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15 août 2016

CONGO: Douze ans de réalisations et de développement infrastructurel

CONGO: Douze ans de réalisations et de développement infrastructurel
 

Le Congo lançait en 2004 un vaste programme de municipalisation accélérée pour se doter d’infrastructures dont l’objectif est non seulement d’inter connecter les chefs-lieux à leurs sous-préfectures, mais aussi d’améliorer les conditions de vie des populations, tout en ouvrant le pays à ses voisins.

Douze années après cette initiative commencée dans le département du Kouilou, ce programme s’est poursuivi tour à tour dans la Likouala, le Niari, la Cuvette, Brazzaville (2008, 2009, 2010), la Cuvette ouest, le Pool, les Plateaux, la Lékoumou, la Sangha et cette année dans la Bouenza.

Ayant permis, dans le cadre de sa mise en œuvre progressive, une transfiguration fondamentale du pays, la municipalisation accélérée sonne comme une ère de la modernité du Congo qui a connu un bond en avant au point de corriger le déficit infrastructurel qui existait entre les deux principales villes et l’hinterland du pays.

Dans ce processus, la République du Congo qui disposait autrefois peu d’infrastructures routières, aéroportuaires et même énergétiques s’est vu s’ouvrir sur soi-même et sur le reste du monde. Cela par la construction, notamment des routes interdépartementales et celles dites d’intérêt sous régionale auxquelles s’ajoutent huit aéroports dont trois à vocation internationale (Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo).

Des acquis considérables pour le bien-être des populations

L’économie nationale en matière de structure de transport a connu, grâce à ce programme, une avancée fulgurante dont les acquis donne une nouvelle configuration qui contraste avec les années 1980. L’inexistence des voies de communications et l’absence de politique en la matière plaçaient le pays dans une sorte de dépendance au Chemin de fer Congo océan.

Très significative également dans le cadre des échanges et de la libre circulation des personnes et des biens entre le Nord et Sud du Congo, la municipalisation accélérée a fortement contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations de l’intérieur pourvues aujourd’hui d’électricité, d’eau potable, de marchés modernes, de voiries urbaines et de bâtiments administratifs.

S’agissant des infrastructures routières, le système de transport congolais, longtemps défectueux, rassure de nos jours au point de faciliter l’accessibilité des investisseurs et des produits dans n’importe quelle partie du pays.

Avec un réseau routier peu développé par le passé, le Congo a pu, en douze ans de municipalisation, densifier ses axes routiers estimés actuellement à 9000 km de voies bitumées, dont 350 km de voiries urbaines construites dans les villes secondaires.

Le programme a favorisé, depuis son lancement, la construction de près de 50 préfectures, sous-préfectures et Conseils départementaux et permis l’installation, dans les chefs-lieux et districts, plus de 350 postes de transformation électrique. Environ 1000 km de lignes moyenne tension et plus de 750 km de lignes à basse tension.

Plus d’une quinzaine d’usines et près de 400 km de réseau de distribution ont été construit.

Arrimer le développement à la modernité

Financée à coût de milliards FCFA sur fonds propres de l’Etat, la mise en œuvre de ce programme s’est fait accompagner de plusieurs autres projets réalisés sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de la modernisation du pays.

Ces projets de construction de grande envergure placent aujourd’hui le Congo en bonne position des nations de la sous-région et même du continent disposant d’infrastructures de qualité aux normes internationales.

  Grâce à la construction de ces infrastructures (routes, ports et aéroports) la République du Congo peut se réjouir d’avoir redoré son blason de pays de transit qui était le sien vis-à-vis de ses voisins. Ce positionnement naturel lui a été de nouveau conféré à travers la modernisation de son port en eau profonde et la construction de la dorsale reliant aujourd’hui l’Océan atlantique à l’extrême nord du pays.

A l’actif de nombreux projets réalisés dans le cadre de la modernisation figurent en bonne place le Complexe sportif de Kintélé ayant abrité, en septembre 2015 à Brazzaville, les 11èmes Jeux africains ; l’Université Denis Sassou N’Guesso de Kintélé ; la construction de la zone industrielle de Maloukou ; la réhabilitation du port autonome de Brazzaville ; les aéroports de Maya-Maya et Agostinho Neto, les barrages hydroélectriques (Imboulou et Liouesso) et le bitumage des routes d’intérêt  sous régionale reliant le Congo au Gabon et au Cameroun.

Par ailleurs, l’espoir pour tous les Congolais face à ces avancées est de voir soutenir la diversification de l’économie et l’industrialisation du pays. Ce qui va permettre de vaincre la pauvreté, mettre un terme au dépeuplement des villages et communautés urbaines causé par le manque d’emplois. La bataille de l’émergence que le Congo projette pour 2025 est à ce prix.

Quelques budgets prévisionnels des différentes municipalisations

Bien qu’ayant englouti des bagatelles de milliards FCFA, le financement du programme de municipalisation accélérée a été, à tout point de vue bénéfique.

Cuvette ouest en 2011 ; 300.000.000.000 FCFA

Pool en 2012 : 500.000.000.000 FCFA

Plateaux en 2013 : 400.000.000.000 FCFA

Lékoumou en 2014 : 450.000.000.000 FCFA

Sangha en 2015 : 400.000.000.000 FCFA

Bouenza en 2016 : 450.000.000.000 FCFA

 

 
Guy-Gervais Kitina/adiac-congo.com

BAD : un centre régional pour l’Afrique du Nord serait implanté en Tunisie

 BAD : un centre régional pour l’Afrique du Nord serait implanté en Tunisie

La coopération entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) et les perspectives de son développement étaient au centre d’une rencontre ayant eu lieu à Tunis entre Yassine Brahim, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et Alberic Kacou, vice-président du groupe de la BAD chargé des ressources humaines et des services institutionnels.

Dans ce cadre, M. Kacou a présenté la nouvelle stratégie de la BAD portant sur le plan structurel et les priorités sectorielles de la prochaine période, notamment le secteur de l’énergie, les politiques industrielles, l’intégration et l’amélioration des conditions de vie dans les pays africains.

Ainsi, un intérêt particulier sera accordé à la facilitation des procédures, afin d’accélérer le rythme de la coopération et d’assurer plus d’efficacité.

Le vice-président de la Banque a également présenté, dans le même contexte, le plan de la BAD en matière de décentralisation de ses activités, et ce, à travers la création de cinq centres régionaux couvrant les pays africains, y compris un centre dédié à l’Afrique du Nord, qui sera probablement implanté en Tunisie.

En ce qui concerne la Conférence internationale sur l’investissement qui se tiendra en Tunisie les 29 et 30 novembre prochain, le responsable a affirmé que la participation d’une délégation présidée par le président de la BAD sera une occasion de renouveler l’engagement de l’institution à soutenir la Tunisie sur la voie du développement.

Pour sa part, Yassine Brahim a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des relations de coopération entre les deux parties, faisant de la BAD un partenaire stratégique de la Tunisie.

Revenant sur la Conférence internationale sur l’investissement, le ministre a estimé qu’elle sera une opportunité pour présenter et évaluer les grands projets approuvés dans le Plan de développement 2016-2020 et étudier la possibilité de contribuer à l’exécution de ces projets, notamment dans les secteurs vitaux à l’instar de l’infrastructure, des énergies renouvelables et des technologies de la communication…

leconomistemaghrebin.com

La Côte d’Ivoire prête à ratifier un APE intérimaire avec l’UE

La Côte d’Ivoire prête à ratifier un APE intérimaire avec l’UE
Les députés ivoiriens viennent de donner carte blanche au président Alassane Ouattara pour la ratification d’un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne. L’autorisation a été accordée au cours d’une session parlementaire ce 10 août, dans le sillage de la volonté exprimée par le gouvernement en conseil des ministres le 3 août dernier.

« En attendant la mise en œuvre de l’APE régional, l’Union européenne a prorogé jusqu’au 1er octobre 2016 l’accès à son marché sans droit de douanes à la Côte d’Ivoire. Si nous ne ratifions pas cet accord, la Côte d’Ivoire se verra exclue du nouveau règlement d’accès au marché en franchise de droit de l’UE (…) qui sera entériné le 8 septembre prochain », a expliqué Ally Coulibaly, le ministre en charge de l’Intégration africaine, venu exposé le projet devant la représentation nationale.

L’enjeu pour le pays est donc de continuer à bénéficier du régime de préférence douanier pour ses exportations (cacao, café, banane, conserve de thon, etc.) vers l’UE, son principal partenaire commercial avec qui il a échangé 4 653,4 milliards FCFA, soit environ 7,09 milliards d’euros, de marchandises en 2015 selon les chiffres officiels.

« Cet accord ne fragilisera pas notre économie mais lui permettra d’être encore plus compétitive », notamment par rapport aux pays d’Amérique latine qui proposent quasiment les mêmes produits agricoles sur le marché européen, a tenté de rassurer le ministre.

C’est en 2008 que la Côte d’Ivoire a signé l’APE pour se préserver du désastre économique qu’aurait entrainée une taxation de ses produits à l’entrée des ports européens. Et l’APE intermédiaire permet de préserver cet acquis dans l’attente de la ratification de l’Accord régional au niveau de la CEDEAO

Jean-Mermoz KONANDI / financialafrik.com