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18 décembre 2017

Cédéao: l’Ivoirien Jean-Claude Brou nommé à la présidence de la commission

cedeao, cote d'ivoire, cap vertL'Ivoirien Jean-Claude Brou succédera au Béninois Marcel De Souza à la présidence de la commission de la Cédéao. C'est l'une des décisions du sommet qui s'est tenu samedi à Abuja au Nigeria. Il prendra ses fonctions le 1er mars prochain pour 4 ans. Mais sa nomination fait grincer des dents au Cap-Vert.

Ministre de l’Industrie de Côte d'Ivoire depuis 2012 et des Mines depuis 2013, Jean-Claude Brou est un ancien haut-fonctionnaire international. Titulaire d'un doctorat de l'université de Cincinnati aux Etats-Unis, cet économiste de formation de 64 ans est notamment passé par le FMI, la Banque mondiale et la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d'Ivoire, il a notamment été directeur de cabinet du Premier ministre Daniel Kablan Duncan entre 1996 et 1999. Un CV calibré pour la fonction, proposé par Alassane Ouattara.

Problème : la présidence de la commission de la Cédéao aurait dû échoir cette année à un candidat capverdien, en vertu d'un usage qui veut que les pays se succèdent par ordre alphabétique à la tête de la commission.

« Le CV a été beaucoup moins déterminant que les considérations politiques, commente un responsable ouest-africain. Le Cap-Vert n'est pas à jour de ses cotisations et Alassane Ouattara a su habilement exploiter cette situation pour pousser son candidat » ajoute-t-il.

Dans une interview à la télévision nationale, le président capverdien Jorge Carlos Fonseca n'a pas caché sa colère dénonçant des « arrangements politiques ». Le Cap-Vert qui fait valoir qu'il a payé ses cotisations 2017 devrait toujours 25 millions de dollars à l'organisation. Lors du huis clos des chefs d'Etat, le président Fonseca aurait dénoncé la manière dont la question de la présidence de la commission a été traitée. Il aurait demandé à ce que sa position figure dans la déclaration finale. Ce qu'il n'a pas obtenu.

RFI

11 décembre 2017

Culture: Cérémonie d’ouverture du nihidayikpi à Man: discours de monsieur le président du conseil régional du Tonkpi

Mabri Festival Man.jpg- Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, 
- Monsieur le Ministre de la Culture et de la Francophonie,
- Madame le Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable ;
- Madame le Ministre de la Famille, de la protection de l’enfant et de la Solidarité ;
- Monsieur le Gouverneur du District Autonome d’Abidjan,
- Mesdames et Messieurs les Ministres,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République,
- Madame la 1ère Conseillère de l’Ambassade de Chine à Abidjan ;
- Monsieur le Représentant de la FAO pour la Cote d’Ivoire ;
- Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales et Consulaires,
- Honorables Députés,
- Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents de Régions et Conseillers Régionaux, 

- Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers Municipaux ;
- Distingués chefs traditionnels ;
- Peuple alliés venus de toute la Cote d’Ivoire (Peulh, Sénoufo,).
Votre présence sonne comme un engagement au rassemblement et à la cohésion.
- Eminents Dignitaires Religieux ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et de la Société Civile, 
- Mesdames et Messieurs les Journalistes et hommes de communication,
- Mesdames et Messieurs les hommes des arts, de la culture et des sports,
- Distingués invités en vos rangs, grades et qualités ;

Mesdames et Messieurs ;
Qu’il me soit permis de dire dans les langues de chez nous :
Kassènè, KassêTaba, KanousseûyikanIlhê, Kwa yaleko
Fotamana Monsieur Amadou Gon Coulibaly.
Autrement dit, bienvenue à la cérémonie d’ouverture du Tonkpi Nihidaley, Festival des arts et de la culture Dan.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais avec joie et enthousiasme saluer Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, Monsieur Gon Coulibaly, mon frère, notre allié qui n’a pas hésité un seul instant à répondre à notre appel. Il nous honore ainsi de son parrainage et de sa présence effective.

Dieu seul voit les difficultés qu’il a bravé pour être à Man ce matin. Des dossiers qu’il a laissés et les diligences mise en attente.

En le faisant, Monsieur le Premier Ministre, vous êtes confirmé à votre décision d’aller aux contacts des populations pour toucher du doigt, leur réalité et faire. C’est pourquoi mes parents ici réunis : les Dan et leurs frères Wè, Mahou et Mandé ici réunis vous disent merci d’être venu à eux les bras certainement chargés pour soulager leurs nombreuses attentes. En ce qui me concerne, c’est la confirmation d’une amitié, d’une fraternité qui a traversé certes des moments ou la joie et la peine ont cohabité mais qui n’a jamais connu de doute tant ce qui la sous-tend est bâti sur le socle des biens ancestraux qui unissent les peuples Sénoufo et Mandé du Sud.

C’est pourquoi, soutenu par mon épouse, mes frères et sœurs surtout par mes ainés dont certains ont une histoire administrative ou politique avec vous et sous les bénédictions de GLOUDEH DAN 1er Président de la Chambre Régionale de la Chefferie traditionnelle du TONKPI, je voudrais vous dire merci pour ce déplacement dans la ville des 18 Montagnes même si je sais que c’est à la recherche du bonheur, de la sagesse ; c’est pour avoir les bénédictions de vos grands parents sous la grande montagne au moment où vous avez besoin de porter la charge que vous imposent vos responsabilités actuelles au côtés du Chef de l’Etat.

Monsieur le Premier Ministre,
C’est avec une grande déférence que je voudrais vous charger de transmettre nos remerciements Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, pour son implication personnelle dans la tenue de ce Festival des Arts et de la Culture DAN en acceptant qu’il soit placé sous son Haut patronage en nous apportant un appui et en apportant un appui considérable pour sa réussite. Tout le Peuple Dan lui exprime sa profonde gratitude et prie afin que Dieu le fortifie et l’inspire à la tête de l’Etat. !
Je suis heureux d’exprimer ma gratitude aux éminentes personnalités qui ont effectué le déplacement, ici dans la cité de Man, capitale de la grande Région du Tonkpi :
Il s’agit du Premier Ministre Ahoussou Kouadio Jeannot, un frère qui engagé dans la droite ligne de ces missions républicaines, le processus de rapprochement entre le peuple Baoulé et leurs frères du Grand Ouest, en particulier à l’occasion du Paquinou Régional du Bélier. I est là ce matin avec une forte délégation de Chefs et cadres dont le Représentant de sa Majesté.

Il s’agit de Monsieur Bandama Maurice, Ministre de la Culture et de la Francophonie, grâce à qui, le TONKPI Nihidaley est né grand et ambitieux et qui comme d’habitude a tenu à respecter sa parole, la promesse d’être avec nous ce matin. Merci pour le Partenariat entre votre Département et le Tonkpi Nihidaley Festival qui vous promet de travailler pour être l’une de vos fiertés. 

Merci Monsieur le Ministre pour les actions visant à protéger la Foret de GBEPLEU qui des éléments de notre stratégie culturelle et touristique. 
Il s’agit également du Gouverneur Beugré Mambé, Gouverneur du District Autonome d’Abidjan qui nous fait l’honneur avec ses parents ATCHAN, et la forte délégation des Chef Ebriés qui accompagne le Vice-Gouverneur de se faire accompagner par une forte délégation des chefs Atchan, Monsieur Séa Jean Honoré et du Député d’Attiécoubé, Président du Groupe Parlementaire UDPCI à l’Assemblée Nationale, Monsieur Tchagba B. Laurent, d’être les Invités spéciaux de cette 1ère Edition du TONKPI Nihidaley. 
Il s’agit des Ministres Anne Ouloto et Koné Mariatou, filles de la région qui sont l’une marraine du concours culinaire et de la soirée de Gala et l’autre, marraine du concours de la marche de Paix, de la matinée des Enfants, de la célébration des Femmes du concours SUNGA et de la rencontre des Alliés.

Je salue également les entreprises internationales et nationales ainsi que les Institutions de promotion tel que le CEPICI et la CCI qui sont à nos côtés pour le Forum Investir dans le TONKPI et l’Exposition du Nihidaley.
Il s’agit également de ceux qui se sont fait représentés : les Ministres Adama Koné, Parrain du Forum Economique et Jean Claude Brou qui en présidait les travaux. Du Ministre Adjoumani Kobenan, parrain du village gastronomique, du Ministre du commerce, Président de la Foire Artisanale et agricole, du Ministre Ly Ramata Bakayoko, marraine du colloque ainsi que tous ceux qui ont voulu honorer notre invitation tel que le Ministre Koné Amadou…………………………………

Je voudrais également saluer la présence de mon frère Adama Bictogo qui aussitôt rentrer de voyage à affecter un hélicoptère pour être avec nous ce matin.

Il s’agit outre tous nos parents qui sont arrivés du Koulanlé et du Toura en passant par Danané, Sipilou, ainsi que du Bafing, de nos frères N’guin établis dans le Iffou, des autres Mandé du Sud, Gouro,Séan, Mouna, Gagon, Wan, de nos parents Mandé du Nord, les Mahou et les Malinkés du Denguelé et du Worodougou ainsi que la forte délégation de nos parents Wè du Guemeon et du CAVALLY. Ils sont tous là et très heureux d’accueillir leurs alliés Sénoufo et Pheul, ces petits enfants qui sont de retour aux sources. Gloudèh Gué Pascal vous dit un grand merci. Kasètaba, KUA Yalê E Kôhô.

Merci aux Fondations et ONG qui nous font l’honneur d’être avec nous tout au long du Festival Tonkpi Nihidaley. Nous aurons le grand plaisir et le temps, je l’espère, de travailler à l’établissement de partenariats féconds pour les prochaines éditions.

Merci à tous les hommes de culture, de la presse et des médias, aux universitaires, au monde des sports, aux humanitaires, au monde des transports, pour votre accompagnement.
Merci à tous les services de l’administration, le Préfet de Région en tête pour son implication.
A vous mes frères et sœurs de la diaspora, à vous tous venus de très loin, mais très proche de nous par la culture et la parenté, recevez ma profonde gratitude. C’est le cas de nos frères et sœurs arrivés tout droit de la Martinique pour ce Festival. 

Mesdames et Messieurs, 
Conformément aux missions et compétences que la loi confère aux collectivités territoriales, et dans le cadre de son programme triennal de développement 2016-2018, le Conseil Régional du Tonkpi a décidé d’instituer un Festival des Arts et de la Culture Dan. 

Le Tonkpi Nihidaley Festival n’est certes pas le premier festival de notre région. Aujourd’hui encore, il existe de nombreuses initiatives artistiques, culturelles et sportives dans le Tonkpi.
La particularité du Nihidaley, promu par le Conseil Régional du Tonkpi (gouvernement local), c’est d’être la synthèse et la finalité de toutes les autres initiatives, que nous soutenons par ailleurs, mais Nihidaley est aussi et surtout une plate-forme de rencontres d’intellectuels, une plate-forme économique et une rencontre de divertissement et d’évasions. 

En effet, l’ambition du Conseil Régional du Tonkpi est de faire du Tonkpi Nihidaley un projet culturel fédérateur qui rassemble le Peuple DAN, ses alliés et ses amis en vue de valoriser notre culture et s’appuyer sur la puissance mobilisatrice des arts de la scène pour mettre en mouvement tout notre peuple pour le développement et la cohésion.

C’est pourquoi, pendant Tonkpi Nihidaley Festival, nous avons eu, un colloque international, une Foire commerciale, un Forum économique, un village gastronomique, de compétitions de sports patrimoniaux et notre cuisine…etc.
Aujourd’hui, c’est le grand jour, l’apothéose, le nihidayikpi, c’est-à-dire, jour de grande joie ! Oui, nous sommes un peuple de paix, or paix et joie vont ensemble ! Nous aspirons à la joie, nous invitons à la joie !
Monsieur le Premier Ministre, nos attentes……..

Mesdames et Messieurs, 
L’émergence de nombreux états aujourd’hui est partie de leur essor culturel. Nous nous engageons sur cette voie. J’attache donc du prix au succès et à la pérennisation du Tonpki Nihidaley. C’est enfin l’occasion pour moi de remercier le comité d’organisation qui est à pied d’œuvre depuis plusieurs mois pour le succès de la présente édition. 
Mes dames et messieurs, vous êtes ici à Man, chez vous, depuis deux jours pour certains et aujourd’hui pour d’autres. 
Je voudrais vous souhaiter un bon séjour, à Man, la ville située aux pieds des montagnes !
Que Dieu soit notre guide

Merci de votre grande attention et bon festival à tous !
 
Publié le dimanche 10 decembre 2017  |  Partis Politiques

 

Santé / ICASA: renforcer les capacités des jeunes filles pour vaincre le sida (experts)

ICASA.jpgLa 19me conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), a appelé samedi à Abidjan, à renforcer les capacités des jeunes filles pour venir à bout de la pandémie.
"Les populations clé doivent être aujourd’hui considérées comme la clé vers la fin de la pandémie. Il faut plus de capacité pour les jeunes filles et adolescentes dans un processus de changement social pour influencer les comportements des hommes de demain", a lancé le médecin-colonel Alain Azondekon, rapporteur général de la conférence.
"Pour atteindre la fin de l’épidémie en 2030, il faudra un engagement soutenu des leaders, des gouvernements de l’Union africaine et des partenaires, une prise de conscience et un engagement soutenu des communautés, particulièrement les jeunes et les populations vulnérables", a-t-il assuré.
Lundi, la cérémonie d’ouverture de la conférence, avait été marquée par l’appel d’Asseta Ouedraogo, une jeune femme de 20 ans, contaminée à sa naissance par sa mère décédée en 2003.

"Battez-vous pour vivre", avait lancé la jeune femme porteuse du virus du sida depuis sa naissance dans un émouvant discours.
"Notre génération doit s’engager à être la dernière touchée par le VIH", avait-t-elle ajouté en soulignant l’importance de la prévention.
Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida avait souligné la vulnérabilité des "filles et jeunes femmes en Afrique Subsaharienne". "Les efforts de prévention doivent être intensifiés. Les études montrent que dans certaines parties d’Afrique de l’Est, les filles âgées de 15 à 19 ans représentent 74% des nouvelles infections chez les adolescents et plus de 90%
en Afrique australe".
Si le nombre de personnes traitées est passé de 100.000 à 14 millions entre 2000 et 2016 en Afrique, et que la mortalité y a baissé de 50%, "ce n’est pas le moment de baisser la garde", a rappelé Michel Sidibé.
La 19ème Icasa s’est achevé samedi à Abidjan et a enregistré la participations de quelques 10.000 délégués. La 20me édition doit se tenir en 2019 au Rwanda.

Source: AFP