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20 juillet 2017

UEMOA: La Côte d'Ivoire et le Bénin devraient débuter en septembre avec les émissions d'obligations synthétiques, et non plus le Sénégal

UEMOA Côte d'Ivoire Bénin.jpgLes émissions d’obligations synthétiques, annoncées en février 2017, avec comme émetteur initial le Sénégal, sont maintenues pour le troisième trimestre de 2017 (septembre), a-t-on appris de l'Agence UMOA-Titres, l'instance en charge d'accompagner les Etats membres de l'UEMOA dans les émissions et la gestion des titres publiques.

Au mois de mars 2017, des responsables de cette agence avaient confié à Ecofin que les préparatifs des opérations, liées à l'émission de ces titres par le Sénégal, n'avaient pas débouché sur un accord. En revanche, les choses ont bien avancé avec la Côte d'ivoire et le Benin, qui sont annoncés sur ce segment.

            Lire aussi: 14/03/2017 - L'Agence UMOA-Titres annonce l'émission d’une nouvelle forme d'obligations dites synthétiques, au cours du troisième trimestre 2017

« Les obligations synthétiques présentent un intérêt certain pour tous les types d’investisseurs qui peuvent souscrire aux titres proposés, par l’intermédiaire des SVT, l’émission se faisant par adjudication ciblée », explique Mac-Davies Anouma, le responsable chez UMOA-Titres de la communication et des relations avec les investisseurs.

Les volumes et la valeur de ces titres synthétiques qui seront proposés, n'ont pas encore été rendu publics. Mais au total, pour le troisième trimestre qui a déjà débuté, les pays membres de l'UMOA, devraient émettre pour 778 milliards de FCFA de titres publics, dont 134 milliards de FCFA en bons du trésor et 644 milliards de FCFA en obligations du trésor.

Une information importante : la Côte d'Ivoire et le Sénégal, les deux gros acteurs du marché obligataire de cette sous-région, devrait réduire leur niveau de sollicitation. « Le Sénégal et la Côte d'Ivoire vont effectivement beaucoup moins solliciter le marché sur la fin de l’exercice 2017, compte tenu du succès des Eurobonds réalisés par ces deux Etats sur les marchés internationaux. Dans un souci de maîtriser leur endettement et de garder une dette soutenable, ils ont décidé de réduire leurs interventions sur le marché régional des titres publics », précise Mr Anouma.

Idriss Linge

http://www.niameyetles2jours.com

04:42 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Hydrocarbures: Vers la construction d’un oléoduc qui reliera le Niger au port de Cotonou

Niger port Cotonou.jpgLe Niger envisage d’exporter son pétrole via un pipeline qui reliera ses bassins pétroliers et le port de Cotonou. C’est dans ce cadre qu’accompagné d’une délégation, M. Foumakoye Gado, le ministre nigérien en charge du pétrole, a effectué, du 13 au 16 juillet dernier, une visite de travail à Cotonou où il a rencontré plusieurs responsables béninois en charge du secteur.

L’objectif de cette visite est, selon la délégation nigérienne, de prendre connaissance des atouts infrastructurel, économique, sécuritaire, environnemental et commercial du Bénin. Une visite au terme de laquelle le responsable nigérien s’est dit satisfait, rapporte Afrique Actualité.

De son côté, Dona Jean-Claude Houssou, le ministre béninois de l’Energie a déclaré que le Bénin est le port naturel du Niger et que la tradition de coopération qui a toujours existé entre les deux pays devrait être préservée. Il a ensuite rassuré la partie nigérienne que son pays est disposé à offrir toutes les facilités pour que ce projet devienne une réalité.

Si le projet est mis en œuvre, il constituera une valeur ajoutée importante pour l’économie béninoise grâce aux frais de transit qu’elle en tirerait. Abdoulaye Tchané, le ministre béninois du plan et du développement, a déclaré que des études seront bientôt menées pour évaluer l’impact socio-environnemental du projet et que le gouvernement béninois prendra rapidement une décision, indique la même source.

Il faut noter que la délégation nigérienne s’est rendue au port autonome de Cotonou où elle a visité les installations de stockage de produits pétroliers de la société Octogone Trading, mais aussi les installations pétrolières de Sème où le Bénin produisait 8000 barils de pétrole par jour entre 1982 et 1985.

Le Niger produit 20 000 barils par jour et est le seul pays producteur africain qui arrive à satisfaire sa demande interne en produits raffinés grâce à sa raffinerie pétrolière. Sa production journalière augmentera dans les prochaines années car de nouvelles découvertes de gisements d’or noir ont été opérées en mai dernier dans le bassin d’Agadem.

Olivier de Souza

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19 juillet 2017

Les Jeux de la Francophonie, une première pour la Côte d’Ivoire

JEUX-FRANCOPHONIE 4.jpgLa Côte d'Ivoire, marquée par une décennie de crise politico-militaire, accueille à partir de vendredi, pour la première fois depuis la normalisation, un grand événement international, avec les 8es Jeux de la Francophonie qui réunissent 4.000 athlètes et artistes de 53 pays.

Programmés du 21 au 30 juillet, les Jeux combinent compétitions sportives et concours culturels. "Nous attendons de ces Jeux un impact, politique, diplomatique et économique (...) c'est un clin d'oeil aux investisseurs", a confié à l'AFP Baba Coulibaly, directeur de la communication du ministre chargé des Jeux.

Ceux-ci visent, selon les organisateurs, à favoriser le développement économique et à "renforcer la cohésion nationale" de la Côte d'Ivoire où les tensions sont encore présentes. La principale puissance francophone d'Afrique de l'Ouest a retrouvé une forte croissance économique et une partie de son
rayonnement depuis le retour à la paix civile en 2011.

Au menu de ces Jeux, organisés tous les quatre ans: athlétisme, handi-athlétisme, basket-ball féminin, football masculin, judo, lutte libre, lutte africaine, tennis de table et cyclisme sur route en démonstration. Malgré le nombre important d'athlètes, les Jeux de la Francophonie peinent à se faire une place dans les calendriers internationaux de haut niveau, comme en témoigne l'athlétisme.

Si la sprinteuse ivoirienne Marie-Josée Ta-Lou (4e des 100 m et 200 m aux JO de Rio) est annoncée par la presse, les autres stars Murielle Ahouré (vice-championne du monde des 100 et 200 en 2013) ou Ben Youssef Meité, 6e du 100 m à Rio, devraient faire l'impasse pour mieux se concentrer sur les
Mondiaux de Londres.

Sept disciplines artistiques sont proposées: arts de la rue (hip-hop, marionnettes géantes, jonglerie), arts visuels (peinture, sculpture, installations), chanson, conte, danse de création, littérature et
photographie, mais aussi la "création numérique" et la "création écologique" pour le développement.

Ce grand rendez-vous international qui verra défiler de nombreuses personnalités politiques est l'occasion pour la capitale économique Abidjan de rénover ou construire d'importantes infrastructures. Dans les derniers jours avant la cérémonie d'ouverture, les ouvriers s'affairaient sur les différents sites des Jeux pour terminer à temps les chantiers.

- Maquis, plage et boîte de nuit au village -

"C'est la course mais tout sera prêt", promet Thomas Gil, du Comité international des Jeux, qui assure que ces travaux sont un "legs pour le développement". Le Palais des sports de Treichville, quartier populaire d'Abidjan, a été entièrement rénové et ripoliné de couleurs vives. Outre la grande salle polyvalente de 5.000 places, modernisée, une nouvelle salle de 2.500 places a été érigée.

Au Village des Jeux, des dizaines d'ouvriers s'activaient au milieu de tractopelles et de bétonnières sur les 17 hectares de l'Institut national de la Jeunesse et des Sports, dont les installations ont été agrandies et modernisées.

Trente-trois bâtiments de deux étages en préfabriqué ont été rapidement montés pour loger les 4.000 participants. Ceux-ci disposeront de terrains et de salles d'entraînement, d'une cantine de 1.800 places, d'un "maquis" (bar-restaurant populaire) pour donner une touche ivoirienne, d'une plage privée sur la lagune et même d'une boîte de nuit aménagée dans la villa du directeur de l'Institut, momentanément évacué.

Si le budget d'organisation du Comité se monte à 11,5 millions d'euros, le gouvernement n'a pas souhaité dévoiler le coût des travaux d'infrastructures, à sa charge, nettement plus important.

Beaucoup critiquent déjà les investissements, émettant des doutes sur leur réalité ou leur impact. "La Francophonie, c'est joli mais à Abidjan y a plus d'argent", chantonnait mardi un démarcheur de rue.

Près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour la sécurité des Jeux, selon Baba Coulibaly, alors que plusieurs mutineries ont éclaté dernièrement dans l'armée et qu'un attentat jihadiste avait frappé la
Côte d'Ivoire en 2016, faisant 19 morts.

AFP