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18 novembre 2016

« Le CFA apparait comme étant un frein à la croissance » Entretien avec Michel Abdelouhab, Professeur de Sciences économiques

 

« Le CFA apparait comme étant un frein à la croissance »  Entretien avec Michel Abdelouhab

Le débat sur la pérennité du Cfa en Afrique centrale et Afrique de l’ouest a été relancé cette année, par les déclarations du président Deby et par le patron de l’UEMOA. La pérennité de cette monnaie est régulièrement remise en cause, et ce pour deux raisons : La première étant historique. En effet, le Cfa apparait comme étant une monnaie coloniale. Comme l’affirmait feu le Professeur camerounais Joseph Tchundjang Pouemi, dans son ouvrage « monnaie, servitude et liberte » : « la France a réussi l’extraordinaire exploit d’imposer sa monnaie à des pays politiquement indépendants». Le reversement de 50% des réserves de changes des pays membres sur un compte d’opération spécial au Trésor français, l’impression des billets à la Banque de France de Chamalières par exemple, sont autant de facteurs apparaissant comme étant un déni de souveraineté des pays membres de la CEMAC et de la CEDEAO et une vassalisation économique et monétaire de ces pays vis-à-vis de la France. La seconde raison est bien économique. Michel Abdelouhab, professeur de sciences économiques répond à Financial Afrik

Quelles sont, selon vous, les conséquences de la dévaluation du dollar sur les économies CEDEAO et Cemac ?

L’Afrique subsaharienne a enregistré un taux de croissance de 5,5 % ; celui des pays partageant le franc CFA n’a pas excédé 4 %, / an sur une longue période. Au regard de cette situation, de plus en plus de voix dénoncent les effets de l’euro fort face au dollar. Handicapés par la valeur du CFA indexé à la monnaie européenne, les produits africains perdent de leur compétitivité sur les marchés internationaux, les exportations marquent le pas, les balances commerciales souffrent et, au final, les économies ont une croissance poussive, alors qu’elle devrait être maximisée.

23 ans après la dévaluation de 1994, la question est de nouveau sur la table. Et si la valeur du franc était trop élevée ? Et si la parité fixe établie le 1er janvier 1999 (1 euro = 655,957 F CFA) était devenue trop contraignante pour être maintenue ? Le cas de la filière coton, qui fait vivre près de 30 millions d’Africains illustre parfaitement les conséquences d’un euro fort sur le dynamisme d’une filière. La baisse du dollar face à l’euro au milieu des années 2000, et devise de référence pour cette fibre naturelle, a fait chuter de plus de 25 % la valeur des récoltes africaines. À parité égale dollar/euro, les sociétés cotonnières auraient vendu cette année le kilo de coton à 820 F CFA sur le marché international. Au cours actuel, elles l’ont écoulé à 616 F CFA, alors que les coûts de production varient entre 630 F CFA à 650 F CFA par kilo. Les cotonculteurs africains achetant leurs intrants en euros et vendant leur récolte en dollars : l’effet de « ciseau » est redoutable.

Quelle est la politique monétaire appliquée dans l’UEMOA ?

En fait, la politique monétaire appliquée dans l’UEMOA est élaborée par la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort. L’objectif macroéconomique fixée par la BCE est la lutte contre l’inflation, alors que l’objectif macroéconomique des pays de la CEMAC et de la CEDEAO est la croissance économique. En effet, seule une croissance économique importante permet de réduire le taux de pauvreté dans ces pays et d’enclencher, toute chose égale par ailleurs, une dynamique de développement. De fait, la politique monétaire appliquée dans la zone CFA est à l’inverse de ce qui devrait être fait : On lutte contre l’inflation alors qu’il faudrait stimuler la croissance, tout en s’accommodant d’une remonté des prix. (Courbe de Philips). A cet égard, le CFA apparait donc comme étant un frein à la croissance.

Selon certains experts de la question, la zone franc souffre d’un réel déficit de gouvernance. Quel est votre commentaire ?

La politique monétaire devrait être définie au sein du conseil des gouverneurs des deux banques centrales (zone CEMAC et zone CEDEAO), or ce n’est pas le cas. Il n’y a pas de démarche collective. « C’est aux chefs d’État de fixer la ligne, mais on ne les entend pas », déplore amèrement un ancien ministre des Finances ouest-africain. Et comme la nature a horreur du vide, les experts français du ministère de l’Économie et des Finances, ou ceux de la Banque de France ont une fâcheuse tendance à s’approprier le dossier. L’ensemble de ces facteurs inhérents au CFA nuisent à la croissance économique de la zone CFA tout en laissant un arrière gout de francafrique.

Mais ne noircissons pas totalement le tableau. Ils existent effectivement des effets vertueux à l’arrimage du CFA à l’euro. La zone franc réalise 60 % de son commerce extérieur avec les pays de l’Union européenne. La majorité de ces échanges n’est donc pas affectée par la baisse du dollar. Mieux encore, les opérateurs économiques n’ont aucun risque de change, ce qui est bon pour les affaires. La hausse de l’euro face au dollar a par ailleurs contribué à contenir la poussée inflationniste, principalement alimentée par la hausse des prix des produits énergétiques. D’une façon générale, la stabilité monétaire et la garantie de l’euro ont permis de juguler l’inflation en zone franc, dont le taux s’est établi à 3,8 % en 2006 contre 11,8 % pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Le recours à la planche à billets est proscrit et les réserves de change battent des records.

Quel système de change serait le plus efficient pour les économies de la zone CFA ?

Sachant que l’objectif macroéconomique premier est la maximisation du taux de croissance économique ; même au-delà de son taux de croissance potentiel, facteur de diminution du taux de pauvreté. La théorie économique identifie 3 systèmes de change : le système de taux de change fixe, où la monnaie est ancrée à une devise ou un stock d’or, un système de change intermédiaire, qui est un système de change flottant corrigé par la banque centrale lorsque le taux de change s’éloigne trop d’un cours pivot pré défini, et le système de taux de change flottant, où le taux de change de la devise est fixé par le marché. Le CFA s’inscrit dans un système de taux de change fixe, le naira nigérian, le cedi ghanéen ou le kwanza angolais s’inscrivent quant à eux, dans un système flottant.

Robert Mundell, prix Nobel canadien, caractérisait les systèmes de change flexible et fixe par le triangle d’incompatibilité où seuls deux critères sur trois était réalisables. L’Etat doit choisir deux des trois critères suivants : La mobilité des capitaux (1), la stabilité du taux de change( 2) et l’indépendance de la politique monétaire (3).

En système de change fixe, les critères 1 et 2 sont réalisés, au détriment de l’indépendance de la politique monétaire. C’est le cas de la zone CFA.

En système flottant, les critères 1 et 3 sont réalisés. On y retrouve la revendication anti coloniale des économistes de la zone CFA : le Nigeria, l’Angola ou encore le Ghana ont opté pour des systèmes de changes flottants.

Quel bilan pour ces économies après l’adoption d’un tel système ?

En période de stabilité économique et de croissance, ces économies surperforment la zone CFA, les taux de croissance dépassant parfois les 10%/an, alors que les taux de croissance en zone CFA tournent autour de 4%/an. Mais en cas de choc d’offre négatif, comme par exemple une forte chute de matières premières, les monnaies sont fortement attaquées, perdant jusqu’à 40% de leur valeur, renchérissant de fait le coût des importations (inflation importée), développant un marché informel de la devise, et stoppant de fait la croissance économique. Il s’ensuivrait une fuite massive des capitaux que la banque centrale serait bien en peine d’enrayer malgré ses énormes réserves de change. Cette situation aboutie souvent à un recours au contrôle des changes et au FMI qui, avec ses thérapies fortement dosées en austérité, paupériseront des populations déjà fortement fragilisées par le sous développement. A cet égard, les performances économiques ont été inversées, la zone CFA ferait 7% de croissance en 2016 alors que le reste de l’Afrique subsaharienne tournerait autour de 4% sur la même période.

A l’heure actuelle, la question qu’il est nécessaire de se poser est alors la suivante. Quel système de change serait pertinent en Afrique pour maximiser son taux de croissance économique, tout en amortissant les chocs négatifs ?

Le schéma le plus souvent évoqué repose sur une gestion souple de la parité. Le franc CFA serait ainsi raccroché à un panier de monnaies comprenant non seulement l’euro, mais aussi le dollar et le yuan. « La monnaie est avant tout un instrument d’échange, il est normal d’associer celles des pays avec lesquels l’Afrique fait du commerce », explique un expert. Cette formule permettrait de laisser flotter le CFA et donc de corriger en permanence les gains ou les pertes de compétitivité. Avec ce système, le renchérissement du franc CFA serait moindre quand l’euro s’envole. Mais encore faudrait-il que le Trésor français accepte de continuer à garantir la convertibilité du CFA. Dans le cas contraire, les marchés pourraient spéculer à la baisse et provoquer une chute du CFA. « Les règles de la zone franc sont parfaitement compatibles avec une gestion souple de la parité.

Entretien réalisé par Youcef MAALLEMI / financialafrik.com

 

03:46 Publié dans Economie, Société | Tags : afrique, cfa, frein, à, la croissance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

16 septembre 2016

L’iPhone 7 est déjà un succès chez les opérateurs télécoms

Aux Etats-Unis comme en France, les pré-commandes battent déjà des records.

C'est le jour J pour Apple. L'iPhone 7, présenté la semaine dernière à San Francisco , est commercialisé à partir de ce vendredi. Comme chaque année, les boutiques de la marque à la pomme ouvriront un peu plus tôt que d'habitude pour accueillir les premiers clients (8h à Paris). Mais tout le monde ne sera pas servi.

Apple a en effet prévenu mercredi qu'il était déjà en rupture de stock pour l'iPhone 7 Plus, le modèle avec grand écran (5,5 pouces). Le modèle classique, dans sa version « noir de jais » (nouvelle couleur), est lui aussi épuisé avant même son arrivée en rayon. « Nous faisons tout notre possible pour mettre rapidement des iPhone à la disposition de tous ceux qui le souhaitent », a commenté une porte-parole.

Pour les détracteurs de la firme à la pomme, la cause est entendue : la rareté est organisée pour faire le buzz, alors même que les ventes d'iPhone reculent depuis six mois . Elles n'en représentent pas moins, encore, les deux tiers de ses revenus. Et chez les opérateurs, le succès est au rendez-vous. Aux Etats-Unis, AT&T a enregistré des pré-ventes meilleures que l'an dernier. Pour Sprint et T-Mobile, c'est carrément du jamais vu, avec des réservations multipliées par quatre par rapport au 6S. Seul Verizon a tempéré cet enthousiasme en faisant part de volumes « habituels ».

Même son de cloche en France. Comme chaque année, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont offert à leurs clients la possibilité de réserver le smartphone d'Apple, en l'associant ou pas à un nouveau forfait. « Les précommandes pour l'iPhone 7 sont supérieures à celles du 6S. Apple joue sur les fonctionnalités, la performance et l'esthétisme. Trois leviers qui ont de fortes chances d'attirer le consommateur », indique Fabienne Dulac, directrice exécutive d'Orange France. C'est le cas chez tous les opérateurs malgré un prix élevé (à partir de 769 euros pour le 7 et de 909 euros pour le 7 Plus, hors promotions). L'an dernier, Apple avait écoulé 13 millions de son nouvel iPhone dans le monde le premier week-end.
Développement des usages

Les enjeux sont importants pour les « telcos ». Le lancement d'une nouvelle génération d'iPhone est l'occasion de vendre de nouveaux forfaits, potentiellement plus riches en data, et donc plus chers. « Les nouveaux modèles sont généralement plus puissants, avec de nouvelles fonctionnalités. Et participent au développement des usages data sur notre réseau 4G », commente Christophe Gauthier, directeur des terminaux et logistique chez Bouygues Telecom.

Certains saisissent l'opportunité pour offrir de nouveaux services. Ainsi, Orange va proposer pour la première fois la voix sur Wifi avec les iPhone 6 et 7. L'opérateur va aussi offrir 100 euros de bonus pour la reprise d'un ancien appareil, en plus du montant auquel il est racheté.

Pour sa part, SFR lance une offre de location qui permet de renouveler son mobile tous les ans, moyennant 25 euros par mois (auquel il faut rajouter le prix d'un forfait premium). Ce type d'offre est très répandu aux Etats-Unis, mais SFR est le premier à le faire en France.

Apple profitera-t-il en plus des récents déboires de Samsung et du Galaxy Note 7 ? Pas sûr. « Les clients qui renouvellent tous les ans font leur choix et passent rarement de l'un à l'autre, sauf cas énorme de rupture », assure Sébastien Lery, directeur marketing de SFR.
@romaingueugneau - @FabienneSchmitt

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18 août 2016

Côte d’Ivoire : l’ONU décore la première femme commandant d’un contingent

 
Le Colonel Nazma Begum, Commandant du Contingent bangladais de l`ONUCI et première femme militaire à diriger un contingent.
 
Le colonel Nazma Begum, "première femme à commander un contingent médical dans l'histoire des Nations unies", et son bataillon du Bangladesh, déployés au sein de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et basés à Daloa (centre-ouest, 400 km d'Abidjan), viennent de recevoir la médaille des Nations unies pour leur "remarquable travail".

Au total, 56 officiers et sous-officiers, dont six femmes, du bataillon médical du Bangladesh ont été décorés au terme de six mois de mission dans la localité ivoirienne.

La cérémonie a eu lieu mardi en présence de M'Baye Babacar Cissé, coordinateur humanitaire et Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire, du général M'Bemba Kéita, commandant par intérim de la Force de l'ONUCI, et en présence des autorités administratives, politiques et militaires locales, selon un communiqué de l'ONUCI transmis mercredi à Xinhua.

"Le contingent bangladais a marqué les esprits non seulement pour l'assistance médicale considérable apportée aux communautés locales mais aussi parce qu'il est dirigé par le colonel Nazma Begum, première femme à commander un contingent médical dans l'histoire des Nations unies", souligne le texte.
 
M'Baye Babacar Cissé a salué "l'excellent travail" du bataillon, soulignant "la rigueur, le professionnalisme, et surtout le courage dont ont fait preuve les membres".

Il a également relevé le comportement "exemplaire" des casques bleus de ce contingent.

"Durant la période de votre mission, nous n'avons noté aucun cas d'abus sexuel de ses membres", a-t-il déclaré.

M. Cissé a également félicité le commandant du contingent pour son "leadership exemplaire" ainsi que le gouvernement bangladais pour avoir pris en compte de "la dimension Genre" au sein de son armée.
Pour sa part, le colonel Nazma a mis en exergue la parfaite collaboration entre son contingent et les autres composantes locales de l'ONUCI ainsi qu'avec les autorités ivoiriennes et les populations.

Le Bangladesh est l'un des plus gros pays contributeurs de troupes pour les missions de maintien de la paix de l'ONU, avec près de 8.000 militaires et policiers déployés dans 18 opérations de maintien de la paix dans le monde.

Créée en 2004 à la suite de la rébellion armée du Nord, qui a littéralement coupé la Côte d'Ivoire en deux en 2002, l'ONUCI se retirera du pays avec la fin de son mandat en juin 2017.
 
Publié le jeudi 18 aout 2016  |  Xinhua

13:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

15 août 2016

‘La majorité des appareils Android déjà protégés contre la faille QuadRooter’

‘La majorité des appareils Android déjà protégés contre la faille QuadRooter’
 

Selon Google, la plupart des appareils Android sont déjà protégés contre la brèche QuadRooter récemment découverte

Les quatre points faibles, regroupés sous l’appellation QuadRooter, ont été découvertes par l’entreprise de sécurité Check Point. Si un pirate en abuse, il peut prendre le contrôle complet de l’appareil, en ce compris la possibilité d’attaques d’écran, d’enregistrement de l’emplacement ou de capture de sons et de photos/vidéos

Le problème réside dans les pilotes logiciels des puces de Qualcomm. Si un utilisateur installe une appli mal intentionnée, l’abus est déjà possible, sans que l’appli elle-même demande l’autorisation d’utiliser l’appareil photo ou le GPS par exemple.

Google signale à présent à AndroidCentral que ‘la plupart des appareils’ sont déjà protégés contre la faille. Cela se fait via la fonction Verify Apps qui est activée depuis Android 4.2 (ou Jelly Bean). Cette fonction aide à identifier et à bloquer les applis mal intentionnées.

Trois des quatre points faibles résolus

Selon Google, trois des quatre points faibles ont déjà été résolus avec la toute dernière mise à jour sécuritaire. Quant à la quatrième brèche, elle sera bientôt colmatée, indique l’entreprise. Pour la toute grande majorité des utilisateurs Android, cela risque cependant de prendre quelque temps. La mise à jour doit en effet être d’abord acheminée chez les fabricants, qui pourront alors l’intégrer dans leur version d’Android.

Si votre appareil est concerné, il vous est conseillé de ne pas le débrider (rooter), de ne pas y installer des applis de sources inconnues et certainement pas des fichiers .APK en dehors de Google Play. Il convient aussi d’être très attentif lors de l’utilisation de réseaux wifi inconnus.

datanews.levif.be

12:10 Publié dans Société | Tags : protection, appareil android, contre, la faille quadrooter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les professionnels TIC les plus recherchés en Afrique, d’ici 2020

 Les professionnels TIC les plus recherchés en Afrique, d’ici 2020

La majorité des grands chantiers engagés dans les technologies de l’information et de la communication, en Afrique, ont pour point final 2020. L’investissement des nations dans l’infrastructure à haut débit, pour doter leurs populations d’un meilleur accès à Internet, va changer les habitudes de consommation des populations, les comportements des entreprises, des administrations. Ces bouleversements qui ont pour but d’accroître la contribution des TIC dans la croissance socio-économique des pays, vont également susciter chez les entreprises la recherche de compétences TIC particulières.

Selon Bloomberg, la croissance que va entraîner le développement des infrastructures TIC, va faire exploser la demande des entreprises en développeurs logiciels et web; en administrateurs systèmes et réseaux ; en analystes d’affaires, de systèmes et de bases de données ; en architectes techniques et d’affaires et en analystes d’affaires.

Développeur logiciels et web

Doté de compétences en informatique, mathématiques et gestion des systèmes d’information, son travail consiste à développer, coder, configurer des fonctionnalités d’applications mobiles ou web, pour répondre aux besoins des entreprises en outils de travail efficaces et des interfaces d’interaction avec les clients sécurisés.

Administrateur systèmes et réseaux

Chargé de la mise en place et de la configuration des différents réseaux de l’entreprise, l’administrateur systèmes et réseaux est garant de leur performance. Il a comme missions, entre autres, l’installation et le paramétrage des équipements et logiciels réseaux et télécoms, la supervision et le dépannage des systèmes et applications réseaux, la gestion de la sécurité en l’absence d’un responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) ou d’ingénieur dédié, le déploiement et la gestion des terminaux mobiles.

Analyste de systèmes et de bases de données d’affaires

Les analystes de bases de données conçoivent, élaborent et gèrent les solutions intégrées de gestion de données à l’aide de logiciels de gestion de données. Ils élaborent et mettent en œuvre les lignes directrices, les procédures et les modèles de gestion de données.

Architecte technique et d’affaires

Son rôle dans une entreprise porte sur la conception d’applications logicielles pour systèmes informatiques, qui seront ensuite exécutées selon la stratégie d’affaires de l’entreprise afin de connecter les gens, les processus de travail et les technologies pour le succès de l’entreprise dans ses affaires.

Analyste d’affaires

L’analyste d’affaires est spécialisé dans l’analyse des processus d’affaires et des solutions informatiques. Son travail consiste à analyser les besoins d’affaires d’une entreprise ou d’un produit, d’en modéliser les processus pour une solution informatique qui permettra de répondre aux besoins des clients.

Muriel Edjo / agenceecofin.com

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La Chine, premier investisseur d’Afrique en énergies renouvelables

La Chine, premier investisseur d’Afrique en énergies renouvelables
 
« On peut dire qu’un mégawatt sur deux est chinois », résume dans le Monde David Bénazéraf, responsable du programme Chine à l’AIE et auteur du rapport

Connue pour la forte pollution qui touche ses grandes agglomérations, la Chine s’est engagée pleinement depuis plusieurs années dans le développement des énergies renouvelables. A tel point qu’elle est devenue aujourd’hui le premier investisseur mondial dans le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité et joue un rôle déterminant dans le développement des énergies vertes sur le continent africain.

« Un mégawatt sur deux est chinois »

Avec près de 90 milliards de dollars consacrés aux énergies renouvelables chaque année depuis 2014, la Chine domine le classement des plus gros investisseurs dans les filières renouvelables, et dirige une large part de ses fonds vers les pays d’Afrique. Selon le dernier rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 13 milliards de dollars de contrats ont été réalisés en Afrique l’année dernière et les entreprises chinoises construisent actuellement 30 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne, soit plus de deux cents projets entre 2010 et 2020. Les deux tiers de ces investissements sont dirigés vers le sud et l’est de l’Afrique, contre 26 % pour l’Afrique de l’Ouest et seulement 8 % pour l’Afrique centrale.

« On peut dire qu’un mégawatt sur deux est chinois », résume dans le Monde David Bénazéraf, responsable du programme Chine à l’AIE et auteur du rapport. « Si on met à part les investissements réalisés en Afrique du Sud, c’est même 46 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne qui sont construites par des entreprises chinoises avec une large place faîte aux barrages », poursuit-il.

L’hydroélectricité chinoise en tête

La filière hydroélectrique accapare en effet une grosse part des investissements chinois sur le continent, qui représentent plus de 60 % des barrages construits actuellement en Afrique. La Chine s’est spécialisée progressivement dans ce secteur de production (de nombreux projets sont en cours sur le territoire chinois dont quelques uns des plus gros barrages au monde) et exporte désormais une technologie largement adaptée aux nouveaux objectifs de réduction des émissions de CO2. « Ce sont des ressources très importantes pour le continent car il s’agit d’une énergie renouvelable et qui n’émet pas de CO2 », précise David Bénazéraf.

La majorité des projets en cours sont prévus pour alimenter le réseau électrique national et jouent donc également un rôle important dans l’électrification des pays africains. « Près de 635 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Avec ces projets réalisés par la Chine, ce sont 120 millions de personnes qui auront accès à l’énergie ».

Une puissance de financement déterminante

Mais la Chine n’est bien sûr pas la seule puissance à investir sur le continent africain. D’autres pays comme la France, l’Italie ou la Suisse sont présents mais peinent généralement à rivaliser avec la force de financement des entreprises chinoises, déterminante dans le cadre d’infrastructures très coûteuses – caractéristiques du secteur hydraulique.

Près de 60 % des projets chinois en Afrique sont financés par l’Exim bank of China. La banque chinoise d’import-export apporte des prêts bonifiés et concessionnels, et propose des « offres intégrées » qui regroupent les études préliminaires, la construction et le financement, et qui sont donc très avantageuses pour des pays en manque cruel de liquidités. Résultat, les grands groupes publics chinois sont très attractifs et remportent de nombreux contrats. Sinohydro par exemple, a remporté l’équivalent de 8 milliards de dollars de contrats sur le continent africain pour la seule année 2013.

 

lenergeek.com

 David Bénazéraf, est spécialiste des investissements chinois en Afrique. Il a vécu plusieurs années en Chine (Institut d’Urbanisme de Tsinghua, Ambassade de France à Pékin) et en Afrique (Kenya, Rwanda, Afrique du Sud, Sénégal, Angola).

Associé au Centre for Chinese Studies (Stellenbosch University) en Afrique du Sud, David Bénazéraf contribue à la revue China Analysis d’Asia Centre et intervient pour des médias spécialisés sur la Chine.

David Bénazéraf est diplômé de Science Po (2006) et est affilié à l’IHEDN. Il est également titulaire d’un master de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sur les Pays émergents et en développement et parle le mandarin.