topblog Ivoire blogs

13 juin 2018

Promotion des TICs / « e-agriculture »: 70 millions de dollars à l’agriculture numérique en Côte d’Ivoire

Technologie-agricole.jpgUn crédit de 70 millions de dollars américains (soit 40 milliards de francs CFA) de la Banque mondiale vient d’être accordé jeudi 31 mai 2018 à la Cote d’Ivoire. L’objectif est d’aider les agriculteurs locaux à recourir aux services numériques afin d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés.

Ce fonds de la Banque mondiale devrait permettre la réalisation du projet "e-agriculture" au profit d'environ 6,1 millions de petits exploitants, représentant près du quart de la population ivoirienne. Pour l’institution donatrice, les autorités ivoiriennes, disposeront de données pour mieux piloter leurs politiques et leurs stratégies en faveur de l'agriculture et du monde rural. Le monde paysan n’échappe pas à la révolution « digitale ». Le numérique bouleverse l’agriculture. Car celle-ci est en route dans la transition numérique.

Le monde du numérique s’intéresse désormais à l’agriculture. Ainsi les innovations dans l'agriculture durable peuvent contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, la résilience et la croissance économique inclusive.

Le numérique diminue le temps dans l'agriculture et à l'ensemble de ses acteurs. Le numérique collecte à juste titre de grandes données agricoles.

Le projet "e-agriculture" entre dans la stratégie du gouvernement pour numériser le système agricole sur la période 2016-2019 dans le cadre du Programme national d'investissement agricole (PNIA). Ce projet vise à améliorer le système de production agricole de la Cote d’Ivoire d’une part, et les infrastructures d’autre part. Il devrait aussi servir de "de test et de référence" pour d'autres initiatives de soutien à l'agriculture numérique engagées par les autorités.

Force est de constater que l’agriculture doit se réinventer et passer les fourches du numérique. C’est l’utilisation des connaissances en informatique pour aider les acteurs à avoir accès au marché. L’utilisation des TIC permet d’accroître leurs marchés. L’utilisation des TIC permet également de susciter le changement de comportement dans le secteur de l’agriculture.

Les TIC sont au cœur de la transformation agricole et devraient être soutenues par des politiques et des investissements. Avec des investissements et un accès approprié au soutien des entreprises, les jeunes peuvent devenir une force transformatrice dans l’agriculture ivoirienne.

Les jeunes entrepreneurs et les start-ups travaillant sur l’innovation et les solutions TIC liées à l’agriculture sont essentiels pour assurer une agriculture efficace dans le futur qui attire les jeunes. Pour les experts du développement, la jeunesse est très importante dans le produit intérieur brut  (PIB).

Le Coordonnateur national du programme ‘’e-agriculture’’ au Ministère ivoirien de la Communication & de l’économie numérique, Henri Danon, a souligné l’apport des TIC dans l’agriculture, à l’occasion de l’édition Pitch Agri Hack 2017. «Depuis 2012, le gouvernement de Côte d’Ivoire a créé une synergie entre l’agriculture et les NTIC, et il y travaille» a-t-il ajouté.

Il est important que nous devions accroître la production. Quand nous pensons technologie, c’est pour améliorer les conditions des agriculteurs. Les TIC peuvent aider les producteurs à maximiser leurs revenus. L’agriculture doit s’approprier les outils numériques et les enjeux. Le numérique dans l’agriculture impulse une compétitivité.

Selon la Banque mondiale, l'agriculture, l'un des piliers de l'économie ivoirienne, assure 22% du PIB et plus de 75 % des exportations.

Patrice Kouakou

16:19 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

03 juin 2018

Production agricole: Solutions pour la transformation structurelle en Afrique

production,agriculture,afrique,transformationL’agriculture est le secteur aujourd’hui qui a plus de chance de tirer la croissance de l’Afrique. C’est ce qui justifie tant d’attraits pour sa transformation structurelle. Selon le Directeur Général Afrique de l’Ouest de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), Fadel NDiame : <<Il faut des politiques agricoles cohérentes et attractives qui permettent aux investisseurs de s’intégrer dans l’agriculture en vue de la transformer>>.

A en croire le Vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, la problématique de la transformation de l’agriculture est porteuse d’espérance pour les pays africains en général, et en particulier pour la Côte d’Ivoire qui ambitionne, suivant la vision du Président la République, SEM Alassane OUATTARA, de devenir « un pays émergent à l’horizon 2020 ».

Cette vision se traduit à travers les PNIA (Programme national d’investissement agricole) dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, de réduire l'insécurité alimentaire et d’assurer une meilleure nutrition aux populations.

production,agriculture,afrique,transformationA cet effet, il s’agit d’assurer la relance de la production et de la croissance agricole dans un environnement moderne et bien maitrisé, avec une nouvelle agriculture plus moderne. A cet égard, notre agriculture doit s’appuyer sur la mécanisation, les techniques modernes d’irrigation, l’utilisation des engrais naturels ou synthétiques, l’exploitation des résultats de la recherche et les avancées de l’innovation technologique, notamment des TICs.

Les autorités et entreprises agricoles d’Afrique se doivent de répondre  aux engagements pris à Malabo pour faire de l’agriculture le moteur de la croissance du développement dans les pays africains.

production,agriculture,afrique,transformation« Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit vite moderniser son agriculture et libérer son plein potentiel. L’avenir de la jeunesse africaine ne se trouve pas dans l’émigration vers l’Europe, mais dans une Afrique prospère », pour reprendre les mots d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD) á l’occasion de la Journée internationale des migrants.

L’élément catalyseur pour la durabilité de l’agriculture est sa transformation structurelle. Il faut créer des conditions pour améliorer la production, la productivité et la transformation. Il faut également impulser l’agriculture et l’agribusiness comme vecteurs de création d’emplois jeunes, d’autonomisation des femmes, de transformation de l’économie et de réduction des importations.

C’est dans cette perspective que le Secrétaire Général des Nations Unies de l’époque, Koffi Annan a créé une organisation internationale, il ya 10 ans pour accélérer la transformation de l’agriculture en Afrique sous le vocable de révolution verte : l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA).

production,agriculture,afrique,transformation«Une transformation agricole inclusive permettra de résoudre nombre de problèmes majeurs du continent. Par exemple, l’agriculture peut combler la lacune créée au niveau de la croissance économique par la chute des prix des  produits de base ; créer des emplois hautement productifs qui pourraient servir de solution de rechange à la migration vers l’Europe ; améliorer les moyens d’existence des agriculteurs afin qu’ils passent de l’agriculture de subsistance à une agriculture rentable ; et mettre en place un secteur agricole et agroindustriel compétitif à l’échelle mondiale afin de produire des aliments transformés et à haute valeur nutritive de plus en plus consommés par les classes moyennes en croissance en Afrique » a souligné la Présidente de l’AGRA, Dr Agnès Kalibata, à la clôture de la 7ème édition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique (AGRF 2017), du 4 au 8 septembre 2017.    

Ainsi sont interpellés tous les acteurs des domaines de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie, de l’écotourisme et de l’environnement. L’agriculture et l’agro-industrie sont en pole position pour booster la transformation économique en Afrique.

« Pour ce faire, nous avons besoin de recourir à des innovations agricoles et de transformer l’agriculture en un secteur qui crée de la richesse, l’agriculture doit devenir une option vraiment attractive pour nos jeunes » a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

 

Patrice Kouakou

      

 

 

13 janvier 2018

Une agriculture durable pour nourrir les populations africaines

Le développement agricole à l’échelle de notre planète pose à l’humanité le plus grand défi de son histoire. Le monde d’aujourd’hui connaît un développement inégal et souffre de l’utilisation non durable des ressources. Les populations africaines souffrent des conséquences récurrentes et persistantes du changement climatique, d’une pauvreté et d’une malnutrition. Elles souffrent également de l’utilisation  non durable des ressources naturelles, ainsi donc une alimentation de mauvaise qualité est soumise à celles-ci.IMG0305A

Il devient urgent de changer de modèle agricole. L’agriculture doit répondre aux enjeux actuels, tels qu’énoncés encore du 04 au 08 septembre 2017, à la 7ème édition du Forum sur la révolution verte en Afrique (AGRF) à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les enjeux environnementaux, climatiques, alimentaires, sociaux ou économiques.

L’agriculture durable est à comprendre par tous et toutes. Une bonne perception de ce nouveau paradigme pour développer l’agriculture de demain centrée sur la nature, l’homme et le territoire.

L’agriculture durable est une agriculture d’intérêt général. Elle est bonne pour les consommateurs, la vie des campagnes et l’environnement. C’est ainsi la déclinaison pour le secteur agricole et rural des 27 principes du développement durable ratifiés par 174 pays lors de la Conférence de Rio  de Janeiro en Juin 1992.

L’agriculture durable engendre de nouveaux modèles agricoles. D’abord la vitalité économique avec des systèmes de production autonomes et permettant des revenus intéressants pour les agriculteurs. Ensuite l’équité sociale, en assurant le partage des richesses, des droits à produire et du pouvoir de décision. Enfin, la protection de l’environnement en préservant la fertilité des sols, la biodiversité, la qualité de l’air et de l’eau.IMG0361A.jpg

Ainsi, cela traduit une nouvelle attitude pour booster l’agriculture africaine : améliorer les moyens d’existence ruraux, préserver les ressources naturelles, faire fructifier l’écosystème, et garantir aux produits des agriculteurs un accès équitable au marché…

Il est temps de revoir comment les sciences et les technologies peuvent contribuer à un développement durable.

La notion de « développement durable » en anglais sustainable development a fait son apparition officielle dans le discours politique lors de la publication en 1987 du rapport demandé par les Nations unies à la Commission présidée par Gro Harlem Brundtland, premier ministre norvégien, dans le cadre de la préparation de la Conférence de Rio de Janeiro, qui l’a consacrée cinq ans plus tard, en juin 1992 : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la qualité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ».

Patrice Kouakou

Source : #UN SDGs