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18 juillet 2017

Cacao/Côte d’Ivoire : Des chocolatiers européens pour le développement de la filière

Cacao JJJJJJJ.jpgLa Maison Chocolat «Guerin-Boutron» s’engage à travailler les fèves ivoiriennes. Cette structure est de marque parisienne et de savoir-faire belge. C’est la 2ème vieille  maison de chocolat à Paris fondée en 1775.

Pour le Président Directeur Général de cette maison de chocolat, Johann Domas-Conzemius, les défis de la filière cacao sont grands. « C’est pourquoi, l’on s’emploie à travailler afin d’impacter positivement les producteurs, les consommateurs et l’ensemble des populations. L’un des défis est de faire le lobbying des affaires ivoiriennes en Europe»  a-t-il indiqué.

En somme, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» prévoit assurer la traçabilité du cacao du champ jusqu’au consommateur. Elle veut être au service d’un commerce équitable et solidaire permettant de soutenir les producteurs de cacao, et les plantations en veillant à développer un bien-être social, économique et environnemental de la communauté.

Fort de ce qui précède, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» envisage booster l’économie cacaoyère en redorant le blason des fèves ivoiriennes.

Cette initiative empreinte de développement humain de la filière cacao en Côte d’Ivoire passe nécessairement par l’amélioration des conditions de travail et de vie des planteurs et de leurs familles, l’augmentation des revenus, la formation professionnelle des jeunes, la transformation au pays pour une fabrication artisanale d’un chocolat 100% ivoirien. Des acquis de la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» en Côte d’Ivoire sont déjà effectués, entre autres dans la région du Sanwi à Aboisso.

A en croire, le Président Directeur Général, Johann Domas-Conzemius, sa structure de chocolat entend créer une communauté autour de sa marque bio dont les membres seront des ambassadeurs et ambassadrices.

 « A la mère de famille » est la 1ère plus ancienne maison de chocolat parisienne fondée en 1761.

La Maison Chocolat «Guerin-Boutron» a été fournisseur breveté de Leurs Altesses Royales le Dauphin de France et du Comte de Chambord.

Patrice Kouakou

09 juillet 2017

[Reportage] La Côte d'Ivoire trace sa route de l'esclave

CI Route de l'esclavage.jpgEn partenariat avec l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et la science, la Côte d’Ivoire commémore et identifie ses lieux de mémoire liés à la traite négrière. Les recherches historiques sont en cours, mais pour l'heure six localités ont déjà été identifiées. La première se situe à Kanga Nianzé. Reportage.

C'est au bord de la rivière de Kanga Nianzé que les captifs prenaient leur dernier bain avant l'embarcation. Le cours d'eau était et est toujours sacré, explique Pierre, un fils du village. « C'est une rivière de guérison. Avant, il y avait une route ici et lorsque les esclaves arrivaient là fatigués et malades, ils prenaient un bain et retrouvaient la santé et continuaient. »

Hier, pendant la traite négrière, des milliers d'Ivoiriens ont emprunté cette route vers l'Amérique. Aujourd'hui, les habitants entament une danse traditionnelle, appelée «l'Américain».

« C'est une danse qui a été inventée en souvenir de ceux qui sont partis. On retrouve ces pas dans la samba brésilienne. Les femmes vont danser et chanter une chanson qui parle de l'Américain », poursuit Pierre.

Les pays de départ doivent identifier les lieux de la traite négrière, estime Lilian Thuram, ex-footballeur et engagé dans la lutte antiraciste. « Comme il existe historiquement une hiérarchie des hommes sur les femmes, l'histoire de l'esclavage a fait qu'il y a une hiérarchie entre les personnes de couleur blanche et les personnes de couleur noire. Donc il est très important de comprendre cette histoire pour pouvoir la dépasser. »

Environ 50 000 esclaves sont partis de Cap-Lahou, premier port négrier en Côte d'Ivoire.

Mémoire de l'esclavage au Bénin

D'autres pays comme le Bénin ont déjà fait ce travail de mémoire à Ouidah, indique l'ancien président béninois Nicéphore Soglo. « L'important c'est d'avoir un lieu de mémoire où l'on peut se recueillir. Parce que l'Afrique a perdu en quatre siècles 100 millions d'hommes, de femmes et d'enfants. C'est beaucoup. Le seul élément qui est notre ciment, c'est cette souffrance. Et c'est vraiment important que le peuple africain se rappelle qu'il revient de loin. »

► A (re) lire : Patrimoine de l’humanité: l’Unesco examine trente-quatre nouveaux sites

 

Source: www.rfi.fr 

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29 juin 2017

Mali: Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, créé cardinal

Le card. Zerbo, Consistoire 28/06/2017, capture CTV

Le Card. Zerbo, Consistoire 28/06/2017, Capture CTV

Mgr Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako, au Mali, a été créé cardinalpar le pape François ce 28 juin 2017 : son nom avait été annoncé avec quatre autres par le pape le 21 mai lors de la prière du Regina Coeli, place Saint-Pierre.

Mgr Zerbo « fut agréablement surpris par la nouvelle. Il ne s’attendait pas à la nomination au cardinalat » a déclaré le père Edmond Dembele, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, à news.va.

« La nouvelle a été très bien reçue dans le pays, a-t-il poursuivi. Le président Ibrahim Boubacar Keïta a adressé un message pour féliciter l’archevêque, exprimant sa gratitude au pape François. Les autres évêques maliens sont aussi heureux, ainsi que les fidèles catholiques. La communauté de Bamako a exprimé sa joie avec des chants et des applaudissements. Mais les catholiques ne sont pas les seuls à être heureux de cette nomination: partout au Mali, la nouvelle a été bien reçue. »

Le peuple malien, a affirmé  le secrétaire général, a vu dans la nomination de Mgr Zerbo « le message du pape qui s’adresse principalement à l’Eglise locale afin qu’elle continue la mission qui a commencé depuis longtemps et afin qu’elle persiste dans les efforts de réconcilier le pays. Mais c’est aussi un appel lancé au Mali pour sortir de la crise qui a débuté en 2012 et pour marcher sur la voie de la réconciliation et de la paix ».

D’après la biographie publiée par le Saint-Siège, Mgr Jean Zerbo est né à Ségou le 27 décembre 1943. Il a été ordonné prêtre le 10 juillet 1971. Une partie de sa formation supérieure a eu lieu à Lyon (France). Il a aussi une maîtrise en Écriture Sainte de l’Institut biblique de Rome (1977-1981).

À partir de 1982, il a été curé de paroisse à Markala, puis professeur au Grand séminaire de Bamako. Il a été nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Bamako le 21 juin 1988. Le 19 décembre 1994, il a été transféré comme évêque du diocèse de Mopti.

Le 27 juin 1998, il a été nommé par Jean-Paul II archevêque de Bamako. Il a joué un rôle actif dans les négociations de paix au Mali, s’est beaucoup impliqué dans la lutte contre l’exclusion, mais a surtout été un promoteur de la réconciliation et de la solidarité entre les Maliens.

Avec une traduction d’Océane Le Gall, ZENIT

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