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11 janvier 2017

Guinée: le développement du tourisme d'affaires

Vue de Conakry, en Guinée. Le pays cherche à développer son secteur du tourisme d'affaires. Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg
 

En Guinée, les grands hôtels de luxe fleurissent dans la capitale Conakry. Le Noom, nouvelle chaîne d’établissements haut de gamme à destination de l’Afrique a ouvert depuis presque deux mois. Le Sheraton devrait ouvrir prochainement. Alors que le tourisme est un secteur très peu développé en Guinée, le tourisme d'affaires semble être en plein essor.

Dans le hall, les clients sont exclusivement des hommes d’affaires. L’hôtel fait partie du nouveau groupe Mangalis qui développe l’activité à travers l’Afrique. Le Noom de Conakry est le premier hôtel de la chaîne à ouvrir.

« Après plusieurs années ou plusieurs décennies de stagnation, la Guinée est un pays qui se met debout qui se met en marche. Et c’est cette raison qui fait que les investisseurs sont de retour en Guinée. Il y a forcément un besoin d’hôtel, dit Jean-François Rémy, directeur général du Noom de Conakry. Le parc hôtelier aujourd’hui est très vieillissant, très archaïque, pas du tout aux standards de la décennie que nous vivons à savoir l’heure Internet, le confort, tout ce qu’attend aujourd’hui un visiteur d’affaire qui en général a l’habitude de tourner dans les hôtels de grande chaîne. Le parc hôtelier aujourd’hui de Conakry n’offrait pas cette qualité », déplore-t-il.

Une offre hôtelière équivalente à celle de Dakar pour 2018

Le Noom a été inauguré en présence du chef de l’État Alpha Condé. Car, selon le ministre du Tourisme Thierno Ousmane Diallo, l’ouverture de ces établissements de luxe est une stratégie des autorités pour développer le secteur et l’économie guinéenne.

« Pour intéresser les opérateurs économiques et les investisseurs, il faut d’abord créer le contact, qu’ils viennent à Conakry, explique-t-il. Quand ils viennent chez nous, ils ne vont quand même pas dormir chez le ministre du Tourisme ou sous le manguier. Il faut bien faire des hôtels. On a développé une offre. À l’orée 2018, Conakry aura le même nombre de chambres que Dakar, 2 500 lits », annonce Thierno Ousmane Diallo.

Le tourisme de découverte à ne pas négliger

Une stratégie jugée efficace par les professionnels. Hadja Aissatou Bella Diallo est la créatrice d’une des plus grosses agences de voyages du pays. Mais il ne faut pas pour autant oublier le tourisme de découverte.

« L’impact est énorme. Quand on n’a pas ces grands hôtels, on ne peut pas organiser de grands évènements, comme ceux qu’on organise dans les autres pays. Tous les secteurs du tourisme jouent un rôle indispensable pour le développement d’un pays, analyse-t-elle. Mais nous voulons développer le « vrai » tourisme, parce quand on voit les pays limitrophes, la Guinée a le potentiel du tourisme. »

Pour l’an prochain, le budget du ministère du Tourisme s’élève à 21 milliards de francs guinéens soit 2 millions d’euros. C’est l’un des ministères les moins bien dotés, selon la loi de finances 2017.

 Par Coralie Pierret

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«La Mauritanie peut s’entendre à la fois avec le Maroc et l’Algérie»

Abdoul Alassane Kane, expert consultant en Intégration régionale et ancien fonctionnaire de la CEA (Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique)

Au-delà des opportunités bilatérales, le partenariat économique entre le Maroc et la Mauritanie devrait s’ouvrir sur une perspective régionale. Tel est le point de vue d’Abdoul Alassane Kane, expert consultant en Intégration régionale pour qui Nouakchott peut être dans de bons termes à la fois avec Rabat et Alger.  

Les Inspirations ÉCO : Avec la visite du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, pensez-vous que l’imbroglio entre la Mauritanie et le Maroc est désormais derrière nous ?
Abdoul Alassane Kane : Il devrait en être ainsi, tout au moins pour la cause immédiate dudit imbroglio. Une rencontre à un si haut niveau devrait, ensemble avec les déclarations non-équivoques des officiels marocains qui l’ont précédée ou suivie, permettre de mettre un terme à l’incompréhension et à la polémique générées par les propos du responsable du Parti de l'Istiqlal. A-t-elle été suffisante pour aplanir toutes les divergences et apurer les ressentis qui semblent perceptibles depuis quelques années entre les deux pays ? Il est trop tôt pour l’affirmer. Les échéances à venir -le tout prochain sommet de l’Union africaine notamment- nous donneront probablement quelques indications ou signaux y afférents.

Comment la Mauritanie peut-elle à la fois être dans de bons termes avec Rabat et Alger ?
Question simple et complexe à la fois. Simple, si on se réfère aux idéaux et principes qui structurent les relations entre États -respect de la souveraineté de chacun, bon voisinage, coopération mutuellement avantageuse, règlement pacifique des différends-. Complexe, quand on prend en compte l’ampleur des divergences existantes entre Rabat et Alger sur le dossier du Sahara, et ce, depuis quatre décennies. L’enjeu pour la Mauritanie, c’est d’avoir sa propre diplomatie, avec une approche holistique, lisible et cohérente dans la durée. Il est communément admis que pour un pays, les facteurs structurants de la diplomatie devraient être d’abord sa géographie, ensuite ses intérêts, et enfin ses sentiments. La diplomatie régionale de la Mauritanie doit refléter sa géographie -toute sa géographie-, ne doit pas être réduite à un mouvement de balancier entre tel et tel voisin, et être sous-tendue par ses intérêts stratégiques. Il n’y a pas que Rabat et Alger autour de la Mauritanie, et son positionnement régional gagnerait en pertinence et en opportunités, s’il est inclusif de tout son voisinage. Les relations avec un pays voisin ne peuvent pas se définir par opposition à un autre voisin. Vu sous cet angle, être en bons termes avec le Maroc et l’Algérie est du domaine du possible, pour peu que les relations soient basées sur des partenariats mutuellement avantageux, et libérées autant d’un certain angélisme anachronique (du genre «nous sommes frères arabes» ou «frères africains») et des soupçons de condescendance qui ont de temps à autre pollué lesdites relations.

Comment analysez-vous les échanges économiques entre le Maroc et la Mauritanie ?
Les données statistiques de la période 2008-2014 montrent notamment que la Mauritanie est en pourcentage, le 3e partenaire commercial du Maroc en Afrique subsaharienne (ASS), avec 8,3%, juste derrière le Nigéria (15,7%) et le Sénégal (11%). Si l’on se réfère aux seules exportations de l’exercice 2014, la Mauritanie a été la première destination des produits marocains avec 12%, devant le Sénégal (9,4%) et la Côte-d’Ivoire (9,1%), loin devant le Mali (4,1%). Pour autant, la Mauritanie reste encore l’un des «parents pauvres» des IDE marocains vers l’ASS, avec seulement 1% durant la période 2003-2013 (au même niveau que le Togo), très loin derrière le Mali (15%), la Côte-d’Ivoire (9%) ou le Burkina (8%). Le ratio Exportations/IDE du Maroc n’est en équilibre qu’avec le Sénégal, la Côte d'Ivoire et -dans une moindre mesure- le Gabon. La Mauritanie fait partie des marchés porteurs pour les exportations marocaines en Afrique, mais elle n’apparaît presque pas sur les radars IDE du royaume chérifien. Il y a donc là un besoin de rééquilibrage, le renforcement et la durabilité de tout partenariat étant tributaire d’une bonne répartition des gains escomptés.

Qu’est-ce que la Mauritanie et le Maroc ont à gagner en développant, chacun leur partenariat ?
Au-delà des opportunités bilatérales, l’optimalité du partenariat économique Mauritanie-Maroc devrait être recherchée dans une perspective régionale. Le Maroc ambitionne de développer ses exportations vers l'Afrique de l’Ouest, et a donc besoin d’une économie mauritanienne ouverte et performante, notamment en matière de transport -transit inter-États, de fourniture de services logistiques et de facilitation du commerce. Le royaume chérifien gagnerait donc à accompagner la Mauritanie dans ses efforts de réalisation et d’entretien d’un réseau routier de qualité, à travers différentes formules de PPP. De son côté, la Mauritanie a un besoin impératif de diversifier son économie, encore largement tributaire du commerce de quelques produits primaires. Cela passe impérativement par une insertion dans des chaînes de valeur régionales, aux fins de promouvoir la transformation desdits produits et une industrie de services dynamique. Une arrivée soutenue d’investisseurs marocains dans le secteur manufacturier, notamment dans le cadre de la Zone franche de Nouadhibou, serait pour l’économie mauritanienne un important levier de croissance et de diversification. Mais pour une plus grande attractivité des IDE -marocains ou autres- la Mauritanie devra gagner le pari de réformes plus audacieuses pour une véritable administration de développement, une amélioration sensible de certains indicateurs de l’environnement des affaires et un retour formel dans le marché régional CEDEAO.

Pensez-vous que le Maroc peut partager avec la Mauritanie son expérience de développement économique, notamment dans des secteurs comme l’Agriculture ?
Le Maroc et la Mauritanie ont en commun un certain nombre de défis de développement dont l’importance du stress hydrique, un déficit céréalier structurel, une forte dépendance aux importations de produits énergétiques d’origine fossile. Sur ces questions, comme sur d’autres, le Maroc développe, depuis quelques années, des politiques et stratégies de réponse à long terme (Plan Maroc Vert, Masen/Énergies renouvelables…) dont les enseignements seraient très utiles pour la Mauritanie, et pas seulement. 


Une économie en quête de rebond

Après avoir fléchi en 2015, l’activité de la Mauritanie a accéléré en 2016 et devrait rester sur une bonne dynamique en 2017. La croissance devrait être soutenue par la relance de la production de la pêche qui compenserait partiellement le ralentissement de l’industrie manufacturière et minière. Le secteur primaire,  pilier majeur de l’économie, reste  particulièrement vulnérable aux fluctuations pluviométriques. Malgré le recul de la production manufacturière, le secteur secondaire reste lui aussi central et devrait être stimulé par les activités de construction et de travaux publics dans le cadre d’un programme d’investissement structurant. S’agissant du secteur tertiaire (secteur financier et commerce), celui-ci devrait poursuivre son expansion pour devenir le premier contributeur à la formation du PIB. L’activité dans le secteur manufacturier pourrait ralentir, et le secteur minier, dominé par la production de cuivre mais surtout de minerai de fer, continuerait à souffrir d’une demande extérieure peu porteuse et de l’absence de rebond du prix de ces matières premières après la baisse observée en 2015.

Par Oumar Baldé, leseco.ma

08:08 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Une délégation d’opérateurs agricoles africains visite des projets de la région du Souss

Region du Souss.jpgUne délégation d’opérateurs agricoles et d’institutionnels africains a effectué, lundi, des visites à des projets agricoles de la région du Souss afin de s’informer du potentiel de cette région en matière de production et d’exportation des fruits et légumes.

La visite de cette délégation, composée de 33 personnalités du Sénégal, Gabon, Côté d’Ivoire, Burkina Faso et d’Egypte, s’inscrit dans le cadre des activités programmées dans le cadre de la huitième édition des Trophées de la filière fruits et légumes (Trofel), organisée les 10 et 11 janvier à Agadir. Les opérateurs agricoles et institutionnels africains se sont enquis lors de ces visites des moyens et techniques modernes déployés dans des unités de conditionnement de légumes et fruits destinés à l’export de même que des domaines privés dédiés à la culture des agrumes.
“La visite de cette délégation africaine s’inscrit dans le cadre des efforts des professionnels de la filière “fruits et légumes” visant à mettre en œuvre les accords conclus récemment entre le Maroc et certains pays africains ayant pour objectif de développer la coopération et le partenariat dans le domaine agricole”, a indiqué Abderahmane Rifaï, membre du comité d’organisation de Trofel 2017.
Contrairement aux édition précédentes qui étaient tournées vers l’Europe en tant que marché traditionnel pour les exportateurs marocains, les organisateurs de cette 8ème édition de Trofel ont décidé de s’ouvrir sur le continent africain, alliant ainsi de pair le choix du Royaume de diversifier les marchés et d’opter pour une coopération Sud-Sud plus intense notamment avec les pays africains, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP.
Les membres de cette délégation vont tenir des rencontres B to B avec les producteurs et exportateurs marocains afin d’examiner les opportunités offertes pour les deux parties, a-t-il ajouté.

A noter que les initiateurs de cette édition, organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le parrainage de l’Etablissement de contrôle et de coordination des exportations en partenariat avec les associations professionnelles représentant la filière “fruits et légumes” au Maroc, ont prévu un prix pour une personnalité africaine qui a excellé dans le domaine agricole.

Mercredi 11 janvier 2017 / http://www.libe.ma/Une-delegation-d-operateurs-agricoles-africains-visite-des-projets-de-la-region-du-Souss_a82427.html

06:28 Publié dans Economie, Intégration Africaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Relance économique : La Côte d’Ivoire maintient le tempo

Abidjan capitale économique.JPGLe gouvernement ivoirien table sur une croissance de 8,9% en 2017. Le dynamisme économique de ces dernières années sera maintenu grâce à la bonne tenue de l’ensemble des secteurs d’activité.

Le taux de croissance projeté en 2017 est de 8,9% du PIB. Nous constatons que tous les secteurs croissent. Ces prévisions sont du porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Nabagné Kone, rendues publiques fin septembre dernier à l’issue d’un Conseil des ministres consacré au budget de l’exercice 2017. En détails, le gouvernement ivoirien prévoit une croissance de 12,5% du secteur tertiaire, alors que le secondaire devrait progresser de 8,9% et le primaire de 6, 1%. Ce dernier englobe les activités liées à l’agriculture vivrière et des produits d’exploitation que sont le café et le cacao. Quant au solde commercial des échanges extérieurs, il devrait rester positif à 3,9% du Produit intérieur brut (PIB). «Tout cela dans un contexte inflationniste relativement stable puisque l’inflation est maintenue à 1,5%. Dans la zone UEMOA, la norme est aujourd’hui de 3% mais la Côte d’Ivoire se maintient à un niveau relativement bon», se félicite le gouvernement ivoirien.

Secteurs phares
En Côte d’Ivoire, la plupart des secteurs ont enregistré de bonnes performances ces dernières années, notamment en 2015, en lien avec la mise en œuvre de diverses réformes (dont la refonte des filières coton, anacarde, café et cacao) et du Plan national de développement 2012-2015. Les cultures de rente ont tiré le secteur primaire (nouvelle récolte record de cacao). Les bons résultats du BTP, de l’agroalimentaire, de l’énergie et du secteur aurifère ont porté l’expansion du secteur secondaire. Enfin, le dynamisme des transports, des télécommunications et des services financiers a soutenu l’activité dans le secteur des services. En revanche, la production de pétrole est en déclin, du fait de l’arrêt de production d’un champ et de l’épuisement progressif des autres gisements exploités.

Dynamisme
L’activité devrait demeurer dynamique en 2017 grâce à la poursuite des grands travaux publics de réhabilitation des infrastructures dans le cadre du 2e Plan national de développement (2016-2020), l’amélioration du climat des affaires, les mesures de soutien au secteur privé et le renforcement de la stabilité politique. Ces facteurs qui soutiennent l’investissement devraient compenser l’impact négatif sur le tourisme de l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Grand-Bassam en mars 2016. En outre, les prix garantis aux agriculteurs, la mise en place de la couverture maladie universelle, le relèvement du salaire minimum et des salaires dans la fonction publique devraient continuer de tirer la consommation.

El Niňo
Cependant, l’activité agricole pourrait pâtir d’une certaine sécheresse, conséquence du phénomène climatique El Niňo. La croissance demeure largement exposée aux fluctuations des cours des matières premières et encore bridée par la vétusté des infrastructures. Cependant, la reprise de l’activité depuis la fin de la crise post-électorale a permis d’accroître sensiblement le niveau de vie de la population et partant de dynamiser la consommation des ménages. 


Fiche pays
Côte d’Ivoire

Taille
23,1 millions de consommateurs

Monnaie
Franc CFA

PIB/Hbt
1.460 dollars

Croissance
8,9% (2017p.)

Région économique
CEDEAO/UEMOA

Note Coface
B

Doing business 2017
142e/189

Par Coface

http://www.leseco.ma/les-cahiers-des-eco/afrique/237-le-marche-de-semaine/53575-relance-economique-la-cote-d-ivoire-maintient-le-tempo.html


06:01 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

09 janvier 2017

La BAD organise un forum sur la résilience en Afrique

BAD Pdt Adesina 2.jpgAbidjan - La Banque africaine de développement (BAD) organise, durant deux jours (mardi et mercredi), un forum sur la résilience en Afrique dans le cadre de la résolution des conflits sur le continent.

Ce forum, la première, fait suite au séminaire organisé le 16 mars 2016 visant à lancer un processus africain de rencontre des partenaires pour un partage de réflexions sur les politiques et approches en matière de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de renforcement de l’Etat, à l’échelle régionale et au niveau des pays, annonce une note de l’institution transmise à l’AIP, lundi.

Ce forum vise aussi à rendre opérationnels les cinq objectifs prioritaires de la BAD pour une Afrique résiliente, afin de mieux comprendre et remédier les facteurs de fragilité des Etats et adopter les stratégies et mesures nécessaires menant à la paix, à la stabilité, à la croissance et à la cohésion, sachant que les accords politiques inclusifs étant toujours primordiaux.

L’ouverture du forum sera présidée par le président de la BAD, en présence de plusieurs ministres africains, de représentants des institutions continentales et internationales et des experts, indique la note.

Kkf/Akn/kp

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Les citoyens Africains exhortent leurs dirigeants à abandonner le Franc CFA

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En région parisienne. De la gauche vers la droite : Toussaint Alain, responsable des relations institutionnelles et publiques d’URPANAF, Ery Djehouty, superviseur général de la conférence et membre d’URPANAF, Nicolas Agbohou, docteur en économie, écrivain – © Crédits photos : Sarah Kouaka, NOFI

Dakar, le 8 janvier 2017. L’Organisation non gouvernementale internationale Urgences Panafricanistes (URPANAF) remercie la société civile africaine qui, par son exceptionnelle mobilisation, a assuré le succès de la manifestation unitaire transcontinentale du samedi 7 janvier 2017. Cette mobilisation historique permet d’envisager avec confiance et sérénité l’avenir immédiat, à savoir l’abandon définitif du Franc CFA.

En répondant massivement à l’appel du militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur télé Kemi Seba, leader d’URPANAF, les panafricains ont clairement exprimé leur refus du paternalisme politico-économique de la France et leur volonté d’en finir définitivement avec une monnaie qui appauvrit les populations des quinze pays où elle est en circulation.

Créé par décret le 26 décembre 1945, le Franc CFA est l’un des derniers avatars de la décolonisation inachevée. Il est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

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Près de 700 personnes se sont réunies en région parisienne pour participer au Front historique contre le Franc CFA – © Crédits photos : Sarah Kouaka, NOFI

L’ONG Urgences Panafricanistes a constitué un Comité d’experts économiques, financiers, juridiques et sociaux. Ces spécialistes reconnus ont pour prérogatives, entre autres, de transmettre une série de résolutions, telles que formulées par les peuples africains, aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Zone Franc CFA. Celles-ci étant, in fine, destinées aux Représentants officiels de la République Française.

En formant un « Front Anti Franc CFA » dans les pays membres, les initiateurs du mouvement et la société civile envoient un signal fort aux autorités françaises. Ils les invitent à prendre leurs responsabilités en renonçant à un système monétaire obsolète hérité de la colonisation. Ces accords de coopération sont désuets et doivent être dénoncés.

Plus de soixante-dix ans après la naissance du Franc CFA, la France n’a pas d’autre choix que de reconnaître enfin aux Africains le droit de battre, gérer et administrer eux-mêmes leur propre monnaie, l’un des principaux attributs de la souveraineté nationale.

Dans l’hypothèse où, en dépit du bon sens, les dirigeants français feraient obstacle aux aspirations légitimes des peuples africains, l’ONG Urgences Panafricanistes se réserve le droit d’envisager des campagnes de sanctions économiques ciblées contre les entreprises françaises opérant en Afrique.

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A Dakar, le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur télé Kemi Seba, leader d’URPANAF, répondant aux journalistes – © Crédits photos : DR

Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

http://www.connectionivoirienne.net/123227/les-citoyens-africains-exhortent-leurs-dirigeants-a-abandonner-le-franc-cfa

 

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