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04 août 2010

Nouvelle tension entre Rabat et Madrid à propos de l'enclave de Melilla




Maroc / Espagne - 



Article publié le : mercredi 04 août 2010 -
Dernière modification le : mercredi 04 août 2010






Policiers espagnols à Melilla
Policiers espagnols à Melilla
Yabiladi.com




Par RFI


L'Espagne a rejeté mardi 3 août les accusations du Maroc
selon lesquelles des policiers espagnols auraient eu la veille recours à
la « violence physique » contre un « étudiant marocain » au poste frontalier de Melilla, enclave espagnole au nord du royaume. Une
protestation avait été a été exprimée le même jour à l'ambassadeur
espagnol au Maroc par le ministre marocain des Affaires étrangères Taïb
Fassi Fihri à Rabat.








« Une inacceptable violence physique au fondement raciste »,
le Maroc n’a pas mâché ses mots le 2 août, à l’encontre de son voisin
espagnol. Le même jour, un étudiant marocain a été frappé et blessé par
la police frontalière de Melilla, l’une des deux enclaves espagnoles sur la côte nord du royaume chérifien.


A la mi-juillet, cinq jeunes Marocains revenant de Belgique avaient
aussi reçu des coups, forcés de retirer de leur voiture le drapeau
national. Pour Rabat, Melilla et Ceuta sont des villes occupées par
l’Espagne qui, elle, ne cesse de réaffirmer sa souveraineté. Point très
sensible sur le plan diplomatique, cette frontière l’est aussi d’un
point de vue humain.


Chaque jour, 35 000 personnes rejoignent Melilla depuis sa voisine
marocaine Nador dont la richesse vient surtout de la contrebande, de la
drogue et de la diaspora. La plupart sont des petits commerçants de
l’informel qui achètent des biens de consommation côté espagnol, pour
les revendre plus chers au Maroc, mais au prix de brimades et
d’humiliations quotidiennes.


Après des heures d’attente à un poste frontière dont les barbelés
font penser à un check-point, de nombreux commerçants sont
arbitrairement refoulés par la police espagnole ou bien rackettés au
retour par les douaniers marocains. Les violences policières ont cours
des deux côtés de la frontière. En novembre 2008, une porteuse
marocaine est morte, piétinée par la foule, après un coup de gourdin de
trop.

 







tags: Espagne - Maroc







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01 août 2010

Libération du président déchu Tandja:Salou Djibo se fâche...................

 


Salou Djibo, commandant de la junte qui dirige désormais le Niger.

Salou Djibo, commandant de la junte qui dirige désormais le Niger.
AFP / B. Hama


Par RFI

Le général Djibo ne mâche pas ses mots. Le chef de la junte nigérienne l'a montré le 31 juillet 2010 au palais des Congrès de Niamey devant les représentants des partis politiques et de la société civile. Salou Djibo passe en revue différents sujets : la libération du président déchu Mamadou Tandja, la récupération des deniers publics, en passant par une Constitution consensuelle qu'il demande. Et Salou Djibo se fâche.




D’entrée de jeu, le général Salou Djibo a commencé par baliser le terrain. Une pique directe à ceux qui le critiquent : « Je ne vois pas certaines têtes qui parlent trop à la radio. Aujourd’hui j’ai voulu qu’ils soient là pour parler devant tout le monde. Parce que si on est un homme, on doit parler devant les hommes ! ».

Depuis plus de cinq mois, c’est la première fois que les Nigériens entendent le général Salou Djibo prononcer publiquement le nom de celui qu'il a renversé, mais pas pour lui jeter des fleurs : « Donc, ceux qui crient il faut relâcher Tandja, il faut relâcher Albadé, déjà, ils sont bien traités. Et on ne les relâchera pas. Ils sont là ! Voilà ! Ceux qui demandent qu’on les relâche, on ne les relâche pas ! ».

Intraitable qu’il est sur les questions de crimes économiques, le général Salou Djibo est décidé à casser les œufs : « On ne fait jamais des omelettes sans casser des œufs. Mais si ça nécessite qu’on casse les œufs, on va les casser ! Ça c’est clair ! On a commencé l’assainissement cela fait à peine deux mois, on a presque récupéré près de deux milliards ! ».

Enfin, aux membres du Conseil consultatif, il demande une Constitution consensuelle :  « Le plus important, c’est un consensus fort ! Mais c’est à vous de voir comment vous allez faire pour nous faire sortir une Constitution consensuelle. C’est ça le plus important ! ».
 


tags: Mamadou Tandja - Niger







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30 juillet 2010

Attentats de Kampala:Trois Kenyans inculpés dans le cadre de l'enquête



Trois Kenyans ont été inculpés dans le cadre de l'enquête sur les attentats qui ont fait 79 morts dans la capitale ougandaise, le 11 juillet. Les attaques avaient été revendiquées par les Shebab somaliens.
Par Dépêche (texte)

 



AFP - Un tribunal ougandais a déclaré avoir inculpé vendredi trois Kenyans soupçonnés d'être impliqués dans les attentats du 11 juillet qui ont fait 79 morts à Kampala.

Hussein Hassan Agad, 27 ans, d'Athi River, Mohamed Adan Abdow, 25 ans, du (district) de Makueni et Idris Magondu, 42 ans, de Nairobi, ont tous les trois été inculpés d'actes de terrorisme, ainsi que pour 76 meurtres et 10 tentatives de meurtre.

Le juge Deo Sejjemba a précisé que 61 des accusations de meurtres correspondaient au nombre de téléspectateurs tués dans le premier attentat, alors qu'ils regardaient la finale de la Coupe du monde de football retransmise en direct depuis l'Afrique du sud dans les locaux du Club de Rugby Kyadondo, à l'est de la capitale.

Les 15 autres accusations de meurtre correspondent aux personnes tuées le même soir dans un autre attentat dans un restaurant éthiopien au sud de Kampala.

Les attentats ont été revendiqués par les principaux insurgés islamistes somaliens, les shebab.
 





21:39 Publié dans Politique | Tags : attentat, kampala, trois kenyans inculpés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

29 juillet 2010

Présidentielle en Guinée: Cellou Diallo obtient le ralliement de Sidya Touré

 


Cellou Dallein Diallo (g) a obtenu le ralliement de l'ancien Premier ministre, Sidya Touré (d).

Cellou Dallein Diallo (g) a obtenu le ralliement de l'ancien Premier ministre, Sidya Touré (d).
AFP


Par RFI

En vue du second tour de l’élection présidentielle guinéenne dont on ne connait toujours pas la date, Cellou Dallein Diallo, le candidat de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a obtenu mercredi 28 juillet le ralliement de Abe Sylla, le leader de la Nouvelle génération pour la République (NGR), et surtout celui de l'ancien Premier ministre Sidya Touré. Lors du premier tour, ce dernier, qui défendait les couleurs de l'Union des forces républicaines (UFR), était arrivé en troisième position.





















Sidya Touré, leader du parti de l'opposition UFR.

29/07/2010 - Invité Afrique

En obtenant le ralliement de Sidya Touré, Cellou Dallein Diallo vient d'effectuer la plus belle prise de l'entre deux tours. Avec plus de 13% des voix obtenues lors du vote du 27 juin, le candidat de l'Union des forces républicaines (UFR) était ces derniers jours sans nul doute la personne la plus courtisée de Guinée. Si cette alliance entre deux anciens Premiers ministres de Lansana Conté qui partagent une même vision libérale de l'économie parait assez logique, Sidya Touré n'a pas bradé son ralliement.



















Sydia Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR)



Notre objectif en tant que parti politique est de faire en sorte que nous soyons dans la course


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28/07/2010 par Ghislaine Dupont

En contre partie de son engagement, l'UFR a obtenu qu'en cas de victoire de Cellou Dallein Diallo au second tour, elle disposera de la primature, de plusieurs ministères, de la présidence du Conseil économique et social et de la Cour des comptes.

L'accord politique signé entre l'UFDG, l'UFR et la NGR stipule également que les deux derniers partis bénéficieront de 35% des postes administratifs en cas de succès électoral. A échéance plus lointaine, il prévoit enfin des désistements en faveur du candidat le mieux placé lors des futures législatives.

Reste maintenant une grande inconnue: Sidya Touré sera-t-il à même d'entraîner derrière son nouvel allié les électeurs de la Basse-Côte, là où il a fait le plein de ses voix ?


tags: Guinée







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27 juillet 2010

Niger: l'ancien président Mamadou Tandja demande la clémence de la junte

 


Le président nigérien Mamadou Tandja reste retenu à la Villa verte, à Niamey.

Le président nigérien Mamadou Tandja reste retenu à la Villa verte, à Niamey.
AFP


Par RFI

C'est une information exclusive RFI : l'ancien président nigérien Mamadou Tandja, en résidence surveillée depuis le coup d'Etat du 18 février dernier, demande la clémence du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Dans un courrier dactylographié daté du 22 juillet et que RFI a pu se procurer, Mamadou Tandja se désolidarise par ailleurs de la plainte pour détention arbitraire, déposée par sa famille devant la Cour de justice de la CEDEAO.

















Lettre de Mamadou Tandja au président de la Cour de justice de la Cedeao


application/pdf icon
tandja_cedeao.pdf
La première missive est adressée au président de la Cour de justice de la CEDEAO. Elle est brève, et sans ambiguïté. L'ancien chef de l'Etat nigérien explique qu'il a appris avec surprise la saisine des instances de la CEDEAO alors qu'il n'a mandaté personne. « Je prie votre juridiction de ne tenir compte d'aucune plainte », écrit Mamadou Tandja, et « Je n'autorise aucune personne ou structure à agir en mon nom », a-t-il ajouté. Le résident de la Villa verte à Niamey conclut : « Je vous adresse cette correspondance en âme et
conscience et libre de toute contrainte
 ».














Lettre de Mamadou Tandja au président du CSRD


application/pdf icon
DOC250710.pdf
Sans contrainte, la question mérite d'être posée quand on sait que l'ancien chef de l'Etat est au secret depuis le 18 février dernier dans l'enceinte de la présidence. D'autant que dans le second courrier dont RFI a pris connaissance, une lettre adressée cette fois au président du Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie, Mamadou Tandja demande la clémence de Salou Djibo. « Compte tenu de mon état de santé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice », écrit-il, avant de demander son
maintien dans son actuel lieu de détention, un lieu de détention où Mamadou Tandja, s'estime « bien traité ».

L'ancien chef de l'Etat craint-il la rigueur de la prison de haute sécurité de Koutoukalé ? Craint-il un procès et des investigations sur sa gestion alors que son fils Hadiatoulaye y est incarcéré ? A-t-il écrit de son plein gré ou sous la pression ? En tout cas, par ces missives, Mamadou Tandja va à contre-courant de son parti, le MNSD (Mouvement national pour la société de développement), et de ceux qui se mobilisent pour sa libération.


tags: Mamadou Tandja - Niger







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26 février 2010

Recomposition de la Commission Electorale Indépendante

Côte d'Ivoire : Youssouf Bakayoko, nouveau président de la Commission électorale indépendante

 

L'ancien ministre ivoirien des affaires étrangères Youssouf Bakayoko a été désigné jeudi 25 février à la tête de la nouvelle Commission électorale indépendante.

La désignation de Youssouf Bakayoko est intervenue à la suite de la prestation de serment des 31 membres de la CEI devant le président du Conseil constitutionnel.

La majorité des 22 membres à voix délibérative (parmi les 31) a porté son choix sur Youssouf Bakayoko.

Le nouveau président de la CEI est un militant de l'opposition, notamment du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci).

Le Pdci est l'un des partis membres du rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, coalition de l'opposition).

La coalition de l'opposition s'était abstenue d'entrer au gouvernement constitué mardi, conditionnant son entrée dans la nouvelle équipe gouvernementale par la recomposition de la CEI en respectant l'ossature.

Youssouf Bakayoko remplace Robert Beugré Mambé accusé de fraude sur la liste électorale par le camp présidentiel.

La désignation d'un membre de l'opposition à la tête de la CEI telle que réclamée par celle-ci devrait amener l'opposition ivoirienne à accepter d'entrer dans le gouvernement pour occuper les 11 postes encore à pourvoir.

 

                                           

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Côte d'Ivoire : Prestation de serment des membres de la Commission électorale

 

Les membres constituant la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) ont prêté serment jeudi 25 février au palais présidentiel à Abidjan.

Les membres ont prononcé de manière individuelle la formule consacrée « je le jure » qui les engage à travailler dans l’intérêt de la Nation.

Le président du Conseil constitutionnel Paul Yao Ndré qui a présidé la cérémonie de prestation de serment a relevé l’importance de la CEI .

« La CEI a une mission importante dans le processus de réconciliation nationale. Quelque soit le parti politique auquel appartient chaque membre, l’essentiel c’est d’œuvrer pour le bien de la Côte d’Ivoire », a noté M Yao Ndré.

« L’immunité qui vous a été dévolue vous protège dans l’exercice de votre fonction. Mais cette immunité devient relative lorsque vous deviez de cette mission pour poser des actes répréhensibles », a-t-il toutefois averti.

La commission centrale de la CEI compte 31 membres dont 22 ont voix délibérative. Ceux-ci sont issus des parties signataires de l’accord de paix de Linas Marcoussis (France, 2003).

Ces 22 membres, habilités à désigner le président de la CEI , devraient se réunir "dans les prochaines heures" pour choisir le remplaçant de l’ancien président de la CEI Beugré Mambé.

Le Président ivoirien Laurent Gbagbo avait dissous le 12 février le gouvernement et la CEI.

Le rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, coalition de l’opposition) avait manifesté sa désapprobation vis-à-vis de cette décision et avait appelé ses militants à manifester à travers le pays.

Les mouvements violents ont fait une dizaine de morts et plusieurs blessés, obligeant le facilitateur de la crise inter ivoirienne Blaise Compaoré à convoquer une réunion d’urgence à Abidjan avec les acteurs politiques ivoiriens.

Un gouvernement a pu être formé suite aux pourparlers. Sur les 28 postes ministériels, 11 dévolus à l'opposition restent encore à pourvoir.

Le Rhdp a toujours maintenu sa position de conditionner son entrée au gouvernement par la recomposition de la CEI avec la même ossature, en changeant seulement le président et les quatre vice-présidents.

La nouvelle Commission électorale devrait s’atteler à parachever le contentieux électoral et élaborer la liste électorale définitive avant la distribution des cartes d'électeurs, en vue du premier tour du scrutin prévu pour fin avril début mai 2010 après plusieurs reports.

 
                                                             







14:23 Publié dans Politique | Tags : côte d'ivoire, cei, recomposition | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |