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25 février 2014

Religion/ Yamoussoukro: Le Père Alphonse Konan a célébré sa première messe d'action de grâces.

L’Abbé Alphonse Konan a célébré dernièrement sa première messe d’action de grâces à Sahabo dans la commune de Yamoussoukro. Les Cantons Akoué et Nananfoué ; et leurs notabilités se sont déplacés pour rendre grâces à Dieu. Même son de cloche pour les populations et les originaires de Sahabo. Au cours de cette messe d’action de grâces, les textes ont essentiellement porté sur la vérité. L’on a été exhorté à suivre Jésus. Car il est la Voie, la Vérité et la Vie. On ne peut marcher sans chemin, connaître sans vérité, vivre sans vie. Le Père célébrant a indiqué que Jésus est la vérité que nous devons croire, la vérité infaillible, et la vérité suprême l’éternelle source de vie. Il a retracé le parcours du nouveau prêtre ; d’Enseignant d’Education physique et sportive au Sacerdoce. Pour lui, l’histoire de l’Abbé Alphonse Konan ressemble à celle de Jonas, symbole de l’homme aux prises avec la Parole de Dieu. Ainsi, les voies de Dieu sont insondables, a-t-il ajouté. Cela doit susciter les consciences collectives à la conversion. Le Vicaire Abbé Alphonse sera le ciment de l’unité de Sahabo et du monde entier. Il assumera le ministère sacerdotal, avec la grâce de Dieu, tout en ayant la mission de gouverner, d’enseigner et de sanctifier. L’Evêque coadjuteur du diocèse de Yopougon, Monseigneur Jean Salomon Lézoutié, a pour sa part, relevé les qualités intellectuelles, morales et professionnelles de l’Abbé Alphonse Konan. Il l’encourage pour un sacerdoce fructueux. Pour l’Evêque coadjuteur de Yopougon, ce nouveau prêtre sera un véritable ciment, un porteur de la vérité, et un bâtisseur d’unité. Le Père Evêque est revenu sur son état de santé. Fort de cela, il exhorte ses parents à trouver une solution définitive. Premier prêtre de Sahabo et troisième prêtre du canton Akouè, l’Abbé Alphonse Konan a été ordonné Diacre le 12 janvier 2013 à Yopougon en Côte d’Ivoire, et Prêtre le 08 juin 2013 à Milan en Italie. Il est actuellement Vicaire à la Paroisse Saint Marc de Yopougon Toits rouges. Son thème est libellé comme suit : « Je suis né dans le monde pour témoigner à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix…» Jean 18,37. Le nouveau prêtre a remercié, du fond du cœur, les paroissiens de Saint Augustin de Yamoussoukro, de Sainte Jeanne d’Arc et de Saint Marc de Yopougon. Ses remerciements sont allés également à l’endroit du clergé de Côte d’Ivoire, du ministre Jean Konan Banny, de madame Diby Kouadio Béatrice, du couple Adjoumani, de sa famille biologique et de toutes les populations de Sahabo. Le Porte parole de sa famille, Kouassi Noel a, au nom de la communauté chrétienne et du Chef de Sahabo Nanan N’guessan M’Bra, remercié tous ceux qui ont effectués le déplacement pour soutenir le Père Alphonse Konan.
abbé alphonse, messe d'action de grâces, sahabo

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24 juin 2013

Côte d'Ivoire: La Basilique de Yamoussoukro cambriolée

Yamoussoukro (Côte d’Ivoire)-La Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro a été l’objet d’un cambriolage perpétré par des hommes armés non identifiés, a appris APA dimanche dans la capitale politique et administrative ivoirienne.

Une source sécuritaire a déclaré à APA que les malfrats dont deux ont été appréhendés, ont tenté d’emporter une ‘’croix en or’’ de la Basilique. Une enquête a été ouverte, précise la même source.

La Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro est l’édifice religieux chrétien le plus grand au monde, dont l’apparence rappelle celle de la Basilique Saint-Pierre à Rome.

Située à Yamoussoukro, la capitale de la Côte d’Ivoire, son emplacement a été choisi par le premier président du pays, Félix Houphouët-Boigny, en 1983. Le pape Jean-Paul II a consacré la Basilique le 10 septembre 1990.

La gestion de la pastorale à la Basilique est assurée par les Pères de la Société de l’Apostolat Catholique couramment appelés Pères Pallottins.

Agence de Presse Africaine

Basilique, yamoussoukro

10:08 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

25 octobre 2012

Besoin d'un guide spirituel

Un guide spirituel aide à mieux comprendre sa foi et à mieux la pratiquer. Parce que la foi ne se vit jamais seul. La foi est profondément personnelle bien-sûr, mais jamais solitaire.

Pour mieux voir, c'est-à-dire pour voir en relief et avoir le sens des distances, il faut avoir les deux yeux ouverts et… être vigilant. Ceux qui voient mal le savent. Ce n'est qu'au microscope - ou pour prendre les photos - que l'on en ferme un, pour concentrer la vue sur l'autre.

Dans la vie spirituelle, c'est pareil. Pour bien avancer, il faut voir en 3D. Mais ça ne se fait pas du premier coup, et ce n'est pas si simple.

Dans la vie spirituelle, il faut souvent, si ce n'est toujours, un complément de regard. L'accompagnateur est ce supplément de regard. Mais attention : à certaines conditions seulement !

Touche pas à ma liberté !

La condition essentielle, incontournable, c'est la liberté, de part et d'autre. Ce que nous souhaitons au fond, c'est que notre foi travaille ou prenne toute notre vie. Et pour cela, nous ouvrons notre vie au regard de quelqu'un qui va avec nous y rechercher les signes de Dieu. Quelqu'un de confiance. Un ami de Dieu. Et qui est là simplement pour être serviteur de ce désir de Dieu dans nos vies.

On disait jadis un "directeur de conscience". Mais le terme "accompagnateur spirituel" est beaucoup plus juste.

Il ne commande rien dans notre vie. Il est témoin attentif des signes de Dieu, sans aucun projet préconçu sur nous. Et cela est essentiel.

Là où il n'y a pas le respect de la liberté, Dieu n'est pas, ou il est en danger. Façon de dire que nous le sommes aussi !

Un ami de Dieu

Faut-il pour cela choisir un prêtre ? Bien-sûr, mais pas forcément. Aujourd'hui, beaucoup de laïcs, hommes et femmes, se forment pour mieux rendre ce service, lors de retraites par exemple, etc.

Mais si l'on n'en connaît pas, on peut aussi s'adresser à une personne de notre entourage. L'important : qu'il n'y en ait qu'une. On ne confie pas sa vie, pour une relecture des signes de Dieu , à 36 personnes, ce serait de la dilution, ou comme un navire sans gouvernail. Important aussi : que cette personne ne soit peut-être pas trop proche. Qu'elle sache écouter, laisser de la place à Dieu, dans le regard, le silence, la parole, la prière, qu'elle respecte notre vie profonde et notre liberté. Car l'accompagnement spirituel est une oeuvre de Dieu.

Important donc de choisir quelqu'un en qui on puisse reconnaître un ou une ami(e) de Dieu, capable de discrétion, de respect, de prière. Et chaque année, il m'est bon d'évaluer le chemin parcouru. Vérifier comment il a construit ma vie. Si vraiment cela n'était pas le cas, il me faudrait revoir et peut-être changer de route, éventuellement d'accompagnateur.

Comment ?

En inscrivant de telles "rencontres de l'Esprit" dans la régularité : une fois par mois par exemple, c'est une bonne fréquence. Quand on est en période de décision importante, ce peut-être un peu plus, mais ce n'est pas la quantité qui compte, mais la régularité. Et en se préparant le coeur à ces rencontres, dans le silence, la prière, le dialogue avec le Seigneur.

En relisant, comme l'on dit, sa vie : je repense alors à ce qu'a été ce temps de vie pour moi, à mes rencontres, mes découvertes, à ce qui a été important, peines ou joies.

Et en voyant comment j'ai pu pressentir parfois la rencontre du Seigneur, ce qui a été dans ma prière, les paroles de l'Ecriture qui ont été éclairantes pour moi… Je re-cueille. Je prends même éventuellement des notes. Je prie avec cela, pour rendre grâces, pour demander pardon, pour demander au Seigneur qu'il m'éclaire. Je lui confie cette tranche de vie.

Alors je suis prêt à parler avec mon accompagnateur, pour garder l'essentiel comme une parole de Dieu pour ma vie. Pendant Mon coeur porte dans la prière ou comme une prière cette rencontre. Car c'est une forme de prière, de rencontre de Dieu. Je partage ce que j'ai recueilli, avec simplicité.

Je dis où est ma joie, mon souci, mon épreuve, ma tristesse

Mais en me rappelant bien que c'est un lieu sans voyeurisme, où le but est de partager ma vie mais pas de l'étaler.

Les choses de Dieu ne s'étalent pas, et il y a de la discrétion dans l'accompagnement spirituel, c'est essentiel. L'accompagnateur spirituel normalement ne me dit pas ce que je dois faire. Il fait écho à ce que j'ai partagé, à ce que je deviens avec le Seigneur dans ma vie concrète. C'est presqu'une prière. Et cela me renvoie à rendre grâce au Seigneur, dans le silence, dans la joie.

Un ami peut-il être un bon accompagnateur spirituel ? Pas forcément. Car il faut toujours un peu de distance, pour mieux respecter la liberté profonde nécessaire à cette recherche de Dieu, de la voix de Dieu.

Mais il est vrai à l'inverse, que l'accompagnateur peut devenir un ami. De ces amis qui vous laissent aller avec discrétion et reconnaissance, libres, là où est votre chemin.

Jacques Nieuviarts, bibliste, janvier 2005
Croire.com