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07 août 2017

ODD/Engagement francophone:Un programme au coeur des populations à l’horizon 2030

DSC_0216.JPGLe programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies fait état de la détermination des peuples à “mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce Programme grâce à un Partenariat mondial revitalisé pour le développement durable, qui sera mû par un esprit de solidarité renforcé, où l’accent sera mis sur les besoins des plus démunis et des plus vulnérables, et auquel participeront tous les pays, toutes les parties prenantes et tous les peuples”.

Si les gouvernements sont aux commandes de la mise en œuvre du Programme et de ses ODD, la contribution de tous les secteurs de la société est vitale si nous voulons atteindre universellement les ODD à l’horizon 2030.

En effet, la faiblesse des capacités et la vulnérabilité grandissante des populations face aux mutations sociales, environnementales et économiques appellent une réponse forte de toutes les parties prenantes. Malheureusement, les acteurs concernés sont confrontés à une série de problèmes : capacités limitées, maîtrise insuffisante des mécanismes de financement, faible participation aux instances et processus internationaux due à une barrière linguistique, absence d’outils méthodologiques adaptés aux besoins et  information difficilement accessible.

A l’occasion de l’examen des revues nationales volontaires lors du Forum politique de haut niveau 2016, plateforme centrale de suivi et d’évaluation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, de nombreux états ont ainsi reconnu que, si la mise en œuvre des ODD relevait de la responsabilité de la société dans son ensemble, l’ampleur et la profondeur du Programme en constituaient un défi. Pour beaucoup, les citoyens et parties prenantes n’ont actuellement pas les moyens d’accéder à l’information, de participer de manière significative ou encore de comprendre leur rôle dans le processus de développement.  

L’un des enjeux de cette mise en œuvre sera donc de rassembler et mobiliser les acteurs non étatiques dans toute leur diversité, de porter l’ambition de ces objectifs au cœur des populations et de les rendre assez tangibles pour inciter toutes les parties prenantes à trouver des moyens d’y contribuer. Il s’agit ici d’inventer des façons de faire et de penser différentes afin de transformer durablement nos modèles de développement de manière inclusive. Espace de diversité, la Francophonie a une incroyable capacité d’innovation collective et l’IFDD s’engage aux côtés des populations pour l’appropriation et la mise en œuvre du développement durable.

Patrice Kouakou

 

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26 juillet 2017

Le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES)encourage les recherches en matière de valorisation des potentialités nutritionnelles de l’igname

ignames.jpgValorisation des ignames riches en amidon résistant dans la production de pain composé à faible index glycémique tel est le thème d’une conférence initiée par le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES) ce mardi 25 juillet à Abidjan-plateau.

L’objectif assigné à cette conférence est de porter à la connaissance du grand public les résultats des travaux de recherches sur les potentialités nutritionnelles des variétés d’ignames de texture dures dites de ’’ mauvaises qualités’’, les usages technologiques alternatives de ces variétés d’igname et les intérêts nutritionnels et diététique lié à la consommation des produits de pain composés issu de ces variétés d’igname dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2.

Selon Olivier Kouadio, conférencier du jour, l’igname est une importante culture vivrière dans le monde servant d’aliment de base à des plusieurs personnes et singulièrement en Cote d’Ivoire. Ainsi le role de l’igname dans la sécurité alimentaire a amené des centres de recherches et developpement agricole à intensifier leur activité en vue d’accroitre la producitivité. Pour lui, au regard de l’importance nutritionnelle de l’amidon résistant dans les régimes alimentaires de diabétiques de type 2 du fait de leurs propriétés hypoglycémiantes, des essais de valorisation en pain composé ont été effectués. Ainsi, les résultats indiquent qu’il est possible de substituer 30% de la farine de blé par la farine d’igname et obtenir du pain d’index glycémique bas inférieur à 50 % bien apprécié des consommateurs. ’’ la valorisation de l’igname ouvre la voie à des applications nutritionnelles et diététiques novatrices dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2 " a-t-il mentionné.Ainsi il a invité les populations à la consommation du pain composé et de certaines variétés d’ignames friables dite de ’’ bonne qualité’’.

Bien avant, Dr Yaya Sangaré, secrétaire exécutif du Pasres a indiqué que cette activité s’inscrivait dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche scientifique mené par le programme ivoiro-suisse de financement de la recherche scientifique qui a parrainé 175 projets en vue de la valorisation économique des résultats de la recherche pour réduire la marge des plus de 40 % de pauvres au profit des 77 % de moins de 35 ans d’ivoiriens, selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Yaya Sangaré.

Abidjan.net

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22 juillet 2017

FAO: le pape donne 25 000 € pour l’Afrique de l’Est

Pape Francois_FAO.pngLe pape François a fait un don de 25 000 € à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en faveur des populations d’Afrique de l’Est victimes de la sécheresse et des conflits. C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué publié le 21 juillet 2017.

La FAO salue une « initiative sans précédent » pour soutenir les efforts contre l’insécurité alimentaire et la famine dans cette région du monde. Cette donation se veut « une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse », a expliqué le pape dans une lettre remise par l’observateur permanent du Saint-Siège Mgr Fernando Chica Arellano.

Dans le message adressé au directeur général de la FAO José Graziano da Silva, Mgr Chica Arellano a précisé que le pape souhaitait « encourager les gouvernements ».

L’état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud : quelque 6 millions d’habitants souffrent de malnutrition. Par ailleurs, les besoins humanitaires en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda sont évalués à quelque 16 millions d’euros, soit 30% de plus qu’à la fin 2016.

Le pape François doit se rendre pour la deuxième fois au siège de la FAO à Rome le 16 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation, qui a cette année pour thème « Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Lors de sa première visite, le 20 novembre 2014, le pape argentin avait dénoncé la spéculation sur les dentées alimentaires et le paradoxe de la surabondance et des stocks alimentaires détruits dans une partie du monde tandis que l’autre meurt de faim.

Il avait invité à lier, « au plan juridique », à la fois « le droit à l’alimentation et le droit à la vie, le droit à une existence digne, le droit à une protection légale qui n’est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l’obligation morale du partage des richesses ». « Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, touchant l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde », avait-il déclaré.

Anne Kurian, Zenit