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29 juillet 2016

Côte d'Ivoire : reprise des cours à l'université d'Abidjan


 
L'université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, le 14 avril 2016

Les cours, suspendus après de violentes manifestations, ont repris à l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

Les étudiants ont suspendu la grève a été suspendue en vue d'ouvrir des négociations avec le gouvernement ivoirien, après de violentes manifestations qui ont paralysé récemment l'institution, selon les sources syndicales.

"Nous appelons à la suspension de notre mot d'ordre de grève pour deux semaines et à la reprise des cours", a déclaré à l'AFP le responsable de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), Assi Fulgence.

Cette trêve vise "à laisser une place aux discussions avec le gouvernement", a-t-il ajouté.

Le 18 juillet dernier, des affrontements ont éclaté entre policiers et étudiants sur le campus d'Abidjan, capitale économique de Côte d'Ivoire, faisant plusieurs blessés et une soixantaine d'arrestations.

Tous les étudiants arrêtés ont depuis été libérés.

Les étudiants manifestaient pour des revendications académiques et contre une décision d'évacuer les résidences universitaires, dont la rénovation aurait permis d'accueillir les athlètes des Jeux de la Francophonie en 2017. Le gouvernement a depuis renoncé à ce projet.

Le climat à l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, la plus importante institution académique du pays, est agité depuis plusieurs mois pour des raisons diverses: arrestation d'un leader de la Fesci, évacuation de résidences universitaires, etc... Des manifestations y dégénèrent régulièrement en violences entre étudiants et forces de l'ordre.

Le 17 juin, un étudiant est décédé, renversé par une véhicule de police.

La Fesci, puissant et sulfureux syndicat proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, est à l'origine de manifestations parfois violentes sur ce campus.

Créée en 1990 à l'avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a souvent été accusée par les ONG nationales et internationales de violences à l'égard des opposants de M. Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant.

Avec AFP

27 juin 2016

Benoît XVI, premier pape émérite, explique le pape François

   
   
Visite du pape François au pape émérite Benoît XVI, L'Osservatore Romano

Benoît XVI est le « grand-père sage … qui me protège par sa prière »: c’est lui le premier pape émérite, comme il y a eu naguère les premiers évêques émérite, explique le pape François sur le vol Erevan-Rome, le dimanche 26 juin 2016.
Benoit XVI est « le pape émérite – non pas le second pape, affirme le pape François, – qui est fidèle à sa parole et qui est un homme de Dieu ». « Mais il n’y a qu’un seul pape », souligne-t-il.
C’est ainsi que le pape a répondu en espagnol à la question d’une journaliste argentine de savoir s’il y avait « deux papes » actuellement.
« Pour moi il est le pape émérite, a dit le pape François de son prédécesseur, il est le « grand-père sage, il est l’homme qui soutient mes épaules et mon dos par sa prière. » « C’était une grâce d’avoir à la maison le « grand-père » sage, a-t-il ajouté. Je l’ai même dit devant lui et il a ri. »
Le pape a rappelé qu’il avait déjà « remercié publiquement » le pape Benoit XVI « d’avoir ouvert la porte aux papes émérites ». « Il y a 70 ans, a-t-il expliqué, les évêques émérites n’existaient pas ; aujourd’hui, il y en a. Mais avec cet allongement de la vie, peut-on diriger une Église à un certain âge avec des ennuis de santé ou pas ? Et lui, courageusement – courageusement ! – et par la prière, et aussi avec science, avec théologie, il a décidé d’ouvrir cette porte. Et je crois que c’est bon pour l’Église. »
« Jamais je n’oublie ce discours qu’il nous a adressé, aux cardinaux, le 28 février, a avoué le pape. « Un de vous sera certainement mon successeur. Je promets obéissance ». Et il l’a fait. »
Le pape François a raconté une histoire qui caractérise bien, selon lui, le pape émérite.
« Je ne sais pas si c’est vrai, a-t-il dit, – je souligne : j’ai entendu, ce sont peut-être des bruits de couloir, mais cela va bien avec son caractère, que certains sont allés le voir pour se plaindre parce que « ce nouveau pape… » et il les a chassés ! Dans le meilleur style bavarois : bien élevé, mais il les a chassés. Et si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé, parce que cet homme est comme cela : c’est un homme de parole, un homme droit, droit, droit ! »
Le pape a confirmé sa présence le mardi 28 juin à la célébration à l’occasion de 65e anniversaire de l’ordination sacerdotale du pape Benoit.
« Il y aura son frère Georges [cette présence n’a pas été confirmée] parce qu’ils ont tous les deux été ordonnés ensemble, a-t-il dit. Et il y aura un petit geste, avec les chefs des dicastères et quelques personnes peu nombreuses parce qu’il préfère ainsi… Il a accepté, mais très modestement ; et j’y serai moi aussi. »
Avec une traduction de Constance Roques

Source: ZENIT, Posted by Marina Droujinina on 27 June, 2016

Bénin: Mgr Roger Houngbédji nommé archevêque de Cotonou

Mgr Roger Houngbedji courtoisie de op.org

Mgr Roger Houngbedji courtoisie de op.org

Au Bénin, un dominicain de 53 ans, Mgr Roger Houngbédji, a été nommé par le pape François comme archevêque de Cotonou, samedi 25 juin 2016.

Le nouvel archevêque est spécialiste en théologie biblique. Il est l’auteur d’un livre intitulé « L’Eglise-famille de Dieu en Afrique » (L’Harmattan 2009).

Le pape a en effet accepté la démission pour limite d’âge canonique de Mgr Antoine Ganyé, 77 ans: l’archevêque a vu son ministère prolongé de deux ans. Il était archevêque de Cotonou depuis août 2010.

Le nouvel archevêque est professeur à l’université catholique d’Afrique de l’ouest UCAO) et à l’institut dominicain Saint-Thomas d’Aquin de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.

Mgr Roger Houngbédji, O.P. est originaire de Porto-Novo, capitale officielle du Bénin, dans le sud du pays, près de la côte atlantique.

Né en 1963, il est entré chez les Dominicains en 1984 et il a fait sa profession perpétuelle en 1989. Il a fait son premier cycle de théologie en France, à Lyon, et sa spécialisation de bibliste à l’Institut catholique d’Afrique de l’ouest (ICAO), avant de faire son doctorat à l’Université de Fribourg, en Suisse. Il a été ordonné prêtre en 1992.

Il a ensuite été maître des étudiants à Abidjan (Côte d’Ivoire), puis à Yaoundé (Cameroun), puis assistant du prieur régional et responsable des études, prieur régional d’Afrique de l’ouest, vice-provincial de la nouvelle vice-province d’Afrique de l’ouest.

Il a aussi été réélu pour un second mandat de président de la Conférence des supérieurs majeurs de Côte d’Ivoire.

Source: Zenit,