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10 mai 2015

COTE D’IVOIRE/LITTERATURE: LES CLEFS D’UN ESPOIR JAMAIS PERDU.

RCI 1.jpgLa Côte d’Ivoire, jadis modèle de stabilité, de prospérité et d’intégration sous-régionale, est aujourd’hui en proie à de sérieux doutes. Depuis près de 15 ans, les agitations tragiques qui marquent les successions au pouvoir d’Etat, ont fini par convaincre du malaise profond qui mine le tissu social. Tel un être humain jouissant d’une solide santé quarantenaire, ressent brusquement les symptômes d’une pathologie de nature obscure, une pathologie qu’il développe sans en avoir pourtant contracté le germe, une pathologie qu’on peut aisément contenir ou étouffer, du moins, apparemment, mais qui décime allègrement son sujet, une pathologie à lui adaptée ou communiquée de la part d’auteurs obscurantistes et ancrée de fatalité. C’est le diagnostic, fût-il décontenancé. Ce diagnostic, la science ne saurait l’accepter longtemps, saisie qu’elle est par la dynamique du déterminisme, au nom de la logique du phénomène, fait observable et, donc, scientifiquement déterminé, opposé au Noumène désignant les réalités supra-sensibles, comme l’établit Emmanuel KANT. Ainsi, le phénomène, réalité sensible et observable, est matière d’application de la raison, faculté humaine naturellement encadrée par les normes Espace-Temps. C’est que, pendant près de quatre décennies, la Côte d’Ivoire fut une lumière de convergence, un îlot de paix et de quiétude sociale, relativement s’entend.Toutefois, cette idylle ouest-africaine semblait ne tenir qu’à un fil, reposant sur un seul pilier : Félix HOUPHOUET BOIGNY, virtuose et charismatique, du reste, beau relais de transmission entre l’ex-puissance coloniale, les communautés ethniques de Côte d’Ivoire et leurs voisins d’Afrique occidentale. Le décès du chef en 1993 a dévoilé les contradictions latentes, les contradictions que son ombrage couvrait. Depuis 2002, notamment, les déchirements entre communautés ethniques, ressortissants de la CEDEAO et la France, étaient évidents ; l’éclatement de la rébellion politico-armée n’a qu’exposé  les difficultés de coexistence et les divergences d’intérêts à l’intérieur de la Côte d’Ivoire et entre la Côte d’Ivoire et ses légendaires partenaires diplomatiques. Le spectacle des deux présidents sortis du scrutin du 28 Novembre 2010 en dit long sur la question. Seule une guerre fratricide put les départager. L’îlot de paix a préféré se dévêtir de son accoutrement devenu ancien et gênant, peut-être, pour revêtir les parures de l’instabilité, lui paraissant mieux adaptées au contexte. La conséquence, c’est que la Côte d’Ivoire est visiblement la risée de ses ex-admirateurs quand elle ne sert de meuble aux chroniqueurs politiques en mal de contenance. Cependant, aussi appréciable que cela puisse paraître, la Côte d’Ivoire n’a jamais perdu la foi en elle de ses propres fils et même du monde entier ; ses atouts étant légion. La Côte d’Ivoire, c’est d’abord un peuplement aux origines microcosmiques de la sous- région ouest-africaine. Quatre grands groupes ethniques la composent : Les Mandés constitués des groupes ethniques « Malinké », « Gouro », « Dan » dans le Nord, le  Nord-Ouest et l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Les Akans constitués des groupes ethniques « Baoulé », « Agni », « Abron » dans le centre et l’Est du pays. Les Krous regroupant les ethnies « Guéré », « Bété », « Dida » dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Les Voltaïques que constituent les « Senoufo », « Lobi » et « Koulango » dans le Nord et le Nord-Est du pays. Historiquement, tous ces groupes ethniques ont pour zones d’émigration les pays frontaliers Mali, Burkina, Ghana, Libéria. Ce microcosme culturel s’inscrit, à n’en point douter, comme la conscience communautaire de toute l’Afrique de l’Ouest, tenue de préserver et de pérenniser ce qu’elle peut convenir d’appeler sa seconde patrie. Ensuite, la Côte d’Ivoire, c’est la faveur de conditions naturelles énormes ; on y dénote de réelles étendues d’eau et forestière et une pluviométrie abondante, ferment d’une pratique agricole à succès. A toutes fins utiles, il faut souligner que l’agriculture, avec son corollaire d’acquisition de devises et d’autosuffisance alimentaire, est l’art économique prisé de ces peuples de la sous-région ouest-africaine.Cette interconnexion entre conditions naturelles propices et réalisations agricoles en Côte d’Ivoire, le président Léopold Sédar Senghor, à l’issue de sa visite en Décembre 1971, l’a mentionnée dans l’une de ses correspondances, notamment, à son ami Siradou Diallo : « J’ai vu les (…) immenses plantations. C’est bien. Les ivoiriens ont travaillé. Mais vous savez, Diallo, il y a une grande différence, ici, avec le Sénégal, et une seule, il pleut. Avec de l’eau, j’aurais fait des miracles. Alors, Houphouët a cette chance. » (Jeune Afrique du 16 au 20 Octobre 1996). L’Afrique de l’Ouest, donc, selon toute vraisemblance et pour sa survie, a intérêt à mettre tout en œuvre pour la stabilité de ce grenier d’espérance. C’est le bon sens. En outre, la Côte d’Ivoire, ce sont des infrastructures économiques. C’est, en particulier, un port autonome qui défie toute concurrence, le deuxième d’Afrique après celui de Durban en Afrique du Sud. En effet, le port d’Abidjan dispose d’équipements et d’infrastructures très modernes, inégalées dans la sous-région. On ne saurait passer sous silence le fait que ce trésor infrastructurel profite de la position médiane du pays sur les côtes de l’Atlantique. C’est naturellement, peut-être, que ce pays glane au moins 40% des flux de capitaux au sein de l’UEMOA et que plus de 26% de sa population est étrangère.Enfin, la Côte d’Ivoire, c’est  le creuset de ressources humaines de qualité, consubstantielle à une forte scolarisation de ses fils, compétitifs en Afrique et dans le monde. Tout ce tableau dressé au sujet de la Côte d’Ivoire le présente comme une oasis au milieu d’un désert exigeant et persécuteur. On peut comprendre que l’actualité politique en Côte d’Ivoire tente fortement l’immixtion de l’étranger, instinctive du reste, au point d’entamer désespérément la quiétude souveraine du pays. La très grande médiatisation des crises ivoiriennes depuis 1993 en est un indice probant. Par culte de réalisme, des mesures de responsabilité plurielle s’imposent : Il importe de désethniciser la politique. Une campagne de sensibilisation s’impose à ce sujet. En amont, on inculquera au citoyen ivoirien qu’il ne devra sa stabilité sociale qu’au travail consciencieux, acharné et persévérant, et non à un apparentement à quelque leader politique. De façon telle que la promotion du travail deviendrait un gage de réconciliation nationale ; la sublimation des compétences offrirait la faveur de briser la réclusion ethnique,  jadis génétique. La culture du mérite provoquant nécessairement une extraversion entre Ivoiriens qui se verraient unis autour de valeurs saines, constructives et élitistes. Est-il besoin de mentionner que la mentalité de l’excellence phagocyte logiquement la corruption à quelque niveau de gestion des affaires de l’Etat ? D’Houphouët à Bédié,les Baoulés ont totalisé près de 50 ans de pouvoir d’Etat, qui n’ont pourtant pas hissé ce groupe ethnique au firmament de la vie sociale. Enjambons la parenthèse des 10 mois de règne du Général Guéi. Pas de bilan, donc, pour le peuple du grand Ouest. De 2000 à 2010, sous Gbagbo, les Bétés ont totalisé 10 ans de pouvoir. Ils n’en sont pas sortis plus épanouis non plus. La conclusion de notre métaphysique est que le salut réside dans le travail et non dans l’ethnie. C’est d’ailleurs une meilleure sécurité pour les dirigeants politiques que de le comprendre. L’essor national en découlerait. Cette rigueur de vie sociale, expression d’une pauvreté de cœur, devrait déteindre sur l’élection d’une constitution prévoyant, de façon non négociable, la limitation du mandat présidentiel. Cette légifération réduirait fortement les tentations aux sempiternels coups d’Etat qui affichent l’inconvénient de freiner la marche vers le développement, du moins, de l’inscrire dans un cyclisme accablant. Ce faisant, il conviendrait de se régler tous les comptes dans un cadre politique. Et tout individu ou groupe d’individus qui tenterait de contourner l’état d’esprit édicté devrait faire l’objet d’hostilité ou de vives réprobations par tous les organes de l’Etat. D’autre part, la Côte d’Ivoire pourrait faire l’économie d’une persécution en ne couvant pas ses richesses comme la poule le fait de ses œufs. Ce ne serait pas de bonne disposition que ses voisins admireraient cet oasis dans le désert. Cette persécution me paraît naturelle, sanguine presque. Par souci d’appartenance commune, le pays pourrait aider à soulager le désastre de ses voisins en leur accordant quelques privilèges. Des réflexions d’experts pourraient être sollicitées à ce propos, pour examiner une bonne applicabilité de la suggestion émise, susceptible d’entretenir de bons rapports entre la Côte d’Ivoire et ses entourants.Par culte de réalisme. L’exemple nous en est donné par l’Union Européenne qui réussit ce travail permanent de rehaussement de l’économie de ses membres en crise. Les cas de la Grèce et de l’Espagne intervenus dernièrement l’ont bien montré. Cela ne relève pas nécessairement d’une magnanimité mais, plutôt, d’un acte de sécurisation de son environnement. Tant il est vrai que le voisin dans la misère est une menace perpétuelle. Pour leur part, les ressortissants des pays voisins de la Côte d’Ivoire doivent avoir, entre autres, la préoccupation de développer leur pays d’accueil en s’érigeant en artisans de paix, respectueux des lois, et en investisseurs locaux. Par culte de réalisme. La stabilité de la Côte d’Ivoire ouvrant la vanne à leur épanouissement personnel et à la bonne marche relative de leur pays d’origine. C’est la loi du Boomerang. La métropole, quant à elle, du fait de sa politique expansionniste qui ne s’est pas limitée à la colonisation, devrait, objectivité oblige, aider à asseoir en Côte d’Ivoire des institutions fortes pour la bonne santé de la section ouest-africaine de la communauté française du 4 Décembre 1958. Bien entendu, un partenariat économique, qui ne piétine pas, avec désinvolture, les intérêts de l’une des parties, serait fortement recommandé. La Côte d’Ivoire a grandement besoin de la France. Et la France n’a certainement pas envie de perdre la sympathie de la Côte d’Ivoire ; les liens historiques scellant le sort conjoint des deux Etats. A l’aune de ce millénaire mondialisant, secoué par les avatars technologiques, où les cultures s’imbriquent, où les démographies flambent et que le citoyen n’acquerra sa dignité qu’en sortant de son autarcie, les peuples ont de plus en plus de besoins.Pourquoi ne pas aborder, avec franchise, cette question pour éviter définitivement, sinon, durablement, le folklore des crises à répétition qui dégage le relent d’exposer les deux entités nationales sur la place publique ? Toutefois, ce n’est ni par une politique d’armement, ni par nos mobilisations frénétiques et nos zèles forcenés aux meetings que nous parviendrons à contraindre l’Occident à accéder à quelques unes de nos requêtes, mais, plutôt, par le moyen de notre unité. S’il doit y avoir une mobilisation, c’est bien celle pour l’unité. Sans se berner, qu’il ne soit pas fait allusion à cette unité à l’enseigne monopartisanne. Il s’agit, surtout, d’une unité autour de l’essentiel, c’est-à-dire, le respect mutuel entre compatriotes et une entente "culturelle" au sujet de ce qui peut être perçu comme l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Ce ne sont pas ces idées qui manquent à nos dirigeants politiques d’Afrique et d’Occident. Encore faut-il un peu de volonté pour que les actes posés soient en adéquation avec les discours transcendants, médiatiquement relayés. Cela requiert, peut-être, le sacrifice d’intérêts égocentriques à profit éphémère pour se hisser à un idéalisme. Par culte de réalisme.

         Dr TOH BI Tié Emmanuel

                 Ecrivain-poète

           Maître Assistant-UFR
CMS-Université de Bouaké-Côte d’Ivoire.

 

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09 mai 2015

Côte d'Ivoire /Principe des alliances: Une garantie pour la paix

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La Cote d’Ivoire a toujours besoin de vecteurs de consolidation de sa patrie fragilisée par plusieurs années de dérives de tous genres. Les alliances entre les différentes populations, les tribus ou les ethnies rétablissent la concorde des communautés. L’observation de ces valeurs culturelles évite les conflits fratricides. Car la dignité de la personne humaine, le respect des valeurs morales, le respect des assemblées gérontocratiques, le respect des autorités constituées et la discipline continuent d’influencer positivement les sociétés où la culture africaine est toujours vécue. Ces alliances sont comme des bornes pour garantir la paix sociale entre les populations. Leurs fondements touchent quelquefois à l’histoire même des peuples. En Cote d’Ivoire, il ya des alliances parmi les grands groupes comme les Akan, les Gour, les Krou etc. Ces alliances reposent sur l’histoire commune des peuples, sur des faits historiques rapportés toujours à l’avantage du peuple auquel appartient le conteur. Les  peuples de Cote d’Ivoire s’entremelent à travers les alliances. Par exemple, dans le cas des alliances , combattre son allié c’est se combattre soi meme. Les alliances sont de type patronymique et interethnique. En Cote d’Ivoire, il ya 60 ethnies pour 05 groupes ethniques(Dan, Krou, Mandé, Akan et Gour).Les alliances se vivent tant au niveau local et/ou national qu’au niveau interafricain. Les alliances en Afrique en général et en Cote d’Ivoire en particulier ont une valeur culturelle prépondérante.Les Dan et leurs subdivisions ethniques (Gouro, Wan, Gagou…) sont en alliance avec les Gour et leurs subdivisions ethniques ( Sénoufo, Djimini, Tagounan…) ;les We sont en alliance avec les Dan et leurs subdivisions ethniques ; et les Mandé sont en alliance avec les Dan. Vu la pléthore de richesses que constituent les alliances, l’on est exhorté au respect de la dignité de la personne humaine, à l’égalité entre les groupes sociaux et les groupes ethniques. Le principe des alliances préconise l’obligation de fraternisation et d’assistance mutuelle, l’obligation du respect mutuel. Cette valeur culturelle exige de tous, l’observation de la paix sociale entre les différents peuples, et l’observation de dédramatiser toute crise (conflit armé, guerre…) en cours entre les peuples. Le principe des alliances est un gage de développement et de confiance, et un véritable vecteur de sociabilité qui accompagne la paix perpétuelle.

Patrice Kouakou Wanset

 

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19 avril 2015

Côte d'Ivoire: Alpha Blondy se mue en conteur sur sa radio

alpha blondy, radio, conteurChaque soir à la radio, Alpha Blondy fait la lecture d'un livre, qu'il termine en plusieurs jours. Sur sa propre station lancée en mars dernier, le reggaeman ivoirien s'est mué en conteur pour inciter les Ivoiriens à lire.

Né Seydou Koné, le musicien et activiste de 62 ans a lancé "radio livre", un programme de nuit sur les antennes d'Alpha Blondy FM, sa propre station de radio, sur laquelle il se mue en conteur pour ses compatriotes. Engagé de longue date pour le changement social, la star du reggae veut inciter les jeunes à apprendre à aimer les livres.

"Ils cheminèrent en silence deux journées encore. L'alchimiste se montrait beaucoup plus circonspect car il approchaient de la zone des combats les plus violents." Ses petites lunettes rondes posées sur le nez, quelques accords de guitare en fond sonore, la voix chaude d'Alpha Blondy se prête ce soir là à la prose de Paulo Coelho. Mais le best-seller de l'écrivain brésilien est une exception dans la programmation littéraire d'Alpha Blondy, qui privilégie plutôt les classiques africains.

C'est la lecture d'"Allah n'est pas obligé", de l'Ivoirien Ahmadou Kourouma, qui a lancé cette émission de culture populaire, début mars. Puis "Une vie de boy", du Camerounais Ferdinand Oyono a suivi. "L'enfant noir" du Guinéen Camara Laye et "Le monde s'effondre" du Nigérian Chinua Achebe sont déjà pré-enregistrés.

Partage la passion de la lecture

Alpha Blondy est un lecteur insatiable. "J'ai toujours aimé lire. J'étais en CM2 quand j'ai lu 'La condition' humaine' d'André Malraux, je n'avais rien compris mais ça m'avait plu...",  raconte le chanteur qui rêve de partager avec les auditeurs avec sa passion.

"Quelqu'un a dit : 'Si tu veux cacher quelque chose à un Africain ou à un Noir, mets le dans un livre parce qu'ils n'aiment pas lire'", ironise-t-il. "Ceux qui ne savent pas lire savent au moins écouter. C'est ce but que nous recherchons, inciter les jeunes à lire.", ajoute-t-il.

"Radio livre" dure deux heures. Toutes les 6 à 8 minutes, une chanson - souvent d'Alpha Blondy - interrompt la narration. Une manière de distraire les auditeurs "tout en faisant des érudits".

>> lire aussi Côte d'Ivoire : Abidjan se rêve en capitale africaine du reggae

(Avec AFP)

09:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

16 juin 2014

Le cola: Quelle perception dans la société, les us et coutumes?

 

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Les africains attribuent à la noix de cola (nitida) un rôle social et thérapeutique. Dans la pharmacopée traditionnelle, les maladies soignées avec l'utilisation de la noix de cola en usage interne sont nombreuses et variables selon les régions. Ce sont entre autres, l’infection pulmonaire, la fatigue physique ou intellectuelle, l’hémorroïde, l’insuffisance cardiaque, le rhume, le manque d’appétit sexuel, l'hypotension, la grippe…

 

Equilibre et Aphrodisiaque

 

Durant des millénaires, les africains ont mâché des graines de cola pour combattre la fatigue physique et intellectuelle et pour contrer la dépression. De plus, ils leur attribuaient, comme au café et au chocolat, des vertus aphrodisiaques. Il augmente les possibilités physiques de travail, du sport, de la danse ou du sexe.

 

Evénémentiel et Social

 

Au niveau social, l’on note l’importance de la noix de cola dans les us et coutumes. Il y a une utilisation impérative dans beaucoup de cérémonies.
Par exemple, les événements tels que les fiançailles, le mariage, le baptême, la naissance, l'attribution du nom au nouveau né, la réconciliation, les funérailles, le troisième ou le quarantième jour de deuil, la résolution de conflits…

 

Symbolisme du cola

 

Son usage symbolise l’hospitalité, l’amitié, le partage, l’entente et la solidarité. Pour les africains, la noix de cola évoque aussi la sexualité. Elle possède aussi des vertus qui stimulent l’appétit sexuel, chez les hommes surtout. C’est ainsi un aphrodisiaque. C'est un stimulant du système nerveux central, diurétique, car la noix de cola augmente l'élimination d'urine, vasoconstricteur et broncho-dilatateur.

 

Consignes

 

Préparation : On peut mâcher doucement les noix (entre 3 et 8 par jour) ou les prendre en infusion (4 à 8g par jour, répartie si l'on veut en 1 ou plusieurs tasses). Le cola est contre- indiqué formellement en cas de ulcère gastrique, de gastrite, d'arythmie cardiaque, d'anxiété, d'hypertension artérielle, chez les enfants, les femmes enceintes et en cas d'allaitement.

 

L'industrialisation de la noix de cola

 

Qu'en est il le sens de la noix de cola dans l'industrie moderne? L’exploitation de ce produit dans l'industrie est diverse. La noix de cola est utilisée à la fabrication des boissons tonifiantes, des vins, des liqueurs etc. Elle sert également dans la fabrication des produits pharmaceutiques. La noix de cola est très riche en méthylxanthines, notamment la caféine. Elle est utilisée par l’industrie pharmaceutique pour fabriquer divers médicaments contre l'apnée des enfants prématurés, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et l’asthme. La noix de cola joue, par ailleurs, un rôle majeur dans la conception des produits cosmétiques tels que les rouges à lèvres, les vernis, etc. L'on exploite ce produit dans le textile pour obtenir la teinture, le colorant...

La poudre de cola fit l'objet d'un important commerce dès le XIVe siècle. Les voyageurs l’échangeaient même contre de la poussière d’or avant d'entreprendre la traversée du Sahara. Cela leur permettait de mieux tolérer la fatigue, la faim et la soif durant le long voyage.

 

Les musulmans, dont la religion interdit de consommer de l'alcool, appréciaient particulièrement le cola dont ils tiraient une boisson stimulante favorisant les contacts sociaux. Plus près de nous, le Coca-Cola renfermait à l’origine du cola, aujourd'hui remplacé par de la caféine de synthèse. La noix de kola est approuvée comme additif alimentaire par le Conseil de l’Europe et la Food and Drug Administration des États-Unis.

 

Le Cola et origine


Le colatier est originaire des forêts d'Afrique, de la Jamaïque et du Brésil. Il est de la famille des sterculiacées comme le cacaoyer. Sur les 140 espèces de colatiers dans le monde, deux d’entre elles sont précieuses en Afrique. Le colatier acuminata et le colatier nitida.

 

La noix de cola est la graine d’un arbre de 6 mètres. La noix de cola était un ingrédient du Coca-cola après que la cocaïne était devenue illégale. C'est un secret si elle est encore dans coca-cola aujourd'hui, mais en tout cas elle est encore dans pepsi cola.


En Jamaïque et au Brésil la noix de cola se mange encore comme stimulant sexuel, comparable à la cocaïne. On la consomme aussi avant le repas pour stimuler la digestion et améliorer le goût.


A cause de la plus grande dépense énergétique, la noix de cola s'utilise aussi comme produit d'amaigrissement.

 

La production du cola en Côte d'Ivoire

 

En Côte d’Ivoire, c’est dans la zone forestière qu’il y a la plus forte densité de production.Ses productions convergent vers la ville d'Azaguié, d’Anyama appelée communément ‘’La capitale de la cola’’ et le marché de gros de Bouaké. Le colatier se reproduit par noix ou graine et par bouturage. C’est un arbre de climat chaud et humide avec une température de 25 degré celsius. Il demande une pluviométrie annuelle supérieure à 1000 millimètres avec une saison sèche bien marquée ne dépassant pas 4 mois.

Il existe trois types de plantations : les plantations traditionnelles où l’on trouve des pieds de colatiers dans les champs de café cacao.

Celles ne dépassant pas pour la plupart 2 hectares et les plantations industrielles à grande surface dépassant 5 hectares.

Avec plus de 100 000 tonnes par an, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de la cola. Cependant la filière cola connait des difficultés. Les producteurs ivoiriens l’ont donc délaissé au profit d’autres plantations.

 

Patrice Kouakou Wanset

 

06:25 Publié dans Culture | Tags : cola, perception, société, us, coutumes, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

16 mai 2014

Impact des technologies sur le comportement des enfants

 

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L’essor fulgurant des technologies et les pesanteurs de la mondialisation,  imposent des comportements nouveaux tant chez les parents que chez les enfants. Dans certains foyers, les conjoints confient de plus en plus, l’éducation de base de leurs enfants à des femmes de ménages, en raison des contraintes professionnelles. Dans d'autres foyers, en dépit de l’occupation quotidienne, les parents s’attachent à cette pratique dans la quête de la réussite sociale de leur postérité. A notre sens, il faut vraiment de l’endurance et de la rigueur. Les parents d’élèves doivent en cela, être encouragés dans leur combat contre toutes les contingences et velléités qui polarisent librement les consciences. Les parents doivent jouer franc jeu avec leurs progénitures. Comment comprendre qu’une mère puisse accepter de sortir en compagnie de sa fille habillée dans une tenue extravagante ou légère? Les tenues vestimentaires des jeunes filles aujourd’hui, frisent la nudité et la désinvolture. A l’inverse, les jeunes garçons sont beaucoup plus enclins à des comportements féministes au regard de leur style d’habillement et leurs manies. Les enfants ont acquis une très grande liberté, source de cette aliénation et de cette dépravation constatée dans leurs comportements. A cette ère de la numérisation, les jeunes se livrent gracieusement au libertinage, foulant ainsi au pied, les vertus sociales et culturelles. Cette jeunesse voit le monde de travers. Elle a besoin d’être recadrée pour lui assurer un avenir prometteur et prolifique. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, sont en train d’isoler les jeunes et désintégrer nos sociétés africaines. La liberté qu’offrent ces nouvelles technologies fait craindre leur mauvaise influence sur nos enfants, surtout avec la propension de nos enfants à surfer allègrement sur les sites à caractère pornographique et immoral. Loin de participer à sa culture, sa socialisation, au développement de ses facultés, ces outils informatiques sont devenus malheureusement, des outils d’acculturation pour nos enfants.  
 
Patrice K. Wanset     

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12 mai 2014

Rasta/ Histoire de la communauté rasta en Côte d'Ivoire

JUILL rasta.jpegQui sont les rastas ? Comment une poignée de Jamaïcains illettrés, à peine sortis de l'esclavage, a-t-elle eu, dans les années 1920, la révélation de la divinité d'Hailé Sélassié, et fondé le mouvement mystique le plus populaire du XXe siècle ? Pour répondre à ces interrogations, nous avons fait, récemment, une incursion au Village Rasta de Vridi.

Bien avant, nous nous sommes inspirés du célèbre livre ‘’Le premier Rasta’’ de Helen Lee, édité par Flammarion, en 1999. Cet ouvrage relate l'étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers rastas. Il s'agit d'abord d'un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. De retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, bafoué, enfermé comme fou, Leonard Howell, alias le Gong, ressort inébranlé de ces épreuves. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui compte jusqu'à quatre mille cinq cents membres et devient la première entreprise industrielle de production de marijuana. Mais, dès la fin des années 1950, la communauté est contrainte de s'éparpiller, disséminant l'enseignement rasta dans tous les ghettos de l'île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader, « Tuff Gong », et son message. Le reggae est prêt à exploser. Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee donne une vision inédite d'un mouvement aux racines complexes. L'itinéraire exceptionnel d'un homme grâce auquel un peuple d'esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde.

Une philosophie à inspiration biblique
Marqué par de nombreux courants et laissant une grande liberté d’interprétation individuelle, le mouvement rasta n’obéit pas aux mêmes rites partout. « Il existe toutefois un socle commun donnant une très grande importance à la Bible (avec une préférence pour les passages concernant Babylone) », rappelait, il y a quelques jours, à l’occasion d’une conférence de presse Ras Niemjah, un membre fondateur du Village rasta. L’histoire de la ville qui mit la communauté juive en esclavage, puis qui fut détruite par Dieu en raison de son orgueil démesuré, est pour les Rastafari une formidable métaphore de l’esclavage des noirs et des vices de la société capitaliste. « Une autre référence fondamentale de la culture Rasta est le vœu de Nazarite (Livre des Nombres), qui impose de ne pas consommer de viande, de produit de la vigne, ne pas se retrouver en présence d’un mort et ne pas se couper ni se coiffer les cheveux (ce qui entraîne l'apparition de dreadlocks : boucles de crainte du Seigneur) », nous a confié Ras Goody Brown. Ces dreads que les Rastas roulent dans un tam (bonnet) sont aussi une référence à la crinière du lion, symbole de l’empereur Sélassié. L’usage de la Ganja (chanvre) est également un autre rite incontournable de la culture rastafari : "l’herbe de la sagesse" qui aurait poussé sur la tombe du roi Salomon, permet d’atteindre l’état de contemplation nécessaire à la prière. Toujours par inspiration biblique, de nombreux rastas suivent également un régime alimentaire spécial basé de I-tal (prononcé Aï-tal), composé de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes.

Emergence d'une confrérie en Côte d’Ivoire
La communauté rasta de Côte d’Ivoire existe depuis 1996 dans la commune de Port-Bouët, sous l’attestation d’occupation provisoire du domaine publique N°241cpb/dom et occupe une parcelle d’une superficie de 600m2 à usage de village artistique dans le secteur N°2 quartier Vridi Sir, Akwaba Plage. « C’est une communauté d’artistes et d’artisans rastas organisés autour d’un bureau représenté par un secrétaire général. Elle constitue une richesse inestimable sur le plan artistique, culturelle, touristique et artistiques », a révélé Ras Niemjah. Des talents émérites, cette communauté qui a vu son village situé à Vridi, détruit le 11 juillet 2012, en compte en nombre important. « Outre les formations artistiques que nous proposons en peinture, sculpture, danse, musique, bijouterie, calligraphie, sérigraphie, maçonnerie, menuiserie, nous dispensons l'enseignement Rastafari, c'est-à-dire la spiritualité des Africains, l'histoire de l'Afrique et celle du monde en privilégiant l'alphabétisation et la connaissance des livres saints », a tenu à rappeler ce membre fondateur du Village Rasta de Vridi. Une intelligence de cette communauté qui fait la fierté de la Côte d'Ivoire en Europe et surtout en France. Producteur de l'ex membre de la formation Négro Muffin, Ras Goody Brown, Ras Niemjah est un artiste chevronné et un compositeur hors pair. A preuve, l'album ''Lumière'' de son poulain porte en grande partie sa signature. Avec son orchestre les I-Trinity, il est très sollicité sur les bords de la Seine et partout en Europe à l'occasion de nombreux festivals et autres spectacles. « Même là-bas, nous pensons au village. C'est pourquoi, nous revenons toujours auprès de nos frères sur la terre mère », a-t-il laissé entendre, convaincu que c'est la richesse artistique, culturelle, touristique et spirituelle de la communauté rasta de Côte d'Ivoire qui lui vaut d'être sollicitée par les Ong comme le Rotaract et de grands noms du reggae mondial tels que Ijhaman, Sael, Lyricson, Alpha Blondy, Tiken Jah, Pablo U Wa et même le célèbre journaliste de radio France Inter, Malick Boulibay. Un avant-gardiste de cette religion en Côte d’Ivoire, Ras Kush, a crevé l’abcès en faisant cette fracassante déclaration : « Je suis Rasta. Oui, je vous dis que ma religion est le rastafarisme ». Cet artiste musicien, diplômé en informatique, débarqué ''fraîchement'' des Etats-Unis, a fait cette déclaration à cette époque, en réponse à une question d’un journaliste. Des propos dénués de toute hypocrisie qui ont fait de nombreux émules parmi les jeunes artistes de cette période dont Naftaly, Kajeem, Ras Goody Brown, Kalujah, Ras Julian… , donnant naissance à cette forte communauté.

DIARRA Tiémoko

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