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25 juillet 2017

Présentation du Cinquième Rapport Economique sur la situation économique en Côte d’Ivoire: Allocution de Pierre Laporte Directeur des Opérations de la Banque mondiale

Banque-Mondiale-CPIA-PRimature-0014.jpgAuditorium de la Primature
24 juillet 2017
Abidjan, Côte d’Ivoire

Monsieur le Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République de Côte d’Ivoire,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et diplomates, Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers, Messieurs les Directeurs Généraux, Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations du secteur privé, Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations de la société civile, Chers collègues, Chers amis de la Presse, Honorables invités, Mesdames et Messieurs

L’expérience internationale et des études académiques ont démontré qu’il existe un lien bénéfique entre une politique d’équité des genres et le développement économique. Malgré les efforts de développement engagés par la Côte d’Ivoire dans plusieurs domaines, beaucoup reste à faire en matière d’équité du genre.
Pour preuve, en 2016, le pays occupait la 136ème place sur 144 pays dans le monde selon l’indice du genre compilé par le World Economic Forum, et le 43ème rang sur 52 pays africains selon l’indice de l’Egalite entre les genres en Afrique, pour l’an 2015, de la Banque Africaine de Développement. Ce cinquième rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire relève cette problématique et s’étonne que le pays n’exploite pas les opportunités liées à l’égalité des genres quand on considère les retombées qui pourraient en découler.

En effet, une politique basée sur l’équité des genres pourrait aider la Côte d’Ivoire à atteindre l’Emergence tant souhaitée. Avec une meilleure éducation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure représentativité au sein des centres de décisions, des entreprises et des familles, les femmes pourront offrir plus de ressources au bénéfice de l’économie et de la nation ivoiriennes. La mise en oeuvre d’une telle politique relève des défis immédiats et futurs que la Côte d’Ivoire doit relever aux fins d’améliorer sa productivité pour maintenir sa trajectoire de croissance accélérée.
En 2016, la Côte d’Ivoire a continué d’enregistrer une performance excellente - avec le deuxième taux de croissance du PIB le plus rapide en Afrique. Les perspectives restent bonnes même si les projections présentées dans ce rapport prévoient que son sentier

de croissance devrait graduellement converger autour de 6,5 % dans les années à venir.
L’économie ivoirienne a été heurtée par la baisse du prix du cacao, et les troubles sociaux survenus lors des derniers mois pourraient freiner le formidable élan de relance économique amorcée depuis 2011.
Le Gouvernement ivoirien l’a bien compris en réaffirmant son engagement à poursuivre une politique ambitieuse visant une croissance non seulement rapide, mais aussi plus partagée et inclusive.
Ce rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire, le cinquième du genre, a la modeste ambition d’aider le Gouvernement dans cet objectif pour la Côte d’Ivoire. C’est donc à dessein qu’il

rappelle le rôle essentiel que peuvent y jouer les femmes.
Et bien entendu, la Banque mondiale se tient aux côtés des Ivoiriennes et des Ivoiriens pour la réussite de cette ambition, et ce en lien avec les objectifs stratégiques qui sont les nôtres.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

 Primature

23:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

La Banque mondiale appelle à plus d’équité des genres en Côte d’Ivoire

Banque-Mondiale-Diagana-Duncan.JPGLa Banque mondiale insiste sur le rôle essentiel des femmes dans le développement et lance un appel pour la mise en œuvre en Côte d'Ivoire d'une politique basée sur l'équité des genres afin de favoriser la marche du pays vers l'émergence économique.

Dans un rapport présenté lundi sur la situation économique du pays, la Banque mondiale estime que "beaucoup reste à faire en matière d'équité du genre" en Côte d'Ivoire malgré les efforts de développement engagés dans le pays.

A en croire la Banque mondiale, en 2016, la Côte d'Ivoire était à la 136ème place sur 144 pays dans le monde selon l'indice du genre compilé par le World Economic Forum, et au 43ème rang sur 52 pays africains selon l'indice de l'égalité entre les genres en Afrique, pour l'an 2015, selon la Banque africaine de développement (BAD).

"Le rapport relève cette problématique et s'étonne que le pays n'exploite pas les opportunités liées à l'égalité des genres quand on considère les retombées qui pourraient en découler", a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte, à Abidjan.
"En effet, une politique basée sur l'équité des genres pourrait aider la Côte d'Ivoire à atteindre l'émergence tant souhaitée", a-t-il ajouté.

Pour la Banque mondiale, avec une meilleure éducation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure représentativité au sein des centres de décisions, des entreprises et des familles, "les femmes pourront offrir plus de ressources au bénéfice de l'économie et de la nation ivoirienne".

"La mise en oeuvre d'une telle politique relève des défis immédiats et futurs que la Côte d'Ivoire doit relever aux fins d'améliorer sa productivité pour maintenir sa trajectoire de croissance accélérée", a souligné Pierre Laporte.

Selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le gouvernement ivoirien est conscient du besoin de renforcer et de soutenir les actions en faveur de l'équité des genres car, "plus qu'une nécessité économique, l'équité des genres est un droit humain fondamental".

Il a insisté sur les efforts entrepris par la Côte d'Ivoire en matière de promotion de l'égalité de genre et de protection des droits de la femme, notamment la ratification des conventions internationales sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, l'accroissement des opportunités économiques des femmes en vue de leur autonomisation socio-économique, l'amélioration des statuts légaux des femmes et de leurs droits, le renforcement de la participation et de l'inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

"Les propositions faites par la Banque mondiale dans le rapport seront analysées avec la plus grande attention par le gouvernement, il s'agira de penser des mécanismes novateurs, multidimensionnels, impliquant toutes les couches de la société, aussi bien les femmes que les hommes", a assuré Amadou Gon Coulibaly.

Première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire affiche depuis 2011 un taux de croissance annuel moyen de 9% et le pays aspire à l'émergence à l'horizon 2020. L'économie ivoirienne a été heurtée par la baisse du prix du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, et les troubles sociaux et mutineries de soldats survenus récemment.

Les perspectives restent "bonnes", même si les projections présentées dans le rapport prévoient une croissance qui devrait tourner autour de 6,5% dans les années à venir.
 
Xinhua 

23:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

22 juillet 2017

FAO: le pape donne 25 000 € pour l’Afrique de l’Est

Pape Francois_FAO.pngLe pape François a fait un don de 25 000 € à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en faveur des populations d’Afrique de l’Est victimes de la sécheresse et des conflits. C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué publié le 21 juillet 2017.

La FAO salue une « initiative sans précédent » pour soutenir les efforts contre l’insécurité alimentaire et la famine dans cette région du monde. Cette donation se veut « une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse », a expliqué le pape dans une lettre remise par l’observateur permanent du Saint-Siège Mgr Fernando Chica Arellano.

Dans le message adressé au directeur général de la FAO José Graziano da Silva, Mgr Chica Arellano a précisé que le pape souhaitait « encourager les gouvernements ».

L’état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud : quelque 6 millions d’habitants souffrent de malnutrition. Par ailleurs, les besoins humanitaires en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda sont évalués à quelque 16 millions d’euros, soit 30% de plus qu’à la fin 2016.

Le pape François doit se rendre pour la deuxième fois au siège de la FAO à Rome le 16 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation, qui a cette année pour thème « Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Lors de sa première visite, le 20 novembre 2014, le pape argentin avait dénoncé la spéculation sur les dentées alimentaires et le paradoxe de la surabondance et des stocks alimentaires détruits dans une partie du monde tandis que l’autre meurt de faim.

Il avait invité à lier, « au plan juridique », à la fois « le droit à l’alimentation et le droit à la vie, le droit à une existence digne, le droit à une protection légale qui n’est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l’obligation morale du partage des richesses ». « Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, touchant l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde », avait-il déclaré.

Anne Kurian, Zenit