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16 juin 2014

Le cola: Quelle perception dans la société, les us et coutumes?

 

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Les africains attribuent à la noix de cola (nitida) un rôle social et thérapeutique. Dans la pharmacopée traditionnelle, les maladies soignées avec l'utilisation de la noix de cola en usage interne sont nombreuses et variables selon les régions. Ce sont entre autres, l’infection pulmonaire, la fatigue physique ou intellectuelle, l’hémorroïde, l’insuffisance cardiaque, le rhume, le manque d’appétit sexuel, l'hypotension, la grippe…

 

Equilibre et Aphrodisiaque

 

Durant des millénaires, les africains ont mâché des graines de cola pour combattre la fatigue physique et intellectuelle et pour contrer la dépression. De plus, ils leur attribuaient, comme au café et au chocolat, des vertus aphrodisiaques. Il augmente les possibilités physiques de travail, du sport, de la danse ou du sexe.

 

Evénémentiel et Social

 

Au niveau social, l’on note l’importance de la noix de cola dans les us et coutumes. Il y a une utilisation impérative dans beaucoup de cérémonies.
Par exemple, les événements tels que les fiançailles, le mariage, le baptême, la naissance, l'attribution du nom au nouveau né, la réconciliation, les funérailles, le troisième ou le quarantième jour de deuil, la résolution de conflits…

 

Symbolisme du cola

 

Son usage symbolise l’hospitalité, l’amitié, le partage, l’entente et la solidarité. Pour les africains, la noix de cola évoque aussi la sexualité. Elle possède aussi des vertus qui stimulent l’appétit sexuel, chez les hommes surtout. C’est ainsi un aphrodisiaque. C'est un stimulant du système nerveux central, diurétique, car la noix de cola augmente l'élimination d'urine, vasoconstricteur et broncho-dilatateur.

 

Consignes

 

Préparation : On peut mâcher doucement les noix (entre 3 et 8 par jour) ou les prendre en infusion (4 à 8g par jour, répartie si l'on veut en 1 ou plusieurs tasses). Le cola est contre- indiqué formellement en cas de ulcère gastrique, de gastrite, d'arythmie cardiaque, d'anxiété, d'hypertension artérielle, chez les enfants, les femmes enceintes et en cas d'allaitement.

 

L'industrialisation de la noix de cola

 

Qu'en est il le sens de la noix de cola dans l'industrie moderne? L’exploitation de ce produit dans l'industrie est diverse. La noix de cola est utilisée à la fabrication des boissons tonifiantes, des vins, des liqueurs etc. Elle sert également dans la fabrication des produits pharmaceutiques. La noix de cola est très riche en méthylxanthines, notamment la caféine. Elle est utilisée par l’industrie pharmaceutique pour fabriquer divers médicaments contre l'apnée des enfants prématurés, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et l’asthme. La noix de cola joue, par ailleurs, un rôle majeur dans la conception des produits cosmétiques tels que les rouges à lèvres, les vernis, etc. L'on exploite ce produit dans le textile pour obtenir la teinture, le colorant...

La poudre de cola fit l'objet d'un important commerce dès le XIVe siècle. Les voyageurs l’échangeaient même contre de la poussière d’or avant d'entreprendre la traversée du Sahara. Cela leur permettait de mieux tolérer la fatigue, la faim et la soif durant le long voyage.

 

Les musulmans, dont la religion interdit de consommer de l'alcool, appréciaient particulièrement le cola dont ils tiraient une boisson stimulante favorisant les contacts sociaux. Plus près de nous, le Coca-Cola renfermait à l’origine du cola, aujourd'hui remplacé par de la caféine de synthèse. La noix de kola est approuvée comme additif alimentaire par le Conseil de l’Europe et la Food and Drug Administration des États-Unis.

 

Le Cola et origine


Le colatier est originaire des forêts d'Afrique, de la Jamaïque et du Brésil. Il est de la famille des sterculiacées comme le cacaoyer. Sur les 140 espèces de colatiers dans le monde, deux d’entre elles sont précieuses en Afrique. Le colatier acuminata et le colatier nitida.

 

La noix de cola est la graine d’un arbre de 6 mètres. La noix de cola était un ingrédient du Coca-cola après que la cocaïne était devenue illégale. C'est un secret si elle est encore dans coca-cola aujourd'hui, mais en tout cas elle est encore dans pepsi cola.


En Jamaïque et au Brésil la noix de cola se mange encore comme stimulant sexuel, comparable à la cocaïne. On la consomme aussi avant le repas pour stimuler la digestion et améliorer le goût.


A cause de la plus grande dépense énergétique, la noix de cola s'utilise aussi comme produit d'amaigrissement.

 

La production du cola en Côte d'Ivoire

 

En Côte d’Ivoire, c’est dans la zone forestière qu’il y a la plus forte densité de production.Ses productions convergent vers la ville d'Azaguié, d’Anyama appelée communément ‘’La capitale de la cola’’ et le marché de gros de Bouaké. Le colatier se reproduit par noix ou graine et par bouturage. C’est un arbre de climat chaud et humide avec une température de 25 degré celsius. Il demande une pluviométrie annuelle supérieure à 1000 millimètres avec une saison sèche bien marquée ne dépassant pas 4 mois.

Il existe trois types de plantations : les plantations traditionnelles où l’on trouve des pieds de colatiers dans les champs de café cacao.

Celles ne dépassant pas pour la plupart 2 hectares et les plantations industrielles à grande surface dépassant 5 hectares.

Avec plus de 100 000 tonnes par an, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de la cola. Cependant la filière cola connait des difficultés. Les producteurs ivoiriens l’ont donc délaissé au profit d’autres plantations.

 

Patrice Kouakou Wanset

 

16 mai 2014

Impact des technologies sur le comportement des enfants

 

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L’essor fulgurant des technologies et les pesanteurs de la mondialisation,  imposent des comportements nouveaux tant chez les parents que chez les enfants. Dans certains foyers, les conjoints confient de plus en plus, l’éducation de base de leurs enfants à des femmes de ménages, en raison des contraintes professionnelles. Dans d'autres foyers, en dépit de l’occupation quotidienne, les parents s’attachent à cette pratique dans la quête de la réussite sociale de leur postérité. A notre sens, il faut vraiment de l’endurance et de la rigueur. Les parents d’élèves doivent en cela, être encouragés dans leur combat contre toutes les contingences et velléités qui polarisent librement les consciences. Les parents doivent jouer franc jeu avec leurs progénitures. Comment comprendre qu’une mère puisse accepter de sortir en compagnie de sa fille habillée dans une tenue extravagante ou légère? Les tenues vestimentaires des jeunes filles aujourd’hui, frisent la nudité et la désinvolture. A l’inverse, les jeunes garçons sont beaucoup plus enclins à des comportements féministes au regard de leur style d’habillement et leurs manies. Les enfants ont acquis une très grande liberté, source de cette aliénation et de cette dépravation constatée dans leurs comportements. A cette ère de la numérisation, les jeunes se livrent gracieusement au libertinage, foulant ainsi au pied, les vertus sociales et culturelles. Cette jeunesse voit le monde de travers. Elle a besoin d’être recadrée pour lui assurer un avenir prometteur et prolifique. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, sont en train d’isoler les jeunes et désintégrer nos sociétés africaines. La liberté qu’offrent ces nouvelles technologies fait craindre leur mauvaise influence sur nos enfants, surtout avec la propension de nos enfants à surfer allègrement sur les sites à caractère pornographique et immoral. Loin de participer à sa culture, sa socialisation, au développement de ses facultés, ces outils informatiques sont devenus malheureusement, des outils d’acculturation pour nos enfants.  
 
Patrice K. Wanset     

12 mai 2014

Rasta/ Histoire de la communauté rasta en Côte d'Ivoire

JUILL rasta.jpegQui sont les rastas ? Comment une poignée de Jamaïcains illettrés, à peine sortis de l'esclavage, a-t-elle eu, dans les années 1920, la révélation de la divinité d'Hailé Sélassié, et fondé le mouvement mystique le plus populaire du XXe siècle ? Pour répondre à ces interrogations, nous avons fait, récemment, une incursion au Village Rasta de Vridi.

Bien avant, nous nous sommes inspirés du célèbre livre ‘’Le premier Rasta’’ de Helen Lee, édité par Flammarion, en 1999. Cet ouvrage relate l'étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers rastas. Il s'agit d'abord d'un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. De retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, bafoué, enfermé comme fou, Leonard Howell, alias le Gong, ressort inébranlé de ces épreuves. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui compte jusqu'à quatre mille cinq cents membres et devient la première entreprise industrielle de production de marijuana. Mais, dès la fin des années 1950, la communauté est contrainte de s'éparpiller, disséminant l'enseignement rasta dans tous les ghettos de l'île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader, « Tuff Gong », et son message. Le reggae est prêt à exploser. Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee donne une vision inédite d'un mouvement aux racines complexes. L'itinéraire exceptionnel d'un homme grâce auquel un peuple d'esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde.

Une philosophie à inspiration biblique
Marqué par de nombreux courants et laissant une grande liberté d’interprétation individuelle, le mouvement rasta n’obéit pas aux mêmes rites partout. « Il existe toutefois un socle commun donnant une très grande importance à la Bible (avec une préférence pour les passages concernant Babylone) », rappelait, il y a quelques jours, à l’occasion d’une conférence de presse Ras Niemjah, un membre fondateur du Village rasta. L’histoire de la ville qui mit la communauté juive en esclavage, puis qui fut détruite par Dieu en raison de son orgueil démesuré, est pour les Rastafari une formidable métaphore de l’esclavage des noirs et des vices de la société capitaliste. « Une autre référence fondamentale de la culture Rasta est le vœu de Nazarite (Livre des Nombres), qui impose de ne pas consommer de viande, de produit de la vigne, ne pas se retrouver en présence d’un mort et ne pas se couper ni se coiffer les cheveux (ce qui entraîne l'apparition de dreadlocks : boucles de crainte du Seigneur) », nous a confié Ras Goody Brown. Ces dreads que les Rastas roulent dans un tam (bonnet) sont aussi une référence à la crinière du lion, symbole de l’empereur Sélassié. L’usage de la Ganja (chanvre) est également un autre rite incontournable de la culture rastafari : "l’herbe de la sagesse" qui aurait poussé sur la tombe du roi Salomon, permet d’atteindre l’état de contemplation nécessaire à la prière. Toujours par inspiration biblique, de nombreux rastas suivent également un régime alimentaire spécial basé de I-tal (prononcé Aï-tal), composé de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes.

Emergence d'une confrérie en Côte d’Ivoire
La communauté rasta de Côte d’Ivoire existe depuis 1996 dans la commune de Port-Bouët, sous l’attestation d’occupation provisoire du domaine publique N°241cpb/dom et occupe une parcelle d’une superficie de 600m2 à usage de village artistique dans le secteur N°2 quartier Vridi Sir, Akwaba Plage. « C’est une communauté d’artistes et d’artisans rastas organisés autour d’un bureau représenté par un secrétaire général. Elle constitue une richesse inestimable sur le plan artistique, culturelle, touristique et artistiques », a révélé Ras Niemjah. Des talents émérites, cette communauté qui a vu son village situé à Vridi, détruit le 11 juillet 2012, en compte en nombre important. « Outre les formations artistiques que nous proposons en peinture, sculpture, danse, musique, bijouterie, calligraphie, sérigraphie, maçonnerie, menuiserie, nous dispensons l'enseignement Rastafari, c'est-à-dire la spiritualité des Africains, l'histoire de l'Afrique et celle du monde en privilégiant l'alphabétisation et la connaissance des livres saints », a tenu à rappeler ce membre fondateur du Village Rasta de Vridi. Une intelligence de cette communauté qui fait la fierté de la Côte d'Ivoire en Europe et surtout en France. Producteur de l'ex membre de la formation Négro Muffin, Ras Goody Brown, Ras Niemjah est un artiste chevronné et un compositeur hors pair. A preuve, l'album ''Lumière'' de son poulain porte en grande partie sa signature. Avec son orchestre les I-Trinity, il est très sollicité sur les bords de la Seine et partout en Europe à l'occasion de nombreux festivals et autres spectacles. « Même là-bas, nous pensons au village. C'est pourquoi, nous revenons toujours auprès de nos frères sur la terre mère », a-t-il laissé entendre, convaincu que c'est la richesse artistique, culturelle, touristique et spirituelle de la communauté rasta de Côte d'Ivoire qui lui vaut d'être sollicitée par les Ong comme le Rotaract et de grands noms du reggae mondial tels que Ijhaman, Sael, Lyricson, Alpha Blondy, Tiken Jah, Pablo U Wa et même le célèbre journaliste de radio France Inter, Malick Boulibay. Un avant-gardiste de cette religion en Côte d’Ivoire, Ras Kush, a crevé l’abcès en faisant cette fracassante déclaration : « Je suis Rasta. Oui, je vous dis que ma religion est le rastafarisme ». Cet artiste musicien, diplômé en informatique, débarqué ''fraîchement'' des Etats-Unis, a fait cette déclaration à cette époque, en réponse à une question d’un journaliste. Des propos dénués de toute hypocrisie qui ont fait de nombreux émules parmi les jeunes artistes de cette période dont Naftaly, Kajeem, Ras Goody Brown, Kalujah, Ras Julian… , donnant naissance à cette forte communauté.

DIARRA Tiémoko

09:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |