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30 mai 2012

Le PPMS prend fin, mais l'activité doit continuer

 

Atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement du PPMS

Les acquis du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS) pourront permettre aux populations de se prendre en charge. Car l’Agriculture est un pion important dans le développement de nos sociétés. Soulignons que la fin d’un projet (ou celle des travaux afférents) donne lieu (souvent) à la rédaction d’un rapport d’achèvement du projet (RAP). Dans le RAP sont consignés tous les détails relatifs à la mise en œuvre du projet.

Le PPMS étant  achevé depuis le 31 décembre 2011 et conformément aux procédures, trois consultants indépendants et expérimentés, tous de nationalité ivoirienne, ont été mandatés pour élaborer du 2 avril au 3 juin 2012, le présent rapport d’achèvement du projet (RAP). Les trois experts sont Issa DRAMÉ (Ingénieur Polytechnicien et Economiste du développement, chef de mission) ; Bakan KOUAKOU (Ingénieur Agronome et spécialiste de l’aménagement rural) et Ali BADINI (Economiste et spécialiste en suivi – évaluation.  

 Mais qu’est ce qui a suscité le PPMS ?

La Côte d’Ivoire a enregistré, grâce à une politique volontariste depuis son accession à l’indépendance en 1960, des résultats importants dans le domaine du développement agricole. Sous l’effet des contraintes endogènes et exogènes, le pays, bien que ne connaissant pas de pénurie alimentaire, est devenu au fil des années, importateur net notamment de riz, principal alimentation de la population et de certains produits maraîchers (35 000 tonnes d’oignon par an, essentiellement du Niger, pomme de terre, choux, haricot, etc.). Pourtant, les conditions climatiques et édaphiques du pays sont favorables au développement de nombreuses espèces maraîchères et vivrières dont les plus importantes sont l’aubergine, la carotte, le chou, le gombo, l’igname, la laitue, le manioc, le maïs, l’oignon, le piment, le riz et la tomate.

Toutefois, ces productions demeurent fortement soumises aux aléas climatiques et à la disponibilité en eau, alors que la demande globale est continue sur toute l’année. Les projections montrent que la demande solvable en produits maraîchers de contre-saison devrait continuer de croître, voire plus que doubler dans les dix prochaines années dans les zones de consommation, en particulier les grandes villes en constante expansion. Pour répondre à ces besoins alimentaires importants tout en réduisant la dépendance du pays des importations, le Gouvernement a relancé la production vivrière en adoptant et mettant en œuvre à partir de 1991, le Plan Directeur de Développement Agricole 1992 – 2015 et le Plan national d’investissement agricole (2012-2015) dans lesquels sont définis les objectifs et investissements majeurs de la politique sectorielle agricole qui sont, entre autres, la production, la transformation des produits agricoles, la recherche de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire. Dans ce cadre et pour répondre à la problématique du développement des filières maraîchères et vivrières, le Gouvernement a mis en œuvre grâce au financement du FIDA, le Projet d’Appui à la Commercialisation et aux Initiatives Locales (PACIL). Ensuite, la Côte d’Ivoire et le FIDA ont signé le 9 juin 2000, l’accord de prêt n°536-CI, amendé en août 2010, pour le financement du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS).

DSC00395.JPGLe PPMS, entré en vigueur le 11/9/2001 et le démarrage intervenant en septembre 2001, a pour objectif global, la lutte contre la pauvreté. Le projet financé à la fois par le FIDA, le Gouvernement ivoirien et les bénéficiaires, a son siège à Korhogo.

 

 

 

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Le PPMS s'acheve

DSC00402.JPGCôte d’Ivoire/ Atelier de restitution et de validation du RAP PPMS

Le Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes(PPMS) s’achève

Le Ministère de l’agriculture organise les 30 et 31 mai 2012 l’atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement (RAP) au Ranhôtel de Bouaké.
Le représentant du premier magistrat de ville de Bouaké Fanny Ibrahim, dans son adresse, a traduit le mot de bienvenue ; et a souhaité que les acquis du PPMS accordent beaucoup de changemenst aux populations des ex régions de la Vallée du Bandaman et des Savanes.
Le représentant du ministre Coulibaly Mamadou Sangafowa a salué et félicité, à juste titre, les parties prenantes du PPMS pour leur contribution. Ainsi Coulibaly Minayaha Siaka, l’envoyé du patron de l’agriculture rappelle que le succès de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture.
Pour lui, ce bilan doit nous concerner tous. Car chacun doit faire une auto évaluation, et dire objectivement le rôle qu’il a pu jouer. Par ailleurs, Coulibaly Minayaha Siaka a remercié le FIDA pour son intervention en Côte d’Ivoire à travers ses appuis d’urgence.
Les préfets des régions du Gbekè et du Poro se sont fait représenter à cet atelier du restitution et de validation du RAP PPMS
La période de clôture est consacrée à la rédaction du Rapport d’Achèvement du Projet (RAP). C’est un processus qui obéit à une démarche permettant d’aboutir à un document consensuel qui retrace la vie, les acquis et les leçons apprises lors de la mise en œuvre du projet. Le RAP est d’autant plus capital qu’il constitue une source d’informations pour les stratégies à définir pour les futurs projets. Ce processus basé sur des analyses et non sur le descriptif, requiert la participation des parties prenantes à la mise en œuvre du projet.
Cet atelier permet non seulement de recueillir les observations et les commentaires en vue d’enrichir le rapport d’achèvement, mais aussi de faire valider le rapport d’achèvement par toutes les parties prenantes.
Le Point Focal FIDA Côte d’Ivoire, Mme Odile Sarassoro a réitéré l’engagement du FIDA à soutenir les actions du Gouvernement ivoirien dans son processus de développement. « Cet appui a débuté en 1994 et s’est traduit par neuf (9) projets approuvés dont le montant s’élève à 99.5 millions d’USD. Avec le cofinancement d’autres bailleurs de fonds, ces opérations représentent une valeur totale de 270 millions d’USD. La clôture du PPMS est certes prévue le 30 juin 2012 ; mais au FIDA, un projet clôturé ouvre la porte à un nouveau projet » a-t-elle conclu. Depuis janvier 2012, il ya le Projet de Réhabilitation Agricole et de Réduction de la Pauvreté (PRAREP) ; et va démarrer dans les prochaines semaines, le Projet d’Appui à la production Agricole et à la Commercialisation (PROPACOM).
Chacun de nous est invité à contribuer à la réduction de la pauvreté.

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15 septembre 2011

Médias et Banque Mondiale pour un partenariat

 
L’Union nationale des journalistes de Cote d’Ivoire et la Banque Mondiale ont co organisé un séminaire atelier sur « le Rôle des Médias  en matière de développement » le lundi 05 septembre 2011 dans les locaux de l’Institution basée à Abidjan. Cette rencontre est organisée dans les perspectives des Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) prévues du 23 au 25 septembre prochain à Washington.
 
Ce  Séminaire Atelier  s’inscrit  dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de la Banque mondiale  pour  l’Afrique. Ainsi  Obiageli Ezekwesili, la vice présidente de la Banque Mondiale pour  l’Afrique a voulu partager avec les journalistes africains, par Visio conférence depuis Abuja, le contenu de  cette  stratégie. Entre autre, les perspectives de partenariat de la Banque mondiale, le rôle des journalistes dans le développement, les contraintes et les difficultés….. en se référant  évidemment aux exigences micro économiques et macro économiques. Cela s’est fait dans les locaux de cette Institution avec la participation des leaders  de la presse africaine issus  d’une trentaine de pays connectés. Cette stratégie met un accent particulier entre autre sur le partage du savoir et le financement Plusieurs problématiques du continent ont été évoquées. Est-ce que les médias jouent leur rôle de courroie avec les populations ? Qu’est ce que les journalistes peuvent faire ? Comment  les médias pourraient prendre une part active et comment  établir un partenariat ? Quelles sont les mesures qui seront prises dans le cadre de ce partenariat ? Pour Mam Camara, président de l’Unjci, la presse doit accompagner le développement d’un pays. « Avec les échanges, nous  pourrons avoir une plate forme de collaboration entre la Banque mondiale et les médias ivoiriens » a-t-il ajouté. La presse ivoirienne a considérablement répondu à l’invitation de la Vice Présidente de la Banque pour l’Afrique, Obiageli Ezekwesili. Koné Ibrahim Journaliste et Professeur de journalisme,  Aka Sayé Lazare DG de la RTI, Agnès Kraidy de Fraternité Matin, Zio Moussa président de l’Olped, Samba Koné ancien patron de l’Olped, Remi Coulibaly de Fraternité Matin, Eugène Attoubé de RTI1, Laurence Sautier de RTI2, Hermance Koukoua N’tah de Soir Info, Mam Camara président de l’Unjci, Guillaume Gbato de Notre Voie, Gbané Yacouba de Le Temps, Emile Konan Fréjus de Radio Cote d’Ivoire, Stéphane Goué du Comité de protection des journalistes ont pris part à cette importance rencontre consacrée au développement par la presse. Le séminaire atelier s’est voulu être donc une plate forme d’échanges sur les moyens de solidifier concrètement  l’apport des médias africains comme partenaires au développement. Un débat s’est fait entre les différents participants au niveau de chaque pays afin de leur permettre très prochainement d’adopter un plan d’action adapté aux réalités nationales. Cette démarche de collaboration permettra, à coup sur, de renforcer les capacités pour une bonne performance économique. Selon la Banque mondiale,  il ya une nécessité de sceller un partenariat entre la presse et elle. Car les médias sont un vecteur de développement. Pour cette Institution, la presse a un role important à jouer, notamment dans la mise en œuvre de cette stratégie et dans le processus de développement des pays africains. A en croire le Chargé principal des opérations pour la Banque Mondiale Emmanuel Noubissié, il faut améliorer le panorama des médias sur le continent  et améliorer les images dans le cadre de la gouvernance. « Bien qu’étant en contact avec la presse, il serait bon pour nous de renforcer ce contact à travers un partenariat. En ce qui concerne la Cote d’Ivoire, la mise en place d’un partenariat agissant entre la Banque mondiale et l’ensemble de la presse à travers l’Unjci » a-t-il  précisé.  La stratégie de la Cote d’Ivoire a quatre piliers : développement du secteur agricole, gouvernance institutionnelle, développement du secteur privé et renaissance de l’infrastructure. Cette rencontre sur le « Role des médias en matière de développement » augure une ère de partenariat. A partir du document que l’Unjci  transmettra, la Banque mondiale pourra mettre en œuvre le partenariat avec la presse ivoirienne. Ce qui demande à faire un travail à l’intérieur de la corporation.
Patrice Wanset

00:17 Publié dans Economie | Tags : banque mondiale, formation, journalistes, cote d'ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

26 octobre 2010

Comment le capitalisme d’Etat empêche l’économie ivoirienne de décoller


 


 

   

A côté de la tenue des élections tant attendues, un autre sujet pourrait être considéré comme un point d’inquiétude en Côte d’Ivoire : celui de l’avenir de l’économie ivoirienne. Considéré encore aujourd’hui comme le pays moteur de l’économie de la « sous-région ouest-africaine francophone », la Côte d’Ivoire est pourtant un pays dont les performances et la situation économique laissent à désirer malgré ses énormes potentialités. Pour quelles raisons son décollage économique tarde-t-il à venir ? Dans cet article, Abel N’djmomon, doctorant chercheur à la Faculté d’Économie Appliquée à Aix-en-Provence,
nous propose des éléments de réponse afin de mieux comprendre les raisons de blocage de l’économie ivoirienne.

Auteur : Abel N’djomon

Considéré encore aujourd’hui comme le pays moteur de l’économie de la « sous-région ouest-africaine francophone », la Côte d’Ivoire est pourtant un pays dont les performances et la situation économique laissent à désirer malgré ses énormes potentialités. Pour quelles raisons son décollage économique tarde-t-il à venir ?

Une conception erronée de la justice sociale

L’une des origines majeures de cette situation provient du choix des dirigeants de la Côte d’Ivoire indépendante (août 1960) pour un soi-disant « capitalisme d’Etat ». Nombreux étaient les analystes économiques qui avaient cru que ce prétendu « modèle économique ivoirien » basé sur les cultures d’exportation (dont le cacao et le café) et l’omniprésence de l’Etat dans les secteurs d’activité lui ouvrirait les portes du développement économique.

Si depuis près d’une décennie, les indicateurs de la croissance économique ivoirienne ne sont pas globalement négatifs (taux de croissance moyen du PIB de 0,7% entre 1996 et 2006, et de 1,6% en 2007), le niveau de vie de la population est quant à lui très préoccupant ; selon le Document de Stratégie de Relance Economique et de Réduction de la Pauvreté (DSRP) du gouvernement ivoirien publié en Janvier 2009, 48,9% de la population ivoirienne était estimée pauvre en 2008. La crise politico-militaire (la plus grave que le pays ait jamais connue) déclenchée ouvertement le 19 septembre 2002 aurait
accentué cette baisse du niveau de bien-être de la population en général. La « justice sociale » qui avait été évoquée et continue d’être évoquée pour justifier le capitalisme d’Etat ivoirien (sous ses différentes formes) est loin d’être une réalité en Côte d’Ivoire comme le notifie le DSRP.

Les choix politiques et économiques des dirigeants ivoiriens relèvent d’un « héritage colonial » dont ces derniers semblent (quoiqu’ils en disent) ne pas vouloir se défaire puisqu’il leur est avantageux. La vie socio-économique en Côte d’Ivoire est donc restée fortement politisée. La production de services publics pour lutter contre les inégalités a souvent servi de tremplin pour justifier cette emprise du politique sur l’économique en Côte d’Ivoire. Ce système permet à ceux qui détiennent le pouvoir d’user plus facilement des « caisses publiques » avec beaucoup de
laxisme, à leur profit et à celui de leurs « supporters politiques ». Comme le reconnaît le DSRP (n° 164), le suivi d’évaluation n’est pas encore ancré dans les modes de gestion des affaires publiques, ce qui constitue donc une porte ouverte pour l’enrichissement illicite et une corruption à grande échelle.

Normalisation du comportement de recherche de rente

Depuis la mort du premier président ivoirien (en 1993) qui avait su assurer la protection de son pouvoir, aucun autre dirigeant ivoirien n’ayant eu cette capacité et ses moyens, les luttes pour la conquête du pouvoir en Côte d’Ivoire sont très engagées, voire très violentes. La crise politico-militaire actuelle peut s’expliquer en partie par cette logique de la lutte pour le pouvoir. Les enjeux de partage du pouvoir, des postes ministériels, et le pouvoir de nomination à des postes administratifs, la direction de certains établissements publics ou parapublics, etc. sont importants dans l’
« arène politique ivoirienne ».

L’activité économique en Côte d’Ivoire repose largement sur ceux qui détiennent l’appareil étatique. L’environnement économique ivoirien s’avère ainsi surtout favorable à ceux qui savent le plus profiter de leurs soutiens politiques, administratifs ou militaires pour tirer des rentes dans les activités où ils s’engagent. Ainsi, nombreux sont ceux qui au sein de la population, s’ils le peuvent, engagent toute leur énergie et leur talent dans la vie politique, administrative et militaire au détriment de la vie économique à proprement parler. L’État est encore perçu comme le meilleur
employeur ; celui qui permet le moins de prise de risque et peut donner plus d’opportunité pour la captation de rentes potentielles ; ses concours administratifs sont alors prisés et font l’objet d’un certain « marchandage ».

Dégradation de l’environnement institutionnel

La politisation généralisée de la vie des gens a augmenté les avantages liés à l’exercice même du pouvoir politique, administratif et militaire, et a entraîné ainsi l’élévation de l’enjeu des luttes pour s’emparer de ce pouvoir.

Le capitalisme d’Etat ivoirien a donc « pollué » l’environnement socio-économique en Côte d’Ivoire. Des indices de la Banque Mondiale sur « Doing Business » (rapport de 2009) montrent que la Côte d’Ivoire est loin d’être performante en matière d’environnement des affaires. L’économie ivoirienne occuperait la 161ème place sur 184 économies étudiées. Les procédures relatives aux affaires sont lourdes ; conséquences de la logique bureaucratique de l’administration et de la corruption. L’acquisition, le transfert et la protection de la propriété privée sont
très difficiles. En outre, sans assurance pour l’exécution des contrats, une sécurisation plus importante des investissements, moins d’entraves à la libre circulation des individus et des biens, etc., l’environnement des affaires restera moins incitatif pour les acteurs économiques formels.

Un processus de développement économique qui se veut viable ne peut être mené sans une importante assise entrepreneuriale, ce qui nécessite en plus d’une bonne base juridique, le moins d’ingérence possible du politique dans l’économique. Il en va du développement d’une culture d’entrepreneuriat au sein de la population. Une société civile de confiance (pas à la solde de partis ou d’hommes politiques) peut contribuer de façon efficiente à l’amélioration du climat sociopolitique et à l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire. Elle a un rôle primordial d’éducatrice et de
formatrice à jouer pour réduire ces pesanteurs causées par le capitalisme d’Etat ivoirien

Les moyens de développement sont différenciés selon les pays. Ils dépendent des structures préexistantes et de la culture partagée par la population.

Dans les pays du Nord, le moyen de développement le plus répandu est de procéder à des adaptations juridiques et institutionnelles encourageant l'innovation, notamment grâce à la recherche), l' title=Investissement href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Investissement">investissement, l'éducation, l'accroissement de la sécurité juridique.

Le rôle de l'État est de créer les conditions de l'augmentation des compétences, afin que se développe un système efficace de production etdistribution de biens et services. Ceci est obtenu par l'amélioration de l'environnement juridique : sécurité juridique, adaptation des lois.

Surtout depuis les années 1990 et dans les pays du Nord, les entreprises cherchent également à intégrer les contraintes sociales et environnementales en adoptant des codes de conduite. Lorsque ceux-ci s'avèrent insuffisants, les États peuvent voter des lois incitant les entreprises à rendre compte des conséquences sociales et environnementales de leur activité, comme c'est le cas en France avec une disposition de la  title="Loi relative aux nouvelles régulations économiques" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_aux_nouvelles_r%C3%A9gulations_%C3%A9conomiques">loi relative aux nouvelles régulations économiques

 







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12 août 2010

EXPOSE DE M. KOUASSI ARISTIDE KOFFI, PRESIDENT DU RAJIA (RESEAU D'APPUI DES JOURNALISTES A L’INTEGRATION AFRICAINE)

Conf_rence de presse du Rajia.jpg
CONFERENCE DE PRESSE DU RESEAU D'APPUI DES JOURNALISTES A L’INTEGRATION AFRICAINE (RAJIA)
RELATIVE AU COMPTE RENDU DES RESOLUTIONS DU SEMINAIRE ORGANISE PAR LA CEDEAO A ACCRA, DEPUIS DEUX ANS SUR LE THEME : "MOBILISATION DE LA SOCIETE CIVILE, DU SECTEUR PRIVE ET DES MEDIAS CONTRE LES TRACASSERIES ROUTIERES ET FRONTALIERES"


L'INTEGRALITE DE L’EXPOSE DE M. KOUASSI ARISTIDE KOFFI, PRESIDENT DU RAJIA PRONONCE LE 11AVRIL 2008 A LA SALLE DE CONFERENCES DE L’AGENCE IVOIRIENNE DE PRSSE (AIP)

Monsieur le représentant du Ministre de l’Intégration Africaine,
-Monsieur le représentant résident de la Commission de la CEDEAO,
-Monsieur le Président de la Coordination Nationale des Gares Routières de -Côte d’Ivoire
-Monsieur le Directeur de l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT)
-Mesdames et messieurs les Journalistes,
-Chers membres du RAJIA
-Chers Invités, Mesdames et messieurs


En ma qualité de président du Réseau d’Appui des Journalistes à l’Intégration Africaine (RAJIA), je voudrais au nom de tous les membres, vous souhaiter la bienvenue et vous remercier de votre présence effective.

Nous sommes ensemble ce matin, pour porter à votre connaissance des informations relatives aux activités du RAJIA et vous repréciser nos objectifs et le rôle que nous attendons jouer dans le processus de l’Intégration Africaine.

Rappelons que,
Le RAJIA est un réseau panafricain, créé en Côte d’Ivoire en Avril 2007 et porté sur les fonds baptismaux, à Dakar au Sénégal, le 26 Juin 2007, en marge d’un colloque préparatoire au sommet de l’Union Africaine tenu à Acra au Ghana, les 27 et 28 Juin 2007, autour du thème, « Pour la réalisation d’un gouvernement de l’Union Africaine ».

Objectifs

Le RAJIA a pour objectif général, de contribuer au renforcement de l’intégration régionale et à la cohabitation pacifique, entre les communautés.
Il a pour objectifs essentiels, de promouvoir l’intégration africaine et d’aider à la réalisation effective des Etats-Unis d’Afrique.


Missions

Le RAJIA, entend :
- vulgariser le droit communautaire
- de mieux faire connaître les outils de l’intégration, prévus par les organisations sous régionales africaines.
- Mener des actions de sensibilisation et de promotion auprès des Chefs d’Etat, des gouvernements et des Chancelleries, pour la cause de l’intégration africaine.
- Produire des supports de sensibilisation et de promotion, pour une intégration sous régionale réussie et l’avènement des Etats-Unis d’Afrique.
- Animer des conférences publiques, de promotion
.
Nous disons au RAJIA que, « L’Afrique ne doit plus dormir pauvre sur les immenses richesses de son sol et de son sous sol »

Pour que l’Afrique ne dorme plus pauvre sur les richesses de son sous sol, il faut tout mettre en ouvre pour favoriser et booster l’intégration sous régionale, à travers le brassage des populations. C’est à partir d’une intégration sous régionale réussie, que l’Afrique entière réussira l’intégration de tous ces Etats. Intégrer tous ses Etats, pour gagner son indépendance socio économique et même politique…

Pour aider cette intégration sous régionale qui pour nous doit passer par le brassage des populations, le RAJIA veut condamner ici même les nombreuses tracasseries routières et frontalières, qui devient de plus en plus nuisible à la sous région ouest africaine, pour ne prendre que cet exemple. Nous pensons qu’une sensibilisation et des actions vigoureuses sur le terrain sont nécessaires. C’est pourquoi nous saluons, le récent séminaire de la CEDEAO, tenu les 2,3,et 4 Avril dernier à Accra au Ghana, sur le thème : « Mobilisation de la société civile, du secteur privé et des médias, contre les tracasseries routières et frontalières ». Le RAJIA, par le Ministère de l’Intégration Africaine de Côte d’Ivoire, a été associé aux travaux de ce séminaire, ou nous en avons été le Rapporteur général. Je voudrais ici , dire merci au Ministre Koné Amadou et à la CEDEAO, pour leur sollicitude…
Des travaux de ce séminaire qui a rgroupé14 sur quinze Etats membres de la CEDEAO, nous retenons que la Société civile et les médias doivent se mobiliser pour dénoncer et lutter contre les tracasseries routières et frontalières.
C’est pourquoi, le RAJIA, sous le parrainage du Ministère de l’Intégration Africaine, et en collaboration avec l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT), l’OIT et la Coordination Nationale des Gares Routières de Côte d’Ivoire (CNGR CI), organisera le 28 Avril 2008 prochain,
« la Journée nationale de lutte contre les tracasseries routières et frontalières ».
C’est d’ailleurs une des dispositions majeures des résolutions du séminaire d’Accra. Au nombre des autres résolutions qui ont sanctionné cette première réunion du genre de la CEDEAO, l’on peut citer entre autres :

- Rendre obligatoire le port des Badges avec inscription de noms et matricules des agents ;

- Installer des numéros verts ou tout autres mécanismes permettant aux usagers de prendre contact avec les unités pilotes et les postes de surveillance ;

- Faciliter l’obtention des documents de voyage et veiller à ce qu’ils produisent la plénitude de leurs effets ; exiger des usagers des documents à jour.

- Faire des productions de presse, télévisuelles, Radiophoniques, écrites, et en ligne (internet), sur les tracasseries routières et frontalières ;

- Mettre à disposition des moyens matériels et financiers en faveur de la Presse et des organisations de Journalistes, œuvrant pour la promotion de l’Intégration Africain;

- Créer un réseau multisectoriel de lutte contre les tracasseries routières et frontalières.

-Instituer la date du 28 Mai, comme Journée CEDEAO de lutte contre les tracasseries routières et frontalières ; etc.…

Mesdames et Messieurs, merci de votre attention.
Le Président du RAJIA

KOUASSI Aristide Koffi
Journaliste Producteur
Tél. : (225) 07 61 50 54 
     
 Email: aristkoffi@yahoo.fr

17:59 Publié dans Economie | Tags : mobilisation, médias, tracasseries routières, frontalières | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

06 août 2010

Sékou Touré, Patrice Lumumba, mes étoiles des indépendances africaines (1)

      J'ai toujours considéré injuste le sort qui est réservé à Sékou Touré dans l'histoire de l'Afrique. Ignoré, Oublié. Quand j'ai été quelque peu instruit de l'histoire de Patrice Emery Lumumba, je me suis dit que ces deux hommes mériteraient d'être élevés au rang d'idoles de la lutte pour les libertés en Afrique. Mais approchant les tableaux de plus près, j'ai dû tempérer mes ardeurs idolâtres à l'égard de l'homme de Conakry avant de découvrir la grandeur de son combat pour la dignité de l'homme africain. Pour en arriver là, j'ai considéré les contextes et les discours qui ont causé la perte de l'un et de l'autre.





S_kou_Tour__2 Sékou Touré :

C'est le 25 août 1958 à Conakry devant le général de Gaulle en tournée pour proposer aux chefs d'Etats africains son projet de Communauté franco-africaine que Sékou Touré va devenir célèbre avec sa formule « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l'opulence dans l'esclavage ». Pendant
longtemps, comme bien d'autres certainement, je m'en suis tenu à cette formule pour lui tresser des lauriers. Mais en lisant la totalité du discours, on peut vraiment se demander ce que recherchait l'homme.



            Partant de l'éloge de la résistance française au nazisme qu'il qualifie de « force du mal », Sékou Touré fait entendre à son hôte que les Africains sont passionnés par les valeurs essentielles qui ont animé la France durant la deuxième guerre mondiale : la Liberté et la Dignité. Raisons pour lesquelles l'Afrique s'est jointe « sans justification apparente » au combat de la France.



            Je pense sincèrement que dès ce préambule, de Gaulle avait compris ce à quoi Sékou Touré voulait en venir. Dès lors, il a dû commencer à trouver ce discours long et lassant en attendant les termes clairs et définitifs de la décision du chef guinéen.



            Sékou Touré fait ensuite le procès des « structures économiques et politiques héritées du régime colonial » qui ont freiné, selon lui, « l'épanouissement des valeurs de l'Afrique » et créé par la même occasion « le désordre moral ».  Propos audacieux et presque irrévérencieux pour ce qui est de l'expression « désordre moral » jeté à la face de son hôte. « Nous voulons corriger fondamentalement ces structures », assure-t-il. Hâtons-nous d'en finir, a dû se dire le président français.



            Mais Sékou Touré ne veut pas aller droit au but ; et comme pour adoucir le coup final, il parle de « la nécessité de rechercher les voies les meilleures (d'une) émancipation totale ». De Gaulle a dû se dire « pas avec moi ! » Puis l'orateur se montre philosophe parlant des multiples aspects du bonheur pour retenir le premier de tous, du moins celui qu'il croit être propre aux Africains, qui est la Dignité. « Or, il n'y a pas de Dignité sans liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d'homme et en fait arbitrairement un être inférieur. NOUS
PREFERONS LA PAUVRETE DANS LA LIBERTE A L'OPULENCE DANS L'ESCLAVAGE. » 



            Je suppose aisément qu'à partir de cet instant, le général de Gaulle n'a plus écouté l'orateur. Une fois la volonté d’indépendance clairement exprimée et entendue, son esprit a dû se focaliser sur les moyens à mettre en oeuvre pour donner une leçon à ce « prétentieux » de Sékou Touré. On a du mal à imaginer que devant un chef d'Etat considéré comme ami on puisse lancer de telles paroles. Insolence ? Manque de diplomatie ? Volonté de se faire remarquer comme un original ? On pourrait croire qu’il ya un peu de tout cela dans le comportement de Sékou Touré. J’avoue l’avoir cru aussi.



                        C'est seulement à la fin de son discours que l’homme de Conakry va donner sa réponse au projet de Référendum prévu pour le 28 septembre et pour lequel Charles de Gaulle a fait le déplacement en Guinée. Ce projet d'une communauté franco-africaine, Sékou Touré n'en veut pas parce qu'il n'est, selon lui, qu'un déguisement de l'empire colonial français. Aussi, il dit « NON de manière catégorique à tout aménagement du régime colonial ». Pourtant, il n'envisage pas la « solution destructive d'une
séparation ».  « Nous sommes Africains et nos territoires ne sauraient être une partie de la France. Nous serons citoyens de nos Etats africains, membres de la communauté franco-africaine ». Des états africains indépendants mais librement associés à la France ; voilà ce que voulait le chef guinéen.



            Ce que proposait Sékou Touré, c'est ce qui sera finalement accordé aux états africains à partir de 1960 : l'indépendance des pays francophones sous contrats privilégiés avec la France. Mais puisqu'il a osé avoir eu raison trop tôt, on le lui fera payer très cher.





                                                         

 

                                                  

La punition



            Dans son allocution, le leader guinéen avait souligné que l'un des « attributs de souveraineté » était la monnaie ; attribut qui serait confisqué par le projet de Communauté franco-africaine que proposait Charles de Gaulle. Aussi, avait-il dans le secret fait frappé des billets guinéens par l'intermédiaire de l'Angleterre. Mais les blancs sont bien solidaires. Dès le lendemain de la mise sur le marché de cette monnaie, la France inonde la Guinée de faux billets de banque faisant ainsi capoter le rêve de Sékou Touré qui passa donc le plus clair de son temps à séparer le vrai du faux. Voilà, comment on assassine un pays pour ensuite accuser ses gouvernants d'être des incapables. Il m'a fallu une émission de la radio France Inter
pour le savoir. Comme si cela ne suffisait pas, comme au temps de l'esclavage, - pas très lointain - la France a, ensuite, encouragé des oppositions au leader guinéen et les a armées. La réponse de Sékou Touré fut sanglante ! A partir de ce moment, l'homme a commencé à tirer sur tout ce qui bougeait hors de ses projets. Pour bien faire, on l'affubla de l'adjectif « paranoïaque ». Alors pendant un temps, la France envisagea s'appuyer sur la Côte d'Ivoire pour une intervention en Guinée. Mais nul ne sait pourquoi ce projet n'a finalement pas vu le jour.



            Force est de constater que la France a empêché Sékou Touré de montrer ce dont il était capable par pur ressentiment à son égard d’abord, ensuite pour éviter que le succès de son entreprise n’entraîne d’autres pays dans son sillage. C’est d’ailleurs la première règle que tous les colons appliquent aux colonisés, tous les dominateurs aux dominés. Hier comme aujourd'hui, les pays européens se sont appliqués et s'appliquent à faire en sorte que les rêves d'émancipation des pays pauvres se transforment en cauchemar. Sékou Touré n’est donc pas responsable de l’échec de son projet d’émancipation. La France et les valets guinéens qu’il a
suscités en sont les premiers responsables. S_kou_Tour__3





                         

 

 

Les raisons du ton du discours de la discorde



            C'est plusieurs années plus tard, sous François Mitterrand, que Sékou Touré va pouvoir expliquer le ton ferme et presque irrévérencieux de son discours d'août 1958. Les copies de sa conférence de presse devant les journalistes français circulent aujourd'hui dans les Kiosques du sud de la Côte d'Ivoire. Sékou Touré y est excellent, clair, méthodique... et lassant parce que toujours trop long. Heureusement que j'ai eu connaissance de cet enregistrement ; sinon je m'en serais tenu à mon premier sentiment et aurais fait de l'homme un insolent, un prétentieux.  



            Ce que l'on peut retenir, c'est que tous les partis africains francophones avaient, à l'époque coloniale, demandé à ce qu'il soit noté dans le projet de Référendum sur la nouvelle communauté franco-africaine « que les pays africains seraient libres, le moment venu, d'évoluer vers l'indépendance. » Devinez qui était le rapporteur de la réunion des partis africains proposant cette clause à Charles de Gaulle ? Sékou Touré ! Mais le général de Gaulle a estimé sa position, et donc son projet, non négociable ; « la constitution même lointaine de self-governments est à écarter » (Conférence africaine française de Brazzaville / 30
janvier- 8 février 1944 /Paris, 1945 ; cité par Jacques Dumont, in « L'amère patrie », p. 120, éd. Fayard). A Brazzaville, en réponse aux partis africains, le général réaffirme la souveraineté inconditionnelle et non négociable de la France : « Il appartient à la nation française et il n'appartient qu'à elle de procéder le moment venu aux réformes impériales de structure qu'elle décidera dans sa souveraineté. » (Cité par Jacques Dumont, in « L'amère patrie », p. 120). Quelle arrogance ! Quel mépris ! Quelle France fière de sa puissance et de son autorité !



            

 

                C'est donc clairement face à cette fermeté de Charles de gaulle et devant l'attitude de ses amis africains qui pliaient l'échine que Sékou Touré a pris ses responsabilités pour dire que la demande dont il est le rapporteur est également non négociable ! Voilà donc ce qu'il faut savoir pour comprendre le discours d'août 1958 ; un discours de combat pour l'indépendance de l'Afrique. C'est un devoir pour tous les Africains de ne pas oublier le combat de celui qui n'a jamais voulu renoncer à sa dignité devant l'arrogance et le mépris de la France. En brisant le projet de Sékou Touré pour ne pas voir paraître son rayonnement, c'est la vraie indépendance de l'Afrique que de Gaulle a confisqué et
que ses successeurs s'emploieront à entretenir. Quant à ceux qui persisteraient à rendre Sékou Touré seul responsable de l'échec de son pays, malgré les détails historiques que je donne ici, je répondrais en paraphrasant notre ami Rudy Edme (blogueur haïtien) que ce n'est pas parce qu'un pays a

fracassé son destin qu'il n'avait pas le droit de se révolter. 





 

                                                Raphaël ADJOBI





11:46 Publié dans Economie | Tags : histoire de l'afrique, libertés, sékou touré, patrice lumumba | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |