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24 mai 2017

Diplomatie: La Chine s’engage à renforcer la coopération avec l’Afrique en ce qui concerne l’initiative "la Ceinture et la Route" (SYNTHESE)

 
La
© Ambassade par DR
La Chine s`engage à renforcer la coopération avec l`Afrique en ce qui concerne l`initiative "la Ceinture et la Route"
La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l`initiative "la Ceinture et la Route".
 

ABIDJAN - La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l’initiative "la Ceinture et la Route", a annoncé lundi à Abidjan le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite en Côte d’Ivoire.
Lors d’une conférence de presse, M. Wang a rappelé que sa tournée actuelle dans quatre pays africains intervient juste après l’organisation réussie du Forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale à Beijing. Les quatre pays, à savoir la Mauritanie, le Cap-Vert, le Mali et la Côte d’Ivoire, ont tous exprimé leur volonté de participer à l’initiative chinoise.
De nombreux pays africains se situent au niveau de l’extension historique et naturelle de la Route de la soie maritime, a expliqué M. Wang. S’ils adhèrent à l’esprit et au concept de l’initiative "la Ceinture et la Route", ils peuvent devenir des partenaires de coopération, a ajouté le ministre.
L’initiative, qui comprend la Ceinture économique de la Route de la Soie et la Route de la Soie maritime du XXIe siècle, a été proposée en 2013 dans le but de construire un réseau commercial et infrastructurel reliant l’Asie à l’Europe et l’Afrique le long des routes antiques de la Route de la Soie et au-delà.
L’initiative "la Ceinture et la Route" a pour but de renforcer les stratégies de développement de différents pays, d’obtenir des avantages complémentaires et d’atteindre le développement et la prospérité communs, a souligné M. Wang.
L’initiative est en fait une tentative de rééquilibrage du processus de mondialisation économique, avec pour objectif ultime de construire une communauté de destin pour l’humanité, a-t-il expliqué.
"Nous pouvons combiner les dix principaux plans de coopération sino-africains proposés par le président chinois Xi Jinping avec l’initiative ’la Ceinture et la Route’", et faire en sorte qu’ils se complètent, a proposé M. Wang.
Les pays africains ont hâte de se débarrasser du mode de croissance unique d’exportation de matières premières, pour obtenir leur indépendance économique en accélérant le processus d’industrialisation et en renforçant leur capacité de développement indépendant.
Les pays africains pensent que la Chine est leur partenaire de coopération le plus idéal et le plus fiable, et souhaitent bénéficier du développement rapide de l’économie chinoise, a souligné M. Wang.
De nombreux monuments ont été construits en Afrique avec l’aide directe ou indirecte de la Chine, et beaucoup de projets d’infrastructures en Afrique sont construits par des entreprises chinoises.
La Chine est prête à développer des plans de coopération avec chaque pays africain en respectant leurs demandes, afin de les aider à renforcer leur capacité de développement durable, a fait savoir le chef de la diplomatie chinoise.
M. Wang a souligné que le développement de l’Afrique permet de renforcer la croissance générale des pays en voie de développement, qui sert les intérêts communs de l’Afrique et de la Chine.
M. Wang est revenu sur la longue histoire de l’amitié sino-africaine, expliquant que cette amitié a porté ses fruits. En Mauritanie par exemple, le port que la Chine a aidé à construire dans les années 1980 continue de fonctionner activement aujourd’hui et de soutenir le développement économique du pays. Il a été baptisé "Port de l’amitié".
Autrefois tristement connu sous le nom de "Triangle de la pauvreté", le sud de la Mauritanie est devenu le "Triangle de l’espoir" grâce aux nouvelles routes et aux nouvelles infrastructures que la Chine a aidé à construire.
Ces réalisations, selon M. Wang, représentent non seulement l’amitié sino-mauritanienne, mais incarnent également l’amitié sino-africaine.
Pendant de nombreuses années, la Chine a non seulement offert son aide économique à l’Afrique, mais a également joué un rôle actif dans les domaines tels que la santé et la sécurité sur le continent africain, a noté le ministre chinois.
Pendant plus d’un demi-siècle, les équipes médicales chinoises déployées dans différents pays africains sont venues en aide à plus de 200 millions de patients.
Ces dernières années, la Chine a également augmenté les investissements liés à la paix et la sécurité en Afrique, selon M. Wang. Actuellement, il y a plus de 2.000 soldats chinois sur le continent africain effectuant des missions de maintien de la paix de l’ONU et contribuant grandement à la paix et la sécurité en Afrique.
La Chine se tiendra toujours aux côtés des Africains dans leur poursuite du développement et de la prospérité, a promis le ministre chinois.
M. Wang effectue une tournée en Mauritanie, au Cap-Vert, au Mali et en Côte d’Ivoire du 19 au 23 mai.

Fin
Publié le mardi 23 mai 2017  |  Ambassade

23 mai 2017

Développement : 350 millions d’Africains font désormais partie de la classe moyenne

Concernant "la santé, l'éducation et le niveau de vie", un tiers des pays africains ont atteint des niveaux de développement "moyens ou élevés", selon un rapport publié lundi par la BAD, en partenariat avec l'OCDE et le Pnud.

Même si « les progrès sur le front du développement humain restent lents et inégaux », 18 pays africains sur les 54 que compte le continent atteignent désormais un « niveau de développement moyen ou élevé », selon les « Perspectives économiques en Afrique » publiées conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

L’Afrique du Nord « affiche les niveaux les plus élevés, approchant de la moyenne mondiale, mais toutes les sous-régions ont enregistré des améliorations régulières » depuis le début du XXIe siècle, selon le document.

Cependant, « malgré les avancées obtenues depuis dix ans », 544 millions d’Africains (sur une population totale d’1,2 milliard) vivent toujours dans la pauvreté.

Lutte contre la pauvreté et couverture santé

Le Rwanda, suivi par le Ghana et le Liberia ont enregistré le plus de progrès dans la lutte contre la pauvreté depuis 2005. Le Rwanda notamment a mis en place un programme d’assurance maladie communautaire qui permet de couvrir près de 9 habitants sur 10.

En Afrique du Nord, l’Égypte et la Tunisie sont dotés de systèmes d’assurance-maladie couvrant respectivement 78% et 100% de la population.

Les dépenses dans l’éducation, cruciales pour le développement, sont supérieures à 6% du produit intérieur brut (PIB) en Afrique du Sud, au Ghana, au Maroc, au Mozambique et en Tunisie notamment. Cependant le Nigeria y consacre moins de 1% de son PIB.

Accès à l’énergie et l’assainissement

En tête des problèmes qui contribuent le plus à la pauvreté en Afrique figurent « le manque d’accès au combustible pour la cuisine, à l’électricité et à l’assainissement ». Ainsi en Afrique subsaharienne, 645 millions de personnes sont privées d’accès à l’électricité.

L’alimentation constitue un défi majeur pour l’Afrique de l’Est, tandis que le manque de scolarisation est le plus gros problème de l’Afrique de l’Ouest.

Cinq pays se distinguent sur le plan du respect de la parité hommes-femmes : au Botswana, en Namibie, au Rwanda, au Lesotho et à Maurice, « les femmes atteignent des niveaux de développement humain presque équivalents à ceux des hommes ».

La gravité du chômage des jeunes

La BAD pointe par ailleurs la gravité du phénomène du chômage des jeunes sur le continent : la moitié d’entre eux sont sans emploi et un tiers occupent des « emplois vulnérables ».

« S’ils veulent actionner le levier de sources de croissance plus stables pour stimuler le développement humain, les pays devront consentir davantage d’investissements dans le capital humain, santé, éducation et compétences », déclare le président du Groupe Banque africaine de développement, Akinwumi Ayodeji Adesina, cité dans le rapport.

Moteurs de croissance

Sur le plan économique, la croissance moyenne du continent, après 2,2% en 2016, devrait rebondir à 3,4 % en 2017, puis s’accélérer à 4,3% en 2018, sous réserve « de la poursuite du redressement des cours des matières premières, du renforcement de l’économie mondiale et de la consolidation des réformes macroéconomiques intérieures ».

L’Afrique de l’Est reste la zone la plus dynamique, grâce notamment au géant éthiopien, devant l’Afrique du Nord. L’Afrique est toujours « la deuxième région la plus dynamique du monde, derrière les pays en développement d’Asie ».

La demande intérieure, soutenue par l’accroissement démographique et la montée en puissance des classes moyennes, s’établit comme moteur de la croissance alors que les cours des ressources naturelles sont soumis aux aléas des marchés mondiaux.

La classe moyenne, que le rapport évalue à 350 millions de personnes, et dont « le pouvoir d’achat s’améliore constamment, recèle un immense potentiel en termes de prospérité ».

Par Jeune Afrique avec AFP

21:17 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

19 mai 2017

Qui arrive en tête du classement Jeune Afrique des 500 premières entreprises africaines ?

Jeune Afrique publie son hors-série annuel sur les grandes entreprises africaines. Et constate, pour la troisième année consécutive, que leurs revenus sont en baisse.

Sonatrach, le groupe pétrolier algérien garde la tête du classement des 500 premières entreprises que publie Jeune Afrique chaque année, malgré un recul très lourd de son chiffre d’affaires exprimé en dollars, à 33,2 milliards de dollars (contre 61,8 milliards de dollars dans l’édition 2016 de ce classement). L’angolais Sonangol lui emboîte le pas, puis suivent plusieurs groupes sud-africains (Bidvest, Sasol, Eskom…).

En Afrique du Nord, le Maroc ne cesse de renforcer ses positions d’année en année et les entreprises du royaume réalisent désormais 33,5 % des revenus des 150 premières entreprises d’Afrique du Nord. Toujours numéro un en Afrique de l’Ouest, l’opérateur télécoms MTN Nigeria a, pour la première fois, vu ses revenus en monnaie locale diminuer de 3,8 %. Derrière, le classement est profondément bouleversé. Dangote Group (et ses 26000 employés) fait son arrivée dans notre palmarès, directement au 2e rang régional.

Enfin, en zone Afrique australe et océan Indien, c’est une véritable hécatombe, sa locomotive sud-africaine étant à l’arrêt. Toutes les grandes entreprises sud-africaines sont dans une situation difficile et contrastent fortement avec les lions d’Afrique de l’Est qui continuent de rugir et d’afficher des taux de croissance records.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la 18e édition du classement des 500 premières entreprises africaines de Jeune Afrique 

Dans un contexte économique délicat, marqué par un net ralentissement de la croissance en 2015 et en 2016, les grandes entreprises du continent traversent une mauvaise passe. Dans son dernier hors-série en kiosque, Jeune Afrique confirme que cette spirale négative ne faiblit pas, bien au contraire : en 2015, année de référence de ce classement des 500 premières entreprises africaines, leurs revenus cumulés ont chuté de 18,8 % par rapport à l’année précédente.

200 milliards de dollars de chiffre d’affaires qui ont “disparu” en trois ans.

C’est la troisième année de baisse consécutive, et le phénomène s’accélère : lors de notre précédent palmarès, nous enregistrions un recul de 7,1 %, et il était de 1,8 % il y a deux ans. Sur trois exercices, c’est plus de 200 milliards de dollars (plus de 185 milliards d’euros) de chiffre d’affaires qui ont ainsi “disparu”, avec une baisse des revenus cumulés de 757 à 561 milliards de dollars.

Cette baisse globale a plusieurs causes, dont la principale est l’évolution défavorable des taux de change, la plupart des devises africaines ayant vu leur cours dévisser contre le dollar, monnaie de référence de notre palmarès annuel. Elle est aussi liée à l’effondrement des cours du pétrole en 2015 : le secteur de l’énergie (pétrole et gaz) a ainsi vu sa part dans les 500 diminuer très nettement, passant de 22,3 % à 17,7 %.

Afrique du Sud, Algérie et Angola concentrent l’essentiel de la baisse

Tout comme la baisse du PIB africain est diversement partagée entre pays, l’évolution défavorable de notre palmarès panafricain est plus ou moins marquée selon les zones géographiques. Trois États expliquent ainsi 90 % de la baisse des revenus des 500 en 2015 : l’Afrique du Sud (– 65,9 milliards de dollars), l’Algérie (– 34 milliards, l’essentiel provenant de la baisse des revenus de la Sonatrach) et l’Angola (– 17,4 milliards), ces deux derniers étant principalement impactés par l’évolution pétrolière.

Pour autant, le durcissement du contexte économique en Afrique, marqué par une fragilisation des finances publiques, une forte croissance de la concurrence et une conjoncture économique plus délicate qu’il y a quelques années, a des conséquences dans presque tous les pays et tous les secteurs. La rentabilité des 500, dont Jeune Afrique propose un palmarès unique en son genre, en témoigne : le taux de profit (résultat net après impôt/chiffre d’affaires) a ainsi nettement reculé, passant de 6,9 % à 5,3 %.

Malgré cela, comme le souligne un sondage publié dans le hors-série, les entrepreneurs africains semblent garder le moral, seuls 2 % des sondés n’étant pas du tout optimistes sur les perspectives à moyen terme des marchés sur lesquels ils opèrent. Et 51 % sont très confiants sur les perspectives de leur entreprise, le principal frein restant selon eux le climat des affaires.

Des entrepreneurs décidés

Le hors-série de Jeune Afrique est d’ailleurs jalonné d’entrepreneurs décidés et enthousiastes, de Seydou Nantoumé, fondateur de Toguna et roi malien des engrais, à Mohamed Bensalah, à la tête d’un groupe – Holmarcom – en plein déploiement africain, en passant par les dirigeants d’Orange en Côte d’Ivoire et ceux du groupe Mabrouk, dont les investissements en cours en Tunisie se chiffrent en centaines de millions d’euros.

S’il est difficile de relier ces opérateurs évoluant dans des pays et des secteurs différents, ils semblent toutefois avoir un point commun : ils sont partis à la conquête de nouveaux marchés et de nouveaux territoires. Les grandes entreprises africaines ont en effet largement entamé leur régionalisation, source de croissance pour leurs revenus. Malgré les difficultés économiques, la plupart continuent d’ailleurs à investir, allant souvent beaucoup plus vite que les réformes économiques.

11:38 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |