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09 juin 2015

Santé animale: Combattre la peste des petits ruminants

peste des petits ruminants,santé animaleL'objectif de la première conférence pour l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) en Côte d'Ivoire, était d’approuver la stratégie mondiale de contrôle et d’éradication  de cette maladie virale. Les enjeux socio-économiques et stratégiques de cette lutte sont importants et préoccupants. La PPR est une maladie animale très contagieuse pour les caprins et les ovins. Une fois introduit dans les élevages, le virus peut infecter jusqu’à 90% d’un troupeau et peut tuer jusqu’à 70% des animaux infectés. Aussi la PPR menace-t-elle environ 80% du cheptel mondial, soit près de 2 milliards de petits ruminants dans plus de 70 pays. L’ampleur des pertes estimées ci-dessus constitue une réelle menace pour la sécurité alimentaire et un facteur aggravant de la pauvreté en milieu rural. Comme chacun le sait la sécurité alimentaire passe par le développement de l’agriculture et des ressources animales. L’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) d’accompagner les Etats touchés par la PPR à retrouver un statut de pays indemne et de confirmer l’absence de circulation du virus dans le monde est appréciable. C’est en Côte d’Ivoire que le virus de la PPR a été mis en évidence pour la première fois en 1942.

Patrice Kouakou Wanset

15:31 Publié dans Economie, Politique | Tags : peste des petits ruminants, santé animale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Warrantage: Système d’accès au crédit agricole

warrantage,système,credit agricoleLe warrantage est un système alternatif d’accroissement de la production agricole, d’accès au crédit et d’amélioration de la gestion des stocks par les systèmes financiers décentralisés (SFD) et les organisations paysannes (OP). L’aperçu sur le warrantage effectué au Niger et au Burkina Faso indique des résultats prometteurs pour les producteurs. Au Niger, les producteurs se retrouvent avec leur fonds de roulement qui a augmenté de plus de 30% grâce à l’augmentation de la valeur de leur stock en garantie et le bénéfice de l’Activité Génératrice de Revenu (AGR). Ils ont eu de bon prix pour les engrais sans brader leur récolte. Les OP  peuvent, durant le processus de warrantage, prévoir leur disponibilité financière et négocier avec les fournisseurs pour avoir des intrants à bon prix. Au Burkina Faso, il ya eu une amélioration des opportunités de marché pour les petits paysans et éleveurs. Des stocks de produits agricoles constitués avec augmentation générée de 30 à 50% de la valeur initiale du stock mis en garantie, des capacités renforcées par les formations. Le warrantage permet d’auto-garantir le crédit ; profiter de l’augmentation des prix des produits ; acquérir des intrants sans altérer le maigre budget du ménage ; valoriser l’utilisation des intrants ; créer des demandes groupées, solvables et prévisibles en intrants.

Patrice Kouakou Wanset

14:42 Publié dans Economie | Tags : warrantage, système, credit agricole | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commerce équitable: Une approche pour un monde paysan plus prospère

Commerce équitable.jpgEn Côte d’Ivoire, c’est environ 72 coopératives certifiées commerce équitable et une centaine de candidates qui se bousculent aux portes de l’organisme de certification FLO-CERT basé Bonn. Reposant sur les trois piliers du développement durable que sont l’environnement, l’économie et le social, le commerce équitable est un partenariat gagnant-gagnant fondé sur la transparence, le dialogue et le respect. Soucieux de la protection des écosystèmes, de l’environnement, de la biodiversité et de la lutte contre toutes formes de discriminations, le commerce équitable est une chance pour le petit producteur. Une formation est prévue pour préparer les coopératives à la connaissance des normes du commerce équitable en vue de l’audit initial. Dès lors, les coopératives peuvent vendre leurs produits sur le marché et bénéficier des avantages qui s’y rattachent. Ces avantages qui se résument en l’obtention d’un prix minimum garanti qui est de 2 mille dollars la tonne soit 1 million de francs CFA la tonne et au paiement d’une prime de 200 dollars la tonne soit 100 mille francs CFA la tonne. Cette prime dite de développement permettra aux coopératives de réaliser des projets sociaux de lutte contre la pauvreté. La première coopérative certifiée commerce équitable pour la Côte d’Ivoire, c’est en 2004.

Patrice Kouakou Wanset

14:16 Publié dans Economie, Société | Tags : commerce équitable, approche, monde paysan | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

08 juin 2015

Anacarde: Renforcer les capacités des acteurs et améliorer le matériel végétal

N'kalo ANACARDE EN PRODUCTION.jpgD’ici 2020, la noix de cajou pourra être transformée en Côte d’Ivoire et/ou dans la sous région. Cette initiative envisage booster le développement de la filière anacarde. Le projet initié par les acteurs, potentiels entrepreneurs de la filière vise une meilleure restructuration.  Sur financement du Conseil Ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf/Wecard), le projet de `` Renforcement des capacités des acteurs de la chaîne des valeurs de la filière anacarde en Afrique de l’Ouest`` entend mieux organiser les acteurs de la filière, améliorer le matériel végétal pour avoir des noix de cajou de qualité et appuyant les femmes. Cela va permettre surtout les échanges d’expériences entre acteurs, les synergies d’actions et la promotion des produits. Dans le cadre de ce projet finançant la recherche agricole de plusieurs pays de la sous région, la Côte d’Ivoire bénéficiera, à coup sûr, de moyens financiers pour la mise au point d’une variété d’anacarde à haut rendement, résistant aux maladies. Ainsi des équipements adaptés à l’environnement ivoirien seront fabriqués pour la transformation de la noix de cajou. C’est un point d’honneur fait à coopération sud-sud, tout  en rendant la filière anacarde plus compétitive. Le Coraf/Wecard est l’une des quatre organisations sous régionales du Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara).

Patrice Kouakou Wanset

18:01 Publié dans Economie | Tags : anacarde, materiel vegetal, renforcement des capacités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Filière cotonnière: Production en croissance

Spore 170 Coton.jpgPour la campagne 2014-2015, la production cotonnière déjà à sa phase de commercialisation atteindra 450.000 tonnes selon les premières prévisions. Au sujet de la gestion et du contrôle de la qualité du coton ivoirien, le Directeur général adjoint du Conseil du coton et de l’anacarde, Adaman Coulibaly a fait savoir que la production devra évoluer continuellement au fil des années. « Pour l’horizon 2018-2020, la Côte d’Ivoire ambitionne d’arriver à une production cotonnière de 600.000 tonnes », a-t-il précisé. Il a également indiqué le pays est au travail pour passer du rang de troisième à celui de premier producteur africain de coton graine. Ainsi la Côte d’Ivoire occupe ce rang derrière le Burkina Faso et le Mali. Des mesures correctives sont déployées pour relever ce défi. Aux acteurs de la filière, il est recommandé de travailler afin d’atteindre ces objectifs assignés par le gouvernement de Côte d’Ivoire.

Patrice Kouakou Wanset

17:36 Publié dans Economie | Tags : coton, production, hausse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

12 mai 2015

Côte d’Ivoire: Un nouveau Directeur Général pour la Banque Atlantique

Économie,focus,international,intelligenceArrivé de la Standard Chartered Bank où il venait d’être promu Director Metal & Mining dans la filiale de Shanghai en Chine, l’Ivoirien Hassan Kaba, un ancien de Citibank et diplômé d’Oxford et de Paris Dauphine a dirigé depuis mai 2010 la Banque Atlantique Sénégal. Il cède son fauteuil, à compter de fin mai 2015, au Marocain Younès Oujenha.

Pari réussi pour ce brillant et discret banquier, de nationalité ivoirienne, qui a fait de la Banque atlantique du Sénégal (BAS) un acteur financier incontournable du pays passant d’une taille de bilan de 36 milliards de f CFA à environ 300 milliards de f CFA en 5 ans, avec à la clé des bénéfices cumulés et un PNB (Produit net bancaire) multiplié par 6 permettant ainsi de résorber toutes les pertes antérieures. Les administrateurs de la BAS ont loué sa rigueur et son professionnalisme qui ont permis à la banque de retrouver son embellie, nous a-t-on soufflé. Un challenge d’inverser la balance de pertes vers des profits.

Deal de 250 milliards de f CFA. Sa plus grande réalisation fut le financement de 250 milliards f CFA, arrangé pour le compte de l’Etat du Sénégal, une première en son genre dans toute la zone Uemoa et de surcroît premier financement bilatéral admissible au refinancement auprès des guichets de la Bceao.

Selon des sources autorisées contactées par Les Afriques, c’est à sa demande et afin de se rapprocher de sa famille basée á Montréal, son groupe passé dans le giron de la Banque Populaire du Maroc lui a accordé une mise en disponibilité de 12 mois. «Au terme de cette période, il devrait rejoindre la holding à Abidjan», confirme notre source.

Par Ismael Aidara, Rédacteur en chef
Lesafriques.com

 

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