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11 janvier 2017

Relance économique : La Côte d’Ivoire maintient le tempo

Abidjan capitale économique.JPGLe gouvernement ivoirien table sur une croissance de 8,9% en 2017. Le dynamisme économique de ces dernières années sera maintenu grâce à la bonne tenue de l’ensemble des secteurs d’activité.

Le taux de croissance projeté en 2017 est de 8,9% du PIB. Nous constatons que tous les secteurs croissent. Ces prévisions sont du porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Nabagné Kone, rendues publiques fin septembre dernier à l’issue d’un Conseil des ministres consacré au budget de l’exercice 2017. En détails, le gouvernement ivoirien prévoit une croissance de 12,5% du secteur tertiaire, alors que le secondaire devrait progresser de 8,9% et le primaire de 6, 1%. Ce dernier englobe les activités liées à l’agriculture vivrière et des produits d’exploitation que sont le café et le cacao. Quant au solde commercial des échanges extérieurs, il devrait rester positif à 3,9% du Produit intérieur brut (PIB). «Tout cela dans un contexte inflationniste relativement stable puisque l’inflation est maintenue à 1,5%. Dans la zone UEMOA, la norme est aujourd’hui de 3% mais la Côte d’Ivoire se maintient à un niveau relativement bon», se félicite le gouvernement ivoirien.

Secteurs phares
En Côte d’Ivoire, la plupart des secteurs ont enregistré de bonnes performances ces dernières années, notamment en 2015, en lien avec la mise en œuvre de diverses réformes (dont la refonte des filières coton, anacarde, café et cacao) et du Plan national de développement 2012-2015. Les cultures de rente ont tiré le secteur primaire (nouvelle récolte record de cacao). Les bons résultats du BTP, de l’agroalimentaire, de l’énergie et du secteur aurifère ont porté l’expansion du secteur secondaire. Enfin, le dynamisme des transports, des télécommunications et des services financiers a soutenu l’activité dans le secteur des services. En revanche, la production de pétrole est en déclin, du fait de l’arrêt de production d’un champ et de l’épuisement progressif des autres gisements exploités.

Dynamisme
L’activité devrait demeurer dynamique en 2017 grâce à la poursuite des grands travaux publics de réhabilitation des infrastructures dans le cadre du 2e Plan national de développement (2016-2020), l’amélioration du climat des affaires, les mesures de soutien au secteur privé et le renforcement de la stabilité politique. Ces facteurs qui soutiennent l’investissement devraient compenser l’impact négatif sur le tourisme de l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Grand-Bassam en mars 2016. En outre, les prix garantis aux agriculteurs, la mise en place de la couverture maladie universelle, le relèvement du salaire minimum et des salaires dans la fonction publique devraient continuer de tirer la consommation.

El Niňo
Cependant, l’activité agricole pourrait pâtir d’une certaine sécheresse, conséquence du phénomène climatique El Niňo. La croissance demeure largement exposée aux fluctuations des cours des matières premières et encore bridée par la vétusté des infrastructures. Cependant, la reprise de l’activité depuis la fin de la crise post-électorale a permis d’accroître sensiblement le niveau de vie de la population et partant de dynamiser la consommation des ménages. 


Fiche pays
Côte d’Ivoire

Taille
23,1 millions de consommateurs

Monnaie
Franc CFA

PIB/Hbt
1.460 dollars

Croissance
8,9% (2017p.)

Région économique
CEDEAO/UEMOA

Note Coface
B

Doing business 2017
142e/189

Par Coface

http://www.leseco.ma/les-cahiers-des-eco/afrique/237-le-marche-de-semaine/53575-relance-economique-la-cote-d-ivoire-maintient-le-tempo.html


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09 janvier 2017

La BAD organise un forum sur la résilience en Afrique

BAD Pdt Adesina 2.jpgAbidjan - La Banque africaine de développement (BAD) organise, durant deux jours (mardi et mercredi), un forum sur la résilience en Afrique dans le cadre de la résolution des conflits sur le continent.

Ce forum, la première, fait suite au séminaire organisé le 16 mars 2016 visant à lancer un processus africain de rencontre des partenaires pour un partage de réflexions sur les politiques et approches en matière de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de renforcement de l’Etat, à l’échelle régionale et au niveau des pays, annonce une note de l’institution transmise à l’AIP, lundi.

Ce forum vise aussi à rendre opérationnels les cinq objectifs prioritaires de la BAD pour une Afrique résiliente, afin de mieux comprendre et remédier les facteurs de fragilité des Etats et adopter les stratégies et mesures nécessaires menant à la paix, à la stabilité, à la croissance et à la cohésion, sachant que les accords politiques inclusifs étant toujours primordiaux.

L’ouverture du forum sera présidée par le président de la BAD, en présence de plusieurs ministres africains, de représentants des institutions continentales et internationales et des experts, indique la note.

Kkf/Akn/kp

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Les citoyens Africains exhortent leurs dirigeants à abandonner le Franc CFA

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En région parisienne. De la gauche vers la droite : Toussaint Alain, responsable des relations institutionnelles et publiques d’URPANAF, Ery Djehouty, superviseur général de la conférence et membre d’URPANAF, Nicolas Agbohou, docteur en économie, écrivain – © Crédits photos : Sarah Kouaka, NOFI

Dakar, le 8 janvier 2017. L’Organisation non gouvernementale internationale Urgences Panafricanistes (URPANAF) remercie la société civile africaine qui, par son exceptionnelle mobilisation, a assuré le succès de la manifestation unitaire transcontinentale du samedi 7 janvier 2017. Cette mobilisation historique permet d’envisager avec confiance et sérénité l’avenir immédiat, à savoir l’abandon définitif du Franc CFA.

En répondant massivement à l’appel du militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur télé Kemi Seba, leader d’URPANAF, les panafricains ont clairement exprimé leur refus du paternalisme politico-économique de la France et leur volonté d’en finir définitivement avec une monnaie qui appauvrit les populations des quinze pays où elle est en circulation.

Créé par décret le 26 décembre 1945, le Franc CFA est l’un des derniers avatars de la décolonisation inachevée. Il est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

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Près de 700 personnes se sont réunies en région parisienne pour participer au Front historique contre le Franc CFA – © Crédits photos : Sarah Kouaka, NOFI

L’ONG Urgences Panafricanistes a constitué un Comité d’experts économiques, financiers, juridiques et sociaux. Ces spécialistes reconnus ont pour prérogatives, entre autres, de transmettre une série de résolutions, telles que formulées par les peuples africains, aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Zone Franc CFA. Celles-ci étant, in fine, destinées aux Représentants officiels de la République Française.

En formant un « Front Anti Franc CFA » dans les pays membres, les initiateurs du mouvement et la société civile envoient un signal fort aux autorités françaises. Ils les invitent à prendre leurs responsabilités en renonçant à un système monétaire obsolète hérité de la colonisation. Ces accords de coopération sont désuets et doivent être dénoncés.

Plus de soixante-dix ans après la naissance du Franc CFA, la France n’a pas d’autre choix que de reconnaître enfin aux Africains le droit de battre, gérer et administrer eux-mêmes leur propre monnaie, l’un des principaux attributs de la souveraineté nationale.

Dans l’hypothèse où, en dépit du bon sens, les dirigeants français feraient obstacle aux aspirations légitimes des peuples africains, l’ONG Urgences Panafricanistes se réserve le droit d’envisager des campagnes de sanctions économiques ciblées contre les entreprises françaises opérant en Afrique.

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A Dakar, le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur télé Kemi Seba, leader d’URPANAF, répondant aux journalistes – © Crédits photos : DR

Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

http://www.connectionivoirienne.net/123227/les-citoyens-africains-exhortent-leurs-dirigeants-a-abandonner-le-franc-cfa

 

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