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31 janvier 2017

L'ONU souligne l'interdépendance et les synergies entre une paix durable et un développement durable

Objectifs ODD en images.jpgLes 17 Objectifs de développement durable (ODD) du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU. Photo : ONU/Project Everyone

Lors d'un dialogue de haut niveau consacré aux synergies entre le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et le maintien de la paix, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné la nécessité d'une réponse mondiale qui s'attaque aux causes sous-jacentes des conflits et intègre la paix, le développement durable et les droits de l'homme de manière holistique, et ce, de la conception à l'exécution.

« Notre priorité est la prévention : la prévention des conflits, des pires effets des catastrophes naturelles et autres menaces humaines à la cohésion et au bien-être des sociétés », a insisté le Secrétaire général dans un discours.

Les meilleurs outils de la prévention et de la paix durable sont un développement inclusif et durable, a martelé M. Guterres qui a identifié deux défis majeurs : l'éducation, qui est la condition préalable à la paix et au développement économique, et l'emploi productif et le travail décent, notamment des jeunes, qui sont essentiels à des sociétés stables et sûres.

L'alignement des objectifs des entreprises avec les visées stratégiques de la communauté internationale est déjà apparent dans l'explosion de l'économie verte, s'est réjoui le Secrétaire général qui a cité des estimations montrant que les économies et les revenus que l'on tirerait de la mise en œuvre du Programme 2030 se chiffrent à des dizaines de milliers de milliards de dollars.

Pour accompagner les Etats membres, le Secrétaire général a souligné que l'ONU doit, elle aussi, être prête à se réformer. Il a ainsi identifié trois grands domaines de réforme : les opérations de maintien de la paix, le système des Nations Unies pour le développement et l'administration de l'ONU. Avec ces réformes, M. Guterres estime qu'il est essentiel de créer une nouvelle génération de partenariats avec les gouvernements, la société civile, les organisations régionales, les institutions financières internationales, les universités et le monde des affaires.

La dernière partie de l'équation est, a reconnu le Secrétaire général, le financement. Il faut mettre en œuvre le Programme d'action d'Addis-Abeba et aller au-delà. Les pays en développement, a-t-il expliqué, doivent avoir accès aux technologies et aux marchés et ils ont besoin que les pays développés honorent leurs engagements en faveur de l'aide. Les institutions financières internationales devraient aider les pays à accéder aux marchés financiers et aux investissements étrangers directs. L'aide publique au développement (APD) comme l'aide humanitaire doivent être allouées stratégiquement conformément à des risques et des besoins clairement identifiés.

La paix durable : « moyen et fin » du développement durable

Le Président de l'Assemblée générale, Peter Thomson, a rappelé que, de la même manière que le Programme de développement durable à l'horizon 2030 reconnait l'importance de promouvoir des sociétés pacifiques, justes et inclusives pour réaliser chacun de ses 17 objectifs, les résolutions sur la pérennisation de la paix reconnaissent l'importance du développement durable pour le maintien de la paix.

« Sans paix durable, le développement durable est quasiment impossible ; nous savons que c'est la vérité», a déclaré M. Thompson.

Dix-sept pays dans le monde sont touchés par des conflits prolongés et deux milliards de personnes vivent dans des nations où sévissent fragilités, conflits et violences, a relevé le Président, soulignant que 95% des réfugiés et des personnes déplacées vivent dans des pays secoués par le même conflit depuis 1991.

Selon le Président de l'Assemblée générale, le monde doit agir sur deux fronts ; Tout d'abord impulser un élan « irrésistible » dès à présent, lors de cette phase préliminaire de la mise en œuvre du Programme 2030, en mobilisant les Etats membres, le secteur privé, la société civile et le milieu universitaire. Mais aussi reconnaître la paix durable à la fois comme « moyen et fin » du développement durable, et investir, « financièrement et intellectuellement », dans la paix durable.

Centre d'actualités de l'ONU


Le promoteur de l’aquaponie étend son entreprise agricole à Dakar

Aquaponie-Flavien-Kouatcha-à-droite-et-son-partenaire-Moussa-Diagne-à-Douala-le-5-janvier-2017-1-768x432.jpgAprès sa désignation comme champion digital de l’Agriculture pendant la COP 22 à Marrakech, le jeune Camerounais de 28 ans promoteur de Save Our Agriculture s’est ouvert à l’international.

Flavien Kouatcha débute l’année 2017 en s’ouvrant à l’international. Son entreprise agricole spécialisée dans la conception et la fabrication des kits et unités aquaponiques pour des particuliers et professionnels désireux de produire des aliments 100% bio à domicile a attiré un investisseur sénégalais. La signature du contrat a eu lieu le 5 janvier 2017 dans les locaux de l’espace d’accompagnement Jokkolabs de la ville de Douala. C’est dans cette principale place économique du Cameroun que Save Our Agriculture a ouvert sa première unité de production grand volume en décembre 2016 après des expérimentations à petite échelle dans la banlieue de Douala.   

Il s’agit d’un contrat entre entrepreneurs d’une même génération. Comme Flavien Kouatcha et Moussa Diagne est âgé de 28 ans. Tous deux ont une passion pour l’agriculture. Épousant l’air du temps, le premier contact a eu lieu sur les canaux virtuels d’internet. « C’est après avoir vu un reportage sur mon projet sur France 24 que Moussa m’a contacté. Ensuite, nous nous sommes écrits sur les réseaux sociaux. Après plusieurs discussions, j’ai pensé que nous avions intérêt à nous rencontrer pour en parler davantage. C’est ainsi que je l’ai invité au Cameroun », dit fièrement Flavien Kouatcha.

De son côté, Moussa Diagne avoue avoir été intrigué par le fait qu’un jeune comme lui, issu d’un environnement pratiquement semblable soit déjà aussi avancé dans l’aquaponie. « Ce sont toutes ces raisons, en plus de l’engagement très perceptible de Flavien pour l’agriculture, qui m’ont poussé à faire le déplacement pour le Cameroun ». Le contact humain laissera corps au business entre la camerounaise Save Our Agriculture et Dialibatou Marakhib Distribution basé au Sénégal.

En signant l’accord le 5 janvier 2017 à Douala, les deux entreprises envisagent de proposer des unités aquaponiques à Dakar et de s’étendre à d’autres pays de la sous-région Afrique de l’Ouest. Cette technique est une alternative pour le Sénégal. En raison de son climat aride, ce pays d’Afrique de l’Ouest est sans aucun doute un bon terrain d’essai pour une solution durable telle que l’aquaponie. Même s’ils ne possèdent pas d’énormes financements à la hauteur de leur ambition, les deux entrepreneurs africains sont plus que jamais déterminés à nourrir des millions de personnes aux aliments biologiques. La force de travail est encore modeste.

Constituée d’une équipe de 4 hommes et 3 femmes tous passionnés d’agriculture, Save Our Agriculture veut se positionner comme l’une des pépites camerounaises à fort potentiel dans les prochaines années. Alors que son partenaire Dialibatou Marakhib est une ferme polyvalente qui emploie 5 personnes en région rurale sénégalaise. Principalement spécialisée dans la production laitière, l’élevage et la culture maraîchère, Moussa Diagne envisage de déployer des solutions d’agriculture durable à travers l’utilisation des énergies renouvelables et la réutilisation en cycle fermé des denrées issues de l’agriculture dans les processus de croissance végétale. Les deux entrepreneurs sont sur un bon filon au regard de études à l’échelle planétaire. En octobre 2016, le cabinet britannique Price Water House Coopers faisait les éloges de l’aquaponie comme un moyen efficace de booster les productions agricoles en Afrique.

/ Pierre Nka, http://www.quotidieneconomie.com/2017/01/24/flavien-kouatcha-le-promoteur-de-laquaponie-etend-son-entreprise-agricole-a-dakar/

04:35 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

26 janvier 2017

Samir Amin : «L'Afrique doit refuser l'impérialisme de l'Europe»

Prof Samir Amin.jpgPour l’économiste, l'Afrique ne peut se développer que si elle se décide à refuser la nouvelle forme d’impérialisme à laquelle s’adonnent les européens. Ce que prône le Professeur Samir Amin. Ce dernier affirme que les Africains doivent imposer à l’Europe d’ouvrir des négociations, en commençant par dénoncer les Accords de partenariat économique (Ape), qui permettent en réalité, à l’Europe, de mettre la main sur les ressources africaines, sans contrepartie profitable à l’Afrique.

«L’Afrique, effectivement, dispose de quelques grands atouts, entre autres ses ressources naturelles, minières, en terres arables. Mais ces ressources naturelles, justement parce qu’elles sont importantes, font l’objet des convoitises de l’impérialisme », a déclaré Pr Samir Amin qui était l’invité de l’émission «Objection » de la Sud Fm.

Amadou Gueye, http://senego.com/samir-amin-lafrique-doit-refuser-limperialisme-de-leurope_417870.html