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04 août 2015

Mitigation de la violence électorale : 26 moniteurs communautaires à l’école de l’alerte précoce.

mitigation, violence electorale, alerte precoce, wanep, cote d'ivoire Le Réseau Ouest Africain pour l’édification de la paix  section Côte d’Ivoire (WANEP-CI) a renforcé les capacités de ses moniteurs communautaires à travers son projet  « Mitiger les violences électorales via le Système d’alerte précoce Nationale (NEWS)» du lundi 03 au 04 août à Abidjan Riviera Attoban.

Le cadre du projet « Mitigation de la violence électorale en Afrique de l’Ouest via  le Système National d'Alerte Précoce  (NEWS) »

Cette formation va aider à prévenir les conflits et consolider la paix sociale  dans la sous région. Car malgré les meilleures intentions contenues dans le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance puis le cadre de prévention des conflits de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la violence demeure monnaie courante pendant les élections dans la région.

A l’issue de cet atelier de deux jours, 26 moniteurs/animateurs communautaires seront mieux outillés à faire le suivi/monitoring de la sécurité humaine quotidiennement, et de rapporter les signes d’alerte précoce au moniteur principal.

Le projet est mis en œuvre par le Réseau  Ouest Africain pour l’édification de la paix (WANEP) pour une durée de vie de 5 ans (20 février 2015 – 19 février 2020) avec un apport financier de l’USAID de 2,5 millions de Dollars américains. Il a été développé pour réduire/ mitiger les violences liées aux élections dans 5 pays de notre Région Ouest Africaine. Il se justifie par l’augmentation du niveau de violence et disputes électorales qui menacent la Région Afrique de l’Ouest  déjà volatile.

 La présentation des réflexions sur le Système National d’Alerte Précoce (NEWS) de WANEP- Côte d’Ivoire

A l’entame des travaux, la Chargée du Programme Alerte Précoce (WANEP-Régional), Edwige Mensah a présenté le projet « Mitiger les violences électorales via le Système d’Alerte Précoce Nationale (NEWS) ». Elle a présenté les réflexions sur le Système National d’Alerte Précoce (CI-NEWS) de WANEP-Côte d’Ivoire.

Selon la Chargée du programme Alerte Précoce, le WANEP-Côte d’Ivoire, réseau national composé de 21 organisations, a pour mission de faciliter la coopération entre les organisations de la société civile en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest. Tout cela dans une perspective de consolider les divers efforts et promouvoir le partage régulier des informations, des expériences et des ressources sur les problèmes de la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, la justice sociale, l’action humanitaire, de même que la prévention et la transformation des conflits.

Edwige Mensah a indiqué que l’alerte précoce est la niche de WANEP-Côte d’Ivoire. Elle adonné les raisons pour lesquelles le WANEP-Côte d’Ivoire s’y est engagé. Selon l’experte Mensah, comme toute  OSC (organisation de la société civile), le WANEP-Côte d’Ivoire doit être partenaire clé dans un système d’alerte tant au niveau communautaire, national, régional et international car elle suit de près le déroulement des évènements.

Edwige Mensah propose des solutions en utilisant des stratégies et des processus innovants et non coercitives pour résoudre les problèmes. La prévention des conflits exige une action cohérente et coordonnée de tous les acteurs impliqués, étatiques et non étatiques.

Edwige Mensah a également décrit le processus de mise en place du Système National d’Alerte Précoce (NEWS). Car, le WANEP, en tant que partenaire de la CEDEAO pour la mise en œuvre du système régional d’alerte précoce (ECOWARN), l’accompagne depuis 2003 pour la collecte des données sur le terrain.

ECOWARN s’appuie sur 66 indicateurs pour renseigner le système sur la sécurité humaine dans les 15 pays de la CEDEAO. En somme, elle a décliné les principaux axes, les défis et les résultats attendus de ce projet. Entre autres, le renforcement des capacités des OSC, des décideurs, et celui du cadre de prévention de la CEDEAO.

Le WANEP entend avoir un système national d’alerte précoce renforcé et consolidé qui fournit des analyses de qualité ; une base de données des OSC qui devient une encyclopédie d’expertise en Afrique de l’Ouest ; des rapports et documents crédibles. En outre, plusieurs types de produits sont attendus du système national d’alerte précoce de WANEP.

Ces 26 moniteurs des 12 Districts de la Côte d’Ivoire seront chargés de collecter les données de terrain liées à la sécurité humaine, à travers des sources ouvertes. Ces informations sont analysées par un administrateur et un analyste  basé à Abidjan.

Comme résultats immédiats, la collecte et l’analyse des données doivent permettre d’élaborer:

o              Des rapports d’incidents

o              Des rapports de situation

o              Des rapports hebdomadaires (Weekly)

o              Des analyses politiques (Policy brief)

o              Des rapports mensuels et annuels.

 Le Manager du Système national d’alerte précoce / National Early Warning System (NEWS), Fofana Mamadou a donné les raisons de l’engagement du WANEP dans l’alerte précoce.   En effet, des rapports du Système National d’Alerte Précoce de WANEP montrent que les plus récents  conflits intra-Etatiques en Afrique de l’Ouest sont directement liés aux questions électorales: la conduite, la transparence, les problèmes de légitimité, les abus de pouvoir par des régimes autocratiques, les privilèges/dispenses   militaristes, la manipulation du processus électoral.

Quant aux 5 pays ciblés, leur sélection est due à l’histoire de la violence à grande échelle associée aux transitions politiques ou à la conduite d’élections qui a conduit à des guerres civiles ou à l’effondrement complet des structures politiques existantes. Ils doivent également tenir leurs élections entre 2015 et 2017 avec des craintes de résurgence de la violence ou d’instabilité politique.

Somme toute, le projet vise à renforcer la capacité de la société civile (OSC) et des institutions de l’Etat pour la sécurité humaine, la prévention des conflits et l’édification de la Paix en Afrique de l’Ouest. Il est partie intégrante du plan stratégique de WANEP et complète le cadre plus élaboré du mécanisme  d’Alerte précoce et de réponse rapide de la CEDEAO (ECOWARN) ainsi que le Cadre de prévention des conflits de la CEDEAO (ECPF).

Le spécialiste de l’alerte précoce, Jérôme Wanyou a fait deux communications. Une sur les Elections de 2015 en Côte d’Ivoire, et l’autre sur la Nature et les Types de violences électorales. Il en a profité pour présenter aux 26 moniteurs communautaires la cartographie des points sensibles des élections en Côte d’Ivoire. Il a défini la violence électorale comme tout préjudice ou menace de préjudice à toute personne ou bien impliqués dans le processus électoral, ou au  processus électoral lui-même, au cours de la période électorale.

Sur cette base, 3 types de violences électorales ont été distingués : physiques,  psychologiques et structurelles.

Les violences électorales physiques sont caractérisées par l’utilisation de la force physique sur  un  candidat et ses partisans, sur les officiels des élections, les observateurs électoraux, les électeurs, les agents de sécurité avant, pendant et après les élections. Elles consistent à infliger  des douleurs/blessures comme une forme d’intimidation ou pour faire peur/ tenir à l’ écart des individus ou adversaires dans le but d’atteindre des objectifs ou réaliser son intérêt.

Les violences électorales psychologiques, quant à elles, sont caractérisées par la menace d’utilisation de la violence, pour instiguer la peur dans la pensée de l’adversaire, les  électeurs, les observateurs, les officiels électoraux ou même des agents de sécurités. Cette forme de menace pourrait être sous la forme d’attaques des stations/bureau de vote, les lieux de vote ou dans les cas extrêmes, des tirs d’arme à feu durant les élections/ explosion de bombe instiguant la peur.

Il s’agit d’actes indirects  d’influence négative visant à affecter ou susciter la peur ou visant à briser la résistance mentale d’une autre personne. 

La violence électorale structurelle, elle, fait référence à la création  de cadres institutionnelles ou juridiques ciblant les adversaires pour les éloigner ou les priver de leur droits/poids politiques. Cet acte les prive des postes politiques importants, donnant l’accès  à d’autres dans le but de promouvoir leurs intérêts. Par exemple, exclusion politique d’une poignée de personnes, donc  empêchant leurs adversaires de réaliser leur potentiel maximum.

Selon l’expert  en alerte précoce, Jérôme Wanyou, les violences électorales se manifestent par plusieurs canaux.  

Entre autres l’apathie, les pétitions, la protestation, la conférence de presse, le boycott, le litige, la protestation violente.

Parmi les éléments déclencheurs de la violence électorale, on peut relever :

-          la fraude: elle implique une tentative délibérée de manipuler le système non transparent, généralement par les partisans des candidats ou même par les candidats eux-mêmes ou par les administrateurs des élections ;

-          l’erreur opérationnelle : elle implique une perturbation involontaire ou une distorsion du processus électoral, souvent par ceux administrant les élections.

 

-        la conduite inappropriée des acteurs : conduite impropre des candidats, des parties politiques, des leaders d’opinion ou sympathisants fournissent des bases pour questionner l’intégrité de l’élection.

 Les 26 moniteurs ont été aussi instruits sur le Monitoring des conflits, sur la collecte de données et productions de rapports d’alerte précoce et les  72 indicateurs du monitoring des violences en Côte d’Ivoire. Des indicateurs regroupés en 11 catégories et 4 types de risques (socio-économiques, humanitaires, environnementaux et politiques).

Le second jour de l’atelier de renforcement des capacités de ces 26 moniteurs communautaires a essentiellement consisté à comprendre le processus électoral (avant, pendant, et après). Il s’en est suivi d’une session pratique du module des rapports du NEWS (National Early warning System).

 

Au terme de cette formation, un accent a été mis par les experts du Système National d’alerte précoce sur la structure du Reporting opérationnel pour la CI NEWS. Des tablettes ont été remises aux moniteurs communautaires pour rapporter les informations collectées sur le site du NEWS afin de contribuer efficacement à la mitigation des violences électorales via le Système National d’alerte précoce.

 

Patrice KOUAKOU

   

18:35 Publié dans Education, Politique | Tags : mitigation, violence electorale, alerte precoce, wanep, cote d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

01 août 2015

Présidentielle : PEACE-CI exhorte les populations à une élection inclusive et apaisée.

presidentielle, liste electorale, wanep, cote d'ivoire, peaceLa plateforme des Organisations de la Société Civile pour des Elections Apaisées, Crédibles et Equitables en Côte d’Ivoire  en abrégé (PEACE-CI)  a organisé le vendredi 31 juillet 2015 un point presse sur le monitoring de l’opération de la liste électorale en Côte d’Ivoire. 

Cette activité a permis d’avoir un aperçu du processus électoral, de déterminer l’orientation à suivre afin de capitaliser les acquis et pallier les difficultés rencontrées pour éviter qu’elles entachent le processus électoral.

PEACE-CI est initiée grâce à un appui financier d’OSIWA (Open Society Initiatives for West Africa) dans le cadre d’un projet de WANEP Côte d’Ivoire intitulé : « Baromètre des Elections crédibles et apaisées en Côte d’Ivoire en 2015.»

PEACE-CI a fait le diagnostic du processus de Révision de la Liste Electorale 2015.

Des observations ont été faites :

-le taux de requérants qui s’est progressivement accru au cours des semaines, malgré la faible affluence constatée dans les centres d’enrôlement ;

-la prorogation du 1er au 12 juillet a permis à plusieurs requérants de se faire enrôler ;

-la sécurité était au rendez-vous dans bon nombre de centres d’enrôlement.

 

PEACE-CI félicite une fois de plus le Gouvernement, les autorités préfectorales, sous-préfectorales, tous les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les acteurs de la société civile pour leur implication dans la mise en œuvre de l’opération de la Révision de la Liste Électorale. 

Entretemps, des difficultés ont été également constatées :

-la mobilité de la population dans les centres d’enrôlement est restée faible jusqu’à la fin de l’opération ;

-la délivrance tardive des documents requis (carte nationale d’identité et certificat de nationalité) pour l’enrôlement a ralenti l’opération ;

-le coût de l’obtention de la carte nationale d’identité et le certificat de nationalité, jugé élevé par plusieurs personnes ;

-Des centres d’enrôlement n’ont pas été convenablement sécurisés.

 De tout ce qui précède, PEACE-CI formule des recommandations :

A la CEI, de résoudre les contentieux sur la  liste électorale de 2015 afin d’éviter d’éventuels conflits électoraux ;

Aux ministères de l’intérieur et de la défense, de prendre toutes les dispositions pour sécuriser le processus électoral ;

Aux Partis politiques, de sensibiliser leurs militants à l’approche citoyenne et à la non-violence durant tout le processus électoral;

A la Société civile, de sensibiliser les populations à la cohésion sociale et à la paix ;

Aux médias, de rejeter toute attitude partisane pouvant conduire à une perturbation du processus électoral ;

Aux populations ivoiriennes, d’avoir confiance à la CEI qui est chargée de l’organisation des élections, et de participer massivement à élection présidentielle d’octobre 2015;

Aux non ivoiriens vivant en Côte d’Ivoire, d’éviter tout acte de fraude dans le cadre des élections présidentielles d’octobre 2015.

Le but de PEACE-CI est de contribuer au renforcement du processus électoral pour des élections crédibles et apaisées en Côte d'Ivoire. Elle est composée de plusieurs plateformes régionales et départementales réparties  sur le territoire national.

Source : PEACE-CI

13:32 Publié dans Education, Politique | Tags : presidentielle, liste electorale, wanep, cote d'ivoire, peace-ci | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

31 juillet 2015

Cracovie 2016 : inscriptions dans le sillage du pape François

JMJ 2016, cracovie, inscription, pape francoisUn site en ligne pour s’inscrire et inscrire les groupes ; les évêques, les jeunes porteurs de handicap et les bénévoles.

Plus de 45 000 personnes ont suivi l’exemple du pape François qui a été, dimanche, 26 juillet, en direct, au moment de l’angélus, le premier inscrit à la Journée mondiale de la jeunesse de Cracovie 2016 (26-31 juillet 2016)

A peine 24h plus tard, 240 groupes ont commencé à s’inscire, a révélé L’Osservatore Romano.

Au service des jeunes 300 bénévoles se sont également inscrits.

La JMJ a déjà été célébrée en Pologne il y a 25 ans, au sanctuaire marial de Cestochowa, autour de Jean-Paul II (1991).

La JMJ de 2016 sera le “Jubilé des jeunes” de l’Année de la miséricorde, alros que Crécovie abrite le sanctuaire de Lagiewniki, dont la nouvelle basilique a été inaugurée par Jean-Paul II en 2003, à deux pas du couvent où repose sainte Faustine Kowalska (1905-1938), l’apôtre de la miséricorde divine.

A peu de kilomètres se trouve le camp d’extermination d’Auschwitz qui conduira les jeunes à réfléchir et à la souffrance et au mal.

Faustine était morte au seuil de la seconde guerre mondiale. Jean-Paul II a affirmé que la miséricorde était la limite imposée par Dieu au mal. Un mal qu’il a vécu en première personne, sous le totalitarisme nazi puis le totalitarisme soviétique.

L’inscription des participants de la JMJ Cracovie 2016 s’effectue par le mode électronique, en remplissant le formulaire d’enregistrement en ligne. L’enregistrement est nécessaire pour planifier les lieux d’hébergement, des catéchèses et de ravitaillement. 

Les organisateurs invitent à adresser toute question aux consultants disponibles au numéro de téléphone suivant (du lundi au vendredi du 9h00 à 17h00), en français: +48 12 4467265

Ou par courriel:  enregistrement@krakow2016.com

Les groupes voulant participer aux Journées dans les diocèses (20-25 juillet 2016) peuvent le signaler dans une partie réservée du formulaire d’enregistrement. Pour effectuer l’enregistrement et obtenir les informations sur les prix et le programme détaillé des Journées en Diocèse, le responsable doit consulter le site du diocèse ou bien contacter directement le coordinateur diocésain. 

ZENIT.org

10:00 Publié dans Education, Politique | Tags : jmj 2016, cracovie, inscription, pape francois | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

26 juin 2015

Election présidentielle 2015 : Visite de l’Ambassadeur d’Israël à Wanep-Côte d’Ivoire

wanep, election présidentielle, réduction,violencesL’Ambassadeur d’Israel en Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur  Isi Yanouka s’est rendu le mercredi 24 juin dernier dans les locaux du Réseau ouest pour l’édification de la paix section Côte d’Ivoire (WANEP-CI) à Cocody Angré Les Oscars. Objectif, s’imprégner des activités de ce réseau de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Pour le diplomate Israël, c’est suite au lancement du projet de l’agence américaine pour le développement international (USAID) Réduction des violences électorales à travers des systèmes nationaux d’alerte précoce qu’il a entendu parler du WANEP.

La visite a permis à la délégation ainsi qu’aux agents présents de parcourir les articulations saillantes du processus électoral. Son Excellence Monsieur Isi Yanouka assisté d’un attaché de presse de l’Ambassade a pu s’immiscer dans l’univers WANEP. Le Coordonnateur de WANEP-Côte d’Ivoire, Fofana Mamadou a indiqué que son réseau est un partenaire stratégique de la CEDEAO. Les échanges ont essentiellement porté sur le système d’alerte précoce et l’élection présidentielle. Le patron national de ce réseau d’édification de la paix a décrit, pour son hôte, le mécanisme du système d’alerte précoce et leur engagement pour des élections apaisées, inclusives et équitables. Ainsi, le système d’alerte précoce collectera et analysera des informations sur les éventuels facteurs déclencheurs de violences électorales, et élaborera des recommandations et suggestions sur des activités de renforcement de la paix. L’objectif  est d’aider à prévenir l’éclatement de violences.

L’ambassadeur d’Israël a, par ailleurs, voulu savoir le niveau de collaboration de WANEP avec le gouvernement, les autorités locales. Le Coordonnateur national, Fofana Mamadou l’a rassuré que son réseau est en symbiose avec l’Etat de Côte d’Ivoire par rapport aux réponses. Dans le même élan, il a précisé que le système national d’alerte précoce est lié au système d’alerte précoce de la CEDEAO (ECOWARN), lui-même lié au système de l’Union Africaine. Le diplomate Israël s’est imprégné des projets qui concernent les élections.

La responsable administratif et financier de WANEP, Valérie Djoumassi a présenté les trois (03) projets mis en œuvre par ce réseau : « Engagement des communautés de base pour des élections apaisées et démocratiques en Côte d’Ivoire », « Mise en place d’un système d’alerte précoce » et « Baromètre pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire ». Selon Valérie Djoumassi, dans les trois (03) projets, le point commun c’est l’alerte précoce.

Vu la pertinence des objectifs du WANEP, le diplomate Israël son Excellence Monsieur Isi Yanouka promet une collaboration en terme d’assistance. Le souhait de ce réseau national d’édification de la paix, à travers son Coordonnateur Fofana Mamadou est que de plus en plus de partenaires l’appuie à augmenter le nombre de moniteurs.

Patrice Kouakou Wanset           

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09 juin 2015

Abehi à la barre: ‘’Ce sont les chars de la BAE...qui ont tiré sur les femmes d'Abobo’’

Cdt Abehi.jpg[09-06-2015. 16h30] « Des personnes sont allées à trois reprises chercher ma femme sur son lieu de travail et  mes enfants ont été menacés dans leur école par des enfants d’un autre frère d’armes. J'ai donc fui juste pour avoir la vie sauve », a dit le commandant Abehi Jean Noël. Il a aussi insisté sur le fait qu'il n'a pas déserté.

Abehi à la barre: ‘’Ce sont les chars de la BAE...qui ont tiré sur les femmes d'Abobo’’

A la barre, ce mardi 9 juin, le commandant Jean Noël Abehi, poursuivi pour désertion, a reconnu cette charge. Toutefois, il a expliqué que  sa famille, son épouse et ses enfants étaient menacés. Poursuivi également pour violation de consigne, il a indiqué ne pas se reconnaître dans cette accusation.

« Des personnes sont allées à trois reprises chercher ma femme sur son lieu de travail et  mes enfants ont été menacés dans leurs écoles par des enfants d’un autre frère d’armes. J'ai donc fui juste pour avoir la vie sauve »,  a dit le commandant Abehi Jean Noël. Il a aussi insisté sur le fait qu'il n'a pas déserté.

« En votre qualité d'officier supérieur, comment définissez-vous la désertion? », lui a demandé le président du tribunal, Dembelé Tahirou. « C’est le fait de quitter le pays pendant plus de trois jours sans autorisation de ses chefs », a répondu Abehi. Donc vous avez déserté ? a repris le juge. « Oui je suis d'accord », a reconnu Abehi.

Revenant sur son ralliement aux nouvelles autorités après la crise et abordant la question de son rôle présumé dans les tirs ayant causé la mort des sept femmes à Abobo, le commandant Abehi a été catégorique. « J'ai dit au Premier ministre d’alors, Soro Guillaume de bien regarder la vidéo de ces tueries. Il s'agit des chars de la Brigade anti-émeute (Bae) et de ceux de la garde républicaine et non des chars du camp d’Agban », a-t-il tranché.

Interrogé sur sa participation auprès d'autres soldats qui planifiaient des attaques contre les autorités d'Abidjan depuis le Ghana, il a indiqué avoir été approché par ces derniers mais a décliné l'offre. « Quelques jours après mon arrivée au Ghana, j'ai participé à une réunion où il y avait Katinan Koné et un autre ministre. Les colonels Gouanou et Dadié étaient présents et il était question de faire un coup. J'ai refusé car, il s'agissait pour eux de tuer massivement les Burkinabè et les Baoulé à l'ouest du pays », a-t-il révélé.

Poursuivant sur ce chapitre, il s'est dit heureux d'avoir été mis aux arrêts à temps car, « mes amis militaires en exil voulaient m’éliminer parce que j'avais refusé de comploter avec eux ».

En début d'audience, les avocats de la défense avaient levé une exception d'irrecevabilité car leurs clients sont tous des officiers de police judiciaire et qu'en l'état, le tribunal militaire n'était pas compétent pour les juger sans autorisation de la Cour suprême. Ils ont été déboutés par le président du tribunal, Dembelé Tahirou qui a ordonné l'ouverture des débats.

Après l'audition du commandant Jean Noël Abehi, le président du tribunal a suspendu les débats qui reprendront, ce mercredi 10 juin, à 10h.

Ouattara Ouakaltio
Correspondant communal
 

(Fratmat.info)

21:27 Publié dans Education, Politique | Tags : procès, tribunal militaire, abehi, crise postelectorale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

03 juin 2015

Côte d'Ivoire / Réduction des violences électorales à travers des systèmes nationaux d’alerte précoce

election presidentielle, paix, violences électorales, cote d'ivoireAbidjan – Aujourd’hui, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a lancé, en partenariat avec le Réseau ouest-africain d’Édification de la Paix (WANEP) un projet de cinq ans : Réduction des violences électorales à travers des systèmes nationaux d’alerte précoce (NEWS).  Dans le cadre des efforts que fait le gouvernement américain pour soutenir la Côte d’Ivoire dans l’organisation des élections de 2015, le NEWS collectera et analysera des informations sur les éventuels facteurs déclencheurs de violences électorales, et élaborera des recommandations sur des activités de renforcement de la paix afin d’aider à prévenir ou à contenir l’éclatement de violences électorales.    

« Quand bien même l’instabilité politique et l’éclatement d’un conflit national procèdent d’une multitude de facteurs, des recherches ont montré que les élections s’accompagnent fréquemment d’une violence à grande échelle et d’instabilité » a affirmé le Chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Andrew B. Haviland. « Nous sommes convaincus que renforcer le système d’alerte et de réponse précoce autour de cette élection crucial en Côte d’Ivoire, et dans d’autres régions où se tiendront des élections clé, contribuera à accroitre la stabilité au niveau régional et à réduire le potentiel d’éclatement d’un conflit futur. »

L’USAID soutient une plus grande participation au processus démocratique en offrant une somme de U.S $2,5 millions sur une période de cinq ans pour permettre au large réseau d’organisations communautaires du WANEP d’identifier les facteurs potentiels de déclenchement de violences lors des prochaines élections en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, au Niger et en Sierra Leone.

Le WANEP assistera les organisations en élaborant et en suivant un ensemble d’indicateurs personnalisés et en analysant les données qui en seront issues. Les recommandations qui seront faites sur des activités de prévention de conflits seront partagées avec une grande diversité d’acteurs nationaux et régionaux pour une prise de mesures avant toute escalation  de violence. 

Le Directeur exécutif du WANEP, M. Chukwuemeka Eze, s’est félicité du soutien du gouvernement américain en ces termes, « il permettra au WANEP d’œuvrer vers la tenue d’élections sans heurts, crédibles et transparentes en Côte d’Ivoire ». Il a ajouté que « les récentes élections au Nigéria, au Sénégal et au Ghana ont posé les bases permettant de croire que l’Afrique et ses citoyens sont capables d’organiser correctement des élections, grâce à un bon partenariat et soutien ».   

 

12:12 Publié dans Education, Politique | Tags : election presidentielle, paix, violences électorales, cote d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |