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09 janvier 2017

Mobilisation pour demander la fin du franc CFA en Afrique

Franc CFA.jpgA Abidjan, Bamako, Bruxelles, Dakar, Kinshasa, mais aussi Londres, Ouagadougou ou encore Paris, des rassemblements, des manifestations ou des conférences se sont tenus ce samedi 7 janvier. Un appel mondial a été lancé pour demander la fin du franc CFA, monnaie créée en 1945, arrimée à l'euro, et jugée colonialiste.

Selon les organisateurs de cette journée, le franc CFA est une survivance des colonies françaises d’Afrique et constitue une servitude monétaire à laquelle il est temps de mettre un terme.

Créé le 26 décembre 1945, le franc CFA rassemble les pays de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et ceux de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) plus les Comores. Au total quinze pays disposant d'une monnaie commune reliée par une parité fixe au franc français jusqu'en 1999. Depuis, le franc CFA est arrimé à la monnaie unique européenne.

A (RE)LIRE → Faut-il en finir avec le Franc CFA ?

Or, c'est bien ce dont se plaignent les détracteurs du CFA. Il assure bien une stabilité financière aux pays de la zone. Mais, en revanche, il les prive de toute possibilité d'ajustement de politique monétaire. Dont celle de procéder à des dévaluations compétitives pour doper les exportations. Par ailleurs, le haut niveau de l'euro place la zone CFA dans une position souvent défavorable par rapport aux autres pays africains.Franc CFA 2.jpg

« A bas le franc CFA ! A bas le colonialisme ! »

A Dakar, le rassemblement s’est tenu place de l'Obélisque. « A bas le franc CFA ! A bas le colonialisme ! » Militants, activistes, politiques, 300 personnes se sont mobilisées ce samedi.

Malick Diouf, artiste, se revendique panafricain. Pour lui, le franc CFA est une honte. « Moi, j’ai honte du sigle franc CFA parce que c’est comme si on était toujours colonisés. Des groupes d’entreprises dans d’autres pays créent leur propre monnaie. Aujourd’hui, l’Afrique ne devrait pas accepter de fonctionner avec le franc CFA ! » lance-t-il.

Mamadou Ba se présente comme un Sénégalais lambda. Mais ce jeune homme a lu Sankara, Lumumba ou encore Ben Barka. Il souhaite désormais mobiliser les classes populaires. « Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de mener le combat et d’enterrer une bonne fois pour tout cette monnaie. Pour cela, il faut que l’Afrique s’unisse pour qu’on puisse frapper notre propre monnaie et aller de l’avant », estime-t-il.

A (RE)LIRE → Le franc CFA, avantage ou handicap pour les économies africaines ?

Contre le Franc CFA, contre également les accords de partenariats économiques (APE) entre l'Europe et les Etats de la Cédéao. Car ils vont détruire une économie déjà fragile, estime Guy Marius Sagna, du collectif « Non au APE ». « 75% des marchandises en provenance de l’Union européenne ne payant plus de droits de douane, cela veut dire que le chômage va exploser, ça veut dire qu’on va passer de 16 Sénégalais par jour qui traversent la Méditerranée à beaucoup plus », alerte-t-il.

Si les thématiques sont fortes, sont liées à l’économie et au développement, les militants et les acteurs politiques ont néanmoins beaucoup de difficultés à mobiliser la population autour de ces problématiques.

Par RFI

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15 décembre 2016

Les conflits en cours continuent d'aggraver l'insécurité alimentaire, selon la FAO

Agriculteur mais Lesotho.jpgLes conflits civils et les chocs liés aux conditions météorologiques ont fortement pesé sur la sécurité alimentaire en 2016, faisant augmenter le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance alimentaire, selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La nouvelle édition du rapport «Perspectives de récolte et situation alimentaire», publiée jeudi, souligne que 39 pays ont besoin d'une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires.

Alors que les perspectives sur les approvisionnements céréaliers dans le monde s'améliorent en raison de conditions de croissance favorables pour les cultures, les séquelles des dernières sécheresses persistent, tout comme les effets négatifs ressentis suite aux conflits.

Les prévisions agricoles suggèrent que les prochaines récoltes de grains seront bonnes mais que la faim va probablement s'intensifier dans certaines régions et ce, pendant les saisons maigres, avant que les nouvelles cultures n'arrivent à maturation. En Afrique australe, où les effets du phénomène El Niño ont fortement contribué à réduire la production agricole en 2016, le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance extérieure de janvier à mars 2017 devrait augmenter de manière significative, comparé à la même période l'année précédente. Le rapport indique que les retards de croissance sont «beaucoup plus répandus» dans les zones connaissant des troubles telles que Madagascar, le Malawi et le Mozambique.

Dans certaines régions, les stocks de semences de céréales et de légumes, devenus inadéquats à la suite de deux récoltes insuffisantes et consécutives, pourraient limiter les campagnes de semis. La FAO et les gouvernements travaillent à la mise en œuvre de programmes de soutien agricole visant à améliorer l'accès aux intrants agricoles essentiels.

Les conflits jettent une ombre sur la sécurité alimentaire

Afin de faciliter la planification d'une intervention humanitaire, le rapport identifie les causes premières des crises alimentaires locales. Cela va du déficit exceptionnel de la production agricole au manque d'accès généralisé (en raison des faibles revenus, des prix élevés ou des perturbations des réseaux de distribution), en passant par les effets du conflit sur les conditions de sécurité alimentaire locale.

Les conflits civils et leurs conséquences, y compris les mouvements de réfugiés qui pèsent sur les pays d'accueil tels que le Cameroun et le Tchad, sont cités par 21 des 39 pays concernés. Les conflits généralisés peuvent conduire à la perte et à la diminution des moyens de production des ménages, comme cela est le cas en République centrafricaine, et à des problèmes de sécurité qui auront pour effet de freiner les activités agricoles, à l'image du Soudan du Sud. Dans certaines zones du pays, les récoltes, bien que meilleures, vont probablement avoir un effet éphémère en raison du conflit en cours, qui limite la pratique des activités agricoles, posant ainsi davantage de risques pour les communautés les plus vulnérables.

En Syrie, 9,4 millions de personnes ont besoin d'une assistance alimentaire, en raison de la poursuite du conflit civil. Cette année, le niveau de la production de blé devrait être environ 55% moins important que celui précédant la crise. Selon le rapport, le conflit en cours au Yémen a clairement contribué à faire augmenter le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire, dépassant largement l'évaluation de juin qui les estimaient à 14,2 millions.

Les tendances agricoles appelées à s'améliorer après une année 2016 difficile

En 2016, les sécheresses et les effets climatiques induits par le phénomène El Niño ont provoqué d'importantes pertes de récoltes dans plusieurs pays. L'ensemble de la production céréalière africaine a baissé en 2016 malgré quelques gains sous-régionaux, notamment en Afrique de l'Ouest et dans la région sahélienne, qui est en passe de battre un record avec sa production céréalière. En Afrique australe, la production de maïs a connu une forte baisse, menaçant gravement les conditions de sécurité alimentaire.

Les faibles récoltes ont entraîné une forte hausse des prix de l'incontournable maïs au Malawi, où 6,5 millions de personnes devraient vraisemblablement se retrouver en situation d'insécurité alimentaire lors de la prochaine saison maigre. D'un point de vue positif, avec la fin du phénomène El Niño, les estimations préliminaires font état d'une hausse de 27% des semis de maïs pour la campagne agricole sud-africaine de 2017, de loin le plus grand producteur de la région.

Alors que la plupart des pays d'Asie ont bénéficié de productions agricoles plutôt généreuses en 2016, notamment grâce à une nette relance en Inde, l'impact des conflits toujours en cours dans les pays du Proche-Orient continue d'amoindrir la production agricole et ce, malgré des conditions climatiques globalement favorables pour les cultures céréalières de base.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, un rebond de la production en Amérique centrale en 2016 serait apprécié, après des rendements diminués par la sécheresse l'année précédente, tandis que la campagne de semis de 2017 en Amérique du sud devrait bien démarrer après avoir enregistré une baisse des récoltes en 2016, due en grande partie aux sécheresses qui ont sévi en Bolivie, au Brésil et au Paraguay.

Les 39 pays ayant actuellement besoin d'une aide alimentaire extérieure sont : l'Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, la Guinée, Haïti, l'Irak, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Népal, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l'Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

Centre d'actualités de l'ONU

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01 décembre 2016

Économie rurale: Emploi des jeunes en Afrique de l'Ouest et du Centre

Logo FIDA 4.pngLes activités du Fonds international de développement agricole (FIDA) en Afrique de l'Ouest et du Centre s'adressent aux jeunes et visent à leur permettre de développer des moyens d'existence ruraux durables et de participer plus pleinement aux affaires communautaires.Le FIDA met l'accent sur de multiples points d'entrée afin que les jeunes puissent obtenir des emplois décents dans l'économie rurale.

En Gambie, par  exemple, les projets collaborent avec des kafos (groupements villageois traditionnels) de jeunes pour améliorer leur accès à des terres productives. Par l'intermédiaire de ces kafos, les jeunes obtiennent un accès à des terres qu'ils peuvent cultiver. Les projets remettent en état les jardins potagers existants afin d'améliorer la production et offrent aux membres des kafos une formation portant sur les meilleures pratiques et la commercialisation des légumes.

Les kafos de jeunes reçoivent aussi des kits de démarrage comprenant des semences, des engrais, des produits chimiques et de petits outils, ainsi que du petit matériel pour l'arrosage et le transport, et pour faire en sorte que les produits soient prêts pour les marchés. Afin de sécuriser ces terres, les projets appuient leur enregistrement par le biais d'accords écrits entre le kafo, les autorités coutumières et les autorités administratives locales.

En Sierra Leone, le FIDA appuie un programme d'assistance aux jeunes par l'intermédiaire d'associations de services financiers. On trouve, au sein de chaque association participant au programme, un gestionnaire et un caissier choisis parmi les membres de la communauté locale, et qui doivent être âgés de 21 à 29 ans. Le programme assure leur formation. Le recrutement de jeunes est perçu comme un investissement pour la durabilité des associations et contribue à leur intégration au sein de leurs communautés.

Au Nigéria, un programme appuyé par le FIDA a encouragé une nouvelle catégorie d'entrepreneurs-mentors, appelés "N-Agripreneurs". Il s'agit de jeunes universitaires diplômés et dynamiques, possédant et gérant de petites entreprises. Leur rôle consiste à agir en tant qu'intermédiaires entre les petits agriculteurs axés sur le marché, principalement des jeunes, et les grandes industries agroalimentaires et les grossistes.

Dans le cadre de leur mission, les N-Agripreneurs mettent leurs entreprises à disposition, à la fois comme plateforme de participation à des services de développement des entreprises proposés aux producteurs, et spécialement les jeunes intéressés par les activités fondées sur l'agriculture, et comme enceinte de partage des savoirs à l'intention des communautés paysannes. Le projet a appuyé la création d'une plateforme inter-États de jeunes dans l'agriculture afin de faciliter le partage de savoirs, d'expériences et de compétences entre les jeunes entrepreneurs et les agriculteurs tournés vers le marché.

Source: FIDA (2015).

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Idrissa Nassa renonce à la présidence de l’Afraca, l’Association africaine du crédit rural et agricole

Idrissa Nassa Ass Afr Crédit rural.jpgLe patron burkinabè, à la tête de Coris Bank International, a quitté son poste de vice-président de l'Afraca, qui lui garantissait pourtant de succéder au Ghanéen Millison Narh, l'actuel président de l'institution panafricaine.

Fortement impliqué dans l’expansion de son groupe bancaire ouest-africain Coris Bank, dont l’entrée en Bourse est imminente à Abidjan, Idrissa Nassa vient de quitter la vice-présidence et le comité exécutif de l’Association africaine du crédit rural et agricole (Afraca), après quatre ans de services.

Il a été remplacé le 25 novembre par l’ex-ministre malien des Finances Bassary Touré, aujourd’hui vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), durant la 19e assemblée générale de l’institution panafricaine organisée à Dakar.

En vertu des règles d’alternance régissant le comité exécutif de l’Afraca, le vice-président de cette institution est censé à succéder au président.

C’est désormais à Bassary Touré (66 ans) qu’il reviendra de remplacer le Ghanéen Millison Narh. Ce dernier, par ailleurs vice-président de la Banque centrale du Ghana, préside l’Afraca depuis fin 2012, lorsqu’il avait pris la succession du congolais (RDC) Jules Bondombe Assango. Conséquence du départ d’Idrissa Nassa et de l’élection de Bassary Touré, Millison Narh devrait conserver son poste pendant encore deux ans, avant de le céder au dirigeant malien. Natif de Thiès (Sénégal), l’ancien grand argentier du Mali en 1991-1992 et 2002-2004 est vice-président de la BOAD depuis juin 2009.

Fondée en 1977, l’Afraca est l’une des principales institutions de coordination en matière de financement du secteur agricole sur le continent. Fondée en 1977 et basée à Nairobi, ses activités sont pilotées depuis 2011 par Saleh Usman Gashua, son secrétaire général, ancien dirigeant du nigérian Bank of Agriculture. Afraca compte plus de 110 membres institutionnels, dont une quinzaine de banques centrales africaines, autant de banques agricoles et de développement, une vingtaine de banques commerciales et pas moins de 60 institutions de microfinance. Parmi ses partenaires figurent l’AFD, la FAO, l’Alliance pour une révolution verte (AGRA) et le réseau « La Finance au Service de l’Afrique » (MFW4A).

Joël Té-Léssia
 

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Burkina : qui est Mahamadi Sawadogo, nouveau patron de la Chambre de commerce ?

CCI Burkina Faso.jpgLe patron du groupe diversifié Smaf, Mahamadi Sawadogo, dit "Kadhafi" en raison de sa scolarité passé en Libye, a été élu jeudi à la tête de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina (CCI-BF).

Agé de 53 ans, Mahamadi Sawadogo l’a emporté face à Apollinaire Compapré, propriétaire de Planor Afrique (télécoms, distribution, hydrocarbures, assurance, etc.). Désigné par les 148 élus consulaires, Mahamadi Sawadogo a obtenu 93 voix contre 48 pour Apollinaire Comparé et 7 pour l’opérateur économique Adama Ouédraogo, fondateur de l’hôtel Palm Beach.

Sawadogo succède à Alizeta Ouedraogo, appelée « belle-mère nationale » en raison du mariage de sa fille Salah avec François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, et qui dirigeait l’organisme depuis juillet 2013. Elle avait elle-même succédé à Oumarou Kanazoé, véritable parrain de l’économie burkinabè, jusqu’à sa mort en 2011. Au lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014, Alizeta Ouedraogo avait toutefois fui le Burkina Faso et sa présidence avait été contestée par un Collectif de professionnels dénonçant sa gestion.

La Chambre avait alors été placée sous délégation spéciale du patron des patrons Birahima Nacoulma, chargé de réformer les statuts et de gérer la transition jusqu’à l’élection.

L’enjeu de la nouvelle direction est de taille car le bureau exécutif de la CCI-BF gère entre autres les emplacements alloués au Burkina Faso sur les ports d’Abidjan, d’Accra, de Cotonou et de Lomé, soit un budget de plus de 13 milliards de F CFA.

Réseau de soutiens

Président du Cercle des jeunes chefs d’entreprises du Burkina, Mahamadi Sawadogo a bénéficié du soutien de la toute nouvelle Alliance pour le renouveau consulaire (ARC), une coalition de chefs d’entreprises, dont le Cercle fait partie, pour sa nomination. Cette alliance compte Idrissa Nassa, le patron du holding Coris Bank, ami de Sawadogo depuis les années 80, Seydou Ganame (Indis), Mohame Sogli (Sopam, Brafaso), Inoussa Kanazoé (Kanis), Moctar Mando (Cogeb), Boureima Nana (Ets Nana) ou encore Lassiné Diawara, patron d’Imperial Tobacco et Boa Burkina, qui a pris la présidence de la Chambre régionale de Bobo-Dioulasso.

Mahamadi Sawadogo est en outre réputé proche du président de l’assemblée nationale, Salif Diallo, dont il partage la même région d’origine et une amitié vieille de trente ans.

Dans ses nouvelles fonctions à la tête de la CCI-BF, il sera secondé par Mahamadi Sanoh, PCA d’Air Burkina et coordinateur du holding IPS du Prince Aga Khan au Burkina Faso, avec comme deuxième vice-président l’entrepreneur Nana Boureima.

« Je serai le président de la réconciliation du monde des affaires avec lui-même et de la relance de l’économie nationale » a-t-il déclaré à Jeune Afrique. Sawadogo participera à la conférence, prévue les 7 et 8 décembre à Paris, des bailleurs du Plan national de développement économique et social d’un coût d’environ 15 400 milliards de francs CFA.

Le groupe Smaf est actif dans le commerce de riz et de sucre, le BTP, la représentation des firmes étrangères (Honda, Daewoo, Ssang-Yong), le transport (Les Rapides) et l’immobilier (Résidence Aziz) ; il est présent au Niger, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger. A elle seule, Petrofa, la filiale pétrolière de Smaf, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de plus de 40 milliards de FCFA.

Par et

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La Conférence économique africaine 2016 s’ouvre lundi à Abuja

BAD-conference- Pdt Adesina.jpgAbidjan - La 11ème Conférence économique africaine (AEC) sur le thème "Nourrir l’Afrique : vers une agro-industrialisation pour une croissance inclusive" s’ouvrira lundi à Abuja, au Nigéria, a appris mercredi l’AIP auprès de la Banque africaine de développement (BAD).

Organisée conjointement par la BAD, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre qui enregistrera la participation du président nigérian, Muhammadu Buhari, du président de la BAD, Akinwumi Adesina, du secrétaire exécutif par intérim de la CEA, Abdalla Hamdok, et du directeur du bureau régional dpour l’Afrique du PNUD, Abdoulaye Mar Dièye, cette conférence va servir de cadre à des échanges sur la transformation agricole de l’Afrique grâce à la présentation des travaux empiriques les plus récents sur les stratégies agro-industrielles à même de nourrir l’Afrique et de promouvoir une croissance inclusive, indique un avis aux médias du Groupe parvenu à l’AIP.

Cette 11ème Conférence permettra également aux participants, dont le Prix Nobel d’économie 2007, le Pr Eric Maskin, de se livrer à des réflexions critiques sur la manière dont les décideurs politiques, les partenaires au développement, le secteur privé, les organisations de la société civile et les milieux académiques devraient soutenir la planification et la mise en œuvre de ces stratégies d’industrialisation.

Le PNUD procèdera, en marge de cette rencontre internationale, au lancement du Rapport sur le développement humain en Afrique 2016, intitulé "Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique" sous la présidence du ministre nigérian du Budget et de la Planification.

Deux autres événements spéciaux, à savoir le lancement du Rapport économique sur l’Afrique 2016 et une discussion sur les aspirations des jeunes agro-entrepreneurs et les défis qu’ils rencontrent, sont par ailleurs inscrit dans l’agenda de cette 11ème Conférence de l’AEC qui s’achèvera le 7 décembre, explique-t-on.
Devenue la principale plate-forme de discussion des grandes questions d’actualité en Afrique, les objectifs de la Conférence économique africaine sont, entre autre, offrir aux jeunes chercheurs africains, aux Africains de la diaspora, aux organisations régionales et sous-régionales, l’opportunité de diffuser les résultats de leurs recherches et de partager par la même occasion ces informations avec les décideurs africains, encourager le dialogue en vue de favoriser les échanges d’idées et les réflexions innovantes entre chercheurs, praticiens du développement et décideurs africains.

kp

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