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25 octobre 2012

Besoin d'un guide spirituel

Un guide spirituel aide à mieux comprendre sa foi et à mieux la pratiquer. Parce que la foi ne se vit jamais seul. La foi est profondément personnelle bien-sûr, mais jamais solitaire.

Pour mieux voir, c'est-à-dire pour voir en relief et avoir le sens des distances, il faut avoir les deux yeux ouverts et… être vigilant. Ceux qui voient mal le savent. Ce n'est qu'au microscope - ou pour prendre les photos - que l'on en ferme un, pour concentrer la vue sur l'autre.

Dans la vie spirituelle, c'est pareil. Pour bien avancer, il faut voir en 3D. Mais ça ne se fait pas du premier coup, et ce n'est pas si simple.

Dans la vie spirituelle, il faut souvent, si ce n'est toujours, un complément de regard. L'accompagnateur est ce supplément de regard. Mais attention : à certaines conditions seulement !

Touche pas à ma liberté !

La condition essentielle, incontournable, c'est la liberté, de part et d'autre. Ce que nous souhaitons au fond, c'est que notre foi travaille ou prenne toute notre vie. Et pour cela, nous ouvrons notre vie au regard de quelqu'un qui va avec nous y rechercher les signes de Dieu. Quelqu'un de confiance. Un ami de Dieu. Et qui est là simplement pour être serviteur de ce désir de Dieu dans nos vies.

On disait jadis un "directeur de conscience". Mais le terme "accompagnateur spirituel" est beaucoup plus juste.

Il ne commande rien dans notre vie. Il est témoin attentif des signes de Dieu, sans aucun projet préconçu sur nous. Et cela est essentiel.

Là où il n'y a pas le respect de la liberté, Dieu n'est pas, ou il est en danger. Façon de dire que nous le sommes aussi !

Un ami de Dieu

Faut-il pour cela choisir un prêtre ? Bien-sûr, mais pas forcément. Aujourd'hui, beaucoup de laïcs, hommes et femmes, se forment pour mieux rendre ce service, lors de retraites par exemple, etc.

Mais si l'on n'en connaît pas, on peut aussi s'adresser à une personne de notre entourage. L'important : qu'il n'y en ait qu'une. On ne confie pas sa vie, pour une relecture des signes de Dieu , à 36 personnes, ce serait de la dilution, ou comme un navire sans gouvernail. Important aussi : que cette personne ne soit peut-être pas trop proche. Qu'elle sache écouter, laisser de la place à Dieu, dans le regard, le silence, la parole, la prière, qu'elle respecte notre vie profonde et notre liberté. Car l'accompagnement spirituel est une oeuvre de Dieu.

Important donc de choisir quelqu'un en qui on puisse reconnaître un ou une ami(e) de Dieu, capable de discrétion, de respect, de prière. Et chaque année, il m'est bon d'évaluer le chemin parcouru. Vérifier comment il a construit ma vie. Si vraiment cela n'était pas le cas, il me faudrait revoir et peut-être changer de route, éventuellement d'accompagnateur.

Comment ?

En inscrivant de telles "rencontres de l'Esprit" dans la régularité : une fois par mois par exemple, c'est une bonne fréquence. Quand on est en période de décision importante, ce peut-être un peu plus, mais ce n'est pas la quantité qui compte, mais la régularité. Et en se préparant le coeur à ces rencontres, dans le silence, la prière, le dialogue avec le Seigneur.

En relisant, comme l'on dit, sa vie : je repense alors à ce qu'a été ce temps de vie pour moi, à mes rencontres, mes découvertes, à ce qui a été important, peines ou joies.

Et en voyant comment j'ai pu pressentir parfois la rencontre du Seigneur, ce qui a été dans ma prière, les paroles de l'Ecriture qui ont été éclairantes pour moi… Je re-cueille. Je prends même éventuellement des notes. Je prie avec cela, pour rendre grâces, pour demander pardon, pour demander au Seigneur qu'il m'éclaire. Je lui confie cette tranche de vie.

Alors je suis prêt à parler avec mon accompagnateur, pour garder l'essentiel comme une parole de Dieu pour ma vie. Pendant Mon coeur porte dans la prière ou comme une prière cette rencontre. Car c'est une forme de prière, de rencontre de Dieu. Je partage ce que j'ai recueilli, avec simplicité.

Je dis où est ma joie, mon souci, mon épreuve, ma tristesse

Mais en me rappelant bien que c'est un lieu sans voyeurisme, où le but est de partager ma vie mais pas de l'étaler.

Les choses de Dieu ne s'étalent pas, et il y a de la discrétion dans l'accompagnement spirituel, c'est essentiel. L'accompagnateur spirituel normalement ne me dit pas ce que je dois faire. Il fait écho à ce que j'ai partagé, à ce que je deviens avec le Seigneur dans ma vie concrète. C'est presqu'une prière. Et cela me renvoie à rendre grâce au Seigneur, dans le silence, dans la joie.

Un ami peut-il être un bon accompagnateur spirituel ? Pas forcément. Car il faut toujours un peu de distance, pour mieux respecter la liberté profonde nécessaire à cette recherche de Dieu, de la voix de Dieu.

Mais il est vrai à l'inverse, que l'accompagnateur peut devenir un ami. De ces amis qui vous laissent aller avec discrétion et reconnaissance, libres, là où est votre chemin.

Jacques Nieuviarts, bibliste, janvier 2005
Croire.com

09:29 Publié dans Education | Tags : accompagnement, spirituel, ami de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |

06 septembre 2012

Le secret de la paix et de la joie, selon Benoit XVI

 

Une invitation à la prière quotidienne

 

Le secret de la paix et de la joie selon Benoît XVI, c’est la prière quotidienne.

Le pape a en effet repris ce mercredi 5 septembre ses catéchèses sur la prière, à partir du livre de l’Apocalypse, lors de l’audience, en la salle Paul VI du Vatican.

Benoît XVI a expliqué, en français que « plus nous prions avec constance et avec intensité, plus nous nous assimilons au Christ qui entre vraiment dans notre vie lui donnant joie et paix ».

Mais la prière donne le goût de prier davantage pour connaître le Christ, qui communique au priant « sérénité », « espérance » et « force » : « Plus nous connaissons, aimons et suivons Jésus, a-t-il ajouté, plus nous ressentons le besoin de nous arrêter en prière avec lui, recevant sérénité, espérance et force dans notre vie ».

Relisant l’Apocalypse de saint Jean, le pape a souligné que cette prière est d’abord « écoute »: « Notre prière est d’abord écoute de Dieu qui nous parle et qu’elle doit être avant tout une prière de louange à Dieu pour son amour, pour Jésus Christ qui nous a apporté force, espérance et salut ».

Cette écoute a pour fruit la conscience de la « présence » du Christ, au cœur du monde : « La prière réveille le sens de la présence du Seigneur dans notre vie et dans l’histoire, présence qui nous soutient, nous guide et nous donne une grande espérance. Elle est la sève qui nourrit la vie chrétienne authentique ».

Le pape souligne ces autres fruits de la prière que sont la « conversion » et l’ « amour » : « Dans son message, saint Jean affirme qu’il s’agit d’écouter ce que l’Esprit dit, et de s’engager avec persévérance sur le chemin de la conversion et de l’amour ! »

A. Bourdin, ZENIT

00:26 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (1) | |

27 avril 2012

Biographie de Jean-Paul II

 

 Nous reprenons ci-dessous le texte de la biographie du pape Jean-Paul II, publiée dans le livret de la célébration de béatification distribuée aux fidèles, ce dimanche matin, place Saint-Pierre.

* * *

Karol Józef WoJtyła, élu Pape le 16 octobre 1978, est né à Wa­dowice (Pologne) le 18 mai 1920.

Il est le benjamin des deux fils de Karol Wojtyła et d'Emilia Kaczorowska décédée en 1929. Son frère ainé Edmund, médecin, mourut en 1932 et son père, sous-officier de l'armée, en 1941.

Il fit sa Première Communion à 9 ans et reçut le sacrement de la Confirmation à 18 ans. En 1938, ayant terminé ses études secon­daires à Wadowice, il s'inscrit à l'Université Jagellon de Cracovie.

Quand les forces de l'occupation nazie fermèrent l'Université en 1939, le jeune Karol travailla (1940-1944) dans une carrière et puis à l'usine chimique Solvay pour pouvoir subsister et pour éviter la déportation en Allemagne.

A partir de 1942, répondant à sa vocation au sacerdoce, il suivit les cours de formation du Grand Séminaire clandestin de Craco­vie dirigé par l'Archevêque de Cracovie, le Cardinal Adam Stefan Sapieha. Il fut à la même époque l'un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine rouvert, mais également à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon, jusqu'à son ordina­tion sacerdotale qui eut lieu à Cracovie le 1er novembre 1946. Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha; là il obtint son doctorat en théologie (1948) en soutenant sa thèse consacrée à La Foi dans l'œuvre de saint Jean de la Croix. Durant son séjour romain, il occupa son temps libre en exerçant son
ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

En 1948 il rentra en Pologne pour être vicaire à la paroisse de Niegowić, près de Cracovie, puis à celle de Saint Florian en ville. Ilfut aumônier universitaire jusqu'en 1951 et reprit alors ses études philosophiques et théologiques. En 1953 il soutint, à l'Université catholique de Lublin, une thèse surLa possibilité de fonder une éthi­que catholique sur la base du système éthique de Max Scheler. Il de­vint ensuite professeur de Théologie morale et d'Ethique au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de Théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Evêque auxiliaire de Cra­covie et titulaire de Ombi et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Eugeniusz Baziak en la cathédrale du Wawel (Cracovie). Il fut nommé Ar­chevêque de Cracovie le 13 septembre 1964 par Paul VI, qui l'éleva au cardinalat le 26 juin 1967.

Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit une importante contribution à l'élaboration de la constitution Gaudium et spes, le Cardinal Wojtyła prit part à cinq assemblées du Synode des Evêques antérieures à son Pontificat.

Il fut élu Pape le 16 octobre 1978 et le 22 octobre, il commença son ministère de Pasteur universel de l'Eglise.

Jean-Paul II a accompli 146 visites pastorales en Italie et, comme Evêque de Rome, il a visité 317 des 332 paroisses actuelles. Il effec­tua 104 voyages apostoliques dans le monde - expression de la solli­citude pastorale du Successeur de Pierre envers toutes les Eglises -.

Au nombre de ses documents majeurs, on compte 14 Encycli­ques, 15 Exhortations apostoliques, 11 Constitutions apostoliques et 45 Lettres apostoliques. Au Pape Jean-Paul II sont attribués cinq livres : "Entrez dans l'Espérance" (octobre 1994) ; "Ma vocation : don et mystère" (novembre 1996) ; "Tryptique romain, médita­tions poétiques" (mars 2003) ; "Levez-vous! Allons!" (mai 2004) et "Mémoire et identité "(février 2005).

Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de béatification au cours desquelles il a proclamé 1338 bienheureux, et à 51 canoni­sations pour un total de 482 saints. Il a tenu 9 Consistoires durant lesquels il a créé 231 Cardinaux plus 1 in pectore. Il a également présidé 6 réunions plénières du Collège des Cardinaux.

Après 1978, il a convoqué 15 assemblées du Synode des Evêques: 6 Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994, 2001), 1 As­semblée générale extraordinaire (1985) et 8 Assemblées spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998[2] et 1999).

Sa sollicitude de pasteur se manifesta, en outre, avec l'érection de nombreux diocèses et de circonscriptions ecclésiastiques, avec la promulgation des Codes du Droit canonique latin et des Eglises orientales, et celle du Catéchisme de l'Eglise catholique. Il proposa au Peuple de Dieu des moments particuliers d'intensité spirituelle avec l'Année de la Rédemption, l'Année mariale et l'Année de l'Eu­charistieainsi que le Grand Jubilé de l'An 2000. Il se rapprocha des nouvelles générations avec la célébration des Journées mondiales de la Jeunesse.

Il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations plus qu'aucun de ses prédécesseurs: plus de 17 millions et 600 mille pèlerins ont participé aux Audiences générales du mercredi (plus de 1.160), sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses (plus de 8 millions de pèlerins au cours de l'année du grand Jubilé de l'An 2000), sans compter les millions de fidèles qu'il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde. Il a reçu en audience de nombreuses personna­lités gouvernementales: il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d'Etat, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.

Jean-Paul II est décédé au Vatican, le samedi 2 avril 2005 à 21h 37, en la vigile du Dimanche in Albis, qu'il a lui-même dédié à la Di-vine Miséricorde. Immédiatement après les funérailles solennelles, célébrées sur la Place Saint Pierre le 8 avril, il a été inhumé dans Les Grottes vaticanes.
 Source: Zenit

06:48 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | |