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28 août 2010

Littérature: Côte d'Ivoire


Jean-Marie ADIAFFI (né en 1941)
La Carte d'identité (1981)

Mélédouman, un prince agni, est arrêté car il n'est pas en possession de sa carte d'identité. Emmené en prison, il est interrogé. Libéré mais devenu aveugle à la suite de mauvais traitements, il est condamné à retrouver ses documents dans les sept jours. La suite sera une véritable quête... d'identité, que le romancier ivoirien a choisi de rythmer selon le calendrier traditionnel agni. Les sept jours de la semaine devenant l'occasion de diverses rencontres vécues comme autant d'épreuves initiatiques. Jean-Marie Adiaffi invite ainsi à la rencontre des mythes occidentaux et africains. Le parcours emprunté par le héros aveugle donne au sujet de son intrigue (la critique de l'administration et de ses abus de pouvoir) une originalité incontestable et une évidente valeur symbolique à son roman. Un premier roman qui ne fut pas suivi de l'oeuvre que l'on pouvait espérer. A signaler toutefois un recueil de poèmes
D'éclairs et de foudres et un album superbement illustré et destiné aux jeunes lecteurs : La Légende de l'éléphanteau.

La Carte d'identité, Hatier "Monde noir poche", 1981.
Parmi d'autres titres : La Légende de l'éléphanteau, L'Amitié / G.T.Rageot, 1983




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27 août 2010

Bernard Dadié, célébré par ses pairs en Côte d'Ivoire

Bernard DADIé



Bernard DADIé 
Son parcours :

Bernard Dadié, écrivain Ivoirien né en 1916.

Bernard Dadié est reconnu pour ses écrits et ses efforts de défendre la culture africaine. Dadié a grandi sous l’influence française et les effets de la colonisation  qui sont un thème principal de ses écrits. Il écrit de l’importance de préserver la culture et l’identité africaines. Selon Dadié, il est important que les Africains se rappelent leur héritage. Dadié a publié des textes anticolonialistes et des contes qui montrent la beauté d’être
Africain. Il valorise son peuple avec ses mots. Aujourd’hui, Dadié est considéré comme  l'une des figures les plus importantes d’Afrique et l’écrivain ivoirien le plus connu.

Dadié est né à Assinie, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire en 1916. Son père, Gabriel Binlin Dadié, fondateur de l’association « Syndicat des Planteurs Africains » qui a joué un rôle dans le Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire, et son oncle Melantchi, fermier à Bingerville, l'ancienne capitale de la Côte d’Ivoire, ont élevé Dadié. À cette époque, bernard Dadié a developpé ses croyances philosophiques sous l'influence de la culture et de la société.et s'est rendu compte de l’importance de la famille et de la communauté.

Pendant la première partie de sa vie, Dadié a connu la colonisation. Il a étudié en Côte d’Ivoire à Grand Bassam et puis à Bingerville.
Après, il est devenu écrivain au Sénégal. Là-bas, il étudia  à l’Ecole William Ponty où il a écrit des scénarios. Assémien Déhylé (1936), le plus connu, est l’histoire d’un village avant la colonisation. Après avoir terminé ses études, Dadié a travaillé pour Le Réveil, un journal du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Il a été un membre actif de la RDA au Sénégal jusqu'en 1947. A ce moment, il devient activiste en Afrique et participe à la création du mouvement de la négritude. . Il travaille pour l’indépendance avec le Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire, et en 1950, est  emprisonné pour ses efforts. En prison, Dadié écrit son Carnet  où il s’adresse à la lutte africaine.

Son respect pour la culture africaine a inspiré Dadié à établir le Cercle Culturel et Folklorique de la Côte d’Ivoire en 1953. La même année, il  publie son premier
roman, Climbié, qui décrit la vie d’une société rurale de la Côte d’Ivoire. Il a servi comme ministre des Affaires Culturelles de 1977 jusqu'en 1986, et a fait des efforts pour promulguer les arts africains.

Avec les publications Un Négre à Paris (1959), Patron de New York (1964), et La Ville ou nul ne meurt (1968), Dadié a créé un nouveau genre de littérature africaine qui s’appelle les chroniques. Ses chroniques sont les études des autres cultures et ce sont des efforts de préserver ces cultures. Les poèmes Dans tes yeux et Je vous remercie, mon Dieu (tirés du recueil La Ronde des jours 1956) montrent les croyances de Dadié qui a beaucoup d’espoir pour l’avenir.

Les Œuvres de Bernad Dadié.



Climbié (1953) Paris:
Seghers.

Carnet de prison (1984); Abidjan: 1949-1950

Chroniques
Les Villes (1933)
Un Nègre à Paris (1959) Paris: Présence africaine.
Patron de New York (1956) Paris: Présence africaine.
La Ville où nul ne meurt (1968) Paris: Présence africaine.

Scénarios
Monsieur Thôgô-Gnini (1970) Paris: Présence africaine.
Mhoi cheul (1979) Paris: Présence africaine.
Béatrice du Congo (1995) pièce en 3 actes. Paris: Présence Africaine.

Poésie
Afrique debout (1950) Paris: Présence africaine.
La Ronde des jours (1956) Paris: Seghers.
Hommes de tous les continents (1967) Paris: Présence africaine.
Nouvelles
Légendes africaines (1954) Paris: Seghers.
Le Pagne noir (1955) Paris : Présence Africaine.
Commandant Taureault et ses nègres (1980)
Les Jambes du fils de Dieu (1980) Abidjan, Paris: Ceda / Hatier

Articles
Le Sens de la lutte (1949)

Les Belles histoires de
Kacou Ananze l’Araignée


Sur Dadié

Kotchy, Berthélémy. La Critique sociale dans l’ouvre théâtrale de Bernard Dadié. Paris : l’Harmattan, 1984.

Lomax, Alan and Raoul Abdul. 3000 Years of Black Poetry; an anthology. New York, NY: Dodd, Mead & Co., 1970.

Maunick, Edouard J. Poèmes et récits d’Afrique noire, du Maghreb, de l’océan Indien et des Antilles. France: Le Cherche-midi Editeur, 1997.

Vincileoni, Nicole. Comprendre l’ouvre de Bernard B. Dadié.Abidjan : Les classiques africains, 1979.


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Littérature:Côte-d'Ivoire

Bernard DADIE (né en 1916)
Climbié (1956)

Double à peine caché de l'auteur, Climbié vit auprès de son oncle, un planteur qu'il aide aux travaux des champs et qui l'initie aux richesses de la tradition orale. En retraçant l'itinéraire du jeune garçon durant sa scolarité, de l'école régionale à l'école Normale de William Ponty de Gorée au Sénégal, l'auteur dénonce les méthodes brutales, les interdictions de parler une autre langue que le français, et rend compte du poids des responsabilités qui pèsent sur les épaules des élèves, devenus, dans leur réussite ou leur échec, les représentants de leur village et de leur pays. Ensuite viendront les premiers pas dans la vie adulte, l'entrée dans la vie active et l'éveil à la politique. Ce roman autobiographique, daté de 1953, publié en 1956, restitue des événements qui se sont déroulés de 1928 à 1949 dans une période de bouleversements mondiaux et dans les premiers soubresauts qui ont précédé les
indépendances des pays africains. Pionnier du théâtre africain, Bernard Dadié est l'auteur d'une oeuvre abondante qui a su explorer plusieurs pistes littéraires, avec une réussite particulière pour les contes (Le Pagne noir) et les nouvelles (Les Jambes du fils de Dieu).

Climbié, Seghers, 1956 ; rééd. précédée de Afrique debout (poèmes et légendes africaines) et suivie de La Ronde des jours (poèmes), Seghers, 1973. Parmi d'autres titres: Le Pagne noir (contes), Présence africaine, 1955. Les Jambes du fils de Dieu (nouvelles), Ceda / Hatier, 1980.




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25 août 2010

"Le pont de la honte" de Faustin Toha

Après "Devoir de mensonges", essai politique de 242 pages, l'auteur Faustin Toha vient de terminer son second ouvrage.

C'est un roman de 252 pages intitulé " Le pont de la honte" à paraitre en début d'année 2011.

Faustin Toha est également journaliste politique ivoirien.






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24 août 2010

Devoir de mensonges

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Présentation du livre
L’analyse que vous aller découvrir en parcourant cet essai politique  de 242 pages n’aurait jamais été faite avec tant de rigueur et d’indépendance, si je n’avais pas moi-même eu la chance de couvrir la plupart des événements en ma qualité de journaliste politique,  au plus fort de la crise  armée déclenchée le 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.  Mon choix s’est porté  de façon particulière  sur les discours des politiques aussi bien au pouvoir que dans l’opposition civile et armée en Côte d’Ivoire. Sans oublier ceux de l’étranger qui s’exprimaient au nom de la fameuse communauté internationale. Il s’agissait  dans ce livre d’analyser les variations de discours et leur impacte sur la sortie de crise. Mais comment projeter d’écrire un  livre sur une actualité meurtrière dont personne ne connaissait l’issue ? Une idée presque surréaliste. Les années sont
passées sans toutefois faire disparaître la passion d’instruire les uns et les autres sur  ce que je qualifie d’orgasme de la pagaille qui a gagné la société ivoirienne. Depuis le 19 septembre 2002, la littérature sur la crise militaro-civile en Côte d’Ivoire, a été abondante et particulièrement  enrichissante. Mais elle est restée militante et très partisane au point d’être loin d’objectiver  dans la présentation des faits et des analyses. L’objectif étant de permettre à tout un chacun de se faire une idée de ce qui convient d’appeler la crise à l’ivoirienne. Le pays  cherche encore ses marques pour une sortie de crise à travers un dialogue inter-ivoirien. Mais dans un pays où tout le monde campe sur sa position, où l’on décide de se compromettre  pour tout juste  parvenir à ses fins, il était impérieux  d’analyser sans complaisance la crise dans ses formes multiples et de
surtout mettre à nu les agendas cachés des uns et des autres. C’est le défi relevé par ‘’Devoir de Mensonges, crise à l’ivoirienne’’. Je me suis permis d’analyser un présent en constante évolution, compte tenu de la nature de la crise.  Cet essai politique  n’a pas la prétention d’avoir perçu tous les pans de la crise  à l’ivoirienne. Mais il peut s’apparenter à un ‘’détecteur de mensonges’’  dans une sphère de brutes où tous les coups sont permis.

 






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23 août 2010

Afrique du Sud : écrivains et journalistes se mobilisent contre un projet de loi menaçant la liberté de la p resse


André Brink.

André Brink.
Seamus Kearney/Creative Commons Attribution ShareAlike 3.0


Par RFI

Lundi dernier 19 août 2010, les journalistes sud-africains ont commencé à dénoncer une volonté d'entraver la liberté de la presse de la part des autorités. Le gouvernement songe à l'adoption d'une loi sur la protection de l'information et sur la création d'un tribunal d'appel des médias. Les membres de cet organisme de supervision des médias seraient nommés par le gouvernement. Accusé de nombreuses affaires de corruption avant son élection en avril 2009, le président Jacob Zuma n'avait guère apprécié les révélations de certains journaux nationaux. Et plusieurs titres et organisations le soupçonnent désormais de vouloir bâillonner les médias indépendants. Ce samedi 21 août 2010, les écrivains sud-africains ont rejoint le mouvement de protestation.

 



Ce samedi, c'est au tour des grands noms de la littérature sud-africaine de rejoindre le concert des protestations. Nadine Gordimer, André Brink ou encore Breyten Breytenbach dénoncent le projet de loi. Pour eux, la liberté d'expression est en danger. La plupart de ces écrivains étaient interdits de publication sous le régime d'apartheid. Maintenant, ils disent se sentir à nouveau menacés.

Un médiateur volontaire est chargé de régler les litiges

Cette semaine, l'association sud-africaine des chefs d'entreprise s'est aussi opposée à la création d'un tribunal d'appel de la presse. Selon les grands patrons, un contrôle trop étroit des médias n'amène rien de bon pour une jeune démocratie et pour la première économie du continent. Ils souhaitent simplement que le système d'autorégulation des médias fonctionne bien. Actuellement, c'est un médiateur volontaire qui est chargé de régler les litiges.

Sur la scène internationale, on s'inquiète aussi d'une possible dérive du pouvoir qui voudrait museler les journalistes. Les Etats-Unis ont critiqué l'ANC. Mercredi, l'ambassadeur américain à Pretoria a demandé au parti de respecter ses engagements pris en 1994 et de garder son esprit d'ouverture.






11:42 Publié dans Culture | Tags : afrique du sud, protection des journalistes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |