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14 septembre 2011

La culture de l’information repose sur la science et les arts

Le débat sur « l’information est art et science », ne cesse d’attirer les attentions. A preuve, les sociologues, les politiciens, les journalistes, les historiens, les scientifiques, n’hésitent pas à aborder la question au cours des colloques internationaux. Le terme « information » désigne un élément particulier de connaissance ou de jugement accessible à tous sous quelque  forme que ce soit. Selon une seconde assertion, le mot « information » délimite un besoin social, une exigence de communication entre les individus d’une société.  Le terme « art » quant à lui, désigne la créativité. C’est l’ensemble des techniques qui concourent à la beauté et à l’esthétique. Le mot « science » pour sa part,  traduit art ou pratique qui nécessite des connaissances expérimentales ou livresques. L’information est comme un fait que l’on doit étudier scientifiquement sur le terrain avec créativité et technicité. Les hommes des médias travaillent avec une imagination créatrice et un esprit scientifique. Ils demeurent en permanence des hommes de terrain qui observent, étudient les phénomènes de façon objective voire désintéressée, pour le triomphe de la science. L’agent de l’information se sert de l’art et de la science pour transmettre ses messages. Lesquels sont l’objet de  communication. Par exemple, les mass médias recouvrent l’ensemble des procédés (radio, télévision, presse écrite et en ligne) par lesquels  l’information peut atteindre un grand nombre de personnes. Il ya donc un certain nombre de techniques dont il faut s’approprier. Pour qu’une information soit vraie, il lui faut respecter les règles de reportage, de l’interview, de l’analyse. Le traitement de l’information est un art. L’information emprunte les outils de la recherche scientifique pour se définir et s’affirmer. L’information « à traiter » fait souvent appel  à l’appui de la sémiologie, de l’histoire, de l’anthropologie, de la science politique, de psychosociologie. L’information est ainsi, le produit d’une imagination fertile et esthétique. De ce qui précède, le journaliste est un homme créatif. Au demeurant, tout n’est pas de l’information. En théorie, toute information digne de ce nom doit être liée à la surprise. C’est pourquoi cette boutade suivante : « Il ya information et information.» Une véritable information doit bousculer les consciences, étonner le récepteur. On identifie souvent l’information aux nouvelles qui ont lieu dans la vie au quotidien. L’information n’a forcément pas besoin d’être artistique et scientifique pour être déchiffrable et saisissable. Le  caractère artistique et scientifique est le fait de la société urbaine et moderne. Il est nécessaire qu’il y ait une interaction entre les entités « Art et Science », caractéristique de l’information. L’information n’est pas un phénomène autonome.  Pour le sémiologue, lire une affiche publicitaire nécessite une réflexion scientifique et une approche créative. Le procédé de collecte d’information des reporters est un art. C’est aussi une science. La technique virtuelle de montage de film et la technique analogique de montage en sont d’autres exemples. Les médias sont amenés à fournir de l’information exhaustive avec toutes les preuves et les canons esthétiques inhérents  à la persuasion  de tous. Car les journalistes et les autres agents de l’information  sont responsables d’une bonne partie de l’information de leurs concitoyens ; et en ce sens, ils jouent un rôle prépondérant dans une démocratie. Sans information adéquate, les citoyens  peuvent difficilement poser des choix éclairés.

Patrice Wanset

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23 septembre 2010

Côte d'Ivoire/ Festival des danses du terroir

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Qui succédera à l’échassier de Syllakoro de TOUBA ?

 

C’est le Complexe Sportif Jessé Jackson de Yopougon  qui a servi de cadre pour le démarrage des phases finales de la 2e édition du Concours national des danses du terroir. Ces compétitions connaitront leur apothéose le samedi 25 septembre 2010.L'initiatrice de cet événement culturel, Mademoiselle Dosso Madoussou explique qu’il vise à créer une plateforme pour «sauvegarder, valoriser et promouvoir notre patrimoine culturel ancestral».

 

 

Cette année encore le concours national des danses du terroir donne l’occasion aux peuples divers de célébrer la diversité culturelle et ethnique en Côte d’Ivoire.Cette 2ème édition du concours national des danses du terroir épouse l'esprit du cinquantenaire des pays africains.fort de cela, le Club des amis de la culture (CDAC), à travers cet événement culturel , entend poursuivre son programme de valorisation de la culture ivoirienne et de sauvegarde du patrimoine national. Deux mois durant la caravane du CDAC a sillonné l’intérieur du pays à la recherche des dimensions connues ou peu méconnues. Zoukougbeu, Daloa, Gagnoa, Touba, Bondoukou, Dabou, Bouaflé sont quelques unes des localités.

Aux dires de Mlle Dosso Madoussou, Commissaire Général, le concours national des danses du terroir a entre autres objectifs de promouvoir le potentiel des rythmes traditionnels, de favoriser le dialogue inter ethnique entre les divers peuples et de renforcer la cohésion sociale ; et surtout de préserver l’authenticité de nos valeurs identitaires.Car, soutient-elle, face à «l’invasion» des rythmes exogènes, urbains, il importe de «ne point répudier notre héritage culturel». Etant entendu, à l’en croire, et selon la maxime, que «la culture est ce qui nous reste quand nous avons tout perdu». Pour cette 2ème édition, les objectifs pour le Commissaire Général de cet événement culturel ont été atteints. C’est pourquoi elle invite les populations à prendre part
à ce festival de danses en vue de célébrer la diversité culturelle et ethnique de la Côte d’Ivoire.
Tout en invitant les collectivités décentralisées à y souscrire pour plus de visibilité de leurs richesses authentiques, touristiques et culturelles.  Danses 1.jpg

Au-delà du concours, il s’agit de créer une saine émulation propice à l’épanouissement de notre culture.Pour Maître Kossougro Séry Emile, avocat de l’Etat de Côte d’Ivoire et maire de Daloa, par ailleurs parrain du Club des amis de la culture il y voit un creuset de cohésion sociale et d'unité nationale.Une cinquantaine de troupes traditionnelles défendront les couleurs de leurs régions.

Le vainqueur remportera le Trophée Laurent GBAGBO de la meilleure danse traditionnelle de Côte d’Ivoire. Il succédera à l’échassier de Syllakoro de TOUBA 1ère édition 2009.D’autres trophées de Maître Kossougro Séry et sa majesté KIFFY Zié Jean Gervais et le trophée Azoumana MOUTAYE du Ministre de la Culture et de la francophonie. Ce concours a aussi pour objectif d'impliquer les populations ivoiriennes dans la prise en charge socio-psychologique de la promotion des rythmes et valeurs, et de créer un pôle d'attraction culturel et touristique,véritable creuset de toutes les énergies identitaires de la Côte d'Ivoire.   

 

Patrice Kouakou wanset





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Habillement: Indécence vestimentaire chez les jeunes

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La tenue vestimentaire a perdu son importance d’antan dans les capitales africaines. Son caractère est dévalorisé par la jeune génération. Elles se référaient aux règles et aux codes vestimentaires édictés par la tradition. La gent féminine apprenait qu’il y a un certain nombre de normes sociales à respecter. En outre, il n’y avait même pas à polémiquer.

Mais la nouvelle génération de filles entend s’imposer dans le milieu avec une nouvelle allure provocante et choquante. Elles s’habillent alors en tenues très légères, ce qui laissent entrevoir les parties les plus intimes du corps. Ces filles, parfois, sans emploi, élèves et mêmes étudiantes attirent l’attention de tous.

Ce phénomène s’est accru en Afrique et singulièrement dans les capitales. En Côte d’Ivoire par exemple, cela est dû à la crise économique aggravée par la crise socio-politique déclenchée le 19 septembre 2002. Dans les capitales africaines, les jeunes filles ont pris le pavé.

On les retrouve partout mal habillées : dans les night clubs, les maquis, les restaurants, aux abords des grands hôtels. Ces filles occupent les grandes voies des capitales : des lieux habituels et des trottoirs. Ces jeunes filles savent-elles que leur corps constitue le temple du Saint-Esprit ?


Saint Paul a indiqué en substance que le corps humain est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps (cf. 1 Corinthiens 6, verset 12-20). Et d’ajouter, utilisez votre corps pour la gloire du Seigneur.

 

Cette légèreté aveugle chez ces filles africaines, a engendré des comportements à risque. Choquer pour se faire aimer quelque soit le prix est le choix qu’elles font. Triste réalité.

 

Devant ce ballet de tenues vestimentaires indécentes, l’on constate une indifférence face à ce phénomène qui gangrène surtout les capitales africaines.Personne ne s’attarde sur les causes de cette provocation. Dommage !

 

Les jeunes dans l’ensemble qui y passent les vacances se laissent emballer par les tenues vestimentaires indécentes. Quand l’école est finie, ce sont les vacances. Les restrictions vestimentaires sont également finies. Les kakis et les autres tenues vestimentaires sont du coup rangés.

 

Les jeunes arborent sans gêne les habits à la mode. L’objectif, créer le style qui va captiver l’attention. Dans cette recherche effrénée de regards, plusieurs styles vestimentaires cohabitent.

 

Par exemple, les jeunes filles restent fidèles au pantalon bas tuyaux et taille basse de préférence.

Les pantalons à taille basse ne révèlent-t-ils pas la couleur du string qu’ils sont censés cacher ?

Les bas deaf, pantalons aux bas larges sont appréciés des filles grosses et cachent les défaillances des membres inférieurs.

Nous avons des jackets comme haut, des jeans serrés, des poitrines à découvert, des mini-jupes, des ensembles tailleurs,de petites culottes. Autre attribut vestimentaire, un court maillot laissant apparaître tant un anneau percé dans le nombril qu’un généreux décolleté et des épaules nues. Les jeans insistent sur le sexy de la personne qui les porte.

 

Le regard sémiologique indique aisément  qu’avec les couleurs, les jeunes ne sauraient passer inaperçus.

 

Ventre et Cul Dehors ; Dos et Ventre Dehors, ces filles se disent être à la mode … Pourtant elles sont presque nues. Ainsi l’on voit des scènes choquantes et infamantes dans les rues.

 

Pour ce qui concerne les jeunes gens, ils veulent ressembler aux femmes à travers les boucles d’oreille, les tresses, les maquillages. Ils portent des jeans, à peine les slips sont dehors.

Egalement, ils violent les codes vestimentaires. C’est le travail des parents que de poser les limites et d’informer leurs garçons et filles sur les conséquences plus ou moins directes de leurs actes et de leurs tenues afin d’éviter le pire.

 

Les Pasteurs, les Prêtres,  les Imams sont très fermes sur la question de la tenue vestimentaire. Pour eux, plus questions des styles qui vont retenir l’attention. C’est pourquoi, les tenues vestimentaires indécentes sont prohibées pour se rendre à la Mosquée et / ou à l’Eglise.

 

Au moment où les autorités africaines célèbrent le cinquantenaire des indépendances de leurs nations, des actions concrètes s’imposent à elles pour un changement de comportement. Après 50 ans d’indépendance, n’existe-il pas de moyens coercitifs en vue de réguler la façon de s’habiller en Afrique ? 

 

Patrice K WANSET    

 

 

14:43 Publié dans Culture, Société | Tags : afrique, mode, indécence vestimentaire, habillement | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

03 septembre 2010

Littérature:Sénégal

Mariama BÂ (1929-1981)
Une si longue lettre (1979)

 
A la mort de son mari, Ramatoulaye écrit à sa meilleure amie une "longue lettre" de confidences sur sa vie de femme et sur le comportement de son mari, dont elle dresse un portrait peu flatteur. Elle évoque successivement leur rencontre, leur mariage, l'éducation des enfants, le traumatisme provoqué par l'arrivée de la deuxième épouse, les relations parfois difficiles avec la belle famille et les sollicitations dont elle est l'objet depuis la mort de son mari. Un livre-témoignage sur le comportement masculin, le rôle de la famille et le poids de la religion islamique dans la vie du couple et, tout particulièrement, dans celle de la mère et de l'épouse. Institutrice de formation, Mariama Bâ est devenu avec ce livre une pionnière des lettres africaines. Son livre courageux demeure une étape essentielle dans la prise de parole féminine et reste l'un des romans africains les plus lus sur le continent.

Une si longue lettre, Nouvelles Editions Africaines, Dakar, 1979.






12:25 Publié dans Culture | Tags : sénégal, mariama bâ | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

02 septembre 2010

Remerciements de Bernard dadié à tous

Monsieur le Président de la République, je vous salue très respectueusement. Vous venez d'accomplir un acte de très grande portée : Ouvrir les portes de la cité aux écrivains. Grand merci. Merci à vous tous. Merci à vous qui avez lu mes livres parfois pas très gais. Merci pour les témoignages émouvants, éclairants qui me découvrent à moi-même. Merci à tous ceux qui à des heures dures ont été à nos côtés, voir si j'étais en liberté. Merci aux amis et à la compagne de ma vie qui depuis 1947 supporte mes caprices. Caprices d'homme qui travaille à des heures capricieuses. Merci à mes amis ici présents. Merci au Pr Nicole Vincileoni, merci au Pr Balandier dont le vibrant témoignage me renvoie aux heures de début de carrière à Dakar. Merci à cette jeunesse qui a toujours été sur la braise. Elle nous montre qu'il ne faut pas
désespérer de l'avenir de la Côte d'Ivoire. Monsieur le Président de la République, permettez-moi de m'arrêter en vous remerciant de tout cœur. Je vous dis merci. Je vous dirai toujours merci de m'avoir ouvert si grandement les portes de la cité. Produit de Gabriel Dadié, des grandes heures de lutte, c'est à lui que tous ces témoignages sont adressés. Il vous remercie. Que Dieu fasse que les années qui arrivent soient pour nous, des années de lumière. Merci".

Recueillis par
Douh-L.Patrice






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01 septembre 2010

Littérature: Nigéria

Chinua ACHEBE (né en 1930)
Le Monde s'effondre (1958)
Banni de son village après une séries de péripéties souvent violentes, Okonkwo y revient quelques années plus tard et constate que tout a changé : les administrateurs civils et les missionnaires sont devenus les maîtres et les hommes du village ne semblent pas disposés à le suivre dans sa révolte contre le pouvoir colonial. Okonkwo préférera la mort à la soumission. Ce roman appartient à une série romanesque (Le Malaise, La Flèche de Dieu) dont l'action a pour cadre un même village. Ils mettent en scène des personnages issus de la même famille et souvent confrontés à des situations conflictuelles survenant entre représentants de la tradition et partisans du modernisme. Achebe s'attache à la description d'une Afrique dont l'harmonie -néanmoins présentée sans manichéisme avec ses violences et ses injustices - a subi le traumatisme brutal et bouleversant de l'implantation coloniale. Plus tard, la dénonciation
des dérives et la critique des politiques apparaîtra dans l'œuvre du romancier (Le Démagogue) de même que la guerre du Biafra sera présente dans son recueil de nouvelles Femmes en guerre. Utilisant l'anglais, Achebe a su donner à sa langue d'écriture un souffle africain, pour l'essentiel issu de sa langue maternelle, l'igbo. En cela, il est un précurseur d'une expression littéraire africaine originale qui a sans nul doute contribué au succès de ses livres diffusés à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde.

Le Monde s'effondre, Présence africaine, 1966.
Parmi d'autres titres : Le Malaise, Présence africaine, 1974. Le Démagogue, Nouvelles éditions Africaines, Dakar, 1977. Femmes en guerre, Hatier "Monde noir poche ", 1981.






23:02 Publié dans Culture | Tags : china achebe, le monde s'effondre | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |