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31 janvier 2017

Ibrahim Assane Mayaki : « Le Nepad pourrait devenir le PNUD africain »

NEPAD.jpgÀ la tête du Nepad depuis 2009, le Nigérien Ibrahim Assane Mayaki évoque avec Jeune Afrique l'évolution de cette institution et le défi du financement de l'organisation panafricaine.

Ibrahim Assane Mayaki, 65 ans, a été nommé en 2009 à la tête du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Ancien ministre des Affaires étrangères (1996-1997) et ancien Premier ministre du Niger (1997-2000), il s’est attelé à réformer cette institution qui a fêté ses 15 ans en 2016, et à l’intégrer au sein de l’Union africaine (UA).

Né en 2001 de la fusion du plan Omega, porté par le président sénégalais Abdoulaye Wade, et du Millennium African Plan de trois de ses homologues, le Sud-Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’organisation regroupe aujourd’hui 20 pays. Longtemps critiqué pour son inefficacité et son manque de communication, le Nepad pourrait devenir une véritable agence de développement africaine.

Le projet muri de longue date fait partie de la grande réforme de l’UA qui sera présentée lors de la retraite des présidents africains, ce dimanche soir à Addis-Abeba, veille de l’ouverture du 28e sommet de l’institution.

L’une de vos missions était d’intégrer le Nepad à l’Union africaine. Où en êtes-vous ?

L’intégration a été finalisée puisque que j’ai moi-même un statut de commissaire. J’ai un contrat signé par le président de la Commission. Tous nos systèmes sont ceux de l’Union africaine. Notre budget est adopté par la Commission. Du point de vue administratif et technique, cette intégration est faite.

Vous appelez aussi de vos vœux l’élargissement des compétences du Nepad, afin d’en faire une agence africaine de développement…

Tout ceci est intégré au projet de réforme de l’UA, supervisé par le président Kagame et qui sera soumis aux chefs d’État lors de leur retraite, ce soir. Si cette agence de développement se met en place, ce sera comme le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Cela permettra une cohérence entre la fonction stratégique de la commission de l’UA et l’exécution prise en charge par cette agence de déploiement.

Cette grande réforme dont tout le monde parle, et dont le Nepad fait partie, aura-t-elle l’adhésion des chefs d’Etat ?

Je suis confiant, puisque ce sont ces mêmes chefs d’État qui ont demandé à ce que cette réforme ait lieu. Ensuite, le président Kagame ne l’a pas faite seul. Il a monté un comité qui représentait tout le continent, toutes les spécialités, il a fait des consultations très larges, il a créé les bases d’un consensus.

L’un des points essentiels, qui aura un impact sur le budget de la future agence de développement, est le futur mode de financement de l’organisation. La solution proposée, à savoir taxer les importations de tout le continent à hauteur de 0,2%, est-elle la bonne ?

Le grand avantage de cette formule est qu’elle a été éprouvée au niveau de la Cedeao. La formule a fait l’objet de quelques débats, puisqu’il y a quelques pays qui ont basé leur économie sur des zones duty free, mais les ministres des Finances ont finalement abouti à un accord pour sa mise en œuvre. Cela triplera les ressources de l’Union africaine. Le Nepad pourra être doté d’un budget plus important, pour nos programmes d’infrastructures, d’agricultures, ou liés au changement climatique.

L’UA a-t-elle les capacités d’absorber cette future manne financière ?

La gestion sera bien sûr un défi. Mais faites confiance aux ambassadeurs en poste à Addis-Abeba et au Conseil exécutif pour mettre la pression sur la Commission afin que cet argent ne soit pas gaspillé. La capacité d’absorption de l’UA devra être l’une des priorités du prochain président de la Commission. Il faudra que les dépenses correspondent à des résultats, qu’il soient quantifiables et visibles.

Votre pays, le Niger, a mis en place un Comité d’orientation stratégique pour le programme électronucléaire (Cospen). L’idée serait de produire de l’énergie nucléaire civil d’ici 2030.  Est-ce une bonne chose ?

Cela ne ferait pas sens qu’on n’y réfléchisse pas. Les Sud-Africains l’ont déjà fait. Nous avons la matière première : cela fait presque 50 ans que l’on produit du yellow cake (combustible nucléaire, ndlr) pour l’exportation. Nous avons notre coopération avec Areva, des ingénieurs formés de puis trente ans… On peut donc envisager un processus supervisé par l’AIEA qui nous amènerait vers une production pacifique et civile.

Votre deuxième mandat à la tête du Nepad se termine cette année. Quelle sera la suite ?

Mon mandat ne se terminera pas tout à fait à la date prévue, car les réformes en cours nécessiteront certainement une période de transition. Mais ce sont les chefs d’Etat qui décideront si c’est moi qui la mène.

Vous serez de nouveau candidat ?

Non, deux mandats sont largement suffisants.

Que ferez-vous ensuite ? Pensez-vous refaire de la politique au Niger ?

Non, pas du tout ! Je prendrai ma retraite et je m’occuperai de mes petits enfants !

Michael Pauron  & Vincent Duhem

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Des nouvelles pièces de monnaie au Vatican, sans le pape

Posted by Anne Kurian on 28 January, 2017

   
   
Monnaie du Vatican © eur-lex.europa.eu

A partir de mars 2017, de nouvelles pièces de monnaies en euros seront en circulation au Vatican : elles ne seront plus à l’effigie du pape François mais porteront simplement son blason. La nouveauté a été annoncée le 24 janvier au Journal officiel de l’Union européenne.

Le bulletin publie les caractéristiques des dessins de chaque nouvelle pièce, de 1 centime à 2 euros : « Le dessin représente les armoiries du souverain de l’État de la Cité du Vatican, le pape François. La marque d’atelier ‘R’ figure dans la partie inférieure gauche, et l’année d’émission ‘2017’ dans la partie inférieure droite. L’anneau extérieur de la pièce représente les douze étoiles du drapeau européen ».

Le blason du pape argentin porte le symbole de la Compagnie de Jésus: le soleil d’or du Christ, les trois lettres IHS qui signifient soit « Iesus Hominum Salvator » – Jésus Sauveur des hommes –, soit simplement le nom de Jésus – IEHSUS -, la Croix et les trois clous noirs de la Passion du Christ, qui peuvent représenter les vœux religieux de pauvreté, chasteté et obéissance. En bas, à gauche, l’étoile d’or de Marie, et à droite, la fleur de nard de saint Joseph, selon une tradition iconographique hispaniste. Outre la devise épiscopale de Jorge Mario Bergoglio « Miserando atque eligendo » – « par miséricorde et par élection » – le blason est surmonté des symboles pontificaux (mitre, clefs, cordon).

En 2016 en revanche, comme il est de tradition, les 8 pièces de monnaies portaient une gravure représentant le visage du pape François, le texte « Città del Vaticano » et douze étoiles, comme l’indique le Bureau philatélique et numismatique du petit Etat, et comme pour ses prédécesseurs, Jean-Paul II et Benoît XVI

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"Paix économique", pleine conscience : une autre vision de l'entreprise

Dominique Steiler.jpgParler de paix n'est pas toujours facile. Parler de paix économique demande encore plus d'engagement, tant le monde des affaires s'est construit sur un idéal qui résiste à l'idée d'une économie pacifiée. Pacifiée ne veut pas dire inconsciente des difficultés, mais qui les affronte avec ouverture et discernement afin d'en en faire une porte d'entrée vers le débat et la création de solutions adaptées. Par Dominique Steiler, titulaire de la chaire Mindfulness, Bien-être au travail et paix économique, Grenoble École de Management (GEM).

La paix économique, plus qu'un concept, est un contrepoint à la notion de guerre économique. Elle représente un mot d'ordre, une forme d'indignation dont l'objet serait de mettre en mouvement les énergies citoyennes vers le bien commun.

Un contrepoint à la vision guerrière

La guerre offre toujours au militaire l'horizon d'une paix possible qui rend son engagement compatible avec l'espoir d'un temps meilleur et l'envie de contribuer au bien commun. La guerre économique ne crée pas cette perspective. Elle n'offre aucun avenir et n'a pour horizon qu'elle-même, justifiant ainsi un état de violence institutionnel permanent. Cette guerre attise son propre feu par les menaces et les peurs qu'elle engendre - perte d'emploi, délocalisation, chômage...

Enracinée dans la vision présocratique de Polemos, incarnation divine de la guerre, elle pose comme naturelles et légitimes, les conditions d'un conflit nécessaire et père de toute chose. Elle ne laisse alors qu'une seule orientation possible, celle de se comporter comme une société de mercenaires qui proposent leurs services au plus offrant, ne voyant dans les crises que de plus grands bénéfices.

L'intention première de la paix économique serait donc d'inventer un horizon qui redonne du sens et qui, par le partage et la mise au service, réintroduit de l'émerveillement et de la beauté dans la vie quotidienne. Si la guerre réelle laisse entrevoir un espoir, celui d'un temps de paix à venir, la paix économique propose d'ouvrir une espérance, une orientation de l'être qui ne promet rien, mais qui incline davantage à y contribuer.

Une approche managériale plutôt qu'économique

Par la paix économique, nous ne parlons pas à proprement dit d'économie. Nous évoquons plutôt un pendant à la notion de guerre économique qui relève plus du management que de l'économie. Nous tentons ainsi de voir en quoi les acteurs de l'économie peuvent devenir des vecteurs de paix pour contribuer à la paix sociale et au mieux vivre ensemble en rendant les entreprises performantes et durables.

L'épanouissement social et humain est autant le cœur que la finalité de toutes les activités sociales, politiques et économiques. Les énergies nécessaires à l'activité humaine en constante évolution, parfois opposées les unes aux autres, peuvent conduire autant à des merveilles qu'à des situations blessantes ou dangereuses. Il est du devoir collectif d'y remédier et de trouver des axes de rééquilibration afin que cesse la violence et que reprenne place l'épanouissement. Pour notre part, c'est dans l'espace économique que nous avons décidé de nous impliquer.

Si les êtres humains se sont un jour rassemblés pour mettre en commun leur force de travail, c'était avant tout pour tendre vers un mieux vivre ensemble et leur permettre de prendre soin les uns des autres y compris dans un environnement de tension ou de compétition. Nous croyons que l'entreprise et les organisations d'aujourd'hui conservent ce but : contribuer par l'économie à renforcer le tissu social de manière durable, pacifique et respectueuse des femmes, des hommes et de l'environnement. Dans notre vision, les richesses créées ne sont pas une fin en soi. Elles participent aux moyens qui permettront d'atteindre ce but au profit de la société d'aujourd'hui et de demain.

Deux voies vers la paix économique

Nous ne sommes qu'au début de la construction de l'idée de paix économique. Donner une définition à cette étape n'est donc pas simple. Voici pourtant deux voies pour appréhender la démarche.

"La paix économique serait une orientation pour laquelle une entreprise, un manager, un collaborateur, en préservant les grandes valeurs humaines, créent de la richesse au profit du bien commun et de l'épanouissement de l'ensemble des parties prenantes, dont ils font partie, dans le cadre plus vaste de leur responsabilité sociale et humaine."

Cette approche positive nous convient bien. Elle contient cependant le défaut de prêter immédiatement le flanc à la critique, tant chaque mot utilisé peut être interprété de plusieurs manières. Il est aussi possible de présenter la paix économique, non pas négativement, mais "par la négative", à la manière apophatique, pour éviter que l'idée que l'on s'en fait ne soit immédiatement mise en cause dans son inadéquation à délimiter un système complexe, encore loin d'avoir été suffisamment étudié. Elle ressemblerait alors à ceci :

"La paix économique est une orientation pour laquelle une entreprise crée de la valeur sans détruire ses concurrents, manipuler ses clients, exploiter ses fournisseurs, exercer une quelconque violence vis-à-vis de ses collaborateurs et ignorer ses responsabilités sociétales, autrement dit, sans nuire à ses parties prenantes."

Ainsi, elle se présente en trois étapes :

La paix comme intention représente le premier pas. La plupart des entreprises ont défini les valeurs clés sur lesquelles elles voulaient se positionner. Malheureusement, elles ont du mal à les mettre en action ce qui provoque souvent leur perte. Ces valeurs ont pourtant rôle de boussole, de cap à tenir. Très fragiles et évanescentes, elles sont néanmoins fondamentales pour ne pas perdre sa route et risquer de se retrouver dans une posture où nos valeurs ne semblent vraies qu'en dehors du travail.

La paix comme chemin se caractérise par les nouvelles voies que créent les acteurs pour réinventer des modalités de fonctionnement qui permettent de maintenir le cap des valeurs choisies. Il est possible ainsi de décider de l'autonomie des collaborateurs ou du soutien apporté à ses fournisseurs. Il ne s'agit pas ici d'une vision purement stratégique pour un retour sur investissement, mais de la conviction que de l'épanouissement conjoint des parties prenantes naîtra un réseau plus résilient et une performance partagée.

La paix comme fondation est un changement de paradigme. Il ne s'agit plus de voir la paix comme un état lointain, qui contient ontologiquement les racines de son propre échec, mais comme le simple engagement personnel et journalier de clarifier ses intentions puis de pacifier son corps, ses émotions, ses pensées avant d'entreprendre une nouvelle action, décision ou relation. Par ce comportement est donnée plus de chance à la paix d'exister non comme une récompense attendue, mais comme une composante possible de la vie. C'est ici qu'interviennent la pleine conscience et sa capacité à mettre chacun en pleine responsabilité face aux situations vécues.

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Par Dominique Steiler, titulaire de la chaire Mindfulness, Bien-être au travail et paix économique, Grenoble École de Management (GEM)

08:18 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

L'ONU souligne l'interdépendance et les synergies entre une paix durable et un développement durable

Objectifs ODD en images.jpgLes 17 Objectifs de développement durable (ODD) du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU. Photo : ONU/Project Everyone

Lors d'un dialogue de haut niveau consacré aux synergies entre le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et le maintien de la paix, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné la nécessité d'une réponse mondiale qui s'attaque aux causes sous-jacentes des conflits et intègre la paix, le développement durable et les droits de l'homme de manière holistique, et ce, de la conception à l'exécution.

« Notre priorité est la prévention : la prévention des conflits, des pires effets des catastrophes naturelles et autres menaces humaines à la cohésion et au bien-être des sociétés », a insisté le Secrétaire général dans un discours.

Les meilleurs outils de la prévention et de la paix durable sont un développement inclusif et durable, a martelé M. Guterres qui a identifié deux défis majeurs : l'éducation, qui est la condition préalable à la paix et au développement économique, et l'emploi productif et le travail décent, notamment des jeunes, qui sont essentiels à des sociétés stables et sûres.

L'alignement des objectifs des entreprises avec les visées stratégiques de la communauté internationale est déjà apparent dans l'explosion de l'économie verte, s'est réjoui le Secrétaire général qui a cité des estimations montrant que les économies et les revenus que l'on tirerait de la mise en œuvre du Programme 2030 se chiffrent à des dizaines de milliers de milliards de dollars.

Pour accompagner les Etats membres, le Secrétaire général a souligné que l'ONU doit, elle aussi, être prête à se réformer. Il a ainsi identifié trois grands domaines de réforme : les opérations de maintien de la paix, le système des Nations Unies pour le développement et l'administration de l'ONU. Avec ces réformes, M. Guterres estime qu'il est essentiel de créer une nouvelle génération de partenariats avec les gouvernements, la société civile, les organisations régionales, les institutions financières internationales, les universités et le monde des affaires.

La dernière partie de l'équation est, a reconnu le Secrétaire général, le financement. Il faut mettre en œuvre le Programme d'action d'Addis-Abeba et aller au-delà. Les pays en développement, a-t-il expliqué, doivent avoir accès aux technologies et aux marchés et ils ont besoin que les pays développés honorent leurs engagements en faveur de l'aide. Les institutions financières internationales devraient aider les pays à accéder aux marchés financiers et aux investissements étrangers directs. L'aide publique au développement (APD) comme l'aide humanitaire doivent être allouées stratégiquement conformément à des risques et des besoins clairement identifiés.

La paix durable : « moyen et fin » du développement durable

Le Président de l'Assemblée générale, Peter Thomson, a rappelé que, de la même manière que le Programme de développement durable à l'horizon 2030 reconnait l'importance de promouvoir des sociétés pacifiques, justes et inclusives pour réaliser chacun de ses 17 objectifs, les résolutions sur la pérennisation de la paix reconnaissent l'importance du développement durable pour le maintien de la paix.

« Sans paix durable, le développement durable est quasiment impossible ; nous savons que c'est la vérité», a déclaré M. Thompson.

Dix-sept pays dans le monde sont touchés par des conflits prolongés et deux milliards de personnes vivent dans des nations où sévissent fragilités, conflits et violences, a relevé le Président, soulignant que 95% des réfugiés et des personnes déplacées vivent dans des pays secoués par le même conflit depuis 1991.

Selon le Président de l'Assemblée générale, le monde doit agir sur deux fronts ; Tout d'abord impulser un élan « irrésistible » dès à présent, lors de cette phase préliminaire de la mise en œuvre du Programme 2030, en mobilisant les Etats membres, le secteur privé, la société civile et le milieu universitaire. Mais aussi reconnaître la paix durable à la fois comme « moyen et fin » du développement durable, et investir, « financièrement et intellectuellement », dans la paix durable.

Centre d'actualités de l'ONU


07:25 Publié dans Economie, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Le promoteur de l’aquaponie étend son entreprise agricole à Dakar

Aquaponie-Flavien-Kouatcha-à-droite-et-son-partenaire-Moussa-Diagne-à-Douala-le-5-janvier-2017-1-768x432.jpgAprès sa désignation comme champion digital de l’Agriculture pendant la COP 22 à Marrakech, le jeune Camerounais de 28 ans promoteur de Save Our Agriculture s’est ouvert à l’international.

Flavien Kouatcha débute l’année 2017 en s’ouvrant à l’international. Son entreprise agricole spécialisée dans la conception et la fabrication des kits et unités aquaponiques pour des particuliers et professionnels désireux de produire des aliments 100% bio à domicile a attiré un investisseur sénégalais. La signature du contrat a eu lieu le 5 janvier 2017 dans les locaux de l’espace d’accompagnement Jokkolabs de la ville de Douala. C’est dans cette principale place économique du Cameroun que Save Our Agriculture a ouvert sa première unité de production grand volume en décembre 2016 après des expérimentations à petite échelle dans la banlieue de Douala.   

Il s’agit d’un contrat entre entrepreneurs d’une même génération. Comme Flavien Kouatcha et Moussa Diagne est âgé de 28 ans. Tous deux ont une passion pour l’agriculture. Épousant l’air du temps, le premier contact a eu lieu sur les canaux virtuels d’internet. « C’est après avoir vu un reportage sur mon projet sur France 24 que Moussa m’a contacté. Ensuite, nous nous sommes écrits sur les réseaux sociaux. Après plusieurs discussions, j’ai pensé que nous avions intérêt à nous rencontrer pour en parler davantage. C’est ainsi que je l’ai invité au Cameroun », dit fièrement Flavien Kouatcha.

De son côté, Moussa Diagne avoue avoir été intrigué par le fait qu’un jeune comme lui, issu d’un environnement pratiquement semblable soit déjà aussi avancé dans l’aquaponie. « Ce sont toutes ces raisons, en plus de l’engagement très perceptible de Flavien pour l’agriculture, qui m’ont poussé à faire le déplacement pour le Cameroun ». Le contact humain laissera corps au business entre la camerounaise Save Our Agriculture et Dialibatou Marakhib Distribution basé au Sénégal.

En signant l’accord le 5 janvier 2017 à Douala, les deux entreprises envisagent de proposer des unités aquaponiques à Dakar et de s’étendre à d’autres pays de la sous-région Afrique de l’Ouest. Cette technique est une alternative pour le Sénégal. En raison de son climat aride, ce pays d’Afrique de l’Ouest est sans aucun doute un bon terrain d’essai pour une solution durable telle que l’aquaponie. Même s’ils ne possèdent pas d’énormes financements à la hauteur de leur ambition, les deux entrepreneurs africains sont plus que jamais déterminés à nourrir des millions de personnes aux aliments biologiques. La force de travail est encore modeste.

Constituée d’une équipe de 4 hommes et 3 femmes tous passionnés d’agriculture, Save Our Agriculture veut se positionner comme l’une des pépites camerounaises à fort potentiel dans les prochaines années. Alors que son partenaire Dialibatou Marakhib est une ferme polyvalente qui emploie 5 personnes en région rurale sénégalaise. Principalement spécialisée dans la production laitière, l’élevage et la culture maraîchère, Moussa Diagne envisage de déployer des solutions d’agriculture durable à travers l’utilisation des énergies renouvelables et la réutilisation en cycle fermé des denrées issues de l’agriculture dans les processus de croissance végétale. Les deux entrepreneurs sont sur un bon filon au regard de études à l’échelle planétaire. En octobre 2016, le cabinet britannique Price Water House Coopers faisait les éloges de l’aquaponie comme un moyen efficace de booster les productions agricoles en Afrique.

/ Pierre Nka, http://www.quotidieneconomie.com/2017/01/24/flavien-kouatcha-le-promoteur-de-laquaponie-etend-son-entreprise-agricole-a-dakar/

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26 janvier 2017

Samir Amin : «L'Afrique doit refuser l'impérialisme de l'Europe»

Prof Samir Amin.jpgPour l’économiste, l'Afrique ne peut se développer que si elle se décide à refuser la nouvelle forme d’impérialisme à laquelle s’adonnent les européens. Ce que prône le Professeur Samir Amin. Ce dernier affirme que les Africains doivent imposer à l’Europe d’ouvrir des négociations, en commençant par dénoncer les Accords de partenariat économique (Ape), qui permettent en réalité, à l’Europe, de mettre la main sur les ressources africaines, sans contrepartie profitable à l’Afrique.

«L’Afrique, effectivement, dispose de quelques grands atouts, entre autres ses ressources naturelles, minières, en terres arables. Mais ces ressources naturelles, justement parce qu’elles sont importantes, font l’objet des convoitises de l’impérialisme », a déclaré Pr Samir Amin qui était l’invité de l’émission «Objection » de la Sud Fm.

Amadou Gueye, http://senego.com/samir-amin-lafrique-doit-refuser-limperialisme-de-leurope_417870.html

04:51 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |