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29 novembre 2017

Sommet UA-UE : rebâtir ensemble

5 ème Sommet UA UE 1.jpgÀ l'occasion du Sommet UA-UE d'Abidjan des 29 et 30 novembre, Bruno Mettling, président du conseil des chefs d'entreprise France-Afrique de l'Ouest du Medef international et président d'Orange Afrique et Moyen-Orient, appelle à rebâtir « un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents ».

Avec la fin de l’accord de Cotonou en 2020, l’Europe est à un tournant de sa relation avec l’Afrique, et il est temps de bâtir un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents.

Le Brexit entraîne de facto une réduction de 15 % du budget du Fonds européen de développement (FED) et éloigne de la relation européo-africaine l’un des pays les plus influents du continent. De son côté, l’Allemagne semble adopter une approche bilatérale en multipliant les annonces de plans et d’initiatives (Compact With Africa dans le cadre du G20, le plan Marshall pour l’Afrique, Pro! Afrika), dont le point de départ concerne les enjeux d’immigration.

Le succès de nouveaux acteurs comme l’Inde, la Turquie ou encore la Chine, dont les parts de marché en Afrique ont été multipliées par 5 (de 3,5 % à 17,5 %) depuis 2000, est incontestable mais ne doit pas masquer certaines réalités.

Seules 20 % des contributions financières chinoises en direction de l’Afrique peuvent être considérées comme aide au développement (APD) au sens de l’OCDE, contre près de 90 % pour les États-Unis. La grande majorité de « l’aide financière » apportée par la Chine en Afrique est constituée de crédits-exports ou de prêts à des conditions de marché ; ce n’est pas critiquable en soi, il faut juste en être bien conscient et en apprécier les conséquences à moyen terme.

Réunir les secteurs privés

Face à cette évolution, le prochain dispositif européen pour l’Afrique doit impérativement intégrer mieux la contribution des secteurs privés des deux continents. à ce titre, le groupe de travail que j’ai l’honneur d’animer au Medef appelle notamment de ses vœux la création d’une plateforme de travail avec la Commission européenne, réunissant secteurs privés européen et africain.

La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB

Il s’agit d’abord de faire une évaluation lucide de l’accord précédent. L’Europe doit reconnaître que l’accord de Cotonou n’a pas eu tout l’effet escompté en matière de développement pour l’Afrique. L’efficacité des fonds alloués par le FED sous forme de dons et de dettes budgétaires est largement remise en question.

Engager un partenariat de qualité

Le débat sur l’aide au développement se cristallise aujourd’hui sur le niveau de contribution des états. La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB, et les états européens sont poussés à s’aligner sur une contribution de 0,7 % du PIB, comme l’appelle le Consensus de Monterrey de 2002. Mais le débat sur la taille ne doit pas masquer le sujet fondamental de la qualité et de l’optimisation de l’emploi des fonds.

À ce titre, le concept d’aide au développement pour l’Afrique mériterait d’être reconsidéré au profit du terme de « partenariat » – sauf évidemment en cas de crises humanitaires ou sécuritaires – , et le dispositif d’appui financier européen doit évoluer avec la création de nouveaux outils porteurs d’un vrai partage des risques et faisant l’objet d’évaluations plus systématiques.

La Commission européenne doit se servir de son influence pour que ces exigences soient réellement imposées à tous les États

Si des critères RSE [responsabilité sociale des entreprises] et éthiques doivent être inclus dans les appels d’offres pour les projets financés par les fonds européens, il appartient aussi à la Commission européenne de se servir de son influence pour que de telles exigences soient réellement imposées à tous les États qui entendent développer leur empreinte économique sur le continent.

Intégrer la transformation numérique du continent

Enfin, l’assiette des aides doit impérativement intégrer le bouleversement et les chances extraordinaires qu’induit la transformation numérique de l’Afrique, un enjeu crucial pour les deux continents. Cela ne concerne pas seulement les start-up africaines, qu’il faut bien entendu aider à émerger, mais aussi la transformation de tous les secteurs traditionnels.

Il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité

Reconnaissons-le, l’état d’esprit des dirigeants, des acteurs économiques, des entreprises et des bailleurs de fonds doit impérativement intégrer – à rebours des infrastructures lourdes – ces nouvelles solutions légères, à même de permettre l’inclusion la plus rapide des populations, notamment dans le secteur bancaire, comme en témoigne le succès des services de mobile money.

Enfin, il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité. C’est pourquoi l’Europe doit éviter toute tentation du repli et engager un vrai dialogue avec ses partenaires africains. C’est le message que nous porterons, en association avec nos homologues patronaux africains et européens, lors du Sommet UA-UE d’Abidjan des 29 et 30 novembre.

Source: Jeune Afrique

22 juillet 2017

8e édition des Jeux de la Francophonie: Le président Alassane Ouattara ouvre les jeux d’Abidjan

JEUX-FRANCOPHONIE ouverture.jpgLa 8e édition des Jeux de la Francophonie, qui se déroule à Abidjan en Cote d’Ivoire, a officiellement été ouverte par le président de la République, Allasane Ouattara , en présence des chefs d’Etat, Nana Akufo-Addo(Ghana) et Ibrahim Boubacar Keita(Mali), Faure Essozimna Gnassingbé ( Togo) et de Michael Jean secrétaire général de la Francophonie. 


Le stade Félix Houphouët-Boigny a abrité ce vendredi 21 juillet la cérémonie officielle des 8e jeux de la Francophonie. un podium bleue dressé sur la pelouse, des délégations qui défilent devant chefs d’Etat et spectateurs. La cérémonie d’ouverture des 8e Jeux de la Francophonie avait l’allure des grandes cérémonies olympiques. Médaillée de bronze olympique à Rio en 2016, l’ivoirienne Ruth Gbagbi a ouvert le défilé. Elle était suivi par les représentants d’une cinquantaine de pays, 4000 athlètes en tout. 


Dans les discours officiels, Beugré Mambé Beugré Mambé, ministre auprès du président de la République chargé de l`organisation des Jeux de la francophonie a souhaité la cordiale bienvenue aux différentes délégations." La jeunesse est l’oxygène de nos nations" a martelé le ministre. Pour lui, les jeux de la francophonie offre une occasion unique aux jeux francophones de se rencontrer à travers le sport et la langue française.

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie de son coté évoquait la force de la francophonie et de la langue, " nous démontrons que la langue française est un véritable trait d’union" avant d’ajouter "les jeux de la francophonie c’est aimer vivre libre ensemble."

Avant de déclarer officiellement ouvert les 8e jeux de la francophonie, le président de la République ivoirienne a salué les efforts de tous ceux qui ont contribué à la réussite des jeux. Selon le président ivoirien également, la francophonie représente une force politique,culturelle et sociale qu’il faut préserver. "Les jeux de la francophonie nous montrent qu’à travers le sport nous devons prendre conscience de l’atout qu’offre la francophonie" a renchérit le chef de l’Etat. Ainsi pour Alassane Ouattara; nous devons faire en sorte que les jeux soient une occasion de nous rappeler ce qui qui nous unis.


Les 8e Jeux de la Francophonie se déroulent du 21 au 30 juillet 2017 à Abidjan la capitale ivoirienne.

Abidjan.net

05:51 Publié dans Culture, Jeux, Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

19 juillet 2017

Les Jeux de la Francophonie, une première pour la Côte d’Ivoire

JEUX-FRANCOPHONIE 4.jpgLa Côte d'Ivoire, marquée par une décennie de crise politico-militaire, accueille à partir de vendredi, pour la première fois depuis la normalisation, un grand événement international, avec les 8es Jeux de la Francophonie qui réunissent 4.000 athlètes et artistes de 53 pays.

Programmés du 21 au 30 juillet, les Jeux combinent compétitions sportives et concours culturels. "Nous attendons de ces Jeux un impact, politique, diplomatique et économique (...) c'est un clin d'oeil aux investisseurs", a confié à l'AFP Baba Coulibaly, directeur de la communication du ministre chargé des Jeux.

Ceux-ci visent, selon les organisateurs, à favoriser le développement économique et à "renforcer la cohésion nationale" de la Côte d'Ivoire où les tensions sont encore présentes. La principale puissance francophone d'Afrique de l'Ouest a retrouvé une forte croissance économique et une partie de son
rayonnement depuis le retour à la paix civile en 2011.

Au menu de ces Jeux, organisés tous les quatre ans: athlétisme, handi-athlétisme, basket-ball féminin, football masculin, judo, lutte libre, lutte africaine, tennis de table et cyclisme sur route en démonstration. Malgré le nombre important d'athlètes, les Jeux de la Francophonie peinent à se faire une place dans les calendriers internationaux de haut niveau, comme en témoigne l'athlétisme.

Si la sprinteuse ivoirienne Marie-Josée Ta-Lou (4e des 100 m et 200 m aux JO de Rio) est annoncée par la presse, les autres stars Murielle Ahouré (vice-championne du monde des 100 et 200 en 2013) ou Ben Youssef Meité, 6e du 100 m à Rio, devraient faire l'impasse pour mieux se concentrer sur les
Mondiaux de Londres.

Sept disciplines artistiques sont proposées: arts de la rue (hip-hop, marionnettes géantes, jonglerie), arts visuels (peinture, sculpture, installations), chanson, conte, danse de création, littérature et
photographie, mais aussi la "création numérique" et la "création écologique" pour le développement.

Ce grand rendez-vous international qui verra défiler de nombreuses personnalités politiques est l'occasion pour la capitale économique Abidjan de rénover ou construire d'importantes infrastructures. Dans les derniers jours avant la cérémonie d'ouverture, les ouvriers s'affairaient sur les différents sites des Jeux pour terminer à temps les chantiers.

- Maquis, plage et boîte de nuit au village -

"C'est la course mais tout sera prêt", promet Thomas Gil, du Comité international des Jeux, qui assure que ces travaux sont un "legs pour le développement". Le Palais des sports de Treichville, quartier populaire d'Abidjan, a été entièrement rénové et ripoliné de couleurs vives. Outre la grande salle polyvalente de 5.000 places, modernisée, une nouvelle salle de 2.500 places a été érigée.

Au Village des Jeux, des dizaines d'ouvriers s'activaient au milieu de tractopelles et de bétonnières sur les 17 hectares de l'Institut national de la Jeunesse et des Sports, dont les installations ont été agrandies et modernisées.

Trente-trois bâtiments de deux étages en préfabriqué ont été rapidement montés pour loger les 4.000 participants. Ceux-ci disposeront de terrains et de salles d'entraînement, d'une cantine de 1.800 places, d'un "maquis" (bar-restaurant populaire) pour donner une touche ivoirienne, d'une plage privée sur la lagune et même d'une boîte de nuit aménagée dans la villa du directeur de l'Institut, momentanément évacué.

Si le budget d'organisation du Comité se monte à 11,5 millions d'euros, le gouvernement n'a pas souhaité dévoiler le coût des travaux d'infrastructures, à sa charge, nettement plus important.

Beaucoup critiquent déjà les investissements, émettant des doutes sur leur réalité ou leur impact. "La Francophonie, c'est joli mais à Abidjan y a plus d'argent", chantonnait mardi un démarcheur de rue.

Près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour la sécurité des Jeux, selon Baba Coulibaly, alors que plusieurs mutineries ont éclaté dernièrement dans l'armée et qu'un attentat jihadiste avait frappé la
Côte d'Ivoire en 2016, faisant 19 morts.

AFP