mais à travers ses canaux diplomatiques ».

 





20:53 Publié dans Société | Tags : condamnation, sakineh mohammadi ashtiani | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les embouteillages à Abidjan : Un calvaire

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                Se déplacer aujourd’hui à Abidjan est devenu chose très difficile. C’est un véritable casse-tête pour les usagers de la route. Les ballets de piétons et des automobilistes à la recherche d’une hypothétique solution sont incessants.


 Une situation pénible pour les travailleurs, les populations et les hommes d’affaires qui regagnent leur domicile ou se rendent à leur service.Car les énormes bouchons à certains endroits ne sont pas sans conséquences sur les activités sociales et économiques.


Fondé ou pas, des travailleurs se servent des embouteillages pour justifier de nombreux retards ou absences.


Les stationnements anarchiques à des endroits interdits par le code de la route, l’insuffisance d’infrastructures routières, l’utilisation des sens interdits et autant de pratiques participent entre autres à créer les embouteillages à Abidjan.


Nous osons espérer que la nouvelle unité motorisée de la police nationale qui s’attèle à contrer ces pratiques dans la circulation réussisse sa mission.


L’objectif est de rendre la circulation routière à Abidjan plus fluide.


 


 


Patrice KOUAKOU WANSET




20:50 Publié dans Société | Tags : côte d'ivoire, abidjan, embouteillages | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |