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19 mai 2017

Festival de Cannes : 5 moments mémorables pour les femmes afrodescendantes

Peu représentées, les femmes noires ont pourtant à leur manière marqué le Festival de Cannes. La preuve avec ce top 5 à l’occasion de la 70e cérémonie inaugurée hier.

Le Festival de Cannes c’est la palme d’or, le tapis rouge et les nombreuses stars présentes sur la Croisette.. Mais c’est aussi des moments marquants qui font de cette cérémonie ce qu’elle est depuis 70 ans !

Quand Sarah Maldoror est devenue une figure de proue du cinéma africain

Sarah Maldoror (1938) se sent guadeloupéenne, angolaise et française. Formée au cinéma VGIK à Moscou, elle est passionnée de cultures noires et a participé à la création de la première troupe noire à Paris, « Les griots ». Son premier documentaire Monagambé (1969) sur les tortures en Algérie lui vaut une sélection à la Quinzaine des Réalisateurs en 1971.

Quand Safi Faye a ouvert la porte aux autres femmes avec ses films

Née en 1943 à Dakar, elle a étudié le cinéma à l’École Louis Lumière à Paris. En 1979, son film Fad’jal est nommé dans la catégorie « Un Certain Regard » lors de la 32ème édition du Festival de Cannes. Safi Faye devient alors la première  femme cinéaste à représenter le Sénégal dans cette catégorie. Quelques années plus tard son projet Mossane devient un film universel. Accueilli en sélection officielle à Cannes en 1996, il raconte l’émancipation et de courage d’une belle adolescente promise à un homme… qu’elle n’aime pas.

Quand Naomi Campbell a voulu organiser un défilé humanitaire

En 2011, l’ancien top model annonçait via son association Fashion For Relief un défilé de charité au profit du Japon suite au tremblement de terre. En partenariat avec Vogue Italie, la panthère noire se mobilisait pour les plus démunis comme elle l’avait fait pour Haïti à Londres. Regardez Naomi Campbell et Franca Sozzani (ancienne rédactrice en chef de Vogue Italie) sous les projecteurs pour la promotion du défilé.

Quand Bandes de filles de Céline Sciamma nous a fait rêver

Un film au casting 100% noir et féminin qui a fait l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs en 2014. L’histoire de l’adolescente Marième, emprisonnée dans ses codes culturels mais libérée par la rencontre de trois filles, a révélé Karidja Touré (qui prépare un nouveau film).

Quand Lupita Nyong’o a captivé tous les photographes lors de la Montée des marches

Vêtue d’une robe vert amande signée Gucci, l’étoile montante du cinéma, Lupita Nyong’o a séduit tout le monde. Sourire aux lèvres, cheveux ornés de bijoux élégants, l’actrice de 12 years a Slaves nous avait ébloui en 2015.

 

 

 

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09 janvier 2017

Les Chefs traditionnels se préparent à célébrer la journée mondiale de la culture africaine à Malabo

Roi Tchiffy Zié.jpgLes Rois, Sultans et Chefs traditionnels africains se préparent à célébrer en marge d’un conclave le 24 janvier prochain à Malabo en Guinée-Equatoriale, la Journée mondiale de la culture africaine.

Dans un communiqué du Secrétaire Général permanent du Forum des Rois, Sultans et Leaders traditionnels du continent africain, Sa Majesté Jean Gervais Tchiffi Zié, transmis samedi à APA, « cette célébration de la culture africaine dans ses dimensions plurielles, sera marquée par un vibrant hommage au Président de la République de la Guinée-Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour avoir accepté en dépit de la menace de la maladie à virus Ebola, d’organiser en 2015, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football alors que son pays n’en était pas l’organisateur désigné ».
Le 24 Janvier de chaque année est célébré la Journée Mondiale de la Culture Africaine, en référence au 24 Janvier 2006, date à laquelle a été adoptée la Charte de la Renaissance de la Culture Africaine par les Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine, lors de la 6ème Session Ordinaire de la conférence à Khartoum au Soudan.

Par ailleurs, « les participants à cette rencontre de Malabo se prononceront sur la poursuite judiciaire dont fait l’objet en France, Teodorin Obiang N'Guema, fils du président de la Guinée-Equatoriale et Vice-Président de son pays », poursuit le texte, ajoutant qu’ils « dégageront une position sur ce procès, reporté au 19 juin 2017». Le fils du président de la Guinée-Equatoriale, est jugé à Paris pour corruption et détournement de fonds publics.

LS/APA

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18 octobre 2016

Côte d’Ivoire/Littérature: Sanoudja, une histoire indélébile…

« Aurore d’Afrique à Sanoudja » est une poésie rythmique. C’est une histoire indélébile, une poésie de la douleur qui donne naissance à l’espoir. On y relève les morsures de la faim, les affres de la dispersion, du mépris social. Il indique sans détour que le jeune poète Toh Bi est prometteur et prolifique par son ingéniosité créative en matière de poésie. Ainsi l’on relève à la page 19 de l’œuvre une série de référents dont le trait sémantique est fortement marqué. Cela veut dire que la douleur des enfants de Sanoudja a su être surmontée. A la page 16 « Dabou, la terre de mes mythes, que j’ai héroïquement bue à l’ombre de Jeannot. Mon âme bénit l’Eternel », l’auteur Toh Bi témoigne de sa maitrise des techniques de l’écriture. Ici, le jeu énonciateur parle de Dabou. L’œuvre de Toh Bi est de la poésie de la destruction, du divorce. L’on y note à partir de la page 20 la ruine matérielle du couple, la diaspora des enfants, l’organigramme alimentaire. Tout cet univers infernal nous laisse entrevoir la poétique de la souffrance des enfants abandonnés.
C’est un simple jugement de réalité, nous osons croire. Car la poésie elle-même de son étymologie est l’art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. L’originalité du l’auteur réside dans l’effort de transformation ces faits constitués en texte pour se convertir en un produit fini. « Le style ‘’sérieux’’ cotoie, sans sourciller, le ton du badinage. La langue courante, voire, ‘’familière’’ fait bon ménage avec un lexique sublime… Des fragments de discours ou langages socio politiques et religieux, sont marinés dans des vers (ets) spirituels, par une détermination farouche du poète de renouveler l’écriture. » Sanoudja est tiré du langage populaire ivoirien, et traduit « ça peut nous tuer. » Le poème de Toh Bi est relaté dans le ton de la narration d’un conte gouro.

Patrice Kouakou Wanset