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25 juillet 2017

La Banque mondiale appelle à plus d’équité des genres en Côte d’Ivoire

Banque-Mondiale-Diagana-Duncan.JPGLa Banque mondiale insiste sur le rôle essentiel des femmes dans le développement et lance un appel pour la mise en œuvre en Côte d'Ivoire d'une politique basée sur l'équité des genres afin de favoriser la marche du pays vers l'émergence économique.

Dans un rapport présenté lundi sur la situation économique du pays, la Banque mondiale estime que "beaucoup reste à faire en matière d'équité du genre" en Côte d'Ivoire malgré les efforts de développement engagés dans le pays.

A en croire la Banque mondiale, en 2016, la Côte d'Ivoire était à la 136ème place sur 144 pays dans le monde selon l'indice du genre compilé par le World Economic Forum, et au 43ème rang sur 52 pays africains selon l'indice de l'égalité entre les genres en Afrique, pour l'an 2015, selon la Banque africaine de développement (BAD).

"Le rapport relève cette problématique et s'étonne que le pays n'exploite pas les opportunités liées à l'égalité des genres quand on considère les retombées qui pourraient en découler", a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte, à Abidjan.
"En effet, une politique basée sur l'équité des genres pourrait aider la Côte d'Ivoire à atteindre l'émergence tant souhaitée", a-t-il ajouté.

Pour la Banque mondiale, avec une meilleure éducation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure représentativité au sein des centres de décisions, des entreprises et des familles, "les femmes pourront offrir plus de ressources au bénéfice de l'économie et de la nation ivoirienne".

"La mise en oeuvre d'une telle politique relève des défis immédiats et futurs que la Côte d'Ivoire doit relever aux fins d'améliorer sa productivité pour maintenir sa trajectoire de croissance accélérée", a souligné Pierre Laporte.

Selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le gouvernement ivoirien est conscient du besoin de renforcer et de soutenir les actions en faveur de l'équité des genres car, "plus qu'une nécessité économique, l'équité des genres est un droit humain fondamental".

Il a insisté sur les efforts entrepris par la Côte d'Ivoire en matière de promotion de l'égalité de genre et de protection des droits de la femme, notamment la ratification des conventions internationales sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, l'accroissement des opportunités économiques des femmes en vue de leur autonomisation socio-économique, l'amélioration des statuts légaux des femmes et de leurs droits, le renforcement de la participation et de l'inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

"Les propositions faites par la Banque mondiale dans le rapport seront analysées avec la plus grande attention par le gouvernement, il s'agira de penser des mécanismes novateurs, multidimensionnels, impliquant toutes les couches de la société, aussi bien les femmes que les hommes", a assuré Amadou Gon Coulibaly.

Première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire affiche depuis 2011 un taux de croissance annuel moyen de 9% et le pays aspire à l'émergence à l'horizon 2020. L'économie ivoirienne a été heurtée par la baisse du prix du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, et les troubles sociaux et mutineries de soldats survenus récemment.

Les perspectives restent "bonnes", même si les projections présentées dans le rapport prévoient une croissance qui devrait tourner autour de 6,5% dans les années à venir.
 
Xinhua 

23:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

22 juillet 2017

FAO: le pape donne 25 000 € pour l’Afrique de l’Est

Pape Francois_FAO.pngLe pape François a fait un don de 25 000 € à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en faveur des populations d’Afrique de l’Est victimes de la sécheresse et des conflits. C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué publié le 21 juillet 2017.

La FAO salue une « initiative sans précédent » pour soutenir les efforts contre l’insécurité alimentaire et la famine dans cette région du monde. Cette donation se veut « une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse », a expliqué le pape dans une lettre remise par l’observateur permanent du Saint-Siège Mgr Fernando Chica Arellano.

Dans le message adressé au directeur général de la FAO José Graziano da Silva, Mgr Chica Arellano a précisé que le pape souhaitait « encourager les gouvernements ».

L’état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud : quelque 6 millions d’habitants souffrent de malnutrition. Par ailleurs, les besoins humanitaires en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda sont évalués à quelque 16 millions d’euros, soit 30% de plus qu’à la fin 2016.

Le pape François doit se rendre pour la deuxième fois au siège de la FAO à Rome le 16 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation, qui a cette année pour thème « Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Lors de sa première visite, le 20 novembre 2014, le pape argentin avait dénoncé la spéculation sur les dentées alimentaires et le paradoxe de la surabondance et des stocks alimentaires détruits dans une partie du monde tandis que l’autre meurt de faim.

Il avait invité à lier, « au plan juridique », à la fois « le droit à l’alimentation et le droit à la vie, le droit à une existence digne, le droit à une protection légale qui n’est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l’obligation morale du partage des richesses ». « Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, touchant l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde », avait-il déclaré.

Anne Kurian, Zenit

09:21 Publié dans Economie, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

20 juillet 2017

UEMOA: La Côte d'Ivoire et le Bénin devraient débuter en septembre avec les émissions d'obligations synthétiques, et non plus le Sénégal

UEMOA Côte d'Ivoire Bénin.jpgLes émissions d’obligations synthétiques, annoncées en février 2017, avec comme émetteur initial le Sénégal, sont maintenues pour le troisième trimestre de 2017 (septembre), a-t-on appris de l'Agence UMOA-Titres, l'instance en charge d'accompagner les Etats membres de l'UEMOA dans les émissions et la gestion des titres publiques.

Au mois de mars 2017, des responsables de cette agence avaient confié à Ecofin que les préparatifs des opérations, liées à l'émission de ces titres par le Sénégal, n'avaient pas débouché sur un accord. En revanche, les choses ont bien avancé avec la Côte d'ivoire et le Benin, qui sont annoncés sur ce segment.

            Lire aussi: 14/03/2017 - L'Agence UMOA-Titres annonce l'émission d’une nouvelle forme d'obligations dites synthétiques, au cours du troisième trimestre 2017

« Les obligations synthétiques présentent un intérêt certain pour tous les types d’investisseurs qui peuvent souscrire aux titres proposés, par l’intermédiaire des SVT, l’émission se faisant par adjudication ciblée », explique Mac-Davies Anouma, le responsable chez UMOA-Titres de la communication et des relations avec les investisseurs.

Les volumes et la valeur de ces titres synthétiques qui seront proposés, n'ont pas encore été rendu publics. Mais au total, pour le troisième trimestre qui a déjà débuté, les pays membres de l'UMOA, devraient émettre pour 778 milliards de FCFA de titres publics, dont 134 milliards de FCFA en bons du trésor et 644 milliards de FCFA en obligations du trésor.

Une information importante : la Côte d'Ivoire et le Sénégal, les deux gros acteurs du marché obligataire de cette sous-région, devrait réduire leur niveau de sollicitation. « Le Sénégal et la Côte d'Ivoire vont effectivement beaucoup moins solliciter le marché sur la fin de l’exercice 2017, compte tenu du succès des Eurobonds réalisés par ces deux Etats sur les marchés internationaux. Dans un souci de maîtriser leur endettement et de garder une dette soutenable, ils ont décidé de réduire leurs interventions sur le marché régional des titres publics », précise Mr Anouma.

Idriss Linge

http://www.niameyetles2jours.com

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Hydrocarbures: Vers la construction d’un oléoduc qui reliera le Niger au port de Cotonou

Niger port Cotonou.jpgLe Niger envisage d’exporter son pétrole via un pipeline qui reliera ses bassins pétroliers et le port de Cotonou. C’est dans ce cadre qu’accompagné d’une délégation, M. Foumakoye Gado, le ministre nigérien en charge du pétrole, a effectué, du 13 au 16 juillet dernier, une visite de travail à Cotonou où il a rencontré plusieurs responsables béninois en charge du secteur.

L’objectif de cette visite est, selon la délégation nigérienne, de prendre connaissance des atouts infrastructurel, économique, sécuritaire, environnemental et commercial du Bénin. Une visite au terme de laquelle le responsable nigérien s’est dit satisfait, rapporte Afrique Actualité.

De son côté, Dona Jean-Claude Houssou, le ministre béninois de l’Energie a déclaré que le Bénin est le port naturel du Niger et que la tradition de coopération qui a toujours existé entre les deux pays devrait être préservée. Il a ensuite rassuré la partie nigérienne que son pays est disposé à offrir toutes les facilités pour que ce projet devienne une réalité.

Si le projet est mis en œuvre, il constituera une valeur ajoutée importante pour l’économie béninoise grâce aux frais de transit qu’elle en tirerait. Abdoulaye Tchané, le ministre béninois du plan et du développement, a déclaré que des études seront bientôt menées pour évaluer l’impact socio-environnemental du projet et que le gouvernement béninois prendra rapidement une décision, indique la même source.

Il faut noter que la délégation nigérienne s’est rendue au port autonome de Cotonou où elle a visité les installations de stockage de produits pétroliers de la société Octogone Trading, mais aussi les installations pétrolières de Sème où le Bénin produisait 8000 barils de pétrole par jour entre 1982 et 1985.

Le Niger produit 20 000 barils par jour et est le seul pays producteur africain qui arrive à satisfaire sa demande interne en produits raffinés grâce à sa raffinerie pétrolière. Sa production journalière augmentera dans les prochaines années car de nouvelles découvertes de gisements d’or noir ont été opérées en mai dernier dans le bassin d’Agadem.

Olivier de Souza

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04:30 Publié dans Economie, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

19 juillet 2017

Les Jeux de la Francophonie, une première pour la Côte d’Ivoire

JEUX-FRANCOPHONIE 4.jpgLa Côte d'Ivoire, marquée par une décennie de crise politico-militaire, accueille à partir de vendredi, pour la première fois depuis la normalisation, un grand événement international, avec les 8es Jeux de la Francophonie qui réunissent 4.000 athlètes et artistes de 53 pays.

Programmés du 21 au 30 juillet, les Jeux combinent compétitions sportives et concours culturels. "Nous attendons de ces Jeux un impact, politique, diplomatique et économique (...) c'est un clin d'oeil aux investisseurs", a confié à l'AFP Baba Coulibaly, directeur de la communication du ministre chargé des Jeux.

Ceux-ci visent, selon les organisateurs, à favoriser le développement économique et à "renforcer la cohésion nationale" de la Côte d'Ivoire où les tensions sont encore présentes. La principale puissance francophone d'Afrique de l'Ouest a retrouvé une forte croissance économique et une partie de son
rayonnement depuis le retour à la paix civile en 2011.

Au menu de ces Jeux, organisés tous les quatre ans: athlétisme, handi-athlétisme, basket-ball féminin, football masculin, judo, lutte libre, lutte africaine, tennis de table et cyclisme sur route en démonstration. Malgré le nombre important d'athlètes, les Jeux de la Francophonie peinent à se faire une place dans les calendriers internationaux de haut niveau, comme en témoigne l'athlétisme.

Si la sprinteuse ivoirienne Marie-Josée Ta-Lou (4e des 100 m et 200 m aux JO de Rio) est annoncée par la presse, les autres stars Murielle Ahouré (vice-championne du monde des 100 et 200 en 2013) ou Ben Youssef Meité, 6e du 100 m à Rio, devraient faire l'impasse pour mieux se concentrer sur les
Mondiaux de Londres.

Sept disciplines artistiques sont proposées: arts de la rue (hip-hop, marionnettes géantes, jonglerie), arts visuels (peinture, sculpture, installations), chanson, conte, danse de création, littérature et
photographie, mais aussi la "création numérique" et la "création écologique" pour le développement.

Ce grand rendez-vous international qui verra défiler de nombreuses personnalités politiques est l'occasion pour la capitale économique Abidjan de rénover ou construire d'importantes infrastructures. Dans les derniers jours avant la cérémonie d'ouverture, les ouvriers s'affairaient sur les différents sites des Jeux pour terminer à temps les chantiers.

- Maquis, plage et boîte de nuit au village -

"C'est la course mais tout sera prêt", promet Thomas Gil, du Comité international des Jeux, qui assure que ces travaux sont un "legs pour le développement". Le Palais des sports de Treichville, quartier populaire d'Abidjan, a été entièrement rénové et ripoliné de couleurs vives. Outre la grande salle polyvalente de 5.000 places, modernisée, une nouvelle salle de 2.500 places a été érigée.

Au Village des Jeux, des dizaines d'ouvriers s'activaient au milieu de tractopelles et de bétonnières sur les 17 hectares de l'Institut national de la Jeunesse et des Sports, dont les installations ont été agrandies et modernisées.

Trente-trois bâtiments de deux étages en préfabriqué ont été rapidement montés pour loger les 4.000 participants. Ceux-ci disposeront de terrains et de salles d'entraînement, d'une cantine de 1.800 places, d'un "maquis" (bar-restaurant populaire) pour donner une touche ivoirienne, d'une plage privée sur la lagune et même d'une boîte de nuit aménagée dans la villa du directeur de l'Institut, momentanément évacué.

Si le budget d'organisation du Comité se monte à 11,5 millions d'euros, le gouvernement n'a pas souhaité dévoiler le coût des travaux d'infrastructures, à sa charge, nettement plus important.

Beaucoup critiquent déjà les investissements, émettant des doutes sur leur réalité ou leur impact. "La Francophonie, c'est joli mais à Abidjan y a plus d'argent", chantonnait mardi un démarcheur de rue.

Près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour la sécurité des Jeux, selon Baba Coulibaly, alors que plusieurs mutineries ont éclaté dernièrement dans l'armée et qu'un attentat jihadiste avait frappé la
Côte d'Ivoire en 2016, faisant 19 morts.

AFP

17:50 Publié dans Culture, Economie, Jeux, Société, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

18 juillet 2017

Cacao/Côte d’Ivoire : Des chocolatiers européens pour le développement de la filière

Cacao JJJJJJJ.jpgLa Maison Chocolat «Guerin-Boutron» s’engage à travailler les fèves ivoiriennes. Cette structure est de marque parisienne et de savoir-faire belge. C’est la 2ème vieille  maison de chocolat à Paris fondée en 1775.

Pour le Président Directeur Général de cette maison de chocolat, Johann Domas-Conzemius, les défis de la filière cacao sont grands. « C’est pourquoi, l’on s’emploie à travailler afin d’impacter positivement les producteurs, les consommateurs et l’ensemble des populations. L’un des défis est de faire le lobbying des affaires ivoiriennes en Europe»  a-t-il indiqué.

En somme, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» prévoit assurer la traçabilité du cacao du champ jusqu’au consommateur. Elle veut être au service d’un commerce équitable et solidaire permettant de soutenir les producteurs de cacao, et les plantations en veillant à développer un bien-être social, économique et environnemental de la communauté.

Fort de ce qui précède, la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» envisage booster l’économie cacaoyère en redorant le blason des fèves ivoiriennes.

Cette initiative empreinte de développement humain de la filière cacao en Côte d’Ivoire passe nécessairement par l’amélioration des conditions de travail et de vie des planteurs et de leurs familles, l’augmentation des revenus, la formation professionnelle des jeunes, la transformation au pays pour une fabrication artisanale d’un chocolat 100% ivoirien. Des acquis de la Maison Chocolat «Guerin-Boutron» en Côte d’Ivoire sont déjà effectués, entre autres dans la région du Sanwi à Aboisso.

A en croire, le Président Directeur Général, Johann Domas-Conzemius, sa structure de chocolat entend créer une communauté autour de sa marque bio dont les membres seront des ambassadeurs et ambassadrices.

 « A la mère de famille » est la 1ère plus ancienne maison de chocolat parisienne fondée en 1761.

La Maison Chocolat «Guerin-Boutron» a été fournisseur breveté de Leurs Altesses Royales le Dauphin de France et du Comte de Chambord.

Patrice Kouakou

09:08 Publié dans Economie, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |