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17 août 2010

Littérature / Art romanesque - ‘’Eve et l’enfer’’, tout sur la vocation des femmes


Georgette Tomédé, romancière béninoise a décidé de mettre a nu les difficultés de la vie de la femme. Quelle soit religieuse ou femme au foyer, la femme subit des malversations des hommes selon l’auteur de ‘’Eve et l’enfer’’. Ce sont 210 pages qui sont consacrées à la femme dans toutes ses vertus et ses capacités.L’héroïne Miéva, après plusieurs échecs de mariage, décide de rentrer au couvent. Mais là encore, elle connaîtra des difficultés qui lui feront douter sur sa réelle vocation. Suis-je appelée à me marier ou pas ? Se demande t-elle. Au-delà de l’aspect des problèmes que vivent certaines personnes dont les femmes principalement, Georgette Tomédé rend hommage à ce qu’elle appelle «la plus belle des vocations, noble et admirable », le sacerdoce. « L’année pastorale 2010 des Catholiques est consacrée aux sacerdoces.
Alors j’ai voulu rendre hommage à ses hommes et ses femmes qui ont quitté leurs familles, leurs biens pour se mettre au service de Dieu et des Hommes », a-t-elle soutenu. La dédicace de l’ouvrage se fera dans les prochains mois à la paroisse notre dame de l’incarnation de la Riviera Palmerais

P.A.T.

L'Intelligent d'Abidjan

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14 août 2010

Les littératures africaines sont entrées dans la bibliothèque du monde

 

Bernard Magnier : «Les littératures africaines sont entrées dans la bibliothèque du monde»





Actes Sud


Par Tirthankar Chanda

 

Les Congolais Emmanuel Dongala et Wilfried N’Sondé, le Tchadien Nimrod, la Franco-Ivoirienne Véronique Tadjo et les Sud-Africains André Brink et Lewis Nkos viennent d'être publiés dans la collection Lettres africaines, d'Actes Sud. Entretien avec le responsable de cette collection, Bernard Magnier. Depuis dix ans, il nous a habitués à une littérature de haut vol émanant tout autant de jeunes talents que d’écrivains prestigieux tels André Brink, Wole Soyinka ou Breyten Breytenbach.

 



 

RFI : L'intense attention critique reçue par la collection Lettres africaines s’est-elle répercutée sur les ventes ?











 




Bernard Magnier.
Alliance française
 
Bernard Magnier : Intense pour certains titres, c’est vrai, mais plus modeste pour d’autres, hélas. Mes bifurcations, les mémoires d’André Brink, a bénéficié d’un réel intérêt à cause de la trajectoire de cet écrivain. De même, le roman d’Emmanuel Dongala, Portrait de groupe au bord du fleuve, a eu un accueil remarquable… et mérité. Le second roman de Wilfried N’Sondé, Le Silence des esprits, était également attendu. Avec Loin de mon père, Véronique Tadjo est désormais une romancière reconnue. C’est un peu plus difficile pour le pourtant très bon roman du Sud-Africain Lewis Nkosi, Mandela et moi. Un roman qui, avec humour, revient sur le
quotidien des années d’apartheid, vécu par un jeune homme qui a deux passions : Nelson Mandela et les femmes…L’attention critique a son incidence sur les ventes, mais le rôle des libraires, le bouche à oreille des lecteurs, les rencontres et débats auxquels participent les écrivains assurent aussi à certains livres une vie, certes plus « discrète », mais parfois très efficace en terme de vente, souvent sur le moyen terme.
 
RFI : En quoi la réception des littératures africaines a-t-elle changé?
 
B.M. : Les littératures africaines sont entrées dans la bibliothèque du monde. Les écrivains africains ne sont plus seulement édités, critiqués et lus par des « initiés » mais par un large public curieux et heureux de trouver de nouveaux horizons de lecture.
 
RFI : Qu'est-ce qui différencie la 4e ou la 5e génération d’écrivains
africains de celle des Kourouma et Sony Labou Tansi ? Quel regard portez-vous sur ces nouvelles générations ?

 
B.M. : Kourouma, Sony Labou Tansi et quelques autres ont ouvert des portes. Les écrivains sont aujourd’hui dédouanés des combats qui ont été menés et qu’il est inutile de reconduire. Les littératures du « nous »  ont laissé la place aux littératures du « je » ; ce qui ne signifie pas un abandon de la vigilance et des combats politiques, mais il y a sans doute moins d’urgence militante immédiate. Les écrivains s’autorisent davantage d’audaces thématiques et stylistiques.
 
RFI : Vous avez publié dans votre collection plusieurs auteurs anglophones…
 
B.M. : Nous publions non seulement des anglophones mais aussi des lusophones, des « afrikaanophones », et je l’espère, bientôt, des
écrivains s’exprimant dans d’autres langues africaines… La définition de la collection Lettres africaines n’est pas linguistique, encore bien moins raciale, mais tout simplement géographique. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne. Un ensemble géographique pertinent, comme pourraient l’être également les espaces maghrébin, méditerranéen, caribéen ou scandinave.
 
RFI : Diriez-vous qu'ils sont plus inventifs que leurs confrères francophones ?
 
B.M. : Il y a des individualités talentueuses dans toutes les langues. Pour ce qui est de l’inventivité anglophone, il y a un phénomène démographique et économique dont il faut tenir compte. Le Nigeria est à lui seul quasiment aussi peuplé que l’ensemble des Etats francophones. Il est donc logique que la littérature nigériane s’octroie une belle place dans la bibliothèque africaine. Si l’on ajoute que les
infrastructures éditoriales au sens large - maisons d’édition, presse, libraires, bibliothèques - d’un pays comme l’Afrique du Sud, et de quelques autres pays anglophones, sont infiniment plus développées que dans n’importe quel autre pays africain, on peut trouver-là des raisons d’une plus grande présence anglophone.
 
RFI : Combien de titres publiez-vous par an ? 
 
B.M. : Il n’y a pas de quota. Et je ne crois pas nécessaire qu’il y en ait. Ce sont les coups de cœur, les contraintes du calendrier et la cohérence éditoriale d’ensemble de la maison qui en décident. A ce rythme, nous allons bientôt atteindre le cinquantième titre publié dans la collection.
 
RFI : Quels seront les grands rendez-vous de 2010-2011 ? 
 
B.M. : Des auteurs dont nous allons suivre le parcours comme nous l’avons fait cette année
avec Wilfried N’Sondé ou avec Véronique Tadjo… Ainsi, parmi les nouveautés, un deuxième roman de la Nigériane Sefi Atta, dont nous avons publié la première traduction, Le meilleur reste à venir, en 2009 et quelques autres…
 



 
Bonheur et désespoir dans la collection Lettres africaines
 
Dans la collection Lettres africaines, la promesse du bonheur cohabite avec le désespoir. Un exemple avec cette scène d’ouverture du roman magique de Wilfried N’Sondé, Le Silence des esprits. Extrait :
« Marcelline me prit par la main, se coucha près de moi pour que nous fusionnions de nouveau, et elle me raconta longuement son histoire. J’écoutai attentivement, versai quelques larmes en lui baisant les mains, parce que les traumatismes de la guerre et les désillusions en série pendant sa clandestinité avaient anéanti ses rêves de bonheur… »
 
2010 dans la collection Lettres africaines d’Actes Sud
 
Photo du groupe au bord du fleuve, par Emmanuel Dongala. 334 pages. 22,80 euros.
L’or des rivières, par Nimrod. 126 pages. 13 euros.
Le silence
des esprits
, par Wilfried N’Sondé. 171 pages. 17 euros.
Loin de mon père, par Véronique Tadjo. 189 pages. 18 euros.
Mandela et moi, par Lewis Nkosi. 254 pages. 21 euros.
Mes bifurcations, par André Brink. 542 pages. 24,80 euros.

 

 

 




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Entretiens avec de grands noms de la littérature francophone

RFI / BFM -




L'une des salles de la BFM de Limoges


En partenariat avec la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges, pôle national associé à la Bibliothèque nationale de France, écoutez de grands entretiens avec des écrivains de la francophonie.


Dai Sijie

Espace auteurs
Dai Sijie




Nancy Huston

Espace auteurs
Nancy Huston




Emmanuel Moses

Espace auteurs
Emmanuel Moses





René Depestre

Espace auteurs
René Depestre




Carole Fréchette

Espace auteurs
Carole Fréchette




Mohamed Kacimi

Espace auteurs
Mohamed Kacimi






Espace auteurs
Agota Kristof




Daniel Maximin

Espace auteurs
Daniel Maximin




Albert Memmi

Espace auteurs
Albert Memmi





Claude Vigée

Espace auteurs
Claude Vigée




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07 août 2010

Abidjan la nuit:Cinquante ans après,les filles dansent nues

 


Actualité

Abidjan la nuit: elles dansent nues

 

Appelé pompeusement " Soirée Galienté", le phénomène de nudisme pratiqué dans les bars climatisés par certaines jeunes filles gagne de plus en plus du terrain. Une pratique qui met à mal les moeurs en Côte d'Ivoire.


Pratiqué autrefois dans des clubs privés, le nudisme s'est aujourd'hui vulgarisé. A Abidjan, et singulièrement dans les quartiers de chaudes ambiances nocturnes tels que Yopougon, Marcory, Angré, et Treichville, le phénomène est répandu. Au point qu'il n'existe à l'heure actuelle aucun bar climatisé digne de ce nom qui n'offre ce spectacle des plus indignes et dépravants. A Yopougon où ce mal est en vogue, nombreux sont les noceurs qui paient cher la possibilité d'assister à un spectacle de "Galienté". Où aux environs de minuit le spectacle commence.

Un spectacle qui laisse à désirer

Nous sommes au "Shooters bar", à Angré. Dans la pénombre d'une anti-chambre conçue spécialement pour la "Galienté" des noceurs se disputent les places assises déjà insuffisantes. Le disque-jockey annonce qu'une charmante demoiselle va donner un spectacle des plus époustouflants. Les yeux rivés vers les loges, l'on aperçoit alors une silhouette féminine presque nue. Un soutien gorge et un string constitue l'essentiel de son apparat.

Au son d'une musique langoureuse, érotique à souhait, notre danseuse esquisse des pas. Les ovations et les billets de banque fusent de partout quand notre "nudiste" ôte son soutien-gorge et son dessous. Le spectacle est à son comble. La barre de fer qui se dresse magistralement au milieu de la piste de danse subit la furia de notre voluptueuse et sensuelle danseuse. Elle y monte, s'y entrelace. Offrant ainsi à la vue des spectateurs hébétés toute sa thébaïde ouverte.

Il est un peu plus de 00h 30, la seconde danseuse s'apprête à rejoindre la piste de danse, quand nous quittions les lieux. Ici, aucune possibilité de faire des photos. Le phénomène est à la mode. Il symbolise la volonté d'exister de cette jeunesse qui n'a plus de modèle. La Galienté, c'est tout une philosophie. Il faut choquer pour se faire remarquer, pour exister. Par un détour, nous joignons un autre bar, cette fois à Yopougon, où nous a-t-on dit, se tient le même genre de spectacle.

Contrairement aux autres bars visités, celui-ci n'a pas d'anti-chambre destinée aux "nudistes". Dès l'entrée, une vaste salle vous accueille avec une piste de danse plus éclairée. Au dire de nos informateurs, ce superbe bar climatisé appartiendrait à une haute personnalité de ce pays. N'empêche, l'ambiance ici est davantage électrique. Ici, plus de place assise. Les minutes s'égrènent et le spectacle attendu tarde à avoir lieu. Alors s'élève une clameur qui pousse le DJ à interpeller ses danseuses. Tout à coup, les danseuses en tenue d'Eve arrivent sur la piste de danse. Soutenues par des applaudissements du public. Même jeux de scène que dans le précédent bar. Même spectacle dépravant de filles au corps tatoué et à l'allure candide se trémoussant sur une
barre de fer. Les nuits chaudes dans ces espaces de joie riment presque toujours avec nudité et dépravation. Sous les yeux des autorités étatiques qui y participent insidieusement.

Le silence complice des autorités

Le spectacle amoral et immoral qu'offrent à la fois les bars climatisés d'Abidjan ne laisse personne indifférent. La société ivoirienne révèle ainsi l'état de déliquescence morale dans laquelle l'ont plongé ces moeurs empruntées à l'Occident. Mais, si ces moeurs occidentales galvaudées ont gagné du terrain, c'est bien avec l'aide d'une certaine presse de la place. Cette presse, complaisante avec ces pratiques dépravantes s'est constituée en véritable relais. Au point qu'aujourd'hui, des images aussi basses qu'immorales remplissent les colonnes desdits journaux.

La floraison des spectacles de jeunes filles nues à Abidjan est un signal fort de la perte de nos valeurs morales. Tout ceci se déroule au vu et au su de la brigade mondaine... si brigade il y a. C'est le lieu d'attirer l'attention des autorités compétentes, qui se sont terrer dans un mutisme complice, sur ce phénomène qui prend de l'ampleur.




19:18 Publié dans Culture | Tags : nuit à abidjan, filles nues, prostitution, sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

06 août 2010

Les pantalons taille basse soulèvent la polémique en Côte d'Ivoire







TEASER tailles-basses .jpg


Des Ivoiriennes portant un pantalon taille basse. Photo postée sur ce blog.



Le pantalon taille basse a fait une entrée remarquée dans la garde-robe
des Ivoiriennes. En jean ou en toile, il moule les fesses de celles qui
le portent jusqu’à dévoiler leurs plus intimes attributs. Au grand dam
des défenseurs d’une mode "respectueuse des femmes".



Depuis plusieurs mois, les critiques se multiplient sur les choix
vestimentaires des Ivoiriennes qui se sont laissées séduire par les
pantalons taille basse. Des remarques balayées d’un revers de la main
par les accros aux pantalons à la coupe osée. Elles peuvent se mesurer
lors de soirées où des "miss taille basse" sont récompensées par des
cadeaux. Les plus malchanceuses peuvent encore se déhancher sur les
tubes à la gloire du pantalon controversé.



 




Contributeurs






"Pour certains parents, porter un taille basse est considéré comme une incitation directe à la prostitution"



Suy Kahofi est un blogueur. Il regrette que les pantalons taille basse soient devenus un phénomène de mode en Côte d'Ivoire. 


 


Les tailles basses choquent de plus en plus, les mères sont de plus en
plus indignées car les jeunes filles qui les portent sont pratiquement
nues.
Ces jeunes filles n’hésitent pas à se présenter dans les églises avec
des tailles basses. Les évangélistes se plaignent que lors des prières
faites à genoux, les fidèles découvrent les dessous de la jeune fille
située devant eux.



Pour certains parents, porter un taille basse est considéré comme une
incitation directe à la prostitution. Certaines jeunes filles sortent de
chez elles dans des vêtements décents, puis elles enfilent leur taille
basse lors d’une pause à l’école. Beaucoup d’éducateurs, d’enseignants
se plaignent de ce laisser-aller. Dans le centre du pays, certaines
élèves venues à l’école en taille basse ont été renvoyées chez elles.
Mais à Abidjan, rares sont les établissements qui osent faire des
remarques.



D’ailleurs les jeunes filles réagissent mal aux remarques, surtout
lorsqu’elles sont en groupe. Certaines disent que c’est à la mode.
D’autres s’énervent automatiquement en disant : "C’est mon corps, je
suis libre de faire ce que je veux".



Mais aujourd’hui, nous voulons une mode respectueuse du corps de la
femme. On interpelle les parents quand il s’agit de mineurs, on
interpelle également la télévision où l’on peut voir des stars de cinéma
pratiquement nues. On interpelle également les magazines de mode, les
animateurs de télé ou de radios.



Les femmes doivent respecter leurs corps.
Le continent africain n’est pas obligé de se mettre à la mode occidentale, surtout si cette mode choque les gens.




Portrait de Suy Kahofi

Suy Kahofi

  • Cote d'Ivoire









Une vidéo disponible sur Youtube à la gloire du pantalon taille basse.



 








12:08 Publié dans Culture | Tags : habillement indécent, prostitution | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |