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29 juillet 2016

Lutte contre le terrorisme: « La Côte d’Ivoire et la France ont des responsabilités communes » (Ministre français)



Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) - Le ministre français de l’agriculture, Stéphane Le Foll a indiqué, jeudi, à Yamoussoukro que la Côte d’Ivoire et la France ont des « responsabilités communes » dans la lutte contre le terrorisme.

« Nous avons des responsabilités communes dans le domaine de la sécurité, la lutte contre le terrorisme », a déclaré le ministre français, au terme d’un échange avec le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, au palais présidentiel de Yamoussoukro.

M. Le Foll a par ailleurs indiqué à la presse, qu’il séjourne en terre ivoirienne pour renforcer «la coopération que nos deux pays ont dans les domaines agricole, forestier, économique ».

« L’amitié entre la France et la Côte d’Ivoire est forte et doit être renforcée, amplifiée », a conclu le ministre français qui poursuivra sa visite ouest-africaine au Sénégal. Il a séjourné, mercredi, à Ouagadougou au Burkina Faso.
 
Publié le jeudi 28 juillet 2016  |  APA

Malgré les différends, la Côte d’Ivoire et le Burkina affichent leur unité face au terrorisme

Le président ivoirien Alassane Ouattara (au centre), entouré par le secrétaire général à la présidence, Amadou Gon Coulibaly, et son premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Les premiers ministres ivoirien Daniel Kablan Duncan et burkinabé Paul Kaba Thieba ont évoqué la coopération antiterroriste entre leurs deux pays à l’ouverture de la 5e Conférence au sommet de leur traité de l’amitié et de la coopération (TAC).

« [Les deux pays ne] doivent pas perdre de vue les menaces auxquelles nous devons faire face (…) avec son cortège d’attaques et d’attentats aveugles, a affirmé M. Kablan Duncan jeudi à Yamoussoukro, la capitale ivoirienne. Le terrorisme nécessite une réponse adaptée. Je salue la coopération exemplaire entre nos services après les attaques de Ouagadougou [le 15 janvier, 30 morts] et Grand-Bassam [le 13 mars, 19 morts]. Le destin de nos Etats et de nos peuples sont si indissociables que seule la solidarité et la mutualisation de nos stratégies et moyens peuvent (…) vaincre l’ennemi. »

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Le premier ministre burkinabé a été sur la même longueur d’onde, estimant qu’il fallait « conjuguer les efforts dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière ».

Première visite du président burkinabé en Côte d’Ivoire

Ce sommet, qui réunit traditionnellement chaque année les présidents mais aussi les gouvernements des deux voisins d’Afrique de l’Ouest, n’avait pas eu lieu en 2015 en raison d’une brouille entre les deux pays.

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Une dizaine d’accords doivent être signés lors du sommet. La construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou et de la ligne de chemin de fer entre les deux pays, la fourniture d’électricité ivoirienne au Burkina doivent également être au centre des discussions qui se termineront vendredi en présence des deux présidents.

Le chef du gouvernement burkinabé était accompagné de treize ministres et d’autres devaient arriver dans la journée avec le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, dont ce sera la première visite officielle en Côte d’Ivoire.

Blaise Compaoré à Abidjan

Les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire, pays fortement imbriqués sur les plans politiques et économiques, sont anciennes. Quelque 3 millions de Burkinabés vivent notamment en Côte d’Ivoire, selon l’Institut ivoirien de la statistique et de la démographie. Mais une série d’événements avait troublé les relations entre les deux pays ces dernières années.

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L’ancien président burkinabé Blaise Compaoré, jadis un des principaux soutiens d’Alassane Ouattara avant qu’il n’accède au pouvoir, a trouvé refuge en Côte d’Ivoire, où il vit en exil depuis qu’il a été chassé par la rue en octobre 2014, après vingt-sept ans au pouvoir. Naturalisé ivoirien en février, M. Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par la justice burkinabé.

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Et un autre mandat d’arrêt, émis cette fois par la justice militaire burkinabé, contre le président l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, pour son implication présumée dans le coup d’Etat manqué contre le gouvernement de transition burkinabé en septembre 2015, n’avait pas « arrangé les choses », selon une source gouvernementale ivoirienne.

Source: AFP

24 juillet 2016

Révision de la constitution/ Me Faustin Kouamé (Avocat et ex Ministre, Garde des Sceaux) : « On ne peut pas parler de troisième République, en l’état actuel’’

Une conférence publique qui a donné la « parole aux citoyens sur le projet de la nouvelle constitution » a été organisée le mardi 19 juillet, à l’immeuble Carbone, à Cocody (Abidjan), par la Fondation Friedrich Naumann, en collaboration avec l’Association citoyens & participation (CIVIS-CI) et le Groupe de Travail des Jeunes pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme (GTJeunes).
Cette rencontre d’échanges s’est déroulée autour du panel animé par Me Faustin Kouamé, Avocat, ex Ministre, Garde des Sceaux, qui, s’est prononcé sur « Sens, portée et limites du référendum constitutionnel », suivi du M. Juriste Geoffroy Kouaho, auteur de « Enjeux de l’élaboration d’une nouvelle constitution ».
En effet, Selon Me Faustin Kouamé, la première limite du référendum est constitutionnelle, car la constitution ivoirienne n’envisage que la révision de la constitution. ‘’Nous sommes toujours dans la première République en Côte d’Ivoire’’, a-t-il poursuivi ‘’on ne peut donc pas parler de troisième République, en l’état actuel, comme l’indique le communiqué du 31 mai 2016 de la Présidence de la République relative au comité d’experts devant ‘’élaborer’’ la constitution de 2016’’.
Il s’est basé sur le fait que, suivant’’ l’Ordonnance n°01/99 PR. du 27 décembre portant Suspension de la Constitution et organisation provisoire des pouvoirs publics’’, il n’y a jamais eu abrogation de la constitution de 1960 qui établissait la première République. Et qu’en août 2000, il y a juste eu un rétablissement et la révision de la constitution de 1960 qui n’a modifié ni l’organisation des institutions, ni la structure de la constitution, ni le régime politique encore moins le mode du scrutin.
C’est à juste titre que, Me Faustin Kouamé a préconisé que cette révision de la constitution se fasse relativement au contexte sociopolitique qui prévaut pour booster l’élan de réconciliation nationale. A ce niveau, il a pris pour exemple le Burundi, où il y a eu la création des postes 2 de vice-présidents et d’un vice-premier ministre. Les postes de deuxième vice-président et de vice premier ministre reviendrait à l’opposition pour une union des partis politiques autour de la gestion étatique.
Il a en définitive souhaité que dès maintenant, l’Etat subventionne la constitution existante au prix d’un journal à vulgariser pour que chaque citoyen puisse avoir la constitution existante, s’en imprégner afin de savoir ce qui sera ajouté ou retranché.
D’autres interventions de partis politiques, Union Républicaine pour la Démocratie (URD), Union des Sociaux-Démocrates (USD), ainsi que des centrales syndicales, Syndicat des Planteurs Indépendants de café-cacao, Centrale Syndicale Humanisme, Centrale Syndicale Dignité, ont apporté leur contribution à ces échanges et discussions sur le projet de nouvelle constitution.
Retenons en somme que cet acte de réforme constitutionnelle ne devrait pas se faire facilement de façon unilatérale, mais, mieux en tenant compte de l’ensemble des aspirations du peuple.

JA Abidjan.net