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30 septembre 2011

Développement de l’audiovisuel en Côte d'Ivoire / Sy Savané (Pdt Haca) : « Se tourn er résolument vers le numérique »



La libéralisation du secteur
de l’espace audiovisuel (Télévision et la radio), est une conditionnalité indispensable
au développement de ces médias. L’ouverture du secteur de l’audio visuel a été
amorcée en Côte d’Ivoire, dès 2004 avec l’avènement des radios de proximité, commerciales,
communautaires et radios privées aux cotés des medias de service public (les
deux chaines de radio et de la télévision d’Etat). Mais le contexte de cette
loi a durablement été influencé. A en croire le président de la Haute autorité de la communication
audiovisuelle (Haca), Ibrahim Sy Savané, de nombreuses contradictions sont contenues
dans cette loi du fait du contexte de la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi,
il indique qu’il y a nécessité à traduire ces décisions dans les faits. Car
pour lui, la démocratie fonctionne mieux avec tous ces moyens d’expression. A
l’exemple d’André Malraux pour qui le cinéma est une industrie, le président Sy
Savané reste convaincu que la télévision est tout aussi une industrie.
L’audiovisuel étant devenu une véritable industrie, l’abandon de l’analogie
s’impose au profit du numérique. Selon le président de l’organe régulateur de
l’audio visuel en Côte d’Ivoire, le processus vers le numérique doit être
parachevé en 2012, au plus tard. Sy Savané souhaite voir tous les pays être au
numérique à l’horizon 2015-2020. Le président Ibrahim Sy Savané révèle que dans
ce domaine, la Côte
d’Ivoire affiche de grosses compétences et de réelles potentialités. En effet pour
lui, le ministère des Ntic que dirige Koné Bruno, a créé un groupe de
travail  au sein de la Haute autorité pour
réfléchir justement sur la question et le choix technologique à adopter. Pour
mieux assurer ce basculement vers le numérique, les pays s’accrochent, se
concertent à travers un agenda visant à en établir les clauses. Ainsi, la
révolution technologique et les décisions qui lui sont  conséquentes, nécessitent un effort et une
prise de conscience nationale. Le processus de libéralisation peut donc servir
de levier à la révolution technologique. C’est pourquoi, le président du Haca souligne
sans ambages, que la mutation technologique est primordiale. Le passage de l’analogie
au numérique offre plusieurs opportunités pour le développement. La
libéralisation donne beaucoup plus de possibilités à la radio qu’à la télévision.
Mais le patron de la Haca,
dont la structure est chargée d’accélérer le rythme de la libéralisation dans
notre pays, fait la mise en garde suivante : « Il faut veiller à
l’équilibre de l’économie ». Opérant sur le principe de la pédagogie, de la
concertation et de la médiation, le Haca vise en cela, l’implication des hommes
de culture et de la société civile. Pour finir, précisons que selon des statistiques
officielles, la Côte
d’Ivoire compte à ce jour, 150 radios autorisées et 100 autres radios locales dont
la mise en règle, devrait se faire les prochaines semaines.



Patrice Wanset



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20 septembre 2011

Sécurité des journalistes / Les Nations Unies prennent leur responsabilité

Selon des
statistiques confirmées récemment par l’Unesco, plus de 500 professionnels des
medias, ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions au cours de ces dix (10)
dernières années. Cette organisation des Nations unies pour la science,
l’éducation et la culture, révèle également qu’autant de journalistes ont été
attaqués, enlevés, agressés sexuellement, intimidés, harcelés, arrêtés ou
détenus illégalement dans l’exercice de leur fonction. C’est donc pour palier
ce fléau, qu’un projet de plan d’action destiné à améliorer la sécurité des
journalistes et combattre l’impunité des crimes commis contre cette les membres
de cette corporation, vient d’être rédigé par des représentants des Agences,
programmes et fonds des Nations Unies. Cette volonté a été exprimée à l’occasion
d’une réunion au siège de l’Organisation à Paris (France). Dans la perspective
de promouvoir "la libre circulation des idées, par le mot et l'image",
l’Unesco s’y attèle à travers des rencontres en vue de mettre en place une
approche coordonnée, à l'échelle des Nations Unies, pour prévenir et combattre
ces crimes. C’est pourquoi, au titre des mesures palliatives, la création d'un
mécanisme coordonné inter-agences destiné à traiter des questions relatives à
la sécurité des journalistes et à l'impunité, a surtout été envisagée. Ce mécanisme
aura aussi en charge de suivre les progrès réalisés aux niveaux national et
international. Afin d’améliorer la prévention, des campagnes de sensibilisation
seront par ailleurs lancées auprès des Etats membres, de la société civile, des
organisations non gouvernementales et des organes concernés par la liberté
d'expression, la sécurité des journalistes et le danger de l'impunité sur les démocraties,
souligne le document de l’Unesco. Le projet de plan prévoit également de
développer le travail déjà mis en œuvre par l'Unesco pour prévenir les crimes
commis contre les professionnels des médias, comme l'aide apportée aux pays
pour développer des législations et des mécanismes favorables à la liberté
d'expression et d'information. Ce projet de plan d'action destiné à la sécurité
des journalistes sera présenté devant le Programme international pour le
développement et la communication (PIDC) de l'Unesco, lors de sa prochaine
session en mars 2012, avant d’être soumis aux organes en charge de la
coordination au niveau des Nations Unies pour adoption définitive, précise la
note d’information.







 



Patrice Wanset



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Médias ivoiriens / Comment contribuer à la démocratie et la réconciliation

L’exactitude est un principe de base de tout service
d’information. Si l’exactitude fait défaut, il marque son objectif auprès du
public et perd sa crédibilité. Quand les faits sont remplacés par des contre
vérités et des inexactitudes, la distorsion des informations intervient. La Côte
d’Ivoire amorce une précieuse ère de réconciliation. Laquelle contribuera à
restaurer la communion brisée et à effacer la douloureuse parenthèse de son
histoire. La presse devra accompagner cette politique de cohésion sociale. Pendant
ce premier quinquennat du Président  Alassane Ouattara, la presse devra jouer son rôle
distinctif dans l’établissement d’un véritable système démocratique en Côte d’Ivoire.
 La responsabilité des journalistes est
de plus en plus importante. Car la presse est le lien principal entre
gouvernants et gouvernés. On le sait tous, la démocratie est la forme de
gouvernement qui propose que les grandes décisions concernant la vie de tous,
soient prises par la majorité des citoyens mais que la minorité puisse
s’exprimer librement et même être représentée. 
La souveraineté appartient alors à l’ensemble de la collectivité. Voilà
pourquoi, Abraham Lincoln a pu dire de la démocratie qu’elle est « le
pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ».  L’idéologie démocratique valorise donc
l’égalité politique, l’égalité des chances, la confiance. Les journalistes sont
invités à exercer conformément à la déontologie du métier, l’éthique et la loi
sur la presse. Encore faut il, évidemment, que les organes de presse
remplissent correctement leur rôle. Le niveau et l’efficacité de la
participation politique des citoyens, fondement même de la démocratie,
dépendent de la qualité et de la quantité d’informations dont ils disposent.
N’utilisez pas la rumeur ; un organe de presse ne doit pas  se livrer à des conjectures  et ne doit également pas émettre d’opinions.
En dépit de toutes ses bonnes intentions, des journalistes doivent faire leur
mue et leur autocritique. La crise post électorale n’a pas servir de leçons à
certains agents de la  corporation. Les
fautes professionnelles sont encore nombreuses au regard de la grille de
lecture et d’écoute des médias par l’Olped. Dérapages et dérives se multiplient
dans les médias de masse. Au total, nous notons les manquements aux règles du
métier de journaliste, ainsi que les fautes d’éthique et de déontologie. N’est-il
pas pour cela qu’on reproche aux journalistes, leur engagement politique
partisan, leur accointance avec les hommes politiques, leur manque de
professionnalisme conséquence de leur formation ? Consciente de ce vide
intellectuel à combler, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire
(Unjci), s’y attèle efficacement à travers plusieurs ateliers et séminaires au
profit des médias. A sa création en 1991, l’Unjci, a du faire face à cette
question centrale et urgente, celle de la formation des journalistes qui doit
reposer sur le respect de l’éthique et à la déontologie de ce métier. C’est
assurément par cette voie que les médias pourront contribuer à la consolidation
d’une société ivoirienne démocratique et réconciliée.



Patrice Wanset



22:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

15 septembre 2011

Interview / Guillaume Gbato (SG de la presse privée de Côte d’Ivoire) : « Que les journalistes comprennent qu’il faut se mettre ensemble pour une presse de qualité. »

 
 
A l’issue du séminaire de haut niveau des journalistes, le Secrétaire général de la presse privée de Côte d’Ivoire, Guillaume Gbato est passé en revue les questions brûlantes de la presse. Au cours de cette interview, il engage les travailleurs des médias à se syndicaliser et à travailler sérieusement pour une presse de qualité en Côte d’Ivoire les années à venir.
 
Un séminaire de haut niveau pour les journalistes, après cette profonde crise que la Côte d’Ivoire vient de traverser. Quelle lecture faites-vous ?
 
C’est une bonne initiative de la part du président de l’UNJCI et son conseil de permettre aux journalistes après ces moments qu’on a vécu de se retrouver et d’aborder un peu les préoccupations qui sont les leur. Vous savez nous sommes dans un pays où le rôle de la presse est important. Il faut aussi que les journalistes  eux-mêmes aussi se donnent les moyens intellectuels, techniques pour faire avancer leur travail et la cause générale de la Nation. Il ya beaucoup de débats sur la presse en ces moments, sur la presse de meilleure qualité, sur le rapport lecteurs-médias, sur le rapport pouvoir-médias. Il faut chaque fois se retrouver, discuter, corriger et améliorer pour que dans les années à venir on ait des médias suffisamment productifs ; y compris pour eux-mêmes mais pour l’ensemble du pays. Ça été un très bon séminaire, et le niveau du débat m’a satisfait.
 
On parle d’une presse meilleure, d’une presse de meilleure qualité, d’une presse irresponsable, est-ce que c’est possible que dans cinq ans, quand o, sait dans quelle condition le travail se fait en Côte d’Ivoire et en Afrique, vous vous pensez que les choses vont être meilleures ?
 
Oui. Je crois que par mon métier et par ma nature je suis optimiste. Si nous disons que ce n’est pas possible, qu’est ce qu’on fait ? On croise les bras et on s’asseoit. Mais si nous disons que c’est possible, on se met déjà à la tâche et on essaie d’identifier les problèmes et de proposer les meilleures solutions dans un cadre de consensus général. C’est le travail que nous faisons dans les organisations professionnelles. La préoccupation centrale, du syndicat que je dirige, a été posée à ce séminaire. Vous ne pouvez pas avoir une presse de qualité, des journaux de qualité tant que ce que ceux qui travaillent dans ces journaux sont mal payés. La question de la rémunération et la formation des travailleurs des médias, la question de l’environnement technique dans lequel les gens travaillent. Toutes ces questions sont des préoccupations, mais généralement nous avons le sentiment qu’on passe au dessus ; on s’attarde sur l’éthique, sur la déontologie. Oui c’est important. Mais comme on le dit si vous n’avez pas les moyens d’assumer votre existence, vous ne pouvez pas être travailleurs productifs. Donc ce sont des questions, on en a largement débattu il ya eu des progrès. C’est vrai mais il faut encore qu’on continue de travailler de s’assoir pour dire ce qui ne va pas. Voilà ce qu’il faut faire pour s’améliorer pour qu’on puisse aller de l’avant.
 
Peut-on dire que la presse privée et celle d’Etat sont responsables des malheurs de la Côte d’Ivoire ?
 
Non seulement ce n’est pas réaliste mais c’est même irresponsable. C’est facile de dire oui, ce  que ce sont les journalistes. Il ya des responsables, des gens qui posent des actes qui ne sont pas journalistes. On peut reprocher à la presse d’en faire trop et de ne pas en faire assez. Ça c’est un débat. Mais on ne peut pas dire que tout ce qui arrive à la Côte d’Ivoire, ce sont les journalistes. Ce n’est pas vrai ! Il ya des acteurs principaux qui sont là, qui posent des actes, qui tiennent des discours. On peut reprocher aux journalistes de relayer ces discours. Je pense qu’il faut qu’on fasse la part des choses. Aujourd’hui, l’état des lieux que vous me demandez, il est catastrophique. Il ya des journaux dont les sièges sont occupés par des hommes en armes, toute à l’heure un confrère l’a signalé, des journalistes sont en cachette. Toutes ces questions sont importantes. Des questions sur lesquelles, il faut que les autorités, les organisations professionnelles et les structures de régulation se retrouvent. On a commencé une démarche à partir de la journée mondiale de la liberté de la presse le 03 mai. Il faut que ça continue et qu’on puisse discuter. Il ya un plan d’urgence qui est en train d’être fait pour essayer d’aider ces entreprises qui ont tout perdu. Beaucoup d’entreprises de presse ont été pillées jusque même dans les médias publics. Il faut qu’on s’organise, et  que les travailleurs des médias prennent conscience que c’est en nous solidarisant, en nous mettant ensemble qu’on pourra poser nos problèmes, mais aussi nous défendre. On est toujours accusé et à force de vouloir trop balayer devant notre porte, on prête le flanc. Il faut qu’on essaie de voir tout cela de près pour pouvoir aller de l’avant. On ne peut pas continuer dans ces difficultés s’il n’ya pas une réelle volonté au niveau des travailleurs des médias eux-mêmes et aussi au niveau des autorités, je crois que on va toujours se retrouver, crier la presse n’est pas de bonne qualité. Mais ça ne suffit pas, il faut travailler sérieusement là-dessus.
 
Quels sont les autres problèmes de la presse en Côte d’Ivoire ?
 
Les problèmes sont les mêmes que nous posons depuis pratiquement 10ans. Ils ont connu des débuts de solutions mais il faut que ces solutions soient renforcées. Il faut que la question du traitement salarial des journalistes soit posée et réglée. On a discuté avec le GEPCI, on a eu des avantages sur un accord minimum sur la convention collective qui n’est pas encore appliqué. C’est vrai, la crise est venue un peu précipiter tout ça ; mais c’est le débat que nous allons reprendre. Et les patrons de presse, nous sommes en contact permanent pour leur faire comprendre qu’il faut que la situation évolue. On demande à l’Etat de faire des efforts, pareil pour les patrons de presse. Je dis toujours que la balle est plus dans le camp des journalistes que celui des patrons. Toujours les patrons sont les mêmes, si vous ne leur demandez pas de vous donner ce à quoi vous pensez avoir droit, ils ne vous le donneront pas, ce n’est pas parce qu’ils sont méchants. Mais  dans la perspective d’une presse de qualité, il faut que les journalistes comprennent qu’il faut se syndicaliser, et se mettre ensemble pour lutter. Mais si tout le monde a peur et préfère se taire. Eh la situation va rester intacte dans dix ans.
 
Patrice Wanset

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31 mai 2011

La RTI et réconciliation

 

La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) se remet pour un bon qualitatif.

La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) a fait l’objet de pillages et de bombardements suite aux événements post-électoraux. Cette structure médiatique d’Etat  a vu ses  matériels et installations technologiques saccagés. Après la visite de son ministre de tutelle, Hamed Bakayoko, les horizons semblent favorables pour une meilleure télévision et radio. La RTI et sa direction générale s’engagent désormais à écrire de nouvelles pages axées sur la responsabilité, le professionnalisme et
l’équité. Des promesses ont été faites à l’équipe du directeur général Pascal Aka-Brou. Ainsi Aka sayé Lazare et Dégny Maixent respectivement  directeurs généraux adjoints de la 1ère et TV2 s’activent à réussir le pari d’une télévision et radio modernes  selon le standard international. Sur le terrain, la RTI quoi qu’encore à la traîne, se remet pour un bon qualitatif. Tout est en train d’être mis en place. En plus, des dons lui ont été faits par des structures téléphoniques. La RTI s’arme pour prendre sa place dans le processus de réconciliation nationale. Cette structure d’Etat saura jouer le rôle de catalyseur entre les gouvernants et les populations. C’est pourquoi le nouveau directeur
général de la RTI exhorte son personnel à plus de responsabilité et professionnalisme. Les nouvelles autorités de la RTI promettent un média de qualité et épris de paix.

Patrice Wanset

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20 mai 2011

Salaires du secteur privé en Côte d'Ivoire

 

Comment vivent les travailleurs sans salaire ?

C’est le calvaire des employés impayés. Surtout l’on enregistre un fort taux dans la catégorie des travailleurs du secteur privé. Pendant la crise post électorale notamment à l’arrestation de l’ancien président Gbagbo, toutes les entreprises étaient fermées. Ce qui en découle : pas de recette. Employeurs et Employés, à qui la faute ? C’est une cacophonie de part et d’autre. Pour les deux mois de la prise d’Abidjan (mars et avril) des patrons ont échangé avec leur personnel respectif. Il ya en qui ont décidé de payer deux mois, d’autres un mois et demi, d’autres encore n’ont encore rien donné à leurs agents. C’est donc des travailleurs dans la tourmente face à de nombreuses charges et responsabilités. Entre autres, les factures d’eau, d’électricité, les
charges des propriétaires de maisons et les frais scolaires surtout que l’école reprend du service.

Patrice Wanset

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