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21 juin 2016

Le Prix Nobel de la Paix israélien Shimon Peres reçu par le pape François

   
   
Le président Shimon Peres reçu par le pape François, 20 juin 2016

« Ensemble, nous serons une voix pour la paix »: le pape François a reçu l’ancien président d’Israël Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix 1994, ce lundi 20 juin, au Vatican.

L’audience étant « privée » elle ne fait pas l’objet d’un communiqué du Vatican, mais Shimon Peres a évoqué la rencontre.

A l’ordre du jour des discussions, la question du terrorisme international, menace pour la paix et pour la stabilité politique dans le monde: un thème cher au Prix Nobel dont le Centre pour la paix porte le nom.

Ensemble, une voix pour la paix

Selon un communiqué de ce Centre Peres, le pape François a serré le président israélien dans ses bras, lui disant sa reconnaissance pour sa venue au Vatican: le président a 93 ans et il a dû être hospitalisé en février dernier.

Le pape a ajouté, dans la ligne de la rencontre de 2014: « Ensemble, nous serons une voix pour la paix et pour l’arrêt de l’effusion du sang, et contre la haine et la terreur au nom de la religion », car « personne n’a le droit d’ôter la vie au nom de Dieu et de la religion ».

Le pape a dit son souci des jeunes, toujours selon la même source: « Il est de notre devoir de véhiculer la paix et les valeurs morales… pour la jeune génération. »

Pour sa part, M. Peres a également évoqué les jeunes: « Nous avons une obligation morale envers nos enfants d’arrêter la haine et le sang. »

Il a déploré que « beaucoup de sang ait coulé » au Moyen-Orient et dans le monde, depuis leur dernière rencontre en 2014: « Nous assistons à une augmentation des attaques terroristes perpétrées contre des innocents au nom de Dieu. »

Toujours selon le Centre Peres, il a ajouté, à propos des réfugiés et en fustigeant – comme le pape François – l’indifférence: « Nous ne pouvons pas rester indifférents face aux dizaines de milliers de réfugiés, de victimes et d’enfants blessés qui ont perdu leur famille et leur maison. »

Le président Peres a dit son espérance dans la force de la parole du pape, en saisissant sa main: « Le monde est heureux que votre voix soit entendue, les gens vous écoutent, vous leur donnez l’espérance. »

A propos du processus de paix israélo-palestinien, le président Peres a regretté l’absence de négociations directes: « Malheureusement, nous n’avons pas encore amorcé des négociations directes avec les Palestiniens et chaque côté s’accuse mutuellement ». Mais il les estime incontournables: « Nous ne pouvons pas échapper aux négociations, nous ne devons pas retarder le processus de paix. »

Il a réaffirmé ce qu’il appelle la « solution la plus évidente »: « progresser vers une solution à deux Etats », toujours selon le Centre Peres pour la paix.

Les rencontres de 2014

La dernière rencontre entre le pape et président Peres au Vatican remontait au 4 septembre 2014: le Prix Nobel avait proposé la création d’une ONU des religions.

Le pape avait aussi redit que « la prière pour la paix n’a pas failli, mais a ouvert une porte » permettant « d’encourager les initiatives et les valeurs » défendant la paix, disait alors son porte-parole, le P. Federico Lombardi SJ.

C’était en effet trois mois après la rencontre pour la paix, organisée le 8 juin 2014 dans les Jardins du Vatican, avec Shimon Peres, le président palestinien Mahmoud Abbas et le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier.

Dans l’avion qui le ramenait de Séoul à Rome, le 18 août 2014, le pape avait précisé que cette initiative ne venait pas de lui : « Cette initiative de prier ensemble vient des deux présidents, du président de l’État d’Israël et du président de l’État de Palestine ».

Lors de la rencontre du 8 juin au Vatican, le pape François disait notamment: « Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande force d’âme. »

Le président Peres lui a rendu hommage de façon appuyée dans son discours: « Au cours de votre visite historique en Terre Sainte, vous nous avez touchés par la chaleur de votre cœur, la sincérité de vos intentions, votre modestie et votre délicatesse. Vous avez touché le cœur des personnes, quelle que soit leur foi ou leur nationalité. Vous êtes apparu comme un constructeur de pont de la fraternité et de la paix. Nous avons tous besoin de cette inspiration qui accompagne votre personnalité et votre chemin. »

Il avait dit son espérance: « Deux peuples, Israéliens et Palestiniens, aspirent douloureusement à la paix. Les larmes des mères pour leurs enfants sont encore gravées dans nos cœurs. Nous devons mettre fin aux pleurs, à la violence et au conflit. Nous avons tous besoin de la paix. La paix entre parties égales (…). En cette émouvante occasion, remplis d’espérance et pleins de foi, avec vous, Sainteté, élevons tous un appel pour la paix entre les religions, entre les nations, entre les communautés et entre les hommes et les femmes. Que la véritable paix devienne bientôt et rapidement notre héritage. »

Il avait notamment ajouté: « La paix ne vient pas facilement. Nous devons nous employer à l’atteindre de toutes nos forces. L’atteindre rapidement. Même si cela exige des sacrifices ou des compromis. »

Avec Océane Le Gall

29 septembre 2015

Le pape François appelle l’ONU à défendre avec force les droits de l’environnement et des exclus

etats unis, onu, pape francoisAu siège de l’Organisation des Nations unies, à New York, le pape François a appelé la communauté internationale à « affirmer avec force » les droits de l’environnement et des exclus, le 25 septembre 2015. Le pape a également plaidé pour une « réforme » de l’organisation, notamment pour « plus d’équité» au sein du Conseil de sécurité vis-à-vis des pays en développement. Défendant une écologie intégrale, il a de nouveau appelé au respect de la vie « à toutes ses étapes », et dénoncé une « colonisation idéologique » de la famille. Il a aussi mis en garde l’ONU contre le principe de dissuasion nucléaire et renouvelé son appel en faveur des chrétiens persécutés dans le monde.

Dans un discours très attendu devant l’Organisation des Nations unies, réunie en Assemblée générale, le pape a résumé le message principal de son Encyclique Laudato Si’, à savoir une écologie intégrale qui ne peut prétendre protéger la nature sans prendre en compte le développement humain. Déplorant l’existence « de grands secteurs démunis », à savoir « l’environnement naturel ainsi que le vaste monde de femmes et d’hommes exclus », il a appelé à « affirmer avec force leurs droits, en renforçant la protection de l’environnement et en mettant un terme à l’exclusion ». Deux droits, celui de l’environnement et des exclus, que le pape François a opposé à de « faux droits », sans pour autant les nommer.

« L’expérience de ces 70 années, au-delà de tous les acquis, a poursuivi le pape alors que l’ONU fête son 70e anniversaire, montre que la réforme et l’adaptation aux temps est toujours nécessaire ». Il faut notamment « plus d’équité » au sein de l’organisation, a plaidé le pape, entre autres au niveau du « Conseil de Sécurité, des organismes financiers », afin de limiter les « abus », en particulier « par rapport aux pays en voie de développement ». Des propos applaudis par l’assemblée. Pour l’instant, seuls cinq États membres peuvent être membres permanents au Conseil de sécurité de l’ONU et disposer d’un droit de veto : la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie. Une réforme en vue d’un élargissement du Conseil de sécurité doit d’ailleurs faire l’objet d’un débat lors de la 70e session de l’Assemblée générale.

ARTICLE | 26/09/2015 | Par I.Media

07 août 2015

Cohésion Sociale: L'Abidjanaise, une manne à exploiter

reconciliation,hymne national,cote d'ivoire,abidjanaiseL’hymne national de la Côte d’Ivoire, c'est l’Abidjanaise. Il parle beaucoup d'amour. Outil de sensibilisation pour la paix durable, c'est le miroir de la moralité du pays. C’est un programme de gouvernement que chacun doit appliquer à sa propre vie.

« La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement» tels sont les propos du président Félix Houphouët-Boigny. Ce qui implique que chacun doit avoir un comportement qui va dans le sens de la paix nationale.

La Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité, c’est pourquoi il a un fort taux d’immigrés. L’hospitalité fait partie des valeurs que Dieu lui-même recherche dans la vie de celui qui veut l’adorer. Ainsi, la Côte d’Ivoire est longtemps restée stable grâce à l’esprit hospitalier et d'intégration du président Félix Houphouët-Boigny.

En tant que terre d’espérance, il est un lieu de restauration qui attire le monde. Dieu a béni la Côte d’Ivoire avec un sous sol riche et une terre privilégiée. Le président Houphouët-Boigny ne s’est pas détaché de l’hymne national. Cela lui a été bénéfique ; vivant de l’Abidjanaise le père de la nation a honoré Dieu qui à son tour lui a donné la sagesse et béni la Côte d’Ivoire.

Tes légions remplies de vaillances ont relevé ta dignité. Un vaillant combattant ne tremble pas devant autrui, il est confiant et serein. Chaque ivoirien est alors le soldat protecteur de l’héritage (richesse, édifices, habitudes, Constitution, amour, paix, etc.) laissé par le père de la nation. Force est de constater que la dernière décennie, l’ivoirien qui devrait s’attacher à Dieu s’était enfoncé davantage dans de mauvaises voies. Les troubles étaient arrivés, c’était un avertissement de Dieu.

Lorsque l’on se rassemble en Côte d’Ivoire, que ce soit pour sa gloire et son bonheur, et non pour sa destruction. L’ivoirien doit ainsi aspirer au bonheur et se battre pour l’intérêt supérieur de la nation. Car il ne peut avoir de bonheur que dans la paix. Fiers ivoiriens, le pays nous appelle. Le pays nous appelle à construire et à œuvrer pour son développement.

Le pays nous appelle donc à cultiver l’amour pour récolter la paix. Car c’est dans l’union, la discipline et le travail que l’on pourra construire une Côte d’Ivoire solide.

Si nous avons dans la paix ramenée la liberté. Cela pour dire que nos ancêtres ont travaillé dans la paix pour que le pays soit indépendant.

Notre devoir sera d’être un modèle, de l’espérance promise à l’humanité. En somme l’espérance promise à l’humanité est Jésus. Dans son gouvernement, il n’ya pas  de place pour la haine et pour la vengeance (Romains 12,14). Être le modèle de l’espérance promise à l’humanité, c’est se détourner des mauvaises voies. L’Abidjanaise invite chaque ivoirien à respecter Dieu.

En forgeant uni dans la foi nouvelle, chaque  habitant de la Côte d’Ivoire devra être un apôtre de la paix.

La patrie de la vraie fraternité, c’est un pays où tous sont frères et sœurs. Vivre ensemble ne nous amène pas à pratiquer les habitudes de l’autre, mais à l’accepter telle qu’il est avec ses qualités et ses défauts.

Dieu aime la Côte d’Ivoire et pardonnera ses habitants. Le père céleste leur donnera ainsi la force de se pardonner mutuellement afin que la Côte d’Ivoire soit véritablement un pays d’intégration.

Patrice Kouakou Wanset