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01 décembre 2016

Économie rurale: Emploi des jeunes en Afrique de l'Ouest et du Centre

Logo FIDA 4.pngLes activités du Fonds international de développement agricole (FIDA) en Afrique de l'Ouest et du Centre s'adressent aux jeunes et visent à leur permettre de développer des moyens d'existence ruraux durables et de participer plus pleinement aux affaires communautaires.Le FIDA met l'accent sur de multiples points d'entrée afin que les jeunes puissent obtenir des emplois décents dans l'économie rurale.

En Gambie, par  exemple, les projets collaborent avec des kafos (groupements villageois traditionnels) de jeunes pour améliorer leur accès à des terres productives. Par l'intermédiaire de ces kafos, les jeunes obtiennent un accès à des terres qu'ils peuvent cultiver. Les projets remettent en état les jardins potagers existants afin d'améliorer la production et offrent aux membres des kafos une formation portant sur les meilleures pratiques et la commercialisation des légumes.

Les kafos de jeunes reçoivent aussi des kits de démarrage comprenant des semences, des engrais, des produits chimiques et de petits outils, ainsi que du petit matériel pour l'arrosage et le transport, et pour faire en sorte que les produits soient prêts pour les marchés. Afin de sécuriser ces terres, les projets appuient leur enregistrement par le biais d'accords écrits entre le kafo, les autorités coutumières et les autorités administratives locales.

En Sierra Leone, le FIDA appuie un programme d'assistance aux jeunes par l'intermédiaire d'associations de services financiers. On trouve, au sein de chaque association participant au programme, un gestionnaire et un caissier choisis parmi les membres de la communauté locale, et qui doivent être âgés de 21 à 29 ans. Le programme assure leur formation. Le recrutement de jeunes est perçu comme un investissement pour la durabilité des associations et contribue à leur intégration au sein de leurs communautés.

Au Nigéria, un programme appuyé par le FIDA a encouragé une nouvelle catégorie d'entrepreneurs-mentors, appelés "N-Agripreneurs". Il s'agit de jeunes universitaires diplômés et dynamiques, possédant et gérant de petites entreprises. Leur rôle consiste à agir en tant qu'intermédiaires entre les petits agriculteurs axés sur le marché, principalement des jeunes, et les grandes industries agroalimentaires et les grossistes.

Dans le cadre de leur mission, les N-Agripreneurs mettent leurs entreprises à disposition, à la fois comme plateforme de participation à des services de développement des entreprises proposés aux producteurs, et spécialement les jeunes intéressés par les activités fondées sur l'agriculture, et comme enceinte de partage des savoirs à l'intention des communautés paysannes. Le projet a appuyé la création d'une plateforme inter-États de jeunes dans l'agriculture afin de faciliter le partage de savoirs, d'expériences et de compétences entre les jeunes entrepreneurs et les agriculteurs tournés vers le marché.

Source: FIDA (2015).

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Idrissa Nassa renonce à la présidence de l’Afraca, l’Association africaine du crédit rural et agricole

Idrissa Nassa Ass Afr Crédit rural.jpgLe patron burkinabè, à la tête de Coris Bank International, a quitté son poste de vice-président de l'Afraca, qui lui garantissait pourtant de succéder au Ghanéen Millison Narh, l'actuel président de l'institution panafricaine.

Fortement impliqué dans l’expansion de son groupe bancaire ouest-africain Coris Bank, dont l’entrée en Bourse est imminente à Abidjan, Idrissa Nassa vient de quitter la vice-présidence et le comité exécutif de l’Association africaine du crédit rural et agricole (Afraca), après quatre ans de services.

Il a été remplacé le 25 novembre par l’ex-ministre malien des Finances Bassary Touré, aujourd’hui vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), durant la 19e assemblée générale de l’institution panafricaine organisée à Dakar.

En vertu des règles d’alternance régissant le comité exécutif de l’Afraca, le vice-président de cette institution est censé à succéder au président.

C’est désormais à Bassary Touré (66 ans) qu’il reviendra de remplacer le Ghanéen Millison Narh. Ce dernier, par ailleurs vice-président de la Banque centrale du Ghana, préside l’Afraca depuis fin 2012, lorsqu’il avait pris la succession du congolais (RDC) Jules Bondombe Assango. Conséquence du départ d’Idrissa Nassa et de l’élection de Bassary Touré, Millison Narh devrait conserver son poste pendant encore deux ans, avant de le céder au dirigeant malien. Natif de Thiès (Sénégal), l’ancien grand argentier du Mali en 1991-1992 et 2002-2004 est vice-président de la BOAD depuis juin 2009.

Fondée en 1977, l’Afraca est l’une des principales institutions de coordination en matière de financement du secteur agricole sur le continent. Fondée en 1977 et basée à Nairobi, ses activités sont pilotées depuis 2011 par Saleh Usman Gashua, son secrétaire général, ancien dirigeant du nigérian Bank of Agriculture. Afraca compte plus de 110 membres institutionnels, dont une quinzaine de banques centrales africaines, autant de banques agricoles et de développement, une vingtaine de banques commerciales et pas moins de 60 institutions de microfinance. Parmi ses partenaires figurent l’AFD, la FAO, l’Alliance pour une révolution verte (AGRA) et le réseau « La Finance au Service de l’Afrique » (MFW4A).

Joël Té-Léssia
 

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Burkina : qui est Mahamadi Sawadogo, nouveau patron de la Chambre de commerce ?

CCI Burkina Faso.jpgLe patron du groupe diversifié Smaf, Mahamadi Sawadogo, dit "Kadhafi" en raison de sa scolarité passé en Libye, a été élu jeudi à la tête de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina (CCI-BF).

Agé de 53 ans, Mahamadi Sawadogo l’a emporté face à Apollinaire Compapré, propriétaire de Planor Afrique (télécoms, distribution, hydrocarbures, assurance, etc.). Désigné par les 148 élus consulaires, Mahamadi Sawadogo a obtenu 93 voix contre 48 pour Apollinaire Comparé et 7 pour l’opérateur économique Adama Ouédraogo, fondateur de l’hôtel Palm Beach.

Sawadogo succède à Alizeta Ouedraogo, appelée « belle-mère nationale » en raison du mariage de sa fille Salah avec François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, et qui dirigeait l’organisme depuis juillet 2013. Elle avait elle-même succédé à Oumarou Kanazoé, véritable parrain de l’économie burkinabè, jusqu’à sa mort en 2011. Au lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014, Alizeta Ouedraogo avait toutefois fui le Burkina Faso et sa présidence avait été contestée par un Collectif de professionnels dénonçant sa gestion.

La Chambre avait alors été placée sous délégation spéciale du patron des patrons Birahima Nacoulma, chargé de réformer les statuts et de gérer la transition jusqu’à l’élection.

L’enjeu de la nouvelle direction est de taille car le bureau exécutif de la CCI-BF gère entre autres les emplacements alloués au Burkina Faso sur les ports d’Abidjan, d’Accra, de Cotonou et de Lomé, soit un budget de plus de 13 milliards de F CFA.

Réseau de soutiens

Président du Cercle des jeunes chefs d’entreprises du Burkina, Mahamadi Sawadogo a bénéficié du soutien de la toute nouvelle Alliance pour le renouveau consulaire (ARC), une coalition de chefs d’entreprises, dont le Cercle fait partie, pour sa nomination. Cette alliance compte Idrissa Nassa, le patron du holding Coris Bank, ami de Sawadogo depuis les années 80, Seydou Ganame (Indis), Mohame Sogli (Sopam, Brafaso), Inoussa Kanazoé (Kanis), Moctar Mando (Cogeb), Boureima Nana (Ets Nana) ou encore Lassiné Diawara, patron d’Imperial Tobacco et Boa Burkina, qui a pris la présidence de la Chambre régionale de Bobo-Dioulasso.

Mahamadi Sawadogo est en outre réputé proche du président de l’assemblée nationale, Salif Diallo, dont il partage la même région d’origine et une amitié vieille de trente ans.

Dans ses nouvelles fonctions à la tête de la CCI-BF, il sera secondé par Mahamadi Sanoh, PCA d’Air Burkina et coordinateur du holding IPS du Prince Aga Khan au Burkina Faso, avec comme deuxième vice-président l’entrepreneur Nana Boureima.

« Je serai le président de la réconciliation du monde des affaires avec lui-même et de la relance de l’économie nationale » a-t-il déclaré à Jeune Afrique. Sawadogo participera à la conférence, prévue les 7 et 8 décembre à Paris, des bailleurs du Plan national de développement économique et social d’un coût d’environ 15 400 milliards de francs CFA.

Le groupe Smaf est actif dans le commerce de riz et de sucre, le BTP, la représentation des firmes étrangères (Honda, Daewoo, Ssang-Yong), le transport (Les Rapides) et l’immobilier (Résidence Aziz) ; il est présent au Niger, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger. A elle seule, Petrofa, la filiale pétrolière de Smaf, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de plus de 40 milliards de FCFA.

Par et

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